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Information professionnelle sur Protoxyde d’azote médicinal Carbagas:Carbagas AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Protoxyde d’azote (N2O) selon la pharmacopée européenne.
Excipients
Aucun.

Indications/Possibilités d’emploi

Le protoxyde d’azote est indiqué
·en tant qu’anesthésique chez les adultes, les adolescents et les enfants à partir de 1 mois, en association avec tout autre anesthésique administré par voie intraveineuse ou par inhalation
·en tant qu’analgésique / que sédatif chez les adultes, les adolescents et les enfants à partir de 1 mois dans toutes les situations où une analgésie/sédation d’apparition et d’arrêt rapides est nécessaire.

Posologie/Mode d’emploi

Toutes les personnes administrant du protoxyde d’azote médicinal doivent être formées à l’utilisation de ce gaz médicinal et expérimentées en la matière. Lors de l’administration de protoxyde d’azote médicinal, des appareils adaptés pour préserver les voies aériennes et pour une réanimation immédiate doivent être à disposition.
Posologie
Le protoxyde d’azote doit être administré mélangé à de l’oxygène. Sa concentration doit être comprise entre 35 % et 70 %. La fraction d’oxygène inspiré ne doit pas être inférieure à 30 %.
Enfants et adolescents
La posologie est la même pour l’enfant et pour l’adulte.
La sécurité et l’efficacité du protoxyde d’azote chez les enfants de moins de 1 mois n’ont pas été démontrées.
Chez la femme enceinte, la concentration administrée doit être inférieure à 50 %.
Chez les patients présentant un trouble de l’absorption alvéolaire de l’oxygène (par ex. emphysème, œdème pulmonaire), la fraction d’oxygène inspiré doit être accrue.
La durée d’utilisation dépend de la durée de la narcose et ne doit généralement pas dépasser 6 heures.
Le protoxyde d’azote ne peut être utilisé qu’en salle d’opération et en salle d’examen.
Conformément à la réglementation, l’utilisation de protoxyde d’azote nécessite :
un mélangeur protoxyde d’azote/oxygène garantissant une FiO2 d’au moins 21 %, offrant la
possibilité d’une FiO2 de 100 %, muni d’un dispositif de clapet anti-retour et d’un système
d’alarme en cas de défaut d’oxygène,
et un dispositif de surveillance de la FiO2 dans l’air inspiré en cas de ventilation artificielle.
Le protoxyde d’azote doit être administré par inhalation, soit par respiration spontanée soit par respiration contrôlée.
Le protoxyde d’azote ne doit être administré que dans des pièces suffisamment aérées et/ou en utilisant un dispositif d’aspiration, afin d’éviter des concentrations excessives dans l’air ambiant, conformément à la réglementation locale.
Le protoxyde d’azote a des propriétés analgésiques et sédatives dépendantes de la dose et a une influence dépendante de la dose sur les fonctions cognitives.
Il s’utilise en règle générale à un pourcentage volumique de 35 % à 70 % dans un mélange avec de l’oxygène ainsi que, le cas échéant, associé à d’autres agents anesthésiants.
Le protoxyde d’azote ne suffit généralement pas à lui seul pour assurer une anesthésie suffisante. S’il doit être utilisé à des fins d’anesthésie, il doit donc être administré en association avec une dose adéquate d’un autre agent anesthésiant. Le protoxyde d’azote a une action additive avec la plupart des autres agents anesthésiants.
Les effets du protoxyde d’azote, en grande partie, ne sont pas dépendants de l’âge. Cependant, l’interaction avec d’autres agents anesthésiants diffère selon l’âge et elle est relativement plus marquée chez les sujets plus âgés.
Le protoxyde d’azote ne doit pas être administré à des concentrations supérieures à 70 % pour garantir une certaine proportion d’oxygène. En cas d’administration aux patients présentant des troubles de l’alimentation en oxygène, une certaine proportion d’oxygène doit être garantie. Le protoxyde d’azote, à des concentrations inhalées atteignant 50 à 60 %, entraîne une analgésie / sédation / anxiolyse, mais ne perturbe généralement pas la conscience ni la réactivité. À ces concentrations, la respiration, la circulation et les réflexes de défense sont généralement maintenus.

Contre-indications

Le protoxyde d’azote ne doit pas être utilisé :
·dans les situations à risque d’accumulation d’air dans des cavités et quand son expansion pourrait être dangereuse, telles que :
pneumothorax
embolie gazeuse
après une séance de plongée
en cas d’accident de décompression (voir la rubrique « Précautions d’emploi »)
après encéphalographie gazeuse
après une circulation extracorporelle avec une machine cœur-poumon
en cas de traumatisme crânien grave, en cas de chirurgie des sinus ou de l’oreille moyenne
en cas de chirurgie de l’oreille interne
en cas d’injection préalable d’air pour le positionnement correct du cathéter d’anesthésie
péridurale
·chez les patients ayant récemment eu une injection intraoculaire de gaz (par exemple SF6, C3F8, C2F6) tant qu’une bulle de gaz est présente dans l’œil et au moins pendant une durée de 3 mois en raison de l’élévation de la pression oculaire interne, des complications post-opératoires graves peuvent survenir (voir les rubriques « Interactions » et « Effets indésirables »)
·chez les patients présentant des signes d’une occlusion intestinale (iléus) en raison du risque de dilatation de l’intestin
·chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque ou d’un trouble fonctionnel cardiaque grave (par exemple après une opération du cœur), car l’action légèrement cardiodépressive du protoxyde d’azote peut entraîner la détérioration de la fonction cardiaque
·chez les patients dont l’état de conscience est limité et/ou qui présentent une capacité limitée à coopérer en cas d’utilisation comme analgésique, en raison du risque d’absence de réflexes de défense
·chez les patients nécessitant une ventilation à 100 % d’oxygène
·en analgésie ; toute modification de l’état de vigilance, empêchant la coopération du patient
·anomalies neurologiques d’apparition récente et non expliquées
·chez les patients présentant une carence en vitamine B12 ou en acide folique diagnostiquée mais non traitée, ou un trouble génétique diagnostiqué du système enzymatique impliqué dans le métabolisme de ces vitamines.

Mises en garde et précautions

Le protoxyde d’azote ne doit pas être utilisé avec une concentration en oxygène inférieure à 21 %.
L’administration de protoxyde d’azote peut augmenter la pression dans les ballonnets des sondes d’intubation trachéale.
L’introduction de protoxyde d’azote dans le circuit du gaz inspiré augmente la concentration des agents anesthésiants halogénés (effet deuxième gaz) et facilite l’induction de l’anesthésie.
L’introduction de protoxyde d’azote dans le circuit diminue le débit de vapeur de l’agent anesthésiant halogéné délivré par l’évaporateur. Inversement, l’interruption de l’introduction de protoxyde d’azote augmente la concentration de l’agent anesthésiant halogéné. Il est donc conseillé d’interrompre l’administration de l’agent anesthésiant halogéné volatil avant le protoxyde d’azote.
En anesthésie, dans les minutes suivant l’interruption de l’apport de protoxyde d’azote survient une hypoxie de diffusion. La FiO2 dans l’air inhalé par le patient doit donc être augmentée pendant cette période en apportant 100 % d’oxygène pendant quelques minutes.
Si une cyanose survient pendant une anesthésie avec un appareil d’alimentation en protoxyde d’azote/oxygène, il est impératif dans un premier temps d’interrompre l’administration de protoxyde d’azote et, si la cyanose ne régresse pas très rapidement, de ventiler le patient manuellement avec un ballon rempli d’air ambiant.
Le protoxyde d’azote a une influence sur le métabolisme de la vitamine B12 et du folate. L’administration de protoxyde d’azote entraîne une inactivation de la vitamine B12, ce qui a une influence sur le métabolisme du folate. L’administration prolongée de protoxyde d’azote influence la synthèse de l’ADN. Ces troubles produisent des modifications mégaloblastiques de la moelle osseuse et éventuellement une myéloneuropathie et une dégénérescence combinée subaiguë de la moelle épinière. Les données montrent également que la carence en vitamine B12 est associée à la dépression et à la psychose organique.
Il est recommandé de mesurer le taux de vitamine B12 avant utilisation du protoxyde d’azote chez les patients présentant un risque de déficience en vitamine B12 (patients alcooliques, patients souffrant d’anémie, ou de gastrite atrophique, patients malnutris, patients ayant reçu récemment des médicaments qui interférent avec le métabolisme de la vitamine B12 et/ou des folates ; voir les rubriques « Interactions » et « Effets indésirables »).
En cas d’utilisation pendant une durée prolongée ou répétée, il est recommandé de supplémenter le patient en Vitamine B12.
En anesthésie, le protoxyde d’azote médicinal ne doit être utilisé qu’avec précaution chez les patients ayant reçu une injection intraoculaire. Il convient de s’assurer que cette injection a eu lieu suffisamment longtemps auparavant, en raison du risque de survenue de troubles de la vue.
En cas d’intervention chirurgicale au laser sur les voies aériennes, le protoxyde d’azote ne doit pas être utilisé en raison du risque relatif d’inflammation explosive.
Il est recommandé d’être particulièrement prudent en cas d’utilisation du protoxyde d’azote dans les cas suivants :
·Insuffisance cardiaque : si une hypotension ou une insuffisance circulatoire survient lors de l’administration de protoxyde d’azote à un patient souffrant d’une insuffisance cardiaque, l’administration de protoxyde d’azote doit être interrompue.
·Chirurgie des sinus et de l’oreille interne. En cas d’obstruction de la trompe d’Eustache, des otalgies et/ou des affections de l’oreille moyenne et/ou des perforations du tympan peuvent être observées en raison de modifications de pression dans la cavité tympanique (voir la rubrique « Effets indésirables »).
·Une augmentation de la pression intracrânienne a été observée lors de l’administration de protoxyde d’azote chez des patients présentant des troubles intracrâniens. Une surveillance renforcée de la pression intracrânienne est recommandée chez les patients diagnostiqués et/ou à risque d’hypertension intracrânienne.
L’exposition chronique à de faibles concentrations de protoxyde d’azote est considérée comme un risque potentiel pour la santé. Une baisse de la fertilité a été signalée auprès des professionnels de la santé après une exposition répétée au protoxyde d’azote dans des locaux insuffisamment ventilés. Actuellement, il n’est pas possible de déterminer s’il existe un lien de causalité entre l’exposition chronique à de faibles concentrations de protoxyde d’azote et l’apparition de maladies. Il convient de veiller à ce que la concentration de protoxyde d’azote sur le lieu de travail soit aussi limitée que possible et reste dans le cadre de la réglementation locale.
Les pièces dans lesquelles on utilise fréquemment le protoxyde d’azote doivent disposer d’un système approprié d’aération et de ventilation ou d’un système d’aspiration maintenant la concentration de protoxyde d’azote dans l’air ambiant à un niveau inférieur à celui fixé par les directives nationales en vigueur (concentration moyenne pondérée dans le temps, en anglais « Time Weighted Average » ou TWA).
Le protoxyde d’azote doit être administré dans des pièces adaptées à son administration, équipées d’une alimentation en oxygène et d’un système d’aspiration et dans lesquelles se trouvent à disposition des appareils de ventilation artificielle. Des personnes formées à l’application de mesures d’urgence doivent être présentes.
Il existe un risque d’utilisation abusive, de mésusage et d’usage détourné : en raison de ses effets euphorisants (voir la rubrique « Effets indésirables »), le protoxyde d’azote peut faire l’objet d’une utilisation abusive à des fins récréatives.
À des concentrations élevées (supérieures à 50 %), le protoxyde d’azote médicinal peut entraîner la perte des réflexes laryngés et des limitations de la conscience. À des concentrations supérieures à 60 à 70 %, on observe souvent une perte de conscience. À cela s’ajoute une augmentation du risque de perturbation des réflexes laryngés.
Une anesthésie générale utilisant une proportion élevée de protoxyde d’azote est associée au risque clinique bien connu d’hypoxémie (hypoxémie de diffusion). Ce problème s’explique, outre par la composition gazeuse dans les alvéoles, par une perturbation des réactions de l’organisme à l’hypoxie, à l’hypercapnie et à l’hyperventilation. Après une anesthésie générale, il est recommandé d’administrer aussi de l’oxygène et de surveiller la saturation en oxygène par oxymétrie de pouls jusqu’à ce que le patient présente des signes suffisants de rétablissement.
En analgésie, l’auto-administration doit être privilégiée pour permettre une évaluation de l’état de vigilance.
En analgésie, chez les patients prenant des médicaments dépresseurs du système nerveux central, principalement les morphiniques et les benzodiazépines, le risque de sédation profonde est accru nécessitant une surveillance renforcée (voir la rubrique « Interactions »).
Pédiatrie
La sécurité et l’efficacité du protoxyde d’azote chez les enfants de moins de 1 mois n’ont pas été démontrées.
L’utilisation chez les nouveau-nés (naissance prématurée ou à terme) n’est donc pas recommandée.
Dans de rares cas, le protoxyde d’azote peut être la cause d’une dépression respiratoire chez les nouveau-nés (voir la rubrique « Effets indésirables »). Lorsque le protoxyde d’azote est utilisé lors d’un accouchement, le nouveau-né doit être surveillé pour toute dépression respiratoire éventuelle.

Interactions

Associations à prendre en compte
Le protoxyde d’azote renforce les effets hypnotiques des médicaments dépresseurs du système nerveux central (thiopental, benzodiazépines, agents anesthésiants halogénés contenant de la morphine et autres médicaments psychotropes) ; leur dose peut donc être réduite.
Une association de protoxyde d’azote et d’opiacés peut avoir une influence négative sur la contractilité du myocarde.
Le naloxone affaiblit l’action analgésique du protoxyde d’azote.
Le protoxyde d’azote renforce les effets indésirables du méthotrexate.
Lorsque le protoxyde d’azote est associé à d’autres agents anesthésiants en inhalation, on observe une augmentation de l’absorption de ces autres gaz (effet deuxième gaz).
Le protoxyde d’azote abaisse la valeur de CAM des autres agents anesthésiants en inhalation.
Les médicaments qui interfèrent avec le métabolisme de la vitamine B12 et/ou des folates peuvent potentialiser l’inactivation de la vitamine B12 induite par le protoxyde d’azote (voir les rubriques « Contre-indications » et « Effets indésirables »).
Associations contre-indiquées
En cas d’interaction entre le protoxyde d’azote et un gaz ophtalmologique incomplètement résorbé (SF6, C3F8, C2F6), des complications post-opératoires graves en lien avec une augmentation de la pression intraoculaire peuvent survenir (voir les rubriques « Contre-indications » et « Effets indésirables »).

Grossesse, Allaitement

Grossesse
Un nombre important de données collectées chez des femmes enceintes ayant reçu une administration unique de protoxyde d’azote pendant le premier trimestre (plus de 1 000 cas d’exposition) n’a pas mis en évidence d’effet malformatif.
En outre, aucune toxicité fœtale ou néonatale n’a été spécifiquement associée à l’exposition au protoxyde d’azote durant la grossesse.
Par conséquent, le protoxyde d’azote peut être utilisé pendant la grossesse en cas de besoin clinique.
En cas d’utilisation du protoxyde d’azote en obstétrique, il convient de veiller au risque d’état hypoxique du nouveau-né. Chez le prématuré, la survenue d’hémorragies cérébrales provoquées par le protoxyde d’azote peut augmenter. Il convient donc de surveiller étroitement ces enfants (voir les rubriques « Mises en garde et précautions » et « Effets indésirables »).
Chez les femmes professionnellement exposées à une inhalation chronique de protoxyde d’azote en cours de grossesse, en particulier en l’absence de système de récupération des gaz usagés ou d’un système de ventilation approprié, une augmentation des avortements spontanés et des malformations a été évoquée. Cependant ces effets sont contestables en raison des biais méthodologiques rencontrés, des conditions d’exposition concernées et de l’absence de risque observé dans des études ultérieures dans lesquelles un système d’évacuation des gaz usagés ou de ventilation approprié avait été mis en place (voir la rubrique « Mises en garde et précautions » concernant la bonne ventilation des locaux).
Fertilité
Des études sur les animaux ont révélé des effets indésirables sur les organes reproducteurs, ainsi que sur la fertilité masculine et féminine (voir rubrique « Données précliniques »). Un risque potentiel lié à une exposition chronique sur le lieu de travail ne peut pas être exclu (voir la rubrique « Mises en garde et précautions »).
Allaitement
Il n’existe aucune donnée sur la présence de protoxyde d’azote dans le lait maternel. Cependant, après une courte période d’administration de protoxyde d’azote, et considérant sa courte demi-vie, l’interruption de l’allaitement n’est pas nécessaire.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Après l’arrêt de l’administration du protoxyde d’azote et en particulier après une administration prolongée, les patients ambulatoires qui doivent conduire ou utiliser des machines, devront être gardés sous surveillance jusqu’au retour à l’état de vigilance antérieur à l’administration.

Effets indésirables

Le protoxyde d’azote se diffuse à l’intérieur de toutes les cavités corporelles contenant de l’air plus vite que l’azote n’en sort. L’utilisation de protoxyde d’azote peut entraîner une expansion des cavités closes contenant des gaz.
Les effets indésirables sont rangés par classe de système d’organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante : « très fréquent » (≥ 1/10) ; « fréquent » (≥ 1/100, < 1/10) ; « occasionnel » (≥ 1/1 000, < 1/100) ; « rare » (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; « très rare » (< 1/10 000) ; « fréquence indéterminée » (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence indéterminée : anémie mégaloblastique, pancytopénie (observée dans des circonstances prédisposantes : déficit en cobalamine), leucopénie, agranulocytose (observée après une exposition prolongée à forte dose pour le traitement du tétanos dans les années 50).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence indéterminée : déficience en vitamine B12.
Affections psychiatriques
Rare : euphorie, agitation, angoisse, rêves, hallucinations.
Fréquence indéterminée : désorientation, dépendance, abus de substance, dépressions, psychoses organiques.
Affections du système nerveux
Rare : paresthésies, sédation excessive.
Fréquence indéterminée : sensation vertigineuse, myélopathie, neuropathie, maux de tête, augmentation de la pression intracrânienne, crises convulsives généralisées.
Affections oculaires
Fréquence indéterminée : atteinte visuelle sévère (engendrée par l’expansion d’un gaz intraoculaire, voir les rubriques « Contre-indications » et « Interactions »).
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Fréquence indéterminée : otalgies, affections de l’oreille moyenne, perforation du tympan (en cas de non-perméabilité de la trompe d’Eustache, voir la rubrique « Mises en garde et précautions »).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée : dépression respiratoire (chez le nouveau-né, quand le protoxyde d’azote a été utilisé pendant l’accouchement, voir rubrique « Mises en garde et précautions » et rubrique « Grossesse / allaitement »).
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausée, vomissement.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

En analgésie, le surdosage peut provoquer : augmentation de la sensation d’étourdissements, perte de conscience, cyanose et décès par anoxie.
Dans ces circonstances, le traitement doit être arrêté immédiatement et les mesures appropriées doivent être prises.
En anesthésie, les symptômes d’un surdosage peuvent être une hypoxie, une dépression circulatoire, une agitation ou une somnolence pouvant aller jusqu’à la perte de conscience.
Le patient doit être ventilé avec de l’oxygène pur contrôlé ; des mesures de soutien de la circulation peuvent être nécessaires.
Il n’existe aucun antidote spécifique.

Propriétés/Effets

Code ATC
N01AX13
Le protoxyde d’azote est un gaz incolore ayant une odeur légèrement doucereuse, comburant et plus lourd que l’air.
Mécanisme d’action / Pharmacodynamique
Il est évident que le protoxyde d’azote agit de façon directe ou indirecte sur toute une gamme de systèmes de neurotransmission du cerveau et de la moelle épinière. Un des mécanismes d’action centrale pourrait être l’interaction avec les systèmes endogènes des récepteurs opiacés du système nerveux central. En outre, certains faits viennent étayer la théorie selon laquelle le protoxyde d’azote favorise la libération de norépinéphrine au niveau de la corne dorsale de la moelle épinière et quelques-uns de ses effets antianxioceptifs résultent d’une inhibition spinale. Bien que le mécanisme d’action du protoxyde d’azote ne soit pas encore totalement élucidé, une interaction avec plusieurs neurotransmetteurs est de plus en plus évidente.
Le protoxyde d’azote a un effet dépresseur du système nerveux central qui dépend de la dose.
Son pouvoir anesthésique faible explique que, pour l’anesthésie, il doit être utilisé en association avec d’autres agents anesthésiques volatils ou administrés par voie intraveineuse. En raison de sa faible solubilité dans le sang et les graisses, son effet anesthésique est faible, son début d’action rapide et son élimination rapide après arrêt de l’administration.
Son action analgésique intervient à de faibles doses (concentration basse). Elle se fonde sur l’augmentation du seuil douloureux. Il agit comme dépresseur de la transmission synaptique des messages nociceptifs et en activant le système nerveux sympathique dont les neurones noradrénergiques interviennent dans la nociception.
Il a une légère action amnésique et un effet relaxant musculaire très faible.
Au niveau de la respiration, on observe une accélération du rythme avec diminution du volume courant sans hypercapnie.
Au niveau cardiaque, on observe une dépression myocardique, à prendre en compte en cas d’insuffisance cardiaque gauche.
Une baisse modérée de la contractilité survient aussi, avec un effet limité sur la charge ventriculaire gauche. La dépression circulatoire modérée est compensée en grande partie par l’augmentation du tonus sympathique.
L’effet du protoxyde d’azote sur la perception et sur les fonctions cognitives apparaît à environ 15 % en volume et dépend nettement de la dose. À des concentrations supérieures à 60 à 70 % en volume, le patient n’est plus réactif. À des concentrations en fin d’expiration d’environ 20 % en volume, on observe des propriétés analgésiques dépendantes de la dose.
Efficacité clinique
Aucune information.

Pharmacocinétique

Absorption
Le protoxyde d’azote est rapidement résorbé dans les poumons. En raison de sa diffusion élevée et de sa faible solubilité, la concentration alvéolaire atteint en moins de 5 minutes presque la concentration inhalée.
Distribution
La distribution du protoxyde d’azote a lieu uniquement sous forme dissoute dans le sang. Dans les tissus fortement irrigués, en particulier le cerveau, la concentration atteint presque le niveau de la concentration inhalée en moins de 5 minutes.
Métabolisme
Le protoxyde d’azote ne subit aucune métabolisation.
Élimination
Le protoxyde d’azote est éliminé par voie pulmonaire en quelques minutes chez les patients normalement ventilés.
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucune information.

Données précliniques

Les tests in vitro réalisés avec le protoxyde d’azote afin d’en déterminer la toxicologie génétique ont donné des résultats positifs et des résultats négatifs ; les résultats des études in vivo réalisées sur l’animal ont été négatifs. On doit en conclure que les résultats in vitro n’ont aucune pertinence pour la situation in vivo et que, dans les conditions d’une utilisation clinique adaptée, le protoxyde d’azote ne présente aucun potentiel génotoxique.
Une étude de carcinogénicité du protoxyde d’azote de 78 semaines réalisée chez la souris a donné des résultats négatifs.
Au cours d’une étude réalisée sur des rats, l’administration combinée de protoxyde d’azote et de kétamine pendant 3 semaines a entraîné une neurotoxicité prouvée histologiquement et nettement plus élevée que la neurotoxicité liée à chaque substance active administrée seule.
Il a été démontré qu’une exposition continue à long terme au protoxyde d’azote à 5–15 % induit une neuropathie chez les roussettes, les porcs et les singes.
Toxicité sur la reproduction
Des études sur les rongeurs ont révélé des effets négatifs sur les organes reproducteurs.
Une exposition chronique au protoxyde d’azote à faible dose (≤ 1 %) a affecté la fertilité des rats mâles et femelles (tendance dose-dépendante à une augmentation de la résorption des fœtus et à une diminution des naissances vivantes).
Au cours d’une étude de la fertilité réalisée sur des rats, tous les animaux ont présenté des lésions réversibles de la spermatogenèse après administration de protoxyde d’azote à 20 % pendant 14 jours.
Au cours d’essais sur l’animal, on a observé, après administration de protoxyde d’azote, des malformations osseuses et organiques, des retards de croissance et des effets embryo- et fœtolétaux.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune n’est connue.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention « EXP » sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l’emballage d’origine. Conserver le récipient fermé. Protéger de la lumière du soleil et de la chaleur. Conserver dans un lieu bien ventilé et à une température inférieure à 30 °C. Toute fuite accidentelle de protoxyde d’azote dans une pièce fermée accroît le risque d’incendie ; ne pas fumer ni produire d’étincelle, éliminer toute source possible d’inflammation. Le protoxyde d’azote est plus lourd que l’air ; il y a un risque d’asphyxie à des concentrations élevées.
Protéger les récipients sous pression contre les risques de chute. Ne pas stocker dans les cages d’escalier, les corridors, les zones de passage et les pièces d’habitation ou d’utilisation.
Remarques concernant la manipulation
Pour éviter tout incident, les recommandations suivantes doivent impérativement être respectées :
-Conserver les bouteilles en position verticale afin d’éviter tout risque de projection de liquide provoquant des brûlures graves de type cryogénique. En cas de brûlure, rincer abondamment avec de l’eau.
-Il convient de tenir compte du fait que la pression de gaz reste constante dans la bouteille indépendamment du niveau de liquide résiduel (44 bar à 15 °C) et n’est donc pas le reflet de la quantité restante. Ce n’est que lorsque la bouteille ne contient plus que du gaz que la pression chute rapidement. Ce n’est donc que le poids de la bouteille qui permet d’estimer son contenu en cours d’utilisation.
-L’intégrité du matériel doit être vérifiée avant emploi.
-Ne pas manipuler de bouteille dont le robinet n’est pas protégé par un bouchon ou un capuchon de protection.
-Manipuler le matériel avec des mains propres et non grasses.
-Pour manipuler les bouteilles de 50 litres et plus, porter des gants de manutention propres et des chaussures de sécurité.
-Les bouteilles de contenance supérieure doivent être transportées avec un chariot adapté. Il convient de veiller tout particulièrement à ce qu’aucun appareil relié ne se détache accidentellement.
-Fixer les récipients avec du matériel adapté (chaînes, crochets, ou autres similaires), afin de les maintenir en position verticale et d’éviter toute chute.
-Ne jamais placer de force une bouteille dans un support où il n’entre que difficilement.
-Ne pas soulever la bouteille par son robinet.
-Utiliser un raccord spécifique de type G ⅜" (filetage à droite) conforme à la norme SN 219505-9.
-Utiliser un détendeur-débitmètre pouvant admettre une pression au moins égale à 1,5 fois la pression maximale de service de la bouteille.
-Dans le cas des cadres, n’utiliser que des détendeurs gradués au minimum à 315 bar.
-Utiliser des flexibles de raccordement aux prises murales munis d’embouts spécifiquement adaptés au protoxyde d’azote médicinal.
-Ne jamais utiliser de raccords non adaptés les uns aux autres pour relier deux dispositifs.
-Ouvrir lentement le robinet.
-Ne jamais ouvrir le robinet brutalement, ni l’ouvrir en butée.
-Purger le raccord de sortie de la bouteille avant le branchement du détendeur pour éliminer les poussières éventuelles. Maintenir propres les interfaces entre la bouteille et le détendeur.
-Ne jamais procéder à plusieurs mises en pression successives du détendeur.
-Ne jamais se placer devant le robinet mais toujours du côté opposé au détendeur, derrière le récipient et à une certaine distance. Ne jamais exposer le patient au flux de gaz.
-Vérifier au préalable la compatibilité des matériaux en contact avec le protoxyde d’azote médicinal, en particulier utiliser des joints de connexion au détendeur prévus pour ce gaz.
-Vérifier l’état des joints.
-Ne pas fumer
-Ne pas approcher de flamme
-Ne pas graisser
-En particulier :
a) Ne jamais introduire ce gaz dans un appareil susceptible de contenir des substances
inflammables, en particulier des graisses.
b) Ne jamais nettoyer les produits contenant ce gaz, le robinet, les raccords et les conduites à
l’aide de matériaux inflammables (par ex. substances grasses).
-Ne pas appliquer de substance grasse (vaseline, onguent, etc.) sur le visage du patient.
-Ne pas utiliser sur le matériel ni à proximité des dispositifs libérant des aérosols (laque pour les cheveux, déodorant, etc.) ou des solvants (alcool, essence, etc.).
-Fermer le robinet de la bouteille après usage, laisser chuter la pression du détendeur en laissant ouvert le débitmètre, fermer le débitmètre et desserrer ensuite la vis de réglage du détendeur (sauf avec détendeur intégré).
-Ne pas tenter de réparer un robinet défectueux.
-Ne pas transvaser de gaz sous pression d’une bouteille à une autre.
-Ne jamais manipuler le détendeur/débitmètre avec une pince pour éviter d’endommager le joint.
-En cas de fuite de gaz, fermer le robinet non étanche. Bien aérer la pièce et évacuer. Ne jamais utiliser une bouteille présentant un défaut d’étanchéité et vérifier l’introduction des mesures d’urgence.
-En cas d’ouverture du robinet à très fort débit avec formation de givre au niveau du détendeur, ne pas utiliser la bouteille et la ramener au point de vente.
-Lorsque la température ambiante est basse ou en cas de forte consommation entraînant le refroidissement de la bouteille, le débit peut diminuer, voire s’interrompre par suite d’une pression insuffisante dans la bouteille.
-Ne pas utiliser les bouteilles de protoxyde d’azote médicinal à une température inférieure à 0 °C pour ne pas provoquer de chute de pression en cas d’utilisation intensive.
-Le robinet de la bouteille doit être fermé tant que la bouteille contient encore du gaz résiduel (environ 2 bar). Cette faible pression résiduelle doit impérativement rester dans la bouteille afin de la protéger de toute impureté ou d’éviter toute corrosion liée à l’humidité.
-Ne jamais utiliser le protoxyde d’azote médicinal pour des essais d’étanchéité, pour l’alimentation d’outillage pneumatique ni pour le soufflage de tuyauterie.
-La valeur limite pour la durée d’exposition moyenne (environ 8 heures/jour) pour l’exposition du personnel au protoxyde d’azote a été établie à 100 ppm.
-Aérer systématiquement le lieu d’utilisation. Évacuer les gaz expirés et éviter les lieux où ils pourraient s’accumuler. Il convient, avant toute utilisation, de s’assurer de la possibilité d’évacuer les gaz en cas d’accident ou de fuite.

Numéro d’autorisation

56668 (Swissmedic).

Présentation

Bouteilles de gaz sous pression contenant :
– volume de 4 l contenant 1,5 m3 de gaz (1 bar à 15 °C). [B]
– volume de 10 l contenant 4,1 m3 de gaz (1 bar à 15 °C). [B]
– volume de 30 l contenant 11,9 m3 de gaz (1 bar à 15 °C). [B]
– volume de 50 l contenant 20,0 m3 de gaz (1 bar à 15 °C). [B]
Cadre de bouteilles d’un volume de 600 l (12 × 50) contenant 243,4 m3 de gaz (1 bar à 15 °C). [B]

Titulaire de l’autorisation

CARBAGAS AG, Muri bei Bern.

Mise à jour de l’information

Septembre 2021.

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