CompositionPrincipes actifs
Chlorhydrate d'azélastine.
Excipients
Aqua ad iniectabile, sorbitolum, hypromellosum, dinatrii edetas, benzalkonii chloridum 0,125 mg/ml, natrii hydroxidum.
Indications/Possibilités d’emploiTraitement symptomatique des conjonctivite et rhinoconjonctivite allergiques.
Posologie/Mode d’emploiAdultes et enfants de plus de 4 ans: instiller 1 goutte 2 fois par jour dans chaque œil.
En cas d'exposition plus forte aux allergènes, la posologie journalière peut être augmentée jusqu'à 1 goutte 4 fois par jour dans chaque oeil.
Durée du traitement
Poursuivre le traitement jusqu'à l'amélioration des symptômes.
L'expérience acquise lors d'études cliniques contrôlées menées auprès de patients avec une conjonctivite allergique perannuelle est suffisante pour recommander une durée de traitement maximale de 6 semaines chez l'adulte et de 4 semaines chez l'enfant.
Enfants et adolescents
L'application et la sécurité de Allergodil collyre chez les enfants de moins de 4 ans n'ont pas été étudiées à ce jour.
Contre-indicationsHypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients de Allergodil collyre.
Mises en garde et précautionsCe médicament contient 0,125 mg de chlorure de benzalkonium par ml (0,00375 mg/goutte).
Le chlorure de benzalkonium peut être absorbé par les lentilles de contact souples et changer leur couleur. Les lentilles de contact doivent être retirées avant chaque utilisation et il faut attendre au moins 15 minutes avant de les remettre.
Le chlorure de benzalkonium est connu pour provoquer une irritation des yeux, des symptômes du syndrome de l'oeil sec et peut affecter le film lacrymal et la surface de la cornée. Doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d'oeil sec et ceux présentant un risque d'endommagement de la cornée.
Les patients doivent être surveillés en cas d'utilisation prolongée.
Précautions additionnelles voir «Interactions», «Grossesse, allaitement» et «Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines».
InteractionsAucune étude spécifique sur les interactions n'a été menée avec Allergodil collyre. Les taux systémiques d'azélastine après instillation du collyre sont de l'ordre du picogramme.
Interactions pharmacocinétiques
La cimétidine augmente la Cmax et l'AUC de l'azélastine administrée par voie orale d'environ 65%.
Le chlorhydrate de ranitidine (150 mg 2x/jour) n'a pas influencé la pharmacocinétique de l'azélastine.
Des études d'interactions ont été menées dans le but d'examiner l'effet d'une administration orale simultanée de chlorhydrate d'azélastine et d'érythromycine ou de kétoconazole sur le cœur par l'intermédiaire de l'intervalle QT corrigé (QTc). L'érythromycine par voie orale (500 mg 3x/jour pendant 7 jours) n'a pas influencé la pharmacocinétique de l'azélastine ni le QTc (basé sur l'analyse d'ECG réalisés en série). Le kétoconazole (200 mg 2x/jour pendant 7 jours) a perturbé le dosage plasmatique de l'azélastine. Aucun effet sur l'intervalle QTc n'a été observé.
Aucune interaction de pertinence pharmacocinétique n'a été observée lors de l'administration simultanée de chlorhydrate d'azélastine (doses orales de 4 mg 2x/jour) et de théophylline (300 mg ou 400 mg 2x/jour).
Interactions pharmacodynamiques
Des doses orales élevées de chlorhydrate d'azélastine peuvent accentuer l'effet sédatif de l'alcool ou
d'autres médicaments.
Grossesse, allaitementGrossesse
Il n'existe pas de données cliniques concernant la sécurité de l'azélastine chlorhydrate chez la femme enceinte. Des effets fœtotoxiques ont été observés lors de l'administration de doses élevées d'azélastine à des animaux (à partir de 400 à 500 fois la dose thérapeutique orale quotidienne de 4 mg chez l'humain) (voir «Données précliniques»). L'administration locale dans l'œil n'entraîne toutefois qu'une exposition systémique minimale (voir «Pharmacocinétique»). Il n'existe pas d'études contrôlées concernant l'emploi chez la femme enceinte. Allergodil collyre ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Allaitement
Parce que l'expérience n'est pas suffisante, Allergodil collyre ne doit pas être administré durant l'allaitement, sauf dans des cas urgents.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLes patients avec une rhinite allergique et rhinoconjonctivite ont souvent les yeux qui piquent et qui coulent, ce qui peut entraver la vue. Une légère irritation passagère peut se manifester après l'instillation d'Allergodil collyre. Les patients ne doivent pas prendre part au trafic routier ni utiliser des machines aussi longtemps que leur vue est entravée.
Effets indésirablesL'effet indésirable le plus fréquemment observé dans le cadre des études cliniques réalisées avec
Allergodil collyre à la posologie journalière de 1 goutte 2 à 4x/jour jour dans chaque œil (correspondant à 0,06-0,12 mg de chlorhydrate d'azélastine par jour) a été une sensation passagère de brûlure après l'instillation dans l'oeil (18,4%).
La sensation passagère de brûlure lors de l'instillation d'Allergodil collyre a surtout été observée au début du traitement. Après 3 jours de traitement, cet effet indésirable n'était plus présent que chez 3% des patients. Cet effet indésirable n'a entraîné un arrêt du traitement que chez environ 1,4% des patients.
Un goût amer a également été fréquemment ressenti.
La sensation de goût amer est due à l'amertume propre de la substance azélastine. Après l'instillation dans l'oeil, le produit peut s'écouler en faible quantité par le canal lacrymal et les voies nasales jusque dans l'espace oropharyngé et arriver sur la partie postérieure de la langue. Cette sensation d'amertume a entraîné un arrêt du traitement chez environ 0,4% des patients.
La fréquence est indiquée comme suit: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100 à <1/10), «occasionnels» (≥1/1000 à <1/100), «rares» (≥1/10'000 à <1/1000), «très rares» (<1/10'000).
Affections du système immunitaire
Très rares: réactions allergiques.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: goût amer.
Occasionnels: conjonctivite légère (prurit oculaire léger, rougeur ou sécheresse des yeux).
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Aucune réaction spécifique de surdosage n'est connue après application oculaire et aucune réaction n'est à escompter. Aucune expérience n'est disponible sur l'application du chlorhydrate d'azélastine chez l'homme à des doses toxiques. Les résultats d'expérimentation animale laissent prévoir des manifestations nerveuses centrales en cas de surdosage ou d'intoxication.
Traitement
Le traitement doit être symptomatique.
Aucun antidote spécifique pour l'azélastine n'est connu.
Propriétés/EffetsCode ATC
S01GX07
Mécanisme d'action
Les données issues des études précliniques in vivo et in vitro montrent que l'azélastine inhibe la synthèse ou la libération de médiateurs chimiques connus pour leur implication dans les phases précoces ou tardives des réactions allergiques. Parmi ces médiateurs se trouvent les leucotriènes, l'histamine, les inhibiteurs du PAF et la sérotonine.
Pharmacodynamique
L'azélastine est un inhibiteur des récepteurs H1 de l'histamine et donc une substance antiallergique efficace, à la demi-vie relativement longue. Un effet anti-inflammatoire additionnel a été observé après application oculaire de solutions localement plus concentrées.
L'analyse d'ECG réalisés à long terme après administration itérative de doses orales (jusqu'à 4 mg 2x/jour) n'a pas mis en évidence d'effet cliniquement significatif sur l'intervalle QT corrigé (QTc).
Chez plus de 3700 patients traités par azélastine par voie orale, aucune arythmie ventriculaire ni
tachycardie ventriculaire chaotique (torsade de pointe) n'a été constatée.
Efficacité clinique
L'utilisation oculaire du principe actif azélastine s'impose en raison de son action locale et de son bref délai d'action. Un effet s'observe dans les 10 à 20 minutes suivant l'application du collyre et il persiste jusqu'à 12 heures.
PharmacocinétiqueAbsorption
Suite aux faibles doses appliquées localement dans l'oeil, seules des concentrations minimales d'azélastine et de déméthylazélastine ont été mesurées dans le plasma. Après administration oculaire répétée (0,12 mg par jour, correspondant à 1 goutte 4x/jour dans chaque oeil), les Cmax mesurées à l'état d'équilibre étaient très basses et généralement inférieures ou égales au seuil de détection de 0,25 ng/ml.
Distribution
Le volume de distribution de l'azélastine peut atteindre 50 fois le volume corporel, ce qui implique une distribution périphérique élevée du médicament. Seule une faible part de la radioactivité, env. 1,4%, est décelée dans le sang après administration orale de 14C-azélastine.
La liaison aux protéines plasmatiques se situe entre 80 et 90% in vitro et entre 78 et 88% ex vivo après administration orale. La liaison érythrocytaire se situe entre 50 et 53% après administration orale.
Métabolisme
L'azélastine est largement métabolisée. Les principales voies de réaction métabolique sont la N-déméthylation, l'hydroxylation cyclique et la scission oxydative du noyau d'azépine en métabolites amphioniques. L'azélastine est dégradée oxydativement en N-déméthylazélastine, métabolite principal, par le système du CYT P 450.
Élimination
Sur les bases de données issues après application orale et intraveineuse, la demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 25 heures pour l'azélastine. Elle est d'environ 45 heures pour la Ndéméthylazélastine, métabolite principal également actif.
Seuls 6,5% de la dose sont éliminés sous forme inchangée. Après administration de 14C-azélastine, 75% de la radioactivité se retrouvent dans les fèces, 25% dans l'urine. L'élimination continuelle de faibles quantités de la dose administrée laisse supposer un cycle entéro-hépatique de peu d'importance.
Données précliniquesMutagénicité
Carcinogénicité
Aucun effet génotoxique ni aucun potentiel carcinogène n'a été mis en évidence pour le chlorhydrate d'azélastine dans une série de tests in vitro et in vivo.
Toxicité sur la reproduction
Chez les rats mâle et femelle, l'administration d'azélastine à des doses journalières orales supérieures à 3,0 mg/kg a provoqué une diminution dose-dépendante de l'index de fertilité. Toutefois, les études de toxicité chronique n'ont pas mis en évidence de modifications liées à la substance sur les organes de reproduction mâles ou femelles.
Les effets embryotoxiques et tératogènes observés chez le rat, la souris et le lapin sont uniquement apparus à des doses toxiques pour la femelle (p.ex. chez la souris et le rat, des anomalies du squelette ont été observées à des doses journalières de 68,6 mg/kg).
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25 °C) et hors de portée des enfants.
À utiliser dans les 4 semaines après ouverture.
Remarques concernant la manipulation
Afin d'éviter la contamination de l'embout du compte-gouttes ou de la solution, éviter si possible que l'embout du compte-gouttes n'entre en contact avec un autre objet, les paupières ou le pourtour de l'oeil. Conserver bien fermé un flacon qui n'est pas utilisé. Le produit est stérile après son conditionnement par le fabricant.
Numéro d’autorisation52803 (Swissmedic).
PrésentationFlacon compte-gouttes de 6 ml de solution. [B]
Titulaire de l’autorisationViatris Pharma GmbH, 6312 Steinhausen.
Mise à jour de l’informationSeptembre 2020.
[Version 102 F]
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