CompositionPrincipes actifs
Testostérone.
Excipients
Carbopol® 980, myristate d'isopropyle, éthanol à 96% (3,57 g), hydroxyde de sodium (corresp. à 136 mg de sodium), eau purifiée.
Indications/Possibilités d’emploiThérapie de substitution par la testostérone en cas d'hypogonadisme chez l'homme lorsque la carence en testostérone a été confirmée par l'examen clinique et les résultats de laboratoire (voir «Mises en garde et précautions»).
Posologie/Mode d’emploiPour voie transdermique.
Posologie usuelle
La posologie recommandée est de 5 g de gel (correspondant à 50 mg de testostérone). On applique le gel 1 fois par jour, toujours à la même heure environ, de préférence le matin. Il incombe au médecin d'adapter la dose journalière à chaque cas en fonction de la réponse au traitement et en tenant compte des critères cliniques et des résultats de laboratoire. La dose journalière ne doit pas dépasser 10 g de gel.
C'est le patient qui applique lui-même le gel sur la peau saine, propre et sèche des deux épaules, des deux bras ou du ventre.
Ne pas appliquer Testogel sur les parties génitales, car le taux d'alcool élevé peut provoquer une irritation locale.
Une fois le sachet ouvert, il faut appuyer dessus pour en faire sortir l'intégralité de son contenu et celui-ci doit être appliqué immédiatement sur la peau. Le gel doit être appliqué délicatement et en couche mince sur la peau. Il n'est pas nécessaire de frictionner pour le faire pénétrer dans la peau. Laisser sécher le gel pendant au moins 3 à 5 minutes avant de s'habiller. Se laver les mains à l'eau et au savon après application.
Les résultats d'études in vitro sur la résorption de la testostérone contenue dans Testogel indiquent qu'il serait raisonnable de respecter un intervalle d'au moins 6 heures entre l'application du gel et le moment du bain ou de la douche. Toutefois, s'il arrive une fois ou l'autre qu'il ne s'écoule que 1 à 6 heures entre l'application et la douche ou le bain, ceci ne devrait pas avoir d'influence notable sur le traitement.
Les taux sériques de testostérone doivent être déterminés avant le début du traitement et régulièrement pendant le traitement. La dose doit être ajustée individuellement afin d'assurer le maintien de taux sériques de testostérone à un niveau eugonadique. Un premier dosage doit être effectué au bout d'environ une semaine (au plus tôt le 3e jour après le début du traitement) le matin avant l'application et la valeur obtenue doit être confirmée par une seconde mesure. Si la concentration sérique en testostérone dépasse la valeur souhaitée, la dose sera réduite. Si la concentration en testostérone est faible, la dose peut être augmentée, sans toutefois dépasser 10 g de gel par jour.
En raison de la variabilité des résultats de laboratoire, tous les dosages de la testostérone doivent être effectués par le même laboratoire.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La pharmacocinétique de Testogel n'a pas été examinée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Par conséquent, aucune recommandation posologique correspondante ne peut être faite.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
La pharmacocinétique de Testogel n'a pas été examinée chez les patients atteints d'insuffisance rénale. Par conséquent, aucune recommandation posologique correspondante ne peut être faite.
Patients âgés
On ne dispose que de peu d'expérience relative à la sécurité et à l'efficacité de l'utilisation de Testogel chez les patients de plus de 65 ans. Une adaptation de la dose n'est toutefois vraisemblablement pas nécessaire.
Enfants et adolescents
Testogel a été examiné exclusivement chez les patients à partir de 18 ans. Aucune indication n'existe chez les enfants et les adolescents.
Contre-indications•Présence connue ou suspicion de carcinome de la prostate ou de carcinome mammaire,
•hypersensibilité à la testostérone ou à un autre composant du gel (voir «Composition»).
Mises en garde et précautionsTestogel ne doit être utilisé qu'en cas d'hypogonadisme (hyper- ou hypogonadotrope) avéré et après exclusion d'autres causes pouvant provoquer les symptômes observés. La carence en testostérone doit avoir été établie de façon incontestable par la symptomatologie clinique (régression des caractères sexuels secondaires, changement de corpulence, asthénie, diminution de la libido, troubles de l'érection, etc.) et confirmée par deux mesures distinctes du taux sérique de testostérone. Jusqu'à présent, il n'existe pas de consensus quant aux valeurs de référence de la testostéronémie en fonction de l'âge. Cependant, la diminution du taux sérique physiologique de testostérone liée à l'âge doit être prise en compte.
Les patients traités par androgènes peuvent présenter un risque accru de développer une hyperplasie de la prostate. Les données relatives au risque de carcinome de la prostate lié à un traitement par la testostérone ne permettent pas de déclarations claires quant à une relation causale. Les androgènes sont cependant susceptibles d'accélérer la progression d'un carcinome de la prostate préexistant. Pour cette raison, tous les patients doivent être soigneusement examinés avant le début du traitement par la testostérone afin d'exclure un carcinome de la prostate préexistant.
Pendant le traitement par la testostérone, un contrôle de la prostate et de la poitrine doit être effectué régulièrement (au moins une fois par an) chez tous les patients conformément aux méthodes actuellement en vigueur (toucher rectal et analyse de l'antigène prostatique spécifique, PSA). Chez les patients présentant un hypogonadisme âgés de plus de 40 ans et chez les patients à risque (facteurs de risque cliniques ou familiaux), un contrôle régulier tous les trois mois est recommandé au cours de la première année, puis tous les ans.
Chez les patients sous traitement androgénique au long cours, l'hémoglobine et l'hématocrite doivent être contrôlés régulièrement afin de détecter tout signe de polyglobulie. En cas d'augmentation de l'hématocrite, il peut être nécessaire de réduire la dose de testostérone ou d'arrêter le traitement, le cas échéant.
En outre, les paramètres de la fonction hépatique et le profil lipidique doivent être contrôlés régulièrement. Des modifications du profil lipidique peuvent rendre nécessaire une réduction de la dose.
La prudence est de rigueur chez les patients ayant tendance à faire des œdèmes (notamment en cas d'insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale ou de maladie coronarienne), étant donné qu'un traitement androgénique peut entraîner une rétention sodique ou liquidienne accrue. Si des œdèmes prononcés avec ou sans insuffisance cardiaque congestive surviennent, le traitement doit être arrêté immédiatement.
Il faut utiliser Testogel avec prudence chez les patients hypertendus car la testostérone peut provoquer une augmentation de la tension artérielle.
Testogel doit être utilisé avec prudence également chez les patients souffrant d'épilepsie ou de migraine car ces maladies peuvent être potentialisées par un tel traitement.
La littérature fait état d'un risque accru de survenue d'apnées du sommeil chez les patients atteints d'hypogonadisme ayant été traités par des esters de testostérone. C'était en particulier le cas chez les patients à risque présentant une obésité ou atteints d'affections respiratoires chroniques.
Testogel ne doit être utilisé qu'avec prudence chez les patients atteints d'affection maligne chez lesquels il existe un risque d'hypercalcémie (et d'hypercalciurie associée) en raison de métastases osseuses. Il est recommandé de contrôler régulièrement le taux sérique de calcium chez ces patients.
Chez les patients dont les taux sériques de testostérone se normalisent sous le traitement substitutif, une amélioration de la sensibilité à l'insuline peut survenir.
Après utilisation de principes actifs hormonaux tels que les androgènes, des tumeurs hépatiques bénignes et (très rarement) des tumeurs hépatiques malignes ont été observées. Dans des cas isolés, celles-ci ont entraîné des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital. Si de fortes douleurs épigastriques, une augmentation de volume du foie ou des signes d'hémorragie intra-abdominale surviennent, une tumeur hépatique doit être intégrée au diagnostic différentiel.
Certains symptômes cliniques tels qu'une irritabilité, nervosité, prise de poids, des érections excessivement longues ou fréquentes peuvent indiquer un taux de testostérone trop élevé et exiger une adaptation de la dose. Le patient doit être informé de ces symptômes.
Les patients sous traitement androgénique doivent être informés de la survenue éventuelle d'un priapisme. Le priapisme peut entraîner des lésions irréversibles du pénis et exige un traitement d'urgence par un urologue.
Si le patient développe une réaction sévère sur la zone cutanée traitée, le rapport bénéfice/risque doit être évalué et, si nécessaire, le traitement doit être arrêté et des traitements alternatifs doivent être envisagés.
Les androgènes ne sont pas adaptés aux sujets sains désirant développer leur masse musculaire ou augmenter leurs performances physiques. Il faut informer les sportifs que ce médicament contient un principe actif (la testostérone) pouvant donner un résultat positif lors d'un contrôle antidopage.
Testogel n'est pas indiqué pour le traitement de la stérilité masculine, ni pour celui de l'impuissance.
Testogel n'est pas indiqué chez les enfants. Chez les enfants, la testostérone peut, en plus d'une virilisation, entraîner une accélération de la croissance et de la maturation osseuse, une soudure prématurée des épiphyses et, ce faisant, une taille finale diminuée. Il faut également s'attendre à la survenue d'acné.
En raison de ses effets éventuellement virilisants, Testogel ne doit pas être utilisé par les femmes.
Événements thromboemboliques
La testostérone doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant une thrombophilie ou des facteurs de risque connus de thromboembolie veineuse, car il existe des données issues d'études de post-commercialisation, et des cas de thromboses veineuses profondes, d'embolies pulmonaires, de thromboses de la veine centrale de la rétine ont été rapportés chez des patients traités par la testostérone. Une élévation de l'hématocrite peut en particulier augmenter le risque d'événements thromboemboliques. Des thromboembolies veineuses ont été observées chez des patients présentant une thrombophilie, même sous traitement anticoagulant. Après un premier événement thromboembolique, la poursuite du traitement par la testostérone devra donc être soigneusement évaluée. En cas de poursuite du traitement par la testostérone, il conviendra de prendre des mesures supplémentaires afin de réduire le risque individuel de thromboembolie veineuse.
Transfert potentiel de testostérone
Si aucune mesure de précaution n'est prise, le gel de testostérone peut être transféré à d'autres personnes (p.ex. partenaire, enfants) par un contact cutané étroit et la répétition de tels contacts avec ces personnes peut entraîner une augmentation de la concentration de testostérone dans leur sérum, ainsi que des effets indésirables allant dans le sens d'une androgénisation. Chez les femmes adultes, des cas d'acné, d'augmentation de la pilosité du corps et/ou du visage, une voix plus grave et des irrégularités du cycle menstruel ont ainsi été observés dans ce contexte. Chez les enfants, des cas de développement sexuel précoce, s'accompagnant p.ex. d'une augmentation de la taille des organes génitaux, d'un développement précoce de la pilosité pubienne, de manifestations d'une libido, de la survenue d'érections fréquentes ainsi que d'une agressivité augmentée ont été rapportés à la suite de contacts avec le gel de testostérone après sa mise sur le marché. Par ailleurs, la croissance staturale peut être accélérée (avec un risque de taille finale plus petite). Ces symptômes ont été réversibles dans la plupart des cas après l'arrêt des contacts avec le gel de testostérone. Dans quelques cas cependant, la taille des organes génitaux n'a pas retrouvé le niveau normal correspondant à l'âge.
Il ne peut pas être exclu que le gel de testostérone puisse également être transféré à d'autres personnes par les vêtements (p.ex. des sous-vêtements ou des tee-shirts) ou par la literie de l'utilisateur.
Le médecin doit soigneusement informer le patient du risque de transfert de la testostérone et des précautions à prendre à cet égard (voir ci-dessous). Il convient d'expliquer au patient que les mesures de précaution mentionnées ci-dessous doivent notamment être respectées lors des contacts avec des enfants. Testogel ne doit pas être prescrit aux patients chez lesquels le risque de ne pas respecter ces prescriptions de sécurité est élevé (p.ex. en cas d'alcoolisme prononcé, de toxicomanie ou de troubles psychiatriques graves).
Les mesures de précautions suivantes sont recommandées:
Pour le patient
•Se laver les mains à l'eau et au savon immédiatement après l'application du gel.
•Couvrir les zones cutanées traitées par un vêtement après que le gel a séché. Le port d'un tee-shirt couvrant les zones traitées est notamment recommandé en cas de contacts avec des enfants afin de réduire le risque de transfert.
•Nettoyer à l'eau et au savon les zones qui ont été traitées ou prendre une douche en utilisant du savon (ou un gel-douche) avant toute circonstance au cours de laquelle on s'attend à un contact cutané.
•Respecter une période plus longue entre l'utilisation du gel de testostérone et un rapport sexuel ou porter un tee-shirt pendant le rapport sexuel.
Pour les personnes en contact qui ne sont pas traitées par le gel de testostérone
•En cas de contact avec le gel de testostérone (p.ex. avec une surface de peau traitée non lavée ou non recouverte d'un vêtement, en cas de contact avec la literie, ou lors du port à même la peau des vêtements de l'utilisateur tels que sous-vêtements ou tee-shirts), les régions de la peau au niveau desquelles un transfert du gel de testostérone aurait pu se produire doivent être lavées à l'eau et au savon le plus rapidement possible.
•Informer son médecin si des signes d'exposition aux androgènes se produisent, comme
ochez les femmes adultes: acné, augmentation de la pilosité du corps et/ou du visage, voix plus grave, irrégularités du cycle menstruel;
ochez les enfants: développement sexuel précoce (p.ex. augmentation de la taille des organes génitaux, développement précoce de la pilosité pubienne, manifestations d'une libido, érections fréquentes), augmentation de l'agressivité, accélération de la croissance staturale.
En cas de virilisation chez un enfant, le traitement par le gel de testostérone doit être interrompu jusqu'à ce que la cause de l'androgénisation ait été identifiée.
Les femmes enceintes doivent éviter tout contact avec le gel de testostérone, à savoir la surface cutanée d'application, ainsi que la literie ou les vêtements de l'utilisateur, tels que sous-vêtements ou tee-shirts. En cas de grossesse, le patient et sa partenaire doivent veiller à un respect particulièrement strict des mesures de précautions (voir «Grossesse/Allaitement»).
InteractionsInteractions pharmacodynamiques
Anticoagulants oraux
Altération de l'effet anticoagulant par altération de la synthèse des facteurs de coagulation dans le foie avec tendance à la potentialisation de l'effet des anticoagulants oraux.
Il est recommandé de surveiller de plus près le temps de prothrombine et de déterminer plus souvent l'INR (= International Normalized Ratio).
Corticostéroïdes et ACTH
L'administration concomitante de testostérone et de corticostéroïdes ou d'ACTH peut augmenter le risque d'œdèmes. Par conséquent, une telle association ne devrait être utilisée qu'avec prudence, en particulier chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque ou rénale ou d'affections hépatiques pertinentes.
Inducteurs enzymatiques
Les médicaments qui induisent les enzymes microsomales, comme les barbituriques, la carbamazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifabutine, la rifampicine ou les préparations à base de millepertuis, peuvent entraîner une clairance accrue de la testostérone et, par conséquent, une réduction de son efficacité dans certaines circonstances.
Inhibiteurs enzymatiques
Inversement, lors de l'administration concomitante d'inhibiteurs puissants des enzymes du CYP450 (p.ex. antifongiques azolés, macrolides), le métabolisme de la testostérone peut être réduit, ce qui peut entraîner une potentialisation des effets désirés et des effets indésirables.
Effet d'autres médicaments sur Testogel
Influence des androgènes sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Les androgènes peuvent influencer le métabolisme d'autres médicaments. Par conséquent, les taux sériques et les concentrations tissulaires peuvent être modifiés.
Grossesse, allaitementGrossesse
Testogel n'est destiné à être utilisé que chez l'homme.
Testogel n'est indiqué ni pour les femmes enceintes, ni pour celles qui allaitent. Aucune étude clinique n'a été effectuée sur des femmes avec ce médicament.
Ce médicament peut provoquer des effets virilisants chez le fœtus. C'est la raison pour laquelle les femmes enceintes doivent éviter tout contact avec le gel de testostérone. Cela vaut tant pour les contacts avec la zone d'application sur la peau de l'homme qu'avec la literie ou les vêtements de l'utilisateur, tels que ses sous-vêtements ou ses tee-shirts. Les régions cutanées qui ont été en contact avec des surfaces traitées par le gel doivent être nettoyées à l'eau et au savon le plus rapidement possible (voir «Mises en garde et précautions»).
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude correspondante n'a été effectuée.
D'après ce que l'on sait, la testostérone n'a pas d'influence négative sur la vigilance et la capacité de concentration. Il faut cependant tenir compte du fait que Testogel peut entraîner des effets indésirables tels que des étourdissements, qui, dans certaines circonstances, peuvent perturber l'aptitude à la conduite (surtout au début du traitement).
Effets indésirablesÀ la posologie recommandée de 5 g de gel par jour, les effets indésirables les plus fréquemment observés (chez env. 10% des patients) étaient des réactions cutanées, telles que réactions au site d'application, peau sèche, érythème et acné.
Les effets indésirables observés lors des études cliniques ou pendant la surveillance post-commercialisation sont mentionnés ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence.
Classification des fréquences
«Très fréquent» (≥1/10), «fréquent» (≥1/100 à <1/10), «occasionnel» (≥1/1000 à <1/100), «rare» (≥1/10 000 à <1/1000), «très rare» (<1/10 000), «cas individuels» (basée uniquement sur les rapports spontanés émanant de la surveillance post-commercialisation, la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquent: polyglobulie.
Affections du système immunitaire
Cas individuels: réactions allergiques.
Affections endocriniennes
Cas individuels: fluctuations du taux de testostérone.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent: modifications des lipides sériques.
Cas individuels: poids augmenté, élévation des triglycérides.
Affections psychiatriques
Fréquent: sautes d'humeur, diminution de la libido, nervosité, troubles émotionnels, dépression.
Cas individuels: confusion, trouble de la personnalité, augmentation de la libido, hostilité.
Affections du système nerveux
Fréquent: céphalées, étourdissements, amnésie.
Cas individuels: insomnie, vertiges.
Affections vasculaires
Fréquent: hypertension.
Cas individuels: vasodilatation (flush).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Cas individuels: dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: diarrhées.
Cas individuels: douleurs abdominales, nausées.
Affections hépatobiliaires
Cas individuels: modifications des tests hépatiques (p.ex. transaminases, GGT, bilirubine).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent: acné, alopécie.
Cas individuels: éruption cutanée, urticaire, éruption cutanée vésiculo-bulleuse.
Affections du rein et des voies urinaires
Cas individuels: rétention urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent: hypertrophie de la prostate, mastodynie, gynécomastie (parfois persistante), PSA élevé, hyperplasie bénigne de la prostate.
Occasionnel: douleur testiculaire.
Cas individuels: atrophie testiculaire, priapisme.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent: réactions au site d'application (p.ex. sécheresse de la peau, érythème, prurit, modification de la couleur des poils, paresthésies, hypoesthésies).
Cas individuels: malaise, œdèmes.
En raison du contenu en alcool, les applications fréquentes peuvent provoquer des irritations cutanées et un dessèchement de la peau.
D'autres effets indésirables ayant été observés lors du traitement par des préparations de testostérone orales ou parentérales sont: altérations de la prostate, y compris la progression d'un carcinome subclinique de la prostate, angio-œdème, augmentation de l'appétit, dysphonie, ictère cholestatique, myalgies, extrémités douloureuses, crampes musculaires. En cas de traitement prolongé et/ou à hautes doses, des modifications électrolytiques peuvent survenir (rétention de sodium, potassium, calcium, phosphates inorganiques et eau) ainsi qu'une oligospermie.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageLa littérature ne fait état que d'un seul cas de surdosage aigu à la testostérone après injection. Il s'agissait d'un accident vasculaire cérébral chez un patient dont la concentration sérique de testostérone était de 114 ng/ml (395 nmol/l). En cas d'application transdermique, il est peu vraisemblable que de telles concentrations sériques de testostérone soient atteintes.
Propriétés/EffetsCode ATC
G03BA03
Mécanisme d'action
Les androgènes naturels, synthétisés principalement par les testicules, surtout la testostérone et son métabolite principal, la DHT (dihydrotestostérone), sont responsables du développement des organes sexuels externes et internes et du maintien des caractères sexuels secondaires (développement de la pilosité corporelle, de la mutation de la voix, apparition de la libido), de la stimulation de la synthèse des protéines, du développement de la musculature squelettique et de la répartition des graisses corporelles ainsi que de la diminution de l'excrétion rénale d'azote, de sodium, de potassium, de chlorures, de phosphates et d'eau. En outre, la testostérone diminue la sécrétion de gonadotrophine par l'hypophyse.
Dans certains organes cibles, l'effet de la testostérone ne se manifeste qu'après transformation périphérique en estradiol, lequel se lie ensuite aux récepteurs à œstrogènes situés dans les noyaux cellulaires, comme dans les cellules de l'hypophyse, du cerveau, des cellules graisseuses et osseuses, ainsi que dans les cellules de Leydig des testicules.
Pharmacodynamique
Non pertinent.
Efficacité clinique
Non pertinent.
PharmacocinétiqueAbsorption
La résorption percutanée de la testostérone varie entre 9% et 14% de la dose appliquée.
Après résorption cutanée, la testostérone est libérée dans la circulation systémique en quantités relativement constantes sur 24 heures.
L'utilisation de 5 g de Testogel entraîne une élévation moyenne de la concentration sérique de testostérone d'env. 2,5 ng/ml (8,7 nmol/l).
La concentration sérique de testostérone augmente dès la première heure suivant l'application et atteint l'état d'équilibre le 2e jour d'utilisation. Ensuite, les variations circadiennes de la concentration de testostérone correspondent à celles du taux de testostérone endogène. L'administration percutanée permet d'éviter des pics de concentration dans le sang, tels qu'ils sont observés après application parentérale ou orale.
À l'arrêt du traitement, la diminution du taux de testostérone commence environ 24 heures après la dernière application. Il atteint les concentrations initiales en 72 à 96 heures environ après la dernière application.
Distribution
Environ 98% de la testostérone circulante sont liés à la globuline se liant aux hormones sexuelles (SHBG) et à l'albumine.
Métabolisme
La testostérone est soumise à un métabolisme hépatique et extrahépatique prononcé correspondant à celui de la testostérone endogène. Les principaux métabolites actifs de la testostérone sont la dihydrotestostérone et l'estradiol.
Élimination
Après application de testostérone marquée par un isotope radioactif, environ 90% de la radioactivité sont excrétés dans l'urine sous forme de conjugués glucuroniques ou d'acide sulfurique et 6% dans les fèces. L'androstérone et l'étiocholanolone sont également excrétées dans l'urine. La demi-vie est d'environ 1 jour. La testostérone est soumise à un cycle entéro-hépatique.
Cinétique pour certains groupes de patients
Il n'existe pas de données concernant la pharmacocinétique de la testostérone chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale et chez les patients âgés.
Données précliniquesMutagénicité
Soumise au test in vitro de mutation réverse (test d'Ames) et à celui des cellules ovariennes de hamster, la testostérone ne s'est pas révélée mutagène.
Carcinogénicité
Dans des études menées chez l'animal, on a observé un lien entre le traitement par des androgènes et le développement de certaines tumeurs malignes. Des données expérimentales obtenues chez des rats ont montré une augmentation de l'incidence des carcinomes de la prostate après traitement par la testostérone.
Il est bien connu que les hormones sexuelles favorisent le développement de certaines tumeurs induites par des substances carcinogènes connues. Aucune corrélation entre ces résultats et le risque effectif pour l'être humain n'a été démontrée.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Les androgènes peuvent diminuer le taux de globuline fixant la thyroxine et mener ainsi à une réduction du taux sérique de T4 et à une augmentation des valeurs mesurées de T3 et T4 au test d'absorption sur résine échangeuse d'ions (voir «Interactions»). Les hormones thyroïdiennes libres demeurent toutefois inchangées. Aucun indice ne suggère une atteinte de la fonction thyroïdienne.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à 15–30 °C.
Tenir hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation56779 01 (Swissmedic).
Présentation
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Quantité
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Cat. de remise
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TESTOGEL gel transdermique en sachet 50 mg/5 g
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30 sachets de 5 g
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B
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Titulaire de l’autorisationVifor (International) Inc., St. Gallen
Mise à jour de l’informationSeptembre 2020
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