Posologie/Mode d’emploiRemarques générales
Le comprimé peut être soit croqué, soit mis en suspension dans un peu d'eau (l'eau doit au moins recouvrir le comprimé), soit avalé entier avec un peu de liquide. Le comprimé à 5 mg est sécable. Dans le cas des autres dosages NE JAMAIS administrer seulement des parties d'un comprimé à croquer/à déliter. Les comprimés à 25 mg, 50 mg, 100 mg et 200 mg NE doivent PAS être partagé avant son administration ou sa prise; il doit seulement être croqué, mis en suspension ou avalé en entier.
Le comprimé peut être pris au moment des repas ou en dehors.
Pour garantir le maintien de la dose thérapeutique chez l'enfant, le poids corporel doit être contrôlé régulièrement. En cas de modification du poids, la posologie doit être ajustée en conséquence.
Si la dose calculée en fonction du poids corporel (p.ex., chez l'enfant ou l'insuffisant hépatique) ne correspond pas à un nombre de comprimés entiers, la dose à administrer doit être arrondie au nombre immédiatement inférieur de comprimés entiers. Pour les dosages inférieurs à 5 mg des recommandations posologiques particulières s'appliquent (voir Traitement en association - enfants de 2 à 12 ans).
Reprise du traitement:
Lors de la reprise du traitement chez les patients ayant interrompu la prise de Lamotrigine Sandoz pour une raison quelconque, le médecin prescripteur doit évaluer s'il est nécessaire d'augmenter la dose progressivement jusqu'à la dose d'entretien, car il existe un lien entre le risque d'éruption cutanée sévère et des doses initiales élevées de lamotrigine ainsi qu'un dépassement des augmentations recommandées des doses de lamotrigine (cf. «Mises en garde et précautions»). Plus l'intervalle de temps s'étant écoulé depuis la dernière dose est grand, plus il est conseillé d'augmenter progressivement la dose jusqu'à la dose d'entretien. Si l'intervalle de temps entre l'arrêt de l'administration de Lamotrigine Sandoz et la reprise du traitement dépasse cinq demi-vies (cf. «Pharmacocinétique»), la dose de Lamotrigine Sandoz doit, d'une manière générale, être augmentée progressivement jusqu'à atteindre la dose d'entretien conformément au schéma posologique correspondant.
Il est recommandé de renoncer à une reprise du traitement par Lamotrigine Sandoz chez les patients ayant précédemment arrêté la prise de lamotrigine à cause d'une éruption cutanée, sauf si les avantages possibles l'emportent clairement sur les risques.
Quand on supprime d'autres antiépileptiques pour les remplacer par Lamotrigine Sandoz en monothérapie ou quand on ajoute d'autres antiépileptiques à un traitement par Lamotrigine Sandoz, il faut tenir compte des répercussions possibles sur la pharmacocinétique de la lamotrigine et adapter la posologie en conséquence (cf. schémas posologiques ci-dessous et «Interactions»).
Compte tenu du risque de réactions cutanées, la dose initiale recommandée ne doit pas être dépassée et les recommandations concernant la lente augmentation de la dose doivent être respectées pour tous les schémas posologiques suivants (cf. «Mises en garde et précautions»).
Epilepsie
1. Monothérapie
Adultes et adolescents à partir de 12 ans:
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour
Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 50–100 mg au maximum, jusqu'à obtention de l'effet optimal. Dans les cas non réfractaires, la dose d'entretien usuelle est comprise entre 100 et 200 mg par jour, administrés en 1 ou 2 prises.
2. Traitement en association
a) Adultes et adolescents à partir de 12 ans:
• Traitement en association avec des médicaments induisant la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, primidone, phénobarbital) (cf. «Interactions») avec/sans autres antiépileptiques (mais sans valproate):
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg 1 fois par jour
Semaines 3 et 4: 25 mg 2 fois par jour
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 100 mg au maximum, jusqu'à obtention de l'effet optimal. La dose d'entretien usuelle est comprise entre 200 et 400 mg par jour, répartis en 2 prises.
• Traitement en association avec des médicaments n'inhibant ou n'induisant pas significativement la glucuronidation de la lamotrigine (cf. «Interactions»):
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg 1 fois par jour
Semaines 3 et 4: 50 mg 1 fois par jour
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 50 à 100 mg au maximum, jusqu'à obtention d'une réponse optimale. La dose d'entretien nécessaire pour obtenir une réponse optimale est habituellement comprise entre 100 et 200 mg par jour, répartis en 1 ou 2 prises.
• Traitement en association avec le valproate avec/sans autres antiépileptiques:
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg un jour sur deux
Semaines 3 et 4: 25 mg 1 fois par jour
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 25–50 mg au maximum, jusqu'à obtention de l'effet optimal. La dose d'entretien usuelle est de 100–200 mg par jour, administrés en 1 ou 2 prises.
• Traitement en association avec des antiépileptiques dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est actuellement pas connue (cf. «Interactions»):
Le schéma thérapeutique recommandé pour le traitement en association avec le valproate doit être choisi en attendant de disposer de données adéquates.
b) Enfants de 2 à 12 ans**:
Traitement en association avec des médicaments induisant la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, primidone, phénobarbital) (cf. «Interactions») avec/sans autres antiépileptiques (mais sans valproate):
Dose initiale semaines 1 et 2: 0,6 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 2 prises
Semaines 3 et 4: 1,2 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 2 prises
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 1,2 mg/kg de poids corporel au maximum, jusqu'à obtention de l'effet optimal. La dose d'entretien habituelle est de 2–15 mg/kg de poids corporel par jour en 1 ou 2 prises, jusqu'à un maximum de 400 mg/jour.
• Traitement en association avec des médicaments n'inhibant ou n'induisant pas significativement la glucuronidation de la lamotrigine (cf. «Interactions»):
Dose initiale semaines 1 et 2: 0,3 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 1 ou 2 prises
Semaines 3 et 4: 0,6 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 1 ou 2 prises
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 0,6 mg/kg de poids corporel au maximum jusqu'à obtention d'une réponse optimale. La dose d'entretien habituellement nécessaire pour obtenir une réponse optimale est de 1 à 10 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 1 ou 2 prises. La dose maximale est de 200 mg/jour.
• Traitement en association avec le valproate avec/sans autres antiépileptiques:
Dose initiale semaines 1 et 2: 0,15 mg/kg de poids corporel 1 fois par jour*
Semaines 3 et 4: 0,3 mg/kg de poids corporel 1 fois par jour
A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 0,3 mg/kg de poids corporel au maximum, jusqu'à obtention de l'effet optimal. La dose d'entretien habituelle est de 1–5 mg/kg de poids corporel, répartis en 1 ou 2 prises par jour, jusqu'à un maximum de 200 mg/jour.
* Si la dose journalière calculée chez les patients recevant du valproate est supérieure ou égale à 1,25 mg mais inférieure à 2,5 mg, Lamotrigine Sandoz peut être pris à raison de 2,5 mg (½ comprimé à 5 mg) un jour sur deux pendant les 2 premières semaines de traitement.
Si la dose journalière calculée chez les patients recevant du valproate est inférieure à 1,25 mg, Lamotrigine Sandoz ne doit pas être administré.
• Traitement en association avec des antiépileptiques dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est actuellement pas connue:
Le schéma thérapeutique recommandé pour le traitement en association avec le valproate doit être choisi en attendant de disposer de données adéquates.
** Seul le comprimé à 5 mg peut être sécable. Pour les autres dosages, la règle suivante s'applique:
Si la dose calculée de lamotrigine ne correspond pas à un nombre entier de comprimés, il convient d'administrer la dose immédiatement inférieure correspondant à un nombre de comprimés entiers.
c) Enfants de moins de 2 ans:
Les données concernant l'utilisation de lamotrigine chez les enfants de moins de 2 ans sont insuffisantes. Lamotrigine Sandoz ne doit donc pas être administré à ce groupe d'âge.
Trouble bipolaire
Lamotrigine est recommandé pour la prévention des épisodes dépressifs chez les patients souffrant de troubles bipolaires. En cas d'indication clinique, un traitement en association peut être envisagé pour la prévention des phases maniaques. L'efficacité de lamotrigine en cas de manie n'a pas été prouvée de façon concluante.
Les directives posologiques ci-après doivent être respectées afin d'éviter la survenue de phases dépressives. La dose de Lamotrigine Sandoz est augmentée en l'espace de 6 semaines jusqu'à la dose d'entretien, qui dépend de la réponse clinique. Les autres psychotropes et/ou antiépileptiques sont ensuite arrêtés, si la situation clinique le permet.
1. Début du traitement
a) Lamotrigine en monothérapie ou en association avec d'autres médicaments n'inhibant ou n'induisant pas significativement la glucuronidation de la lamotrigine (cf. «Interactions»):
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour
Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour ou 25 mg 2 fois par jour
Semaine 5: 100 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour ou 50 mg 2 fois par jour
A partir de la semaine 6: dose d'entretien de 200 mg par jour en 1 à 2 prises
La dose d'entretien habituelle pour obtenir un effet optimal est de 200 mg/jour en 1 ou 2 prises. Des doses de 100–400 mg ont été administrées dans les études cliniques.
b) Traitement en association avec des inhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. valproate):
Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigine Sandoz un jour sur 2
Semaines 3 et 4: 25 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour
Semaine 5: 50 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour ou 25 mg 2 fois par jour
A partir de la semaine 6: dose d'entretien de 100 mg par jour en 1 à 2 prises
La dose d'entretien habituelle pour obtenir un effet optimal est de 100 mg/jour en 1 ou 2 prises. Selon la réponse clinique, la dose peut cependant être augmentée à la dose quotidienne maximale de 200 mg.
c) Traitement en association avec des inducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, primidone) chez des patients qui NE reçoivent PAS d'inhibiteurs tels que le valproate (cf. «Interactions»):
Dose initiale semaines 1 et 2: 50 mg de Lamotrigine Sandoz 1 fois par jour
Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigine Sandoz 2 fois par jour
Semaine 5: 100 mg de Lamotrigine Sandoz 2 fois par jour
Semaine 6: 150 mg de Lamotrigine Sandoz 2 fois par jour
A partir de la semaine 7: si nécessaire, augmenter la dose à une dose d'entretien de 200 mg 2 fois par jour
d) Traitement en association avec des antiépileptiques dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est actuellement pas connue:
Le schéma thérapeutique recommandé pour le traitement en association avec le valproate doit être choisi en attendant de disposer de données adéquates.
2. Suppression d'un traitement concomitant par des psychotropes, une fois que la dose d'entretien est atteinte
Une fois que la dose d'entretien de la lamotrigine est atteinte, les autres psychotropes peuvent être arrêtés lentement, si cela est indiqué sur le plan clinique. Le schéma posologique suivant peut être utilisé pour arrêter d'autres psychotropes:
a) Après suppression de médicaments n'inhibant ou n'induisant pas significativement la glucuronidation de la lamotrigine (cf. «Interactions»):
La dose d'entretien doit être maintenue lors de l'arrêt des autres médicaments.
b) Après suppression d'inhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. valproate):
Semaine 1: doubler la dose d'entretien en augmentant la dose d'au maximum 100 mg/semaine (c.-à-d. augmenter la dose d'entretien de 100 mg/jour à 200 mg/jour et la répartir en 2 prises)
A partir de la semaine 2: conserver la dose (200 mg/jour) en 2 prises quotidiennes
c) Après suppression d'inducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, primidone) (cf. «Interactions»):
La dose de lamotrigine doit être réduite progressivement pendant 3 semaines, parallèlement à l'arrêt de l'administration du médicament inducteur de la glucuronidation.
L'ajustement individuel de la posologie dépend de la dose actuelle.
Si la dose actuelle s'élève à 400 mg/jour:
Semaine 1: 400 mg/jour
Semaine 2: 300 mg/jour
A partir de la semaine 3: dose d'entretien de 200 mg/jour en 2 prises
Si la dose actuelle s'élève à 300 mg/jour:
Semaine 1: 300 mg/jour
Semaine 2: 225 mg/jour
A partir de la semaine 3: 150 mg/jour en 1 à 2 prises
Si la dose actuelle s'élève à 200 mg/jour:
Semaine 1: 200 mg/jour
Semaine 2: 150 mg/jour
A partir de la semaine 3: 100 mg/jour en 1 à 2 prises
d) Après suppression de médicaments dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est actuellement pas connue:
Aucune recommandation posologique spécifique ne peut être émise tant que des données correspondantes ne sont pas disponibles. Le patient doit faire l'objet d'une surveillance particulièrement étroite pendant les 2 premières semaines suivant l'arrêt de la comédication. Il est recommandé de commencer par maintenir la dose actuelle de lamotrigine, et de l'adapter en fonction de l'effet clinique en cas de besoin. Il peut être nécessaire soit de réduire, soit d'augmenter la dose.
3. Ajustement de la dose quotidienne de lamotrigine après l'instauration d'un nouveau traitement par d'autres médicaments:
A la lumière des études d'interaction, les recommandations suivantes peuvent être formulées:
a) Nouveau traitement par des médicaments n'inhibant ou n'induisant pas significativement la glucuronidation de la lamotrigine:
Maintenir la dose d'entretien (200 mg/jour).
b) Nouveau traitement par des inhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. valproate):
L'ajustement de la dose dépend de la dose actuelle de lamotrigine. Pour une dose quotidienne de 200 mg, la posologie est de:
Semaine 1: 100 mg/jour
A partir de la semaine 2: dose d'entretien de 100 mg/jour en 1 à 2 prises
c) Nouveau traitement par des inducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, primidone) chez des patients qui NE reçoivent PAS de valproate:
L'ajustement de la dose dépend de la dose actuelle de lamotrigine. Pour une dose quotidienne de 200 mg, la posologie est de:
Semaine 1: 200 mg/jour
Semaine 2: 300 mg/jour
A partir de la semaine 3: 400 mg/jour en 2 prises
d) Nouveau traitement par des médicaments dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est actuellement pas connue:
Le schéma thérapeutique recommandé pour le traitement en association avec le valproate doit être choisi en attendant de disposer de données adéquates.
Arrêt de la lamotrigine
Comme les autres médicaments antiépileptiques, Lamotrigine Sandoz ne doit pas être arrêté brutalement. Dans les études cliniques contrôlées, l'arrêt brutal de lamotrigine n'a pas eu d'influence sur la fréquence, la nature ou le degré de sévérité des événements indésirables. Dans les études cliniques menées chez des patients souffrant de troubles bipolaires, 2 patients ont présenté des crises convulsives peu après l'arrêt brutal de lamotrigine. Toutefois, il existait d'autres facteurs susceptibles d'avoir contribué à la survenue de crises chez ces patients bipolaires. Le traitement par Lamotrigine Sandoz doit être arrêté progressivement, en réduisant la dose par paliers sur une période d'au moins 2 semaines (réduction de la dose d'environ 50% par semaine), sauf si un arrêt plus rapide semble nécessaire dans l'intérêt de la sécurité du patient (p.ex. réactions cutanées).
4. Enfants et adolescents (de moins de 18 ans):
La lamotrigine n'est pas indiquée pour le traitement des troubles bipolaires chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (cf. «Mises en garde et précautions»). Jusqu'à présent, ni la sécurité ni l'efficacité n'ont été évaluées dans ce groupe d'âge. C'est pourquoi aucune recommandation posologique ne peut être faite.
Instructions posologiques particulières en cas d'EPILEPSIE et de TROUBLE BIPOLAIRE
a) Femmes prenant des contraceptifs hormonaux et des traitements hormonaux substitutifs (cf. aussi les rubriques «Mises en garde et précautions» et «Interactions»)
• Augmentation graduelle de la posologie de la lamotrigine chez les patientes prenant déjà des contraceptifs hormonaux:
Les contraceptifs oraux augmentent la clairance de la lamotrigine. Il convient toutefois de respecter les recommandations ci-dessus lors de l'augmentation graduelle de la posologie de la lamotrigine. Cependant, une dose d'entretien plus élevée est généralement nécessaire à la fin de l'augmentation graduelle.
• Début de la prise de contraceptifs hormonaux chez les patientes recevant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:
Dans la plupart des cas, la dose d'entretien de la lamotrigine doit être jusqu'à doublée. Il est recommandé d'augmenter la dose de lamotrigine toutes les semaines, par paliers de 50 à 100 mg/jour, à partir du début de la prise du contraceptif hormonal et en fonction de la réponse individuelle. L'augmentation de la dose ne doit pas dépasser ces paliers, sauf dans les cas où la réponse individuelle semble indiquer qu'une plus forte augmentation de la dose est nécessaire.
• Arrêt de la prise de contraceptifs hormonaux chez les patientes prenant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:
Dans la plupart des cas, la dose d'entretien de la lamotrigine doit être réduite de 50% au maximum. Il est recommandé de réduire progressivement la dose quotidienne de lamotrigine sur une période de 3 semaines, par paliers de 50 à 100 mg par semaine (avec un taux qui ne dépasse pas 25% de la dose quotidienne totale par semaine), dans la mesure où la réponse clinique ne motive pas une autre conduite.
·Début de la prise d'un traitement hormonal substitutif aux œstrogènes chez les patientes recevant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:Un traitement hormonal substitutif peut augmenter la clairance de la lamotrigine. Une surveillance étroite avec une éventuelle augmentation de la dose de lamotrigine peut être nécessaire.
·Arrêt de la prise d'un traitement hormonal substitutif aux œstrogènes chez les patientes prenant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:Une surveillance étroite avec diminution de la dose de lamotrigine peut être nécessaire.
b) Prise simultanée de médicaments virostatiques
Des études d'interaction ont été réalisées avec l'atazanavir, l'association atazanavir/ritonavir et l'association lopinavir/ritonavir (cf. «Interactions»).
En cas de monothérapie par l'atazanavir, une adaptation posologique n'est pas nécessaire.
En cas de traitement en association avec l'atazanavir et le ritonavir, une adaptation posologique n'est également pas nécessaire pendant la phase de titration de la lamotrigine, car cette association antivirale n'est qu'un inducteur modéré de la glucuronidation. Une dose d'entretien de lamotrigine un peu plus élevée sera toutefois probablement nécessaire.
Il faut s'attendre à ce que la dose d'entretien de lamotrigine doive être réduite chez les patients chez lesquels un traitement par l'association atazanavir/ritonavir est arrêté pendant un traitement par la lamotrigine. Inversement, chez les patients chez lesquels un traitement par l'association atazanavir/ritonavir est nouvellement introduit pendant un traitement par la lamotrigine, une augmentation de la dose d'entretien peut être nécessaire.
En cas de traitement en association avec le lopinavir et le ritonavir, il faut suivre les recommandations posologiques pour le traitement en association avec les médicaments qui induisent la glucuronidation de la lamotrigine (sans valproate) (voir ci-dessus).
c) Patients âgés (plus de 65 ans)
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire. La pharmacocinétique de la lamotrigine dans ce groupe d'âge ne diffère pas significativement de celle observée chez les adultes de moins de 65 ans.
d) Patients insuffisants hépatiques
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique légère (Child-Pugh grade A). La dose initiale, les doses pendant la phase d'augmentation graduelle et la dose d'entretien doivent en général être réduites de 50% chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh grade B) et de 75% chez ceux atteints d'une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh grade C). La dose doit être adaptée individuellement en fonction de la réponse clinique du patient (cf. «Pharmacocinétique»).
e) Patients insuffisants rénaux
Une accumulation des métabolites glucuronoconjugués étant vraisemblable, la prudence est de rigueur lors du traitement de patients atteints d'une insuffisance rénale légère à modérée. La lamotrigine est contre-indiquée chez les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère (cf. «Contre-indications»).
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