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Information professionnelle sur Doxorubicine Sandoz®:Sandoz Pharmaceuticals AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Doxorubicini hydrochloridum.
Excipients: Natrii chloridum, Aqua ad iniectabilia qs ad solutionem.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Solution pour injection 2 mg/ml.
Flacon-ampoule à 10 mg/5 ml, 50 mg/25 ml, 100 mg/50 ml et 200 mg/100 ml.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement en cas de cancer du sein, cancer bronchique, sarcome des parties molles et ostéosarcome, cancers gynécologiques et cancer de la vessie, tumeur testiculaire, cancer de la thyroïde, synovialome, sarcome d'Ewing, néphroblastome, neuroblastome, lymphome non hodgkinien, maladie de Hodgkin, leucémies lymphoblastiques et myéloblastiques aiguës.

Posologie/Mode d’emploi

Le médicament ne doit être administré que sous la surveillance d'un spécialiste en hématologie/oncologie expérimenté en chimiothérapie.
Le médicament est généralement administré par une injection intraveineuse lente pendant 3–10 minutes ou, dans certains cas exceptionnels, par une perfusion intraveineuse prolongée pendant 48–96 heures. Reconstitution des solutions/manipulation voir «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».
La doxorubicine est utilisée en monothérapie ou dans le cadre d'un protocole thérapeutique préétabli (informations détaillées dans la littérature).
Monothérapie
Traitement intermittent à raison d'une dose unitaire de 75 mg/m² de surface corporelle, toutes les 3 semaines.
Monothérapie chez les malades préalablement traités et en polychimiothérapie
Traitement intermittent à raison d'une dose unitaire de 30–60 mg/m² de surface corporelle, toutes les 3 semaines.
Maladies hématologiques
Traitement intermittent à raison de 0,6 mg/kg/jour pendant 3 jours ou de 0,8 mg/kg/jour pendant 2 jours, en respectant un intervalle sans traitement d'au moins 10 jours entre les séries d'injections.
La dose maximale cumulative ne doit pas dépasser 550 mg/m² de surface corporelle. Cette limite posologique doit être réduite à 400 mg/m² lorsque le traitement par Doxorubicine Sandoz est précédé d'une radiothérapie du médiastin.
En outre, la dose maximale sera déterminée individuellement pour chaque patient en fonction du traitement préalable ou simultané par d'autres substances potentiellement cardiotoxiques comme par ex. autres anthracyclines, anthracènediones ou cyclophosphamide.
Ajustement de la dose en fonction de la toxicité
Hématotoxicité

Leucocytes/µl

Thrombocytes/µl

Dose de doxorubicine

Plus de 5000

Plus de 150’000

100%

4000–5000

100’000–150’000

75%

3000–4000

75’000–100’000

50%

2000–3000

50’000–75’000

25%

Moins de 2000

Moins de 50’000

0%

Stomatite
En cas de stomatite, le traitement ne peut reprendre que lorsque les lésions sont complètement guéries. Les doses suivantes doivent alors être réduites de moitié.
Instructions spéciales pour le dosage
Chez les patients ne pouvant recevoir la dose totale pour des raisons médicales (par ex. immunodépression, hématopoïèse réduite, âge avancé, etc.), les schémas posologiques suivants sont recommandés pour la mono- ou la polychimiothérapie:
·Perfusion prolongée de 60 mg/m² de surface corporelle pendant 48–96 heures.
·Administration hebdomadaire d'une dose faible de 5–15 mg/m², sans dépasser une dose totale de 20 mg par traitement unitaire.
·Administration hebdomadaire d'une dose faible de 20 mg/m² de surface corporelle.
Patients souffrant de troubles de la fonction hépatique
Chez les patients présentant une hyperbilirubinémie jusqu'à 51 µmol/l, la dose doit être réduite de 50%; elle doit être réduite de 75% lorsque le taux de bilirubine se situe entre 51–81 µmol/l. La doxorubicine est contre-indiquée en cas d'insuffisance hépatique grave.
Patients souffrant de troubles de la fonction rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas de troubles légers à modérés de la fonction rénale. Toutefois, les patients avec insuffisance rénale grave (ClCr <10 ml/min) ne doivent recevoir que 75% de la dose maximale.
Pédiatrie
L'utilisation chez l'enfant et l'adolescent exige une prudence particulière.

Contre-indications

Hypersensibilité à la doxorubicine, aux autres anthracyclines, aux anthracènediones ou à l'un des excipients (voir «Composition»),
dépression de la moelle osseuse préexistante;
limitation grave de la fonction hépatique;
insuffisance cardiaque sévère;
infarctus du myocarde récent;
affections aiguës du myocarde d'origine inflammatoire;
arythmies graves;
traitement par des doses cumulatives maximales de la doxorubicine et/ou par d'autres anthracyclines ou d'anthracènediones;
infections florides;
grossesse, allaitement;
hématurie.

Mises en garde et précautions

Généralités
Avant de débuter un traitement par doxorubicine, les patients doivent être rétablis des suites de la toxicité aiguë d'un traitement cytotoxique précédent (par ex. stomatite, neutropénie, thrombocytopénie et infections généralisées).
Système hématopoïétique
En raison d'une possible dépression médullaire, le nombre d'érythrocytes, de leucocytes et de thrombocytes doit être déterminé avant et pendant chaque cycle de traitement.
Une leucopénie est généralement passagère. Les valeurs les plus basses concernant les leucocytes sont atteintes 10–14 jours après le traitement. Après 21 jours environ, elles sont à nouveau dans les limites normales.
Une leucémie secondaire a été observée après un temps de latence de 1–3 ans consécutivement à un traitement par anthracyclines (y compris doxorubicine), en particulier lorsque des cytostatiques délétères pour l'ADN étaient administrés simultanément. Ce risque peut être accru en cas de traitement simultané par des facteurs de croissance hématopoïétiques ou en cas de radiothérapie.
Hépatotoxicité
Un contrôle de la fonction hépatique est recommandé avant et pendant le traitement (TGOS, TGPS, phosphatase alcaline, bilirubine); voir «Posologie/Mode d'emploi».
Fonction cardiaque
Une prudence particulière est de rigueur en ce qui concerne la cardiotoxicité associée à la doxorubicine, laquelle peut se manifester sous forme immédiate ou tardive.
Toxicité immédiate
La cardiotoxicité précoce survient de manière aiguë durant le traitement (le plus souvent 24 à 48 heures après l'instauration du traitement) et se manifeste essentiellement par des tachycardies sinusales et/ou des anomalies de l'ECG, telles que des modifications non spécifiques du segment ST. Des cas de tachyarythmies, y compris des contractions ventriculaires prématurées, une tachycardie ventriculaire et une bradycardie, ainsi que des blocs AV ou des blocs de branche gauche, ont été rapportés. Ceux-ci ne sont que rarement cliniquement pertinents et ne motivent généralement pas l'arrêt du traitement par la doxorubicine.
Toxicité tardive
La cardiotoxicité différée peut survenir plus tard au cours du traitement ou 2 à 3 mois voire même plusieurs mois ou années après la fin du traitement, sous la forme d'une cardiomyopathie. Celle-ci se manifeste par une réduction de la FEVG (fraction d'éjection ventriculaire gauche), un sous-voltage et un allongement du segment QT, et/ou sous la forme d'une insuffisance cardiaque décompensée avec des symptômes tels que dyspnée, oedème pulmonaire, oedème congestif, cardiomégalie et hépatomégalie, oligurie, ascite, épanchement pleural et rythme de galop. Des effets subaigus tels que péricardite/myocardite ont également été observés. Une insuffisance cardiaque potentiellement fatale est la forme la plus grave de cardiomyopathie induite par les anthracyclines et représente la toxicité cumulée dose-limitante de la substance.
Surveillance de la fonction cardiaque
La fonction cardiaque doit être déterminée avant le début du traitement, puis surveillée pendant toute la durée de celui-ci pour diminuer le risque d'atteinte cardiaque sévère. La surveillance de la fonction cardiaque doit être particulièrement stricte chez les patients recevant des doses cumulatives élevées ou présentant des facteurs de risque. Une cardiotoxicité peut néanmoins aussi apparaître avec de faibles doses et indépendamment de la présence ou non de facteurs de risque.
Le traitement doit être immédiatement arrêté dès les premiers signes d'un trouble de la fonction cardiaque.
Les méthodes quantitatives adéquates pour des déterminations répétées de la FEVG sont l'angiographie multiplane (multi-gated radionuclide angiography ou MUGA) ou l'échocardiographie (ECHO).
Les enfants et les adolescents sont particulièrement exposés au développement d'une cardiotoxicité tardive. Ce risque semble plus élevé chez les filles que chez les garçons. Au cours d'un suivi à long terme sur 10 ans, une insuffisance cardiaque congestive a été observée dans 5 à 10% des cas. Les patients pédiatriques ayant été traités par la doxorubicine devront donc être régulièrement surveillés dans le cadre d'un suivi à long terme.
Dose cumulée totale
Le risque d'insuffisance cardiaque décompensée augmente rapidement avec la dose cumulée totale de doxorubicine. Pour une dose cumulée de 300 mg/m², la probabilité d'apparition d'une insuffisance cardiaque sévère est d'environ 1 à 2% et elle augmente lentement jusqu'à atteindre une dose cumulée de 450–550 mg/m². Au-delà, le risque augmente très fortement. Il est donc recommandé de ne pas dépasser une dose cumulée de 550 mg/m². En calculant la dose de doxorubicine, il convient de tenir compte d'un éventuel traitement antérieur ou simultané par d'autres anthracyclines, telles que l'épirubicine, l'idarubicine, la daunorubicine ou des dérivés anthracéniques. Il y a tout lieu de penser que la toxicité de la doxorubicine s'additionne à celle d'autres anthracyclines.
Facteurs de risque
Les facteurs de risque de cardiotoxicité sont les maladies cardiovasculaires manifestes ou latentes, une irradiation médiastinale/péricardique antérieure ou simultanée, un traitement antérieur par d'autres anthracyclines ou anthracènes-diones, ainsi que l'administration simultanée de médicaments pouvant diminuer la contractilité cardiaque ou potentiellement cardiotoxiques (p.ex. trastuzumab).
Les anthracyclines, y compris la doxorubicine, ne doivent être administrées avec d'autres substances cardiotoxiques que sous surveillance simultanée étroite de la fonction cardiaque du patient. Le risque d'effet cardiotoxique des anthracyclines pourrait aussi être accru même après l'arrêt d'autres médicaments cardiotoxiques, en particulier lorsque ceux-ci présentent une longue demi-vie. La demi-vie du trastuzumab est d'environ 28,5 jours et la substance peut être présente dans le sang pendant une durée allant jusqu'à 24 semaines. Il convient donc d'éviter d'administrer un traitement par des anthracyclines pendant cette période ou de ne l'administrer que sous surveillance étroite de la fonction cardiaque.
Syndrome de lyse tumorale
La doxorubicine peut entraîner une hyperuricémie. Avant et après le début du traitement, les taux d'acide urique, de potassium, de calcium, de phosphate et de créatinine doivent être contrôlés. Une bonne hydratation, l'alcalinisation de l'urine et l'administration prophylactique d'allopurinol en vue d'éviter une hyperuricémie sont susceptibles de réduire le risque de complications potentielles de l'hyperuricémie.
Réactions au site d'injection, extravasation
L'injection dans un vaisseau de petit calibre ou l'injection répétée dans la même veine peuvent entraîner une phlébosclérose.
Une extravasation de doxorubicine pendant l'injection intraveineuse peut provoquer des douleurs locales, des lésions tissulaires graves et une nécrose. Interrompre immédiatement le traitement si des symptômes d'extravasation surviennent pendant l'injection intraveineuse.
Effet immunosuppresseur/augmentation de la susceptibilité aux infections
L'administration de vaccins vivants ou atténués chez les patients immunosupprimés par une chimiothérapie (Doxorubicin Sandoz y compris) peut provoquer des infections sévères ou fatales. Une immunisation par des vaccins vivants doit être évitée chez les patients sous Doxorubicin Sandoz. Lors de l'utilisation de vaccins inactivés ou tués, il faut tenir compte de l'éventualité d'une diminution de la protection vaccinale.
Autres médicaments
Un coma et des convulsions ont été décrits lors de l'administration concomitante de ciclosporine et de doxorubicine (voir «Interactions»).

Interactions

La doxorubicine est un substrat du cytochrome P450 CYP3A4 et CYP2D6 ainsi que de la glycoprotéine P (P-gp). Des interactions cliniquement significatives avec des inhibiteurs du CYP3A4, du CYP2D6 et/ou de la P-gp (p.ex. vérapamil) ont été décrites, lesquelles entraînent une augmentation de la concentration et des effets cliniques de la doxorubicine. Les inducteurs du CYP3A4 (p.ex. phénobarbital, phénytoïne, millepertuis) ou de la P-gp peuvent diminuer la concentration de doxorubicine.
L'administration concomitante de ciclosporine et de doxorubicine peut entraîner une augmentation de l'AUC de la doxorubicine ainsi que du doxorubicinol. Les rapports publiés dans la littérature indiquent que l'administration concomitante de ciclosporine et de doxorubicine peut provoquer une hématotoxicité plus importante et plus prolongée que l'administration de la doxorubicine seule. Un coma et des convulsions ont également été décrits lors de l'administration concomitante de ciclosporine et de doxorubicine.
La doxorubicine peut renforcer la toxicité d'autres traitements antinéoplasiques et inversement.
Selon certains rapports sur des études faites en la matière, la doxorubicine peut aggraver les cystites hémorragiques induites par la cyclophosphamide et accentuer l'hépatotoxicité induite par la mercaptopurine. Une administration concomitante ou antérieure d'autres anthracyclines, anthracènediones ou cyclophosphamide, ainsi que l'irradiation de la région cardiaque, peuvent accentuer la cardiotoxicité de la doxorubicine. Dans ces cas, la dose cumulative maximale de doxorubicine devra être diminuée (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Mises en garde et précautions»).
En cours de traitement, la fonction cardiaque doit être surveillée si l'on utilise simultanément d'autres médicaments agissant sur le coeur (par ex. antagonistes des canaux calciques).

Grossesse/Allaitement

L'expérimentation animale a montré des effets néfastes pour le foetus ou l'expérience acquise chez l'animal indique un risque foetal, bien que les risques liés à l'emploi de ce médicament dépassent largement les bénéfices possibles. Le médicament est contre-indiqué chez la femme enceinte (voir «Contre-indications»). Si un traitement s'avère nécessaire, les femmes en âge de procréer devront recourir à une méthode de contraception fiable pendant le traitement et jusqu'à 6 mois après la fin de traitement.
Parce que la doxorubicine passe dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué pendant l'utilisation de la doxorubicine.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Il est déconseillé de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines en raison de la survenue fréquente de nausées et de vomissements.

Effets indésirables

Myélodépression et cardiomyopathies sont les effets indésirables les plus graves.
Les effets indésirables sont répertoriés selon les classes d'organes et pondérés en fonction de leur degré de sévérité, en tenant compte des définitions suivantes: très fréquent (>10%), fréquent (>1% – ≤10%), occasionnel (>0,1% – ≤1%), rare (≥0,01% – ≤0,1%).
Infections
Rare: infections et septicémie.
Néoplasmes
Occasionnel: Leucémie secondaire.
Système sanguin et lymphatique
Très fréquent: leucopénie (en monothérapie avec 60 mg/m²: 80%, 15% de grade 4), thrombopénie (35%).
Neutropénie, anémie.
Système immunitaire
Très rare: anaphylaxie, choc.
Troubles endocriniens
Très rare: bouffées de chaleur.
Yeux
Rare: conjonctivite/kératite, sécrétion lacrymale.
Coeur
Occasionnel: cardiomyopathie (tachycardie sinusale, anomalies de l'ECG, tachyarythmies, bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire et bloc de branche, réduction asymptomatique de la fraction d'éjection ventriculaire gauche, insuffisance cardiaque congestive, péricardite, myocardite).
Vaisseaux
Très rare: thrombophlébite, thromboembolie, embolie pulmonaire, hémorragie.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquent: nausée et vomissement (30–40%).
Fréquent: stomatite, oesophagite.
Occasionnel: anorexie, diarrhée, douleurs abdominales, colite.
Très rare: ulcérations et nécroses du côlon, érosion de l'estomac, hyperpigmentation de la muqueuse buccale.
Foie
Fréquent: élévation des transaminases.
Peau
Très fréquent: alopécies (90–100%).
Rare: hyperpigmentation de la peau et des ongles, photosensibilité, hypersensibilité des zones cutanées préalablement irradiées («phénomène de rappel»), urticaire.
Très rare: exanthème, prurit, lésions cutanées, érythèmes à disposition acrale, syndrome mains-pieds-bouche.
Reins et voies urinaires
Fréquent: coloration rouge de l'urine, due au médicament, au cours des 1 à 2 premiers jours du traitement.
Organes de reproduction et seins
Très rare: aménorrhée, oligospermie, azoospermie.
Troubles généraux et réactions au site d'administration
Occasionnel: fièvre, frissons.
Très rare: malaise, asthénie.
Cas isolés de phlébosclérose, extravasation avec nécrose de tissu.
Valeurs biologiques
Très rare: Hyperuricémie.

Surdosage

Des doses unitaires très élevées de Doxorubicine Sandoz peuvent provoquer une dégénérescence myocardique en l'espace de 24 heures et une aplasie médullaire sévère en l'espace de 10 à 14 jours. Le traitement doit comporter des mesures de soutien et éventuellement des transfusions sanguines et un séjour en chambre stérile. Des insuffisances cardiaques ont été observées jusqu'à 6 mois après un surdosage en anthracyclines. En conséquence, les patients seront étroitement surveillés. L'apparition d'une insuffisance cardiaque nécessite son traitement selon les méthodes habituelles.

Propriétés/Effets

Code ATC: L01DB01
Isolée dans des cultures de Streptomyces peucetius var. caesius, la doxorubicine est un antibiotique de type anthracycline doté d'une action antinéoplasique.
La doxorubicine se lie à l'ADN et inhibe la synthèse des acides nucléiques en inhibant la topoisomérase II.
Il en résulte une inhibition de l'activité mitotique ainsi que l'apparition d'aberrations chromosomiques.

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique de la doxorubicine peut être décrite par un modèle à 2 ou 3 compartiments.
Distribution
La doxorubicine présente une distribution tissulaire marquée avec un volume de distribution de 700–1100 l/m². Le passage dans le liquide céphalorachidien est minime. La doxorubicine se répartit rapidement dans les ascites et y atteint des concentrations supérieures au taux plasmatique. La liaison aux protéines plasmatiques est de 50–85%.
Métabolisme
La doxorubicine est partiellement métabolisée. Le métabolite principal est le doxorubicinol actif (=adriamycinol=13-OH-doxorubicine). La métabolisation a lieu aussi bien dans le foie que de manière extrahépatique par une réductase aldo-céto NADPH-dépendante.
Elimination
L'élimination se fait principalement par la bile et les selles, à raison de 40–50% sous forme inchangée et de 23% sous forme de doxorubicinol. L'élimination rénale est minime (5–15% de la dose) et sous forme inchangée. La clairance de la doxorubicine est de 400–583 ml/min/m², la demi-vie terminale est de 17 h (métabolites 30–50 h).
Cinétique pour certains groupes de patients
Chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique, l'élimination de la doxorubicine est ralentie, ce qui conduit à une accumulation dans le plasma et les tissus.
Pédiatrie: Chez 52 enfants âgés de plus de 2 ans, la clairance était plus élevée que chez les adultes (1540 ml/min/m²). Chez 8 enfants âgés de 2 mois à 2 ans, la clairance était plus basse (813 ml/min/m²) que celle des enfants plus âgés et comparable à celle observée chez l'adulte.
Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible chez le patient ayant une limitation de la fonction rénale et chez le patient âgé. La clairance systémique est réduite chez les patients avec forte surcharge pondérale.

Données précliniques

Potentiel mutagène et cancérogène
La doxorubicine est mutagène in vitro et in vivo.
Après une administration intraveineuse unique au rat, une augmentation de la fréquence des tumeurs a été observée.
Toxicité sur la reproduction
Les effets sur les paramètres de toxicologie reproductive ont été étudiés chez le rat et le lapin. La doxorubicine a été administrée au rat femelle à raison de 0,025, 0,050 et 0,2 mg/kg i.v. par jour du 14e jour avant l'accouplement jusqu'à la période d'allaitement. Aucun effet maternotoxique n'a été observé. L'indice de fertilité du groupe de posologie moyenne et haute était diminué, mais pas de manière significative.
Les rats mâles ayant reçu de la doxorubicine aux jours 6, 16, 24 et 45 après la naissance ont subi jusqu'au 16e jour des déficiences graves au niveau des organes génitaux et de la fertilité. A partir du 24e jour, les effets sur le poids des organes génitaux et sur le nombre de spermatozoïdes étaient réversibles et aucun effet n'était reconnaissable dès le 45e jour. Chez le rat et le lapin, des effets embryotoxiques sont apparus dans le domaine posologique de 0,2 mg/kg.

Remarques particulières

Incompatibilités
Doxorubicine Sandoz ne doit pas être mélangée aux substances suivantes: héparine, dexaméthasone, fluorouracil, hydrocortisone sodium succinate, aminophylline ou céfalotine, (p.ex. dans la même poche de perfusion ou au niveau du raccord en Y de la tubulure de perfusion), car il y a risque de précipitations.
Si un traitement concomitant par ces médicaments s'avère nécessaire, il convient de rincer la tubulure entre l'administration de ces substances. Le principe actif s'hydrolyse en cas de contact prolongé avec des solutions alcalines. Doxorubicine Sandoz ne peut être mélangé qu'aux médicaments mentionnés sous «Remarques concernant la manipulation».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp.» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, à l'abri de la lumière et au réfrigérateur (2–8 °C).
La conservation de Doxorubicine Sandoz au réfrigérateur peut entraîner la formation d'un produit à consistance gélatineuse. Cet aspect disparaîtra après une durée à température ambiante (15–25 °C) de 2 à 4 heures au maximum pour redonner une solution légèrement visqueuse à complètement fluide.
Doxorubicine Sandoz ne contient pas d'agent conservateur. Après ouverture du flacon-ampoule la solution doit être utilisée immédiatement. Si nécessaire, la solution peut être conservée au maximum 24 heures au réfrigérateur (2–8 °C).
Après dilution (0,1-1 mg/ml) pour la perfusion prolongée (voir «Avertissements concernant la manipulation»), la stabilité physico-chimique a été démontrée à 2-8 °C et à température ambiante (15-25 °C) pendant 7 jours (sans protection contre la lumière).
Pour des raisons de contamination microbiologique, la solution doit être utilisée immédiatement après sa reconstitution.
Remarques concernant la manipulation
Remarques concernant les cytostatiques
Lors de la manipulation de Doxorubicine Sandoz, de la préparation de la solution injectable et de son élimination, il convient de respecter la réglementation concernant les cytostatiques.
Administration
Doxorubicine Sandoz est prêt à l'emploi et peut être utilisé immédiatement. Toutefois, amener la solution à la température ambiante avant utilisation.
La solution prête à l'emploi est injectée par voie intraveineuse en 3–10 minutes afin de réduire le risque de thrombose et d'extravasation.
Il faut à tout prix éviter une application paraveineuse. En conséquence, la position correcte de l'aiguille ou du cathéter veineux de la perfusion sera contrôlée en injectant préalablement du NaCl à 0,9%. L'aiguille ou le cathéter veineux seront rincés avec du NaCl à 0,9% après l'administration.
Doxorubicine Sandoz ne doit pas être administré par voie intramusculaire ou intrathécale.
Perfusion prolongée: pour la perfusion prolongée, la dose nécessaire pour 24 heures est mélangée à 500-1000 ml de solution de NaCl à 0,9% ou de solution de glucose à 5%. La poche de perfusion et le kit de perfusion doivent être emballés de manière à être protégés de la lumière (par exemple dans du papier aluminium).

Numéro d’autorisation

58205 (Swissmedic).

Présentation

Doxorubicine Sandoz 10 mg/5 ml: 1 flacon-ampoule (A)
Doxorubicine Sandoz 50 mg/25 ml: 1 flacon-ampoule (A)
Doxorubicine Sandoz 100 mg/50 ml: 1 flacon-ampoule (A)
Doxorubicine Sandoz 200 mg/100 ml: 1 flacon-ampoule (seulement pour des hôpitaux) (A)

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch.
Domicile
Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Mars 2012.

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