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Information professionnelle sur Suboxone®, comprimés sublinguaux:Indivior Schweiz AG
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Composition

Principes actifs
Buprenorphinum ut Buprenorphini hydrochloridum / Naloxonum ut Naloxoni hydrochloridum dihydricum.
Excipients
Un comprimé de Suboxone 2 mg/0,5 mg comprimés sublinguaux contient:
Lactosum monohydricum, Mannitolum (E421), Maydis amylum, Povidonum K30 (E1201), Acidum citricum (E330), Natrii citras (E331), Limonis et Citri aurantiifoliae gustum (continet Linaloolum, Citralum, Butylhydroxyanisolum (E320)), Acesulfamum kalicum (E950), Magnesii stearas (E470b).
Un comprimé de Suboxone 2 mg/0,5 mg comprimés sublinguaux contient 41,87 mg de lactose et 0,06 mg de sodium.
Un comprimé de Suboxone 8 mg/2 mg comprimés sublinguaux contient:
Lactosum monohydricum, Mannitolum (E421), Maydis amylum, Povidonum K30 (E1201), Acidum citricum (E330), Natrii citras (E331), Limonis et Citri aurantiifoliae gustum (continet Linaloolum, Citralum, Butylhydroxyanisolum (E320)), Acesulfamum kalicum (E950), Magnesii stearas (E470b).
Un comprimé de Suboxone 8 mg/2 mg comprimés sublinguaux contient 167,5 mg de lactose et 0,24 mg de sodium.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés sublinguaux: 2 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 0,5 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate de naloxone dihydraté) ou 8 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 2 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate de naloxone dihydraté).
Les comprimés sublinguaux ne sont pas sécables.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de substitution de la dépendance aux opioïdes dans le cadre d'une thérapeutique globale de prise en charge médicale, sociale et psychologique. La naloxone est un composant destiné à empêcher l'utilisation abusive du produit par voie intraveineuse. Le traitement de substitution est réservé aux adultes et aux adolescents de plus de 16 ans qui ont accepté d'être traités pour leur toxicomanie.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement doit se faire sous le contrôle d'un médecin expérimenté dans la prise en charge de la dépendance/l'addiction aux opioïdes.
Précautions avant l'instauration du traitement
Avant le début du traitement par Suboxone le médecin doit savoir que Suboxone se lie aux récepteurs µ en tant qu'agoniste partiel, ce qui peut déclencher un syndrome de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes. C'est pourquoi, le type de dépendance aux opioïdes (c.àd. opioïdes à durée d'action longue ou courte), l'intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d'opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes doivent être pris en compte. Afin d'éviter de précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage, l'induction avec la buprénorphine/la naloxone doit être effectuée dès l'apparition de signes objectifs et évidents de sevrage.
Chez les patients dépendants à l'héroïne et les patients dépendants aux opioïdes à courte durée d'action (tels que la codéine, l'oxycodone ou la morphine à courte durée d'action)
Le premier comprimé de Suboxone doit être pris lors de l'apparition objective des premiers signes de sevrage, mais au plus tôt 6 heures après la dernière prise d'opioïdes par le patient. Un score supérieur à 12 sur l'échelle clinique validée des symptômes de sevrage aux opioïdes (Clinical Opioid Withdrawal Scale, COWS) peut être utilisé comme valeur de référence).
Chez les patients sous méthadone, la dose de méthadone doit être réduite à une posologie maximale de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par Suboxone. La première dose de Suboxone doit être prise dès l'apparition des premiers signes de sevrage (p.ex. un score supérieur à 12 sur l'échelle COWS), et au plus tôt 24 heures après la dernière prise de méthadone par le patient. Il convient ici de tenir compte de la longue demivie de la méthadone. La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.
Un bilan de la fonction hépatique et la recherche d'une hépatite virale doivent être effectués avant de débuter le traitement. Les patients présentant une hépatite virale, et/ou présentant un trouble de la fonction hépatique courent le risque d'une détérioration hépatique accélérée. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est conseillée (voir «Mises en garde et précautions»).
Ajustement de la posologie/titration
Après l'instauration du traitement, la posologie du patient doit être ajustée aussi rapidement que possible posologie d'entretien adéquate en fonction de l'effet clinique. La dose de Suboxone administrée doit être augmentée progressivement en fonction de l'effet clinique obtenu chez chaque patient et ne doit pas dépasser la posologie maximale de 24 mg de buprénorphine par jour. La posologie doit être augmentée en fonction de la réévaluation de l'état clinique et psychologique du patient et doit se faire par paliers de 2 à 8 mg. Lors de l'instauration du traitement, une remise quotidienne de buprénorphine aux patients est recommandée.
Instauration du traitement
La dose initiale recommandée est de un à deux comprimés de Suboxone 2 mg/0,5 mg comprimé sublingual. Une dose additionnelle de un à deux comprimés de Suboxone 2 mg/0,5 mg peut être administrée le premier jour en fonction des besoins individuels du patient.
Traitement d'entretien
Après stabilisation, chez les patients fiables, une réserve suffisante de Suboxone peut être remise pour plusieurs jours de traitement. Il est recommandé de limiter la quantité de Suboxone délivrée à la quantité nécessaire pour un traitement de 7 jours ou à la quantité correspondant aux dispositions locales en vigueur.
Au cours du traitement d'entretien, il peut être nécessaire que le patient s'adapte à une nouvelle dose d'entretien à intervalles réguliers en fonction de l'évolution de ses besoins.
Passage d'une dose de Suboxone à une autre
Dans une étude de bioéquivalence, les concentrations plasmatiques maximales de buprénorphine étaient plus élevées après la prise de comprimés sublinguaux de 12 mg/3 mg par rapport à l'association d'un comprimé sublingual de Suboxone de 8 mg/2 mg et de deux comprimés sublinguaux de 2 mg/0,5 mg. Lorsque les patients passent d'un niveau de dose inférieur à un niveau de dose supérieur de Suboxone comprimés sublinguaux pour obtenir la même dose totale, l'exposition systémique de la buprénorphine peut être différente et le patient doit être surveillé pour détecter les signes de surdosage ou de sousdosage.
Administration moins fréquente qu'une fois par jour
Chez les patients dont la posologie doit être supervisée, l'administration moins fréquente qu'une fois par jour peut faciliter le traitement, ce qui ne pose pas de problème même en présence d'une dépendance concomitante à des substances activant le SNC, y compris l'alcool.
Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, normalement en l'espace de deux semaines, la posologie de Suboxone peut être réduite à une administration tous les deux jours en doublant la posologie quotidienne individuellement titrée du patient. Par exemple, un patient stabilisé recevant une dose quotidienne de 8 mg peut recevoir 16 mg un jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires. Cependant, la posologie administrée ne doit pas dépasser 24 mg par jour.
Dans certains cas, après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence de l'administration de Suboxone peut être réduite à trois administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux fois la dose quotidienne individuellement titrée du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne individuellement titrée du patient, sans traitement les jours intermédiaires. Cependant, la dose administrée les jours concernés ne doit pas dépasser 24 mg.
Ce schéma thérapeutique n'est éventuellement pas adapté aux patients nécessitant une posologie quotidienne individuellement titrée >8 mg/jour.
Le patient doit être surveillé pendant au moins 1,5 heure après la première administration multidose. Les patients prenant sporadiquement des médicaments ou des substances actives sur le SNC doivent être étroitement surveillés.
Surveillance clinique
Le traitement doit être initié sous surveillance médicale, ce qui peut conduire à une administration indépendante si la stabilité clinique du patient le permet. Au cours de l'initiation du traitement, une surveillance plus étroite est recommandée pour s'assurer de la prise sublinguale de la dose et pour observer la réponse du patient au traitement, ce qui devrait servir à une titration efficace de la dose en termes d'effet clinique.
Si le patient se stabilise pendant le traitement, des intervalles plus longs entre les évaluations du patient en fonction de l'efficacité du plan de traitement, des progrès généraux du patient et tant que le patient respecte le traitement sont appropriés.
Il est également recommandé que le nombre de prescriptions comprenne l'administration indépendante en fonction de la fréquence des visites du patient et de sa capacité à s'administrer luimême les médicaments reçus à domicile.
Durée du traitement
Après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, si le patient y consent, la posologie peut être réduite progressivement jusqu'à une posologie d'entretien plus faible; dans certains cas favorables, un arrêt de traitement peut être envisagé. La mise à disposition de comprimés sublinguaux dosés à 2 mg et 8 mg permet une diminution progressive de la posologie. Chez les patients nécessitant des posologies plus faibles de buprénorphine, des comprimés sublinguaux de buprénorphine à 0,4 mg peuvent être utilisés. Les patients doivent être surveillés après l'arrêt du traitement en raison du risque de rechute.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Les conséquences d'une altération de la fonction hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone ont été évaluées dans une étude postmarketing. Les deux principes actifs étant largement métabolisés dans le foie, on peut s'attendre à des taux plasmatiques plus élevés chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée à sévère, en comparaison avec les sujets sains. C'est pourquoi Suboxone doit être utilisé avec prudence en cas d'insuffisance hépatique. Une adaptation de la posologie doit être envisagée et les patients doivent être surveillés quant aux éventuels symptômes de sevrage aux opioïdes, de toxicité ou de surdosage causés par des concentrations élevées de buprénorphine/naloxone. Suboxone est contreindiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale, une modification de la posologie de Suboxone n'est en règle générale pas nécessaire. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (Clcr <30 ml/min), la prudence est recommandée (voir «Pharmacocinétique»).
Patients âgés
Un ajustement de la posologie n'est généralement pas nécessaire chez les patients âgés de plus de 65 ans; cependant, la buprénorphine doit être administrée avec précaution lorsque l'âge augmente.
Enfants et adolescents
L'utilisation de Suboxone est déconseillée chez les enfants de moins de 16 ans en raison de l'absence de données sur l'innocuité et l'efficacité.
Mode d'administration
Les comprimés sublinguaux de Suboxone doivent être maintenus sous la langue jusqu'à leur dissolution, qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes.
Les patients ne doivent pas mâcher ou avaler le comprimé sublingual, ni consommer de nourriture ou de boisson avant que le comprimé sublingual ne soit complètement dissous.
Le médecin doit informer le patient que la voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament.
La dose prescrite peut nécessiter le recours à des comprimés sublinguaux de Suboxone 2 mg/0,5 mg et de Suboxone 8 mg/2 mg qui peuvent être pris simultanément ou en deux fois. La seconde administration doit être prise dès que le ou les comprimés de la première prise sont dissous.
Pour des instructions posologiques spécifiques pendant les ajustements de dose, voir les rubriques Instauration du traitement, Ajustement de la posologie/titration et Traitement d'entretien.

Contre-indications

Suboxone ne doit pas être utilisé dans les cas suivants:
·hypersensibilité à la buprénorphine, à la naloxone, ou à l'un des excipients,
·insuffisance respiratoire sévère,
·insuffisance hépatique sévère,
·alcoolisme aigu ou delirium tremens,
·enfants/adolescents de moins de 16 ans.

Mises en garde et précautions

Une surveillance étroite des patients doit être effectuée lors de la substitution de la buprénorphine ou de la méthadone par Suboxone car l'apparition de symptômes de sevrage a été rapportée.
Utilisation non conforme et abus
L'utilisation non conforme fait référence à l'introduction de la buprénorphine sur le marché illicite soit par des patients, soit par des individus qui volent le médicament à des patients ou dans des pharmacies. Cette utilisation illégale peut créer une nouvelle catégorie de personnes dépendantes qui abusent de la buprénorphine en l'utilisant comme stupéfiant principal, ce qui est associé à des risques de surdosage, de propagation d'infections virales ou d'infections locales et systémiques transmises par voie sanguine, de dépression respiratoire et d'atteinte hépatique.
Un traitement sousoptimal par la buprénorphine/naloxone peut conduire à un abus du médicament par le patient, ce qui peut entraîner un surdosage ou l'arrêt du traitement. Un patient recevant une dose insuffisante de buprénorphine/naloxone pourrait réagir en continuant à gérer les symptômes de sevrage non contrôlés avec des opioïdes, de l'alcool ou d'autres sédatifs/hypnotiques, en particulier des benzodiazépines.
Les cliniciens doivent prendre en compte le risque d'abus et d'utilisation abusive (p.ex. l'administration i.v.), surtout au début du traitement.
Afin de réduire le risque d'utilisation non conforme et d'abus, les médecins doivent prendre les précautions qui s'imposent lorsqu'ils prescrivent et remettent de la buprénorphine. C'est pourquoi il ne faut pas prescrire plusieurs doses simultanément durant la phase précoce du traitement et effectuer des consultations de suivi pour la surveillance clinique adaptées aux besoins du patient.
L'association de buprénorphine et de naloxone dans Suboxone vise à minimiser les utilisations non conformes ou l'abus de buprénorphine. Comme la présence de naloxone dans le comprimé combiné précipite l'apparition du syndrome de sevrage chez les individus dépendants à l'héroïne, à la méthadone, ou à tout autre agoniste complet, la probabilité que Suboxone fasse l'objet d'une utilisation abusive par voie intraveineuse est vraisemblablement réduite.
Dépression respiratoire
Des cas de décès par dépression respiratoire ont été observés, particulièrement lorsque la buprénorphine a été utilisée en association avec des benzodiazépines (voir «Interactions»), lors de l'administration de doses élevées de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux opioïdes et qui ne tolèrent pas leurs effets ou lorsque la buprénorphine n'a pas été utilisée conformément à l'information professionnelle.
Des décès ont été rapportés en relation avec l'administration concomitante de buprénorphine et d'autres dépresseurs du système nerveux central (voir «Interactions»).
L'association buprénorphine/naloxone peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants qui l'ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Il convient de protéger les enfants d'une exposition.
Les patients doivent être avertis de conserver les emballages thermoformés à un endroit sûr, de ne jamais ouvrir l'emballage thermoformé à l'avance, de conserver les emballages thermoformés hors de la portée des enfants et des autres membres du ménage et de ne jamais prendre ce médicament devant des enfants.
Un service d'urgence doit être immédiatement contacté en cas d'ingestion accidentelle ou de suspicion d'ingestion.
Suboxone doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d'asthme bronchique ou d'insuffisance respiratoire (telle qu'une maladie pulmonaire obstructive chronique, un cœur pulmonaire, une diminution de la réserve respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (déformation de la colonne vertébrale pouvant entraîner une détresse respiratoire)).
Les patients présentant des facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques doivent être surveillés et une réduction de la dose doit être envisagée.
Troubles respiratoires du sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires du sommeil, notamment l'apnée centrale du sommeil (ACS) et l'hypoxémie du sommeil. Le risque d'ACS augmente en fonction de la dose d'opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.
Effet dépresseur sur le SNC
Suboxone peut entraîner une obnubilation, en particulier en cas de prise concomitante avec de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines, tranquillisants, sédatifs ou hypnotiques) (voir «Interactions» et «Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines»).
Les patients auxquels on administre de la buprénorphine en même temps que d'autres analgésiques opioïdes, des anesthésiques généraux, des antihistaminiques, des benzodiazépines, des phénothiazines ou d'autres tranquillisants, des sédatifs/hypnotiques ou d'autres dépresseurs du SNC (y compris l'alcool) peuvent présenter une dépression accrue du SNC. Si une telle association thérapeutique est envisagée, il est extrêmement important que la dose de l'une ou des deux substances soit réduite à la dose efficace la plus faible.
Dépendance:
La buprénorphine est un agoniste partiel agissant au niveau du récepteur opiacé μ (mu) et la prise prolongée entraîne une dépendance de type opioïde, mais moins qu'avec un agoniste complet (p.ex. la morphine). Le syndrome de sevrage est plus faible qu'avec un agoniste complet et peut être retardé.
L'interruption brutale du traitement n'est pas recommandée car elle peut entraîner un syndrome de sevrage dont les premiers signes peuvent apparaître plus tard.
Des études chez l'animal ainsi que l'expérience clinique ont démontré que la buprénorphine peut provoquer une dépendance, mais à un degré moindre que celle provoquée par les agonistes complets tels que la morphine.
Hépatite et atteintes hépatiques
Des cas d'atteinte hépatique aiguë ont été rapportés chez les toxicomanes dépendants aux opioïdes, à la fois au cours des études cliniques et dans les rapports établis sur les effets indésirables survenus après la commercialisation. Les anomalies observées vont d'une élévation transitoire asymptomatique des transaminases hépatiques à des cas d'insuffisance hépatique, d'hépatite cytolytique, de nécrose hépatique, de syndrome hépatorénal, d'encéphalopathie hépatique et de décès. Dans de nombreux cas, la présence d'un dysfonctionnement mitochondrial préexistant (maladie génétique), d'anomalies des enzymes hépatiques, d'une infection par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, d'abus d'alcool, d'anorexie, d'une utilisation concomitante d'autres médicaments potentiellement hépatotoxiques ou la persistance d'un abus de drogues par voie intraveineuse ont pu être responsables ou ont pu contribuer à l'atteinte hépatique.
Les patients qui ont été testés positifs pour une hépatite virale, qui prennent d'autres médicaments concomitants (voir «Interactions»), et/ou qui sont atteints d'une insuffisance hépatique existante sont plus à risque de subir des lésions hépatiques. Ces facteurs sousjacents doivent être pris en compte avant la prescription de Suboxone et au cours du traitement (voir «Posologie/Mode d'emploi»). En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être effectué. En fonction des résultats obtenus, le traitement pourra être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition de symptômes de sevrage et d'éviter le retour à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite de traitement, il faudra surveiller étroitement la fonction hépatique.
Précipitation du sevrage
Lors de l'initiation d'un traitement par la buprénorphine, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la buprénorphine. La buprénorphine peut précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage aux opioïdes chez les patients dépendants aux opioïdes, si le traitement est administré moins de 6 heures après la dernière utilisation d'héroïne ou d'un autre opioïde à durée d'action courte, ou s'il est administré moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Afin d'éviter de précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage, l'induction du traitement par buprénorphine/naloxone doit être effectuée dès l'apparition de signes objectifs de sevrage. Un score >12 sur l'échelle COWS peut être utile comme valeur de référence (voir «Posologie/Mode d'emploi»). L'apparition d'un syndrome de sevrage peut aussi être associée à un sousdosage.
Le risque d'apparition d'effets indésirables graves, tels qu'un surdosage ou un abandon du traitement, est supérieur si le patient reçoit une dose insuffisante de Suboxone et s'il continue à gérer luimême ses symptômes de sevrage avec des opioïdes, de l'alcool ou d'autres sédatifs hypnotiques, en particulier des benzodiazépines.
Insuffisance hépatique
Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, la métabolisation de la buprénorphine par le foie peut être réduite et entraîner une augmentation des taux plasmatiques de buprénorphine. C'est pourquoi Suboxone doit être utilisé avec précaution et une réduction de la dose de buprénorphine/naloxone peut s'avérer nécessaire (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Suboxone est contreindiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Insuffisance rénale
L'élimination rénale peut être retardée car 30% de la dose administrée est éliminée par voie rénale. Les métabolites de la buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Pharmacocinétique»).
Mises en garde générales relatives à l'administration des opioïdes
·La buprénorphine peut déclencher une hypotension orthostatique chez les patients traités de façon ambulatoire.
·La buprénorphine peut augmenter la pression du liquide cérébrospinal, ce qui peut provoquer des crises épileptiques. C'est la raison pour laquelle les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une blessure à la tête, des lésions intracrâniennes ou d'autres conditions pouvant induire une augmentation de la pression du liquide cérébrospinal, ainsi que chez les patients ayant des antécédents de crises épileptiques.
·La buprénorphine doit être utilisée avec précaution chez les patients atteints d'hypotension, d'hypertrophie de la prostate ou de sténose urétrale.
·Un myosis induit par des opioïdes ou des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur en tant que symptôme d'une maladie peuvent interférer avec l'évaluation du patient ou compliquer le diagnostic ou l'évolution clinique d'une maladie concomitante.
·La buprénorphine doit être utilisée avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d'hypothyroïdie ou d'insuffisance corticosurrénale (par ex. maladie d'Addison).
·Il s'est avéré que la buprénorphine peut être responsable d'une augmentation de la pression intracholédocienne et doivent donc être utilisés avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.
·La buprénorphine doit être administrée avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.
·La buprénorphine doit être administrée avec précaution en cas de psychose toxique.
Syndrome sérotoninergique
L'administration concomitante de Suboxone et d'autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir «Interactions»).
Si un traitement concomitant avec d'autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d'observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l'instauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l'état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastrointestinaux.
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.
Suboxone contient du lactose. Les patients atteints de la rare intolérance héréditaire au galactose, de déficit en lactase ou de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient un agent aromatisant à base de linalol et de citral. Le linalol et le citral peuvent provoquer des réactions allergiques. Outre les réactions allergiques chez les patients sensibilisés, les patients non sensibilisés peuvent être sensibilisés.
Suboxone contient de butylhydroxyanisole. Il peut provoquer des réactions locales (p.ex. dermatite de contact) ou une irritation des yeux et des muqueuses.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé sublingual, c'estàdire qu'il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Inducteurs enzymatiques
Inducteurs du CYP3A4
L'utilisation concomitante d'inducteurs du CYP3A4 et de la buprénorphine peut réduire les concentrations plasmatiques de buprénorphine et rendre potentiellement sousoptimal le traitement de la dépendance aux opioïdes par la buprénorphine. Une surveillance étroite est recommandée chez les patients traités par Suboxone en association avec des inducteurs du CYP3A4 (par ex. phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne et rifampicine). La posologie de la buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 doit le cas échéant être ajustée en conséquence.
Inhibiteurs enzymatiques
Inhibiteurs du CYP3A4
Les patients traités par Suboxone en association avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 doivent être étroitement surveillés. Une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré une augmentation de la Cmax et de l'ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (respectivement d'environ 50% et 70%) et, dans une moindre mesure, de la norbuprénorphine. Les inhibiteurs du CYP3A4 sont par exemple les inhibiteurs de la protéase du VIH tels que ritonavir, nelfinavir ou indinavir, antibiotiques macrolides ou antifongiques azolés tels que kétoconazole ou itraconazole).
Autres interactions
Alcool
L'alcool renforce l'effet sédatif de la buprénorphine. Suboxone ne doit pas être pris en association avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l'alcool (voir «Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines»).
Effet d'autres médicaments sur Suboxone
Suboxone doit être utilisé avec prudence en cas d'association avec:
Benzodiazépines
Cette association peut entraîner le décès par dépression respiratoire d'origine centrale. Par conséquent, les patients qui se voient prescrire cette association doivent être étroitement surveillés et il convient d'éviter cette association en cas de risque d'utilisation abusive. Les patients doivent être avertis qu'il est extrêmement dangereux de prendre des benzodiazépines non prescrites en même temps que ce médicament. Les patients doivent également être informés que les benzodiazépines ne doivent pas être prises avec ce médicament, sauf indication contraire de leur médecin (voir «Mises en garde et précautions»).
Autres dépresseurs du système nerveux central
L'association de dépresseurs du système nerveux central et de buprénorphine renforce la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Exemples de dépresseurs du système nerveux central: autres opioïdes (par ex. méthadone, analgésiques et antitussifs), certains antidépresseurs, antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, anxiolytiques autres que benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées.
Analgésiques opioïdes
Les propriétés analgésiques d'autres opioïdes (tels que la méthadone ou les analgésiques de niveau III) peuvent être réduites chez les patients traités par la buprénorphine pour une dépendance aux opioïdes. Une analgésie adéquate peut être difficile à obtenir lorsque l'on administre un opioïde agoniste complet chez des patients recevant l'association buprénorphine/naloxone. Inversément, le risque de surdosage doit être envisagé lorsque les doses d'un agoniste complet sont plus élevées que d'habitude comme la méthadone ou les analgésiques de niveau II, en particulier lorsque l'on essaye de surmonter l'effet agoniste partiel de la buprénorphine ou lorsque les concentrations plasmatiques de la buprénorphine diminuent.
Les patients nécessitant un traitement analgésique et un traitement de la dépendance aux opioïdes sont mieux pris en charge par des équipes pluridisciplinaires, comprenant des experts de la prise en charge de la douleur ainsi que du traitement de la dépendance aux opioïdes (voir également «Sevrage accéléré»).
Naltrexone et autres antagonistes opioïdes
La naltrexone est un antagoniste des opioïdes pouvant bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. Il faut absolument renoncer à une coadministration pendant un traitement par buprénorphine/naloxone en raison de l'interaction potentiellement dangereuse qui peut précipiter l'apparition brutale de symptômes de sevrage prolongés et intenses aux opioïdes.
Médicaments sérotoninergiques
Les médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir «Mise en garde et précautions»).
À ce jour, aucune interaction notable n'a été observée avec la cocaïne, produit le plus fréquemment associé aux opiacés chez les polytoxicomanes.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Les expérimentations animales effectuées chez le rat et le lapin ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»).
Suboxone ne doit être administré pendant la grossesse que lors que le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.
Troisième trimestre
En fin de grossesse, la buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveauné, même si la durée d'administration est courte. L'administration à long terme de buprénorphine au cours des trois derniers mois de la grossesse peut provoquer l'apparition d'un syndrome de sevrage chez le nouveauné (par ex. hypertension, tremblement du nouveauné, agitation néonatale, myoclonie ou convulsions). Le syndrome apparaît généralement avec une latence de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance.
En raison de la longue demivie de la buprénorphine, une surveillance de l'enfant à naître pendant plusieurs jours en fin de grossesse doit être envisagée afin de prévenir le risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveauné.
Allaitement
On ignore si la naloxone est excrétée dans le lait maternel chez la femme. La buprénorphine et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Des études chez le rat ont révélé que la buprénorphine inhibe la lactation. L'allaitement doit être interrompu si le traitement s'avère absolument nécessaire.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Suboxone peut affecter l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines lorsqu'il est utilisé chez des patients dépendants aux opioïdes.
Suboxone peut entraîner une somnolence, une obnubilation, ou des troubles de la pensée, en particulier lors de l'initiation du traitement et de l'ajustement de la posologie. Cet effet peut être augmenté s'il est pris en même temps que de l'alcool ou des sédatifs à effet dépresseur central (voir «Mises en garde et précautions»).
Les patients ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser de machines tant qu'ils ne savent pas avec certitude si Suboxone compromet ou non de telles activités.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables liés au traitement rapportés le plus fréquemment lors des études cliniques relatives à l'autorisation du médicament menées avec Suboxone, ont été la constipation et les symptômes généralement associés à un sevrage (à savoir insomnie, céphalées, nausées, hyperhidrose et douleurs). Certains cas rapportés de crises épileptiques, vomissements, diarrhée et valeurs élevées des tests de la fonction hépatique ont été classés comme graves.
Chez les patients présentant une pharmacodépendance manifeste, des symptômes de sevrage peuvent survenir comme ceux ressentis avec la naloxone lors de la première administration de Suboxone.
Liste des effets indésirables
Le tableau 1 récapitule les effets indésirables liés au traitement rapportés dans les études cliniques relatives à l'autorisation du médicament au cours desquelles 342 patients sur 472 (72,5%) ont signalé des effets indésirables.
Ces effets sont présentés par système d'organes et par fréquence (très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), et occasionnels (<1/100, ≥1/1'000)).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 1: Effets indésirables liés au traitement signalés dans les études cliniques avec la buprénorphine/naloxone

Infections et infestations

Fréquents:

infection, grippe, pharyngite, rhinite

Occasionnels:

infection du tractus urinaire, infection vaginale

Affections hématologiques et du système lymphatique

Occasionnels:

anémie, leucopénie, lymphadénopathie, leucocytose, thrombopénie

Affections du système immunitaire

Occasionnels:

hypersensibilité

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Occasionnels:

hyperglycémie, hyperlipidémie, hypoglycémie, appétit diminué

Affections psychiatriques

Très fréquents:

insomnie (14%)

Fréquents:

anxiété, pensées anormales, dépression, rêves anormaux, diminution de la libido

Occasionnels:

rêves anormaux, agitation, apathie, dépersonnalisation, pharmacodépendance, euphorie, hostilité nervosité,

Affections du système nerveux

Très fréquents:

céphalées (36%)

Fréquents:

hypertonie, migraine, paresthésies, vertiges, somnolence

Occasionnels:

amnésie, hyperkinésie, convulsions, trouble du langage, tremblements

Affections oculaires

Fréquents:

amblyopie, troubles de l'écoulement des larmes

Occasionnels:

conjonctivite, myosis

Affections cardiaques

Occasionnels:

angine de poitrine, bradycardie, infarctus du myocarde, palpitations, tachycardie

Affections vasculaires

Fréquents:

hypertension, vasodilatation

Occasionnels:

hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents:

augmentation de la toux

Occasionnels:

asthme bronchique, dyspnée, bâillements

Affections gastrointestinales

Très fréquents:

constipation (12%), nausées (15%)

Fréquents:

douleurs abdominales, diarrhée, dyspepsie, vomissements, flatulence

Occasionnels:

ulcérations buccales, modification de la couleur de la langue

Affections de la peau et du tissu souscutané

Très fréquents:

hyperhidrose (14%)

Fréquents:

éruption cutanée, prurit, urticaire

Occasionnels:

acné, alopécie, dermatite exfoliative, sécheresse cutanée, masse cutanée

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Fréquents:

arthralgies, spasmes musculaires, myalgies, dorsalgies

Occasionnels:

arthrite

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquents:

urines anormales

Occasionnels:

albuminurie, dysurie, hématurie, calculs rénaux, rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Occasionnels:

dysfonction érectile, aménorrhée, éjaculation anormale, ménorragies, métrorragies

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquents:

syndrome de sevrage (25%)

Fréquents:

blessure accidentelle, asthénie, fièvre, malaise, œdème périphérique, douleurs, frissons, douleurs thoraciques

Occasionnels

coup de chaleur, hypothermie

Investigations

Fréquents:

tests anormaux de la fonction hépatique, perte de poids

Occasionnels:

créatininémie élevée

Effets indésirables après commercialisation
Les effets indésirables les plus fréquemment signalés après la commercialisation sont énumérés cidessous. La liste comprend les événements qui ont été mentionnés dans au moins 1% des rapports par des professionnels de santé et dont l'association avec le traitement a été classée comme au moins possible. Ces effets figurent par système d'organes.
Tableau 2: Notifications spontanées d'effets indésirables après la commercialisation

Affections psychiatriques

anxiété

Affections du système nerveux

céphalées

Affections gastrointestinales

nausées, vomissements

Affections de la peau et du tissu souscutané

éruption cutanée,
urticaire,
hyperhidrose

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

syndrome de sevrage,
syndrome de sevrage néonatal,
œdème périphérique

Description d'effets indésirables sélectionnés
Résumé d'effets indésirables supplémentaires signalés après la commercialisation, considérés comme graves ou significatifs pour une autre raison, et dont certains n'ont éventuellement été observés que lors du traitement de la dépendance aux opioïdes par la buprénorphine seule:
·en cas d'usage abusif du médicament et d'utilisation erronée, des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite), une hépatite aiguë potentiellement grave une pneumonie, une endocardite, et d'autres infections graves ont été décrites (voir «Mises en garde et précautions»).
·Une dépression respiratoire s'est produite. Des décès dus à une dépression respiratoire ont été décrits, notamment lors de l'utilisation combinée de la buprénorphine avec des benzodiazépines (voir «Interactions») ou lorsque la buprénorphine n'était pas utilisée conformément à l'information professionnelle. Des décès ont également été rapportés en lien avec l'utilisation concomitante de buprénorphine et d'autres dépresseurs du système nerveux central, tels que l'alcool ou d'autres opioïdes (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
·Des cas de bronchospasme, de dépression respiratoire, d'angioœdème et de choc anaphylactique ont été rapportés (voir «Contre-indications»).
·des cas d'élévation des transaminases hépatiques, d'hépatite, d'hépatite aiguë, d'hépatite cytolytique, d'ictère, de syndrome hépatorénal, d'encéphalopathie hépatique et de nécrose hépatique sont survenus (voir «Mises en garde et précautions»).
·un syndrome de sevrage néonatal a été rapporté chez les nouveaunés dont les mères ont reçu de la buprénorphine durant la grossesse. Ce syndrome peut être plus léger et plus long que celui induit par les agonistes opioïdes μ complets à courte durée d'action. Le type de syndrome peut varier en fonction de l'historique de la consommation de drogues de la mère (voir «Grossesse/Allaitement»).
·hallucinations, hypotension orthostatique, syncopes et vertiges ont été rapportés (voir «Mises en garde et précautions»).
La notification d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéficerisque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
Les signes et symptômes d'un effet excessif de la buprénorphine sont les troubles tels que «se sentir bizarre», de mauvaises capacités de concentration, une somnolence et éventuellement des vertiges en position debout. Le symptôme principal nécessitant une intervention est la dépression respiratoire car elle peut entraîner un arrêt respiratoire et la mort. Les premiers signes d'un surdosage aigu peuvent entre autres être la somnolence, l'amblyopie, le myosis, l'hypotension, les nausées, les vomissements et/ou les troubles du langage.
Traitement
Dans le cas d'un surdosage, des mesures de soutien générales doivent être mises en œuvre, entre autres la surveillance étroite de l'état respiratoire et cardiaque du patient. Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en place. La libération des voies aériennes supérieures ainsi qu'une ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées. Le patient doit être transféré dans une unité disposant de tous les moyens de réanimation nécessaires.
Si le patient vomit, des précautions doivent être prises afin d'éviter une bronchoaspiration.
L'utilisation d'un antagoniste opioïde (à savoir la naloxone) est recommandée malgré l'effet modeste qu'il peut exercer dans la suppression de la dépression respiratoire induite par la buprénorphine comparé à son effet en présence d'agonistes opioïdes complets.
En cas d'utilisation de naloxone, la longue durée d'action de Suboxone doit être prise en compte lors de la détermination de la durée du traitement et de la surveillance médicale nécessaires pour supprimer les effets du surdosage. La naloxone est éliminée plus rapidement que la buprénorphine, ce qui peut entraîner une réapparition des symptômes de surdosage de la buprénorphine qui ont préalablement été contrôlés par la naloxone. Une perfusion continue peut par conséquent s'avérer nécessaire. Si celleci n'est pas possible, une administration répétée de naloxone peut être requise. Les doses initiales de naloxone peuvent atteindre 2 mg au maximum et être répétées toutes les 2 à 3 minutes jusqu'à l'obtention d'une réponse satisfaisante, sans dépasser une dose de départ de 10 mg. Les débits de perfusion doivent être adaptés à la réponse du patient.

Propriétés/Effets

Code ATC
N07BC51
Mécanisme d'action
La buprénorphine est un agoniste partiel/antagoniste qui se fixe aux récepteurs opioïdes μ (mu) et κ (kappa) du cerveau.
La naloxone exerce un effet antagoniste sur les récepteurs opioïdes δ (delta), κ (kappa) et avec une très haute affinité sur les récepteurs opioïdes μ (mu).
L'efficacité de la buprénorphine dans le traitement de substitution des opioïdes est attribuée à sa liaison lentement réversible aux récepteurs opioïdes μ qui, sur une période prolongée, peut considérablement réduire le besoin en drogues des patients toxicomanes.
En raison de son effet agoniste partiel/antagoniste, la buprénorphine possède une marge de sécurité relativement large, ce qui limite les effets dépresseurs, en particulier sur les fonctions cardiaque et respiratoire.
Lorsque la buprénorphine/naloxone est administrée par voie sublinguale aux posologies habituelles à des patients présentant un syndrome de sevrage aux opioïdes, la naloxone n'expose qu'à peu ou pas d'effets pharmacologiques en raison de sa mauvaise absorption et de son métabolisme presque complet lors du premier passage. En cas d'administration intraveineuse à des personnes dépendantes aux opioïdes, la présence de naloxone dans Suboxone provoque des effets antagonistes opioïdes marqués immédiats ainsi qu'un syndrome de sevrage aux opioïdes, dissuadant ainsi d'une utilisation abusive du produit par voie intraveineuse.
Pharmacodynamique
Les études de pharmacologie clinique qui ont évalué les effets agonistes opioïdes de la buprénorphine administrée par voie sublinguale en comparaison avec ceux d'agonistes complets tels que la méthadone et l'hydromorphone montrent que la buprénorphine administré par voie sublinguale exerce des effets agonistes opioïdes typiques, limités par un effet plafond.
La buprénorphine provoque une réaction de type opioïde dosedépendante chez les personnes dépendantes aux opioïdes pour tous les paramètres testés, y compris l'humeur positive, l'«effet positif» et la dépression respiratoire; il y a toutefois eu une saturation pour les doses plus élevées, à partir desquelles la buprénorphine n'a plus développé d'effet supplémentaire, contrairement aux agonistes complets qui ont toujours développé l'effet le plus important aux doses les plus élevées.
Les effets sur le système cardiovasculaire et les voies respiratoires ainsi que les effets subjectifs de la buprénorphine ont également été examinés chez des personnes dépendantes aux opioïdes qui ont reçu 12 mg par voie sublinguale ou jusqu'à 16 mg par voie intraveineuse. En comparaison avec le placebo, il n'y a pas eu de différences statistiquement significatives entre les conditions de traitement en ce qui concerne la tension artérielle moyenne, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la saturation en O2 et la température cutanée au cours du temps. La tension artérielle systolique a été significativement plus élevée et le diamètre pupillaire significativement plus petit que dans le groupe placebo.
Efficacité clinique
Les données concernant l'efficacité et la sécurité de Suboxone proviennent principalement d'une étude clinique d'une durée d'un an qui a eu pour but de comparer l'administration randomisée, en double aveugle, de comprimés de Suboxone, de buprénorphine et de placebo sur une période de 4 semaines, suivie d'une étude de sécurité de Suboxone pendant 48 semaines. Dans cette étude, 326 sujets héroïnodépendants ont été randomisés soit dans le bras Suboxone (16 mg de buprénorphine et 4 mg de naloxone), soit dans le bras buprénorphine (16 mg), soit dans le bras placebo. Chez les sujets randomisés dans les bras traités, le traitement a été débuté par un comprimé à 8 mg de buprénorphine au jour 1, suivi de 16 mg (2 comprimés à 8 mg) de buprénorphine au jour 2. Au jour 3, le traitement des sujets randomisés dans le bras Suboxone a été substitué par le traitement avec les comprimés combinés. Les sujets se sont rendus chaque jour à la clinique (du lundi au vendredi) pour recevoir leur dose et pour effectuer une évaluation de l'efficacité. Des doses à prendre à domicile ont été remises aux patients pour les weekends. L'objectif principal de l'étude était de comparer individuellement l'efficacité de la buprénorphine et de Suboxone par rapport au placebo.
Le pourcentage de prélèvements urinaires, effectués trois fois par semaine, qui se sont révélés négatifs pour les opioïdes ne faisant pas partie de l'étude a été statistiquement significativement plus élevé aussi bien dans le bras Suboxone versus placebo (p <0,0001) que dans le bras buprénorphine versus placebo (p <0,0001).
Dans une étude parallèle chez des sujets volontaires non dépendants aux opioïdes, les effets pharmacodynamiques de la buprénorphine (n=4) en comparaison avec ceux de la méthadone (n=5) ont été examinés en double aveugle. Les doses uniques croissantes suivantes ont été comparées: une solution de buprénorphine administrée par voie sublinguale (1, 2, 4, 8, 16, ou 32 mg) et de la méthadone administrée par voie orale (15, 30, 45 ou 60 mg). Cette étude a prouvé l'effet de saturation («ceiling effect») de la buprénorphine chez l'être humain. Pour tous les paramètres mesurés, il y a eu une dose plafond audelà de laquelle aucune augmentation supplémentaire de l'efficacité n'a été observée. En ce qui concerne la dépression respiratoire, la buprénorphine a entraîné une diminution maximale de la fréquence respiratoire d'environ quatre respirations par minute à des doses supérieures ou égales à 4 mg. Cette diminution de la fréquence respiratoire n'a nécessité aucune intervention médicale. La saturation en oxygène a été réduite de 98% en condition placebo à un minimum compris entre 95 et 96% après les doses de buprénorphine de 8, 16 et 32 mg. L'effet maximal sur la majorité des paramètres liés à l'euphorie (par exemple le besoin en médicament («drug liking»), les effets considérés comme agréables («good effects»), l'évaluation au moyen d'une échelle verbale («agonist adjective rating», à savoir l'évaluation d'adjectifs pour l'effet agoniste)) a été atteint avec des doses comprises entre 8 et 16 mg.
Dans le cadre d'une étude en double aveugle, en double placebo, en groupes parallèles, comparant une solution éthanolique de buprénorphine à un contrôle actif avec un agoniste complet, 162 patients ont été randomisés pour recevoir une solution éthanolique de buprénorphine sublinguale à une dose de 8 mg/jour (une dose correspondant à peu près à une dose de 12 mg/jour de Suboxone) ou deux doses relativement faibles de contrôle actif (l'une d'elles étant suffisamment faible pour servir d'alternative au placebo) pendant une phase d'induction de 3 à 10 jours, suivies d'une phase d'entretien de 16 semaines et d'une phase de détoxification de 7 semaines. La dose d'entretien de buprénorphine a été atteinte au jour 3; la titration de la dose du contrôle actif a été réalisée plus lentement. En se basant sur les patients restés sous traitement et sur le pourcentage de prélèvements urinaires négatifs aux opioïdes non inclus dans l'étude, réalisés trois fois par semaine, la buprénorphine s'est révélée plus efficace que la dose faible du produit contrôle en ce qui concerne la poursuite du traitement par les héroïnomanes et la réduction de leur consommation d'opioïdes pendant le traitement. Bien que l'équivalence n'ait pas été démontrée, l'efficacité de 8 mg de buprénorphine par jour a correspondu à celle de la dose modérée du contrôle actif.

Pharmacocinétique

Absorption
Buprénorphine
Administrée par voie orale, la buprénorphine subit un métabolisme de premier passage avec une Ndésalkylation et une glycuroconjugaison dans l'intestin grêle et dans le foie. L'administration de ce médicament par voie orale est donc inappropriée.
Le pic de concentration plasmatique est obtenu 90 minutes après l'administration sublinguale. Les concentrations plasmatiques de buprénorphine ont augmenté avec la dose de Suboxone administrée par voie sublinguale. La Cmax et l'ASC de la buprénorphine ont augmenté avec la dose (dans l'intervalle de 4 à 16 mg), bien que l'augmentation de ces paramètres n'ait pas été proportionnelle à l'augmentation de la dose mais inférieure.

Paramètres pharmacocinétiques

Suboxone 4 mg

Suboxone 8 mg

Suboxone 16 mg

Cmax · ng/ml

1,84 (39)

3,0 (51)

5,95 (38)

ASC0-48
Heure · ng/ml

12,52 (35)

20,22 (43)

34,89 (33)

Les valeurs indiquées dans le tableau correspondent aux moyennes et, entre parenthèses, aux coefficients de variation en %.
Naloxone
Après administration intraveineuse, la naloxone est distribuée rapidement (demivie de distribution d'environ 4 minutes). Après administration orale, la naloxone est à peine détectable dans le plasma; après administration sublinguale de Suboxone, les concentrations plasmatiques de naloxone sont faibles et diminuent rapidement.
Distribution:
Buprénorphine
L'absorption de la buprénorphine est suivie d'une phase de distribution rapide (demivie de distribution de 2 à 5 heures).
Naloxone
Voir «Absorption».
Métabolisme
Buprénorphine
La buprénorphine est métabolisée par 14-Ndésalkylation et glycuroconjugaison de la molécule mère et du métabolite désalkylé. Les données cliniques confirment que le CYP3A4 est responsable de la Ndésalkylation de la buprénorphine. La Ndésalkylbuprénorphine est un agoniste opioïde μ (mu) de faible activité intrinsèque.
Naloxone
La naloxone est métabolisée dans le foie, principalement par glycuronoconjugaison, et est éliminée dans les urines.
Élimination
Buprénorphine
L'élimination de la buprénorphine est bi- ou triexponentielle et la demivie d'élimination plasmatique moyenne est de 32 heures. La buprénorphine est éliminée dans les fèces après excrétion biliaire des métabolites glucuroconjugués (70%), le reste étant éliminé dans les urines.
Naloxone
La naloxone a une demivie moyenne de 1,2 heure.
Linéarité/non-linéarité
Les valeurs de la Cmax et de l'ASC de la buprénorphine augmentent linéairement avec la dose (4 mg-16 mg), bien que l'augmentation ne soit pas directement proportionnelle à la dose.
Cinétique pour certains groupes de patients:
Troubles de la fonction hépatique:
L'élimination hépatique joue un rôle relativement important (environ 70%) dans la clairance totale de Suboxone. La durée d'action de la buprénorphine peut être prolongée chez les sujets présentant une diminution de la clairance hépatique. Une posologie initiale de Suboxone plus basse et une adaptation posologique prudente peuvent être nécessaires chez les patients présentant un trouble léger à modéré de la fonction hépatique.
Suboxone ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir «Contreindications»).
Le tableau 3 résume les résultats d'une étude clinique dans laquelle les concentrations de buprénorphine et de naloxone ont été déterminées chez des sujets sains et des sujets présentant différents degrés d'insuffisance hépatique après administration de Suboxone 2 mg/0,5 mg.
Tableau 3: Effet de l'insuffisance hépatique sur les paramètres pharmacocinétiques de la buprénorphine et de la naloxone après administration de Suboxone (variation par rapport aux sujets sains)

Paramètres pharmacocinétiques

Insuffisance hépatique légère (Child-Pugh de classe A)
(n=9)

Insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh de classe B)
(n=8)

Insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh de classe C)
(n=8)

Buprénorphine

Cmax

1,2 fois supérieure

1,1 fois supérieure

1,7 fois supérieure

ASCdéfini

Comme le contrôle

1,6 fois supérieure

2,8 fois supérieure

Naloxone

Cmax

Comme le contrôle

2,7 fois supérieure

11,3 fois supérieure

ASCdéfini

0,2 fois inférieure

3,2 fois supérieure

14,0 fois supérieure

Globalement, l'exposition plasmatique à la buprénorphine était environ 3 fois plus élevée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère alors que l'exposition plasmatique à la naloxone était 14 fois plus élevée. Les comprimés sublinguaux de Suboxone doivent être administrés avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée. Suboxone est contreindiqué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère.
Troubles de la fonction rénale
L'élimination rénale joue un rôle relativement peu important (environ 30%) dans la clairance totale de Suboxone. Aucune modification de la posologie basée sur la fonction rénale n'est requise mais la prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.
Patients âgés
Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible chez les patients âgés.

Données précliniques

Mutagénicité
L'association de chlorhydrate de buprénorphine et de chlorhydrate de naloxone (4:1) ne s'est révélée ni mutagène dans un test de mutation bactérienne (test d'Ames), ni clastogénique dans un test cytogénétique réalisé in vitro sur des lymphocytes humains ou lors d'un test du micronoyau par voie intraveineuse chez le rat.
Carcinogénicité
Une étude de carcinogénicité avec Suboxone a été conduite chez le rat à des doses de 7, 30 et 120 mg/kg/jour. L'exposition estimée (calculée en mg/m²) a été de 3 à 75 fois plus élevée que chez l'être humain sur la base d'une dose journalière sublinguale de 16 mg. Une augmentation statiquement significative de l'incidence d'adénomes testiculaires bénins à cellules interstitielles (cellules de Leydig) a été constatée dans tous les groupes traités.
Toxicité de reproduction
Des études de reproduction avec administration orale de buprénorphine et de naloxone dans un rapport de 1:1 ont révélé l'apparition d'une embryolétalité chez le rat en présence d'une toxicité maternelle pour toutes les doses. La plus faible dose étudiée correspondait à une exposition multipliée par 1 pour la buprénorphine et par 5 pour la naloxone par rapport à la dose thérapeutique humaine maximale calculée en mg/m2. Chez le lapin, aucune toxicité sur le développement n'a été observée à des doses maternelles toxiques. De plus, aucune tératogénicité n'a été observée chez le rat ou chez le lapin. Aucune étude péri- et postnatale n'a été conduite avec Suboxone. Cependant, l'administration maternelle orale de buprénorphine à hautes doses pendant la gestation et la lactation a entraîné une parturition difficile (conséquence possible de l'effet sédatif de la buprénorphine), une mortalité néonatale élevée et un léger retard du développement de certaines fonctions neurologiques (réflexe de redressement et de sursaut) chez les rats nouveaunés. Chez le rat, une administration dans la nourriture d'une dose supérieure ou égale à 500 ppm de Suboxone a provoqué une diminution de la fertilité, ce qui s'est manifesté par des taux de conception abaissés chez les femelles. Une dose de 100 ppm ajoutée à la nourriture (exposition estimée pour la buprénorphine approximativement 2,4 fois supérieure à celle d'une dose de 24 mg de Suboxone chez l'être humain en se basant sur les ASC, les concentrations plasmatiques de naloxone étaient en dessous de la limite de détection chez le rat) n'a pas affecté la fertilité des femelles.
Toxicité placentaire
Des études menées sur des rates gravides indiquent que la buprénorphine traverse la barrière placentaire. Les taux tissulaires de buprénorphine chez le fœtus en début de gestation sont équivalents aux taux plasmatiques maternels. Au cours de la gestation, la buprénorphine est partiellement détectable dans le tractus gastrointestinal du fœtus.
Ce n'est que peu avant la parturition que la buprénorphine peut être métabolisée par le foie du fœtus et qu'elle est ensuite retrouvée dans le tractus gastrointestinal du fœtus sous forme de conjugués.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé audelà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Ne pas conserver audessus de 30 °C et à l'abri de la lumière.
Conserver hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

58405 (Swissmedic).

Présentation

Suboxone comprimés sublinguaux 2 mg/ 0,5mg: emballages de 7 ou 28 comprimés (A+)
Suboxone comprimés sublinguaux 8 mg/ 2mg: emballages de 7 ou 28 comprimés (A+)

Titulaire de l’autorisation

Indivior Schweiz AG, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Mars 2021
IND_FI_FR_20210622

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