Propriétés/EffetsCode ATC
N05AH03
Mécanisme d'action
L'olanzapine est un neuroleptique atypique doté d'un effet antimaniaque et thymorégulateur, présentant une affinité pour les récepteurs 5HT2A/2C, 5HT3, 5HT6, dopaminergiques D4, D3, D1, D2, muscariniques cholinergiques (m1–m5), adrénergiques α1 et histaminiques H1. Les études de comportement réalisées avec l'olanzapine concordent avec les profils de liaisons aux récepteurs.
Pharmacodynamique
Dans une étude PET avec des doses uniques de 10 mg chez les volontaires sains, l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5HT2A supérieure à celle des récepteurs dopaminergiques D2. L'occupation D2 était inférieure à celle observée avec les neuroleptiques conventionnels. Ce type d'action peut expliquer le faible taux d'effets secondaires extrapyramidaux et de dyskinésies tardives observés avec l'olanzapine au cours des études cliniques, ainsi que l'effet favorable d'olanzapine sur la symptomatique négative et positive.
Efficacité clinique
L'olanzapine s'est montrée plus efficace que le placebo et que Divalproex-Natrium (valproate) et d'une efficacité comparable à celle de l'halopéridol chez des patients souffrant de troubles bipolaires avec des épisodes maniaques et mixtes. Dans deux études contrôlées contre placebo de 3 et 4 semaines respectivement et dans une étude de 3 semaines avec Divalproex-Natrium comme comparateur actif, l'olanzapine a été plus efficace que le placebo et Divalproex-Natrium à diminuer la valeur moyenne sur l'échelle d'évaluation de la manie de Young (Y-MRS). Dans une étude comparant l'olanzapine et l'halopéridol, les deux substances ont démontré une efficacité comparable exprimée par la proportion de patients ayant atteint au bout de 6 et 12 semaines une rémission des symptômes maniaques et dépressifs. Chez les patients traités à l'olanzapine, on a enregistré une amélioration des symptômes dépressifs plus nette que chez ceux traités à l'halopéridol. Dans une étude ultérieure, un traitement concomitant à l'olanzapine et au valproate, ou au lithium, s'est montré supérieur, au bout de 6 semaines, au valproate ou au lithium seuls pour diminuer les symptômes maniaques et dépressifs.
Dans une étude sur 12 mois de prévention des phases bipolaires, on a administré à des patients souffrant d'épisodes maniaques ayant eu une rémission sous olanzapine soit de l'olanzapine soit un placebo de manière randomisée. En regard du critère primaire de la récidive bipolaire, l'olanzapine s'est montrée supérieure au placebo de façon statistiquement significative. Pour ce qui concerne la réapparition d'une manie ou d'une dépression, l'olanzapine a montré une supériorité statistiquement significative par rapport au placebo.
Dans une seconde étude sur 12 mois de prévention des phases bipolaires, on a inclus de façon randomisée des patients présentant des épisodes maniaques et ayant eu une rémission sous une association d'olanzapine et de lithium, soit dans un groupe recevant de l'olanzapine, soit dans un autre groupe recevant du lithium. Pour le critère d'évaluation primaire d'une récidive bipolaire, on a pu démontrer statistiquement la non-infériorité d'olanzapine par rapport au lithium.
Une étude menée sur 118 patients au total n'a montré aucun bénéfice thérapeutique d'une association thérapeutique d'olanzapine avec de la carbamazépine par rapport à la monothérapie à base de carbamazépine.
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