CompositionPrincipe actif: Immunoglobuline humaine contre la varicelle et le zona.
Excipients: glycine, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH) correspondant à un maximum de 0,023 mg/ml de sodium, acide chlorhydrique (pour ajustement du pH), eau pour préparation injectable ad 1 ml.
Indications/Possibilités d’emploiProphylaxie de la varicelle après exposition chez chez les personnes suivantes:
·Enfants n'ayant pas eu la varicelle et dont les défenses immunitaires ont été réduites par des médicaments cytostatiques, une radiothérapie ou qui souffrent d'une déficience immunitaire congénitale.
·Adultes atteints d'une déficience immunitaire qui – après examen scrupuleux – doivent être considérés comme prédisposés et qui ont été confrontés à un risque certain de contagion.
·Nouveau-nés dont la mère a présenté une varicelle dans les 5 jours qui ont précédé leur naissance ou dans les 2 jours après leur naissance.
·Prématurés dont la mère n'a pas été atteinte de la varicelle avant l'accouchement mais qui doivent rester à l'hôpital pour un certain laps de temps.
·Prématurés de moins de 28 semaines de grossesse ou de moins de 1000 g de poids de naissance indépendamment du fait que la mère avait été atteinte de la varicelle ou non.
Traitement adjuvant des patients atteints du zona, en particulier chez des patients souffrant d'une déficience immunitaire et des patients à risque d'une extension du zona sur l'ensemble du corps.
Posologie/Mode d’emploiPosologie
Prophylaxie de la varicelle: 0,2–1 ml (5–25 UI) par kg de poids corporel. En cas d'exposition répétée, p.ex. un contact dans le cadre familial, des doses plus élevées sont à préférer. Pour la prophylaxie en cas d'exposition, Varitect CP devrait être appliqué dès que possible, dans un délai qui ne dépasse pas les 96 heures après l'exposition.
Traitement du zona: 1–2 ml (25–50 UI) par kg de poids corporel et administration supplémentaire selon l'évolution clinique.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Il n'y a pas de données disponibles justifiant un ajustement de la posologie.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Pas d'ajustement posologique sauf en cas de nécessité clinique, voir «Mises en garde et précautions».
Patients âgés
Pas d'ajustement posologique sauf en cas de nécessité clinique, voir «Mises en garde et précautions».
Mode d'administration
Administration intraveineuse
Le débit initial de la perfusion intraveineuse de Varitect CP doit être de 0,1 ml/kg de poids corporel/h sur une période de 10 minutes. Voir «Mises en garde et précautions». En cas d'effets secondaires, réduisez le débit de perfusion ou arrêtez la perfusion.
Si la tolérance est satisfaisante, le débit de la perfusion peut être augmenté lentement jusqu'à un maximum de 1 ml/kg de poids corporel/h et rester ainsi pour le reste de la perfusion.
Contre-indicationsHypersensibilité au principe actif (immunoglobuline contre la varicelle et le zona) ou à l'un des autres composants.
Patients avec un déficit sélectif en IgA ayant développé des anticorps contre les IgA car l'administration d'une préparation contenant des IgA peut conduire à une anaphylaxie.
Mises en garde et précautionsTraçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom commercial et le numéro de lot du médicament utilisé doivent être clairement documentés.
Précautions à prendre lors de l'utilisation
Des complications éventuelles peuvent être souvent évitées en s'assurant que le patient
·ne montre pas d'hypersensibilité envers les immunoglobulines humaines, en administrant le médicament lentement au début (0,1 ml/kg de poids corporel/h),
·est surveillé étroitement pendant toute la durée de la perfusion afin de déceler le moindre symptôme d'un effet indésirable. La surveillance des effets indésirables s'effectuera tout particulièrement durant toute la durée de la première perfusion à l'hôpital ainsi qu'une heure après la première perfusion pour les patients traités pour la première fois par des immunoglobulines humaines, traités jusqu'alors par un autre produit à base d'immunoglobulines intraveineuses (IgIV) ou après une longue pause thérapeutique. Pour tous les autres patients, la surveillance sera maintenue au moins 20 minutes après l'administration.
Le traitement par immunoglobulines nécessite chez tous les patients
·une hydratation adéquate avant le début de la perfusion d'immunoglobulines,
·une surveillance de l'élimination des urines,
·une surveillance du taux de créatinine sérique,
·le renoncement à utiliser simultanément des diurétiques de l'anse (voir rubrique «Interactions»).
En cas d'effet indésirable, il faut soit réduire la vitesse de perfusion, soit arrêter cette dernière. Le traitement nécessaire dépend du type et de la sévérité de l'effet indésirable.
Réactions à la perfusion
Certains effets indésirables (p.ex. céphalées, bouffées de chaleur, frissons, myalgies, respiration sifflante, accélération du rythme cardiaque, lombalgie au bas du dos, nausées, hypotension artérielle) peuvent être en relation avec la vitesse de perfusion. La vitesse de perfusion recommandée dans la rubrique «Posologie/Mode d'emploi» doit être scrupuleusement respectée et les patients doivent être surveillés pendant toute la durée de la perfusion et observés à la recherche d'effets indésirables.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment chez
·Les patients recevant pour la première fois des immunoglobulines humaines, ou, dans des cas rares, lors de la substitution de la préparation d'immunoglobulines par une autre ou après une pause thérapeutique prolongée.
·Les patients avec une infection non traitée ou une inflammation chronique sous-jacente.
Hypersensibilité
Les réactions d'hypersensibilité sont rares.
Une anaphylaxie peut survenir chez les patients
·ayant des IgA indétectables et présentant des anticorps anti-IgA.
·ayant toléré un traitement antérieur par des immunoglobulines humaines.
En cas de choc, les mesures thérapeutiques standard relatives à l'état de choc doivent être prises.
Thromboembolie
Des indices cliniques existent indiquant un rapport entre l'administration d'immunoglobulines (IgIV) par voie intraveineuse et des événements thromboemboliques tels que l'infarctus du myocarde, l'accident vasculaire cérébral (ictus), l'embolie pulmonaire et la thrombose veineuse profonde. On suppose que chez les patients à risque, l'apport important d'immunoglobulines entraîne une augmentation relative de la viscosité du sang. Il conviendra d'être prudent lors de la prescription et de la perfusion d'immunoglobulines chez les patients suivants: patients obèses ainsi que patients ayant des facteurs de risque préexistants d'événements thrombotiques tels que, âge avancé, hypertension artérielle, diabète, antécédent de maladie vasculaire ou d'épisodes thrombotiques, patients présentant une pathologie thrombophilique constitutionnelle ou acquise, patients avec des périodes d'immobilisation prolongée, patients sévèrement hypovolémiques (baisse du volume sanguin circulant), patients souffrant de pathologies qui augmentent la viscosité du sang.
Chez les patients avec un risque d'effet indésirable thromboembolique, les préparations à base d'IgIV doivent être administrées avec la vitesse de perfusion la plus basse possible et à la dose la plus faible possible.
Défaillance rénale aiguë
Des cas de défaillance rénale aiguë ont été observés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque étaient présents, comme par ex. insuffisance rénale préexistante, diabète sucré, hypovolémie, surcharge pondérale, co-médication néphrotoxique ou âge supérieur à 65 ans.
Avant la perfusion d'IgIV, puis de nouveau à des intervalles correspondants, les paramètres rénaux doivent être surveillés, surtout chez les patients avec une élévation potentielle du risque de défaillance rénale aiguë. Chez les patients à risque de défaillance rénale aiguë, les préparations à base d'IgIV doivent être administrées avec la vitesse de perfusion la plus lente et à la dose la plus faible possible.
Si une limitation de la fonction rénale devait apparaître, un arrêt du produit à base d'immunoglobulines doit être pris en considération.
Bien que des cas de troubles de la fonction rénale et de défaillance rénale aiguë aient été associés à l'utilisation de nombreuses préparations à base d'IgIV autorisées contenant divers autres composants comme le saccharose, le glucose et le maltose, la proportion des préparations contenant du saccharose en tant que stabilisateur était excessivement élevée. Chez les patients à risque, l'utilisation de préparations à base d'IgIV sans ces composants peut être envisagée. Varitect CP ne contient ni saccharose, ni glucose, ni maltose.
Syndrome de méningite aseptique (SMA)
Des cas de méningite aseptique (SMA) ont été rapportés en relation avec le traitement par des immunoglobulines intraveineuses (préparations à base d'IgIV). Ce syndrome survient en général après une période variante entre quelques heures à 2 jours après le début du traitement par IgIV. Les analyses du liquide céphalorachidien sont souvent positives, avec une pléocytose atteignant jusqu'à plusieurs milliers de cellules par mm3, surtout de type granulocytaire, et une élévation de la concentration en protéines allant jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl. Le SMA peut survenir plus fréquemment en cas d'administration de doses élevées (2 g/kg) d'IgIV.
Chez les patients montrant de tels signes et symptômes, un examen neurologique minutieux avec analyse du liquide céphalorachidien doit être réalisé pour exclure les autres causes de la méningite.
L'interruption du traitement par IgIV a permis une rémission du SMA en quelques jours sans séquelles.
Anémie hémolytique
Les immunoglobulines intraveineuses (préparations à base d'IgIV) peuvent contenir des anticorps dirigés contre les antigènes des groupes sanguins susceptibles d'agir comme des hémolysines et d'induire le recouvrement in vivo des globules rouges par des immunoglobulines ce qui entraîne une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs), et dans de rares cas une hémolyse. Une anémie hémolytique peut se développer suite à un traitement par IgIV en raison d'une augmentation de la séquestration des érythrocytes. Les patients traités par IgIV doivent être surveillés à la recherche de signes et symptômes cliniques d'une hémolyse (voir rubrique «Effets indésirables»).
Neutropénie/Leucopénie
Après le traitement par IgIV, des cas de diminution transitoire de la numération des neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés. Cette symptomatologie survient en général dans les heures ou les jours suivant l'administration des IgIV et se résorbe spontanément en 7 à 14 jours.
Syndrome de détresse respiratoire aiguë post-transfusionnel (TRALI)
Chez des patients traités par IgIV, des cas d'œdème pulmonaire non cardiogénique aigu (lésion aiguë du poumon liée à la transfusion Transfusion Related Acute Lung Injury [TRALI]) ont été rapportés. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, de la fièvre et une hypotension. Les symptômes du TRALI se développent en général pendant la transfusion ou dans les 6 heures suivantes, souvent dans l'heure ou dans les deux heures qui suivent. Par conséquent, les patients traités par IgIV doivent être surveillés à la recherche de ces symptômes et il faut arrêter la perfusion d'IgIV immédiatement en cas d'apparition d'effets indésirables pulmonaires. Un TRALI est une affection potentiellement mortelle nécessitant une prise en charge immédiate en unité de soins intensifs.
Agents pathogènes transmissibles
Les mesures standard pour prévenir les infections résultant de l'utilisation de médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humains comprennent la sélection des donneurs, le criblage des dons individuels et des pools de plasma à la recherche de marqueurs spécifiques d'infection et l'inclusion d'étapes de fabrication efficaces pour l'inactivation/élimination des virus. Malgré cela, lorsque des médicaments fabriqués à partir de sang ou de plasma humains sont administrés, la possibilité d'une transmission d'agents infectieux ne peut pas être totalement exclue. Cela s'applique également aux virus ou autres agents pathogènes inconnus jusqu'ici ou émergents.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), le virus de l'hépatite B (VHB), le virus de l'hépatite C (VHC) et le virus non enveloppé VHA. Les mesures d'élimination/inactivation virale sont vraisemblablement d'une valeur limitée vis-à-vis des virus non enveloppés tels que le parvovirus B19.
L'expérience clinique a confirmé l'absence de transmission du virus de l'hépatite A ou du parvovirus B19 par les immunoglobulines. De plus, on suppose que la présence d'anticorps apporte une contribution importante à la sécurité virale.
Teneur en sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par unité de dosage, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».
InteractionsVaccins à virus vivants atténués
L'administration d'immunoglobuline peut réduire l'efficacité de vaccins à virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle, et ce sur une période d'au moins 6 semaines et jusqu'à 3 mois. Après l'administration de ce médicament, attendre au moins 3 mois avant d'immuniser avec des vaccins à virus vivants atténués. L'atteinte à l'efficacité peut persister jusqu'à une année pour la rougeole. Par conséquent, le titre des anticorps doit être mesuré pour les patients vaccinés contre la rougeole.
Diurétiques de l'anse
Éviter l'administration concomitante de diurétiques de l'anse.
Enfants et adolescents
Il est probable que les interactions mentionnées chez les adultes peuvent également survenir chez les enfants et les adolescents.
Grossesse, allaitementGrossesse
L'innocuité de ce produit pendant la grossesse n'a pas été établie dans des études cliniques contrôlées. Par conséquent, ce médicament ne doit être administré pendant la grossesse qu'après évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque. Il est prouvé que les préparations à base d'immunoglobulines intraveineuses peuvent traverser la barrière placentaire, surtout durant le troisième trimestre de la grossesse.
L'expérience clinique avec les immunoglobulines indique qu'aucun effet nocif sur le déroulement de la grossesse, sur le fœtus ou sur le nouveau-né n'est à craindre.
Allaitement
Les immunoglobulines passent dans le lait maternel. Aucun effet négatif n'est à attendu en cas d'allaitement des nourrissons/nouveau-nés. Varitect CP ne doit être administré qu'avec prudence chez les femmes allaitantes.
Fertilité
D'après l'expérience clinique avec les immunoglobulines, aucun effet nocif sur la fertilité n'est à craindre.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesVaritect CP peut exercer un léger effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines. Les patients chez lesquels des effets indésirables surviennent pendant le traitement doivent attendre leur disparition avant de conduire un véhicule ou d'utiliser des machines.
Effets indésirablesRésumé du profil de sécurité
Les effets indésirables (classés par ordre décroissant de fréquence) causés par des immunoglobulines humaines normales comprennent (voir également la rubrique «Mises en garde et précautions»):
·Frissons, céphalées, sensation de vertige, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, douleurs articulaires, hypotension et lombalgies au bas du dot modérées.
·Réactions hémolytiques réversibles, tout particulièrement chez les patients de groupes sanguins A, B, et AB et (dans de rares cas) anémie hémolytique nécessitant une transfusion.
·(Dans de rares cas) chute tensionnelle soudaine, et dans des cas isolés choc anaphylactique, même en l'absence d'hypersensibilité lors d'une administration antérieure.
·(Dans de rares cas) réactions cutanées passagères (y compris lupus érythémateux cutané de fréquence inconnue).
·(Dans de très rares cas) réactions thromboemboliques comme infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, caillot de sang dans un vaisseau pulmonaire (embolie pulmonaire), caillot de sang dans une veine (thrombose veineuse profonde).
·Cas de méningite aseptique réversible.
·Cas d'augmentation de la concentration de créatinine sérique et/ou de défaillance rénale aiguë.
·Cas de syndrome détresse respiratoire aiguë post-transfusionnel (TRALI).
Informations sur le risque d'infection: voir la rubrique «Mises en garde et précautions».
Effets indésirables sous forme de tableau
Le tableau présenté ci-dessous correspond à la classification des systèmes d'organes MedDRA (SOC) puis par termes préférés (PT).
Lors de l'évaluation des effets indésirables, les données de fréquence suivantes sont prises pour base.
Très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100 jusqu'à <1/10); occasionnel (≥1/1'000 jusqu'à <1/100); rare (≥1/10'000 jusqu'à <1/1'000); très rare (<1/10'000); inconnu (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Effets indésirables notés au cours des études cliniques avec les préparations à base d'Ig du virus varicelle-zona de Biotest:
Au cours du programme d'études (2 études cliniques, administration unique) avec des préparations à base d'immunoglobulines contre le virus varicelle-zona (IgVVZ) de Biotest, aucun effet indésirable grave en relation avec les préparations à base d'IgVVZ de Biotest n'a été enregistré. Seul un effet indésirable non grave (céphalée légère) a été mis en évidence. Pour cet effet indésirable, une relation de cause à effet avec le produit n'a pas pu être exclue.
Effets indésirables survenus après la commercialisation de préparations à base d'IgVVZ de Biotest (fréquence inconnue, ne pouvant être évaluée sur la base des données disponibles):
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Classes de système d'organes (dictionnaire MedDRA)
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Effets indésirables
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Affections du système immunitaire
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Hypersensibilité
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Affections du système nerveux
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Céphalées
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Affections vasculaires
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Hypotension
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Affections gastro-intestinales
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Nausées
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Erythème, prurit, éruption cutanée
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration
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Frissons, fièvre
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Enfants et adolescents
Il est probable que les effets indésirables observés chez les enfants et les adolescents correspondent à ceux constatés chez les adultes.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageUn surdosage peut conduire à une surcharge hydrique et à une hyperviscosité, en particulier chez les patients à risque, y compris les patients âgés ou les patients avec une insuffisance cardiaque ou rénale.
Propriétés/EffetsCode ATC: J06BB03
Classe pharmacothérapeutique: antisérums et immunoglobulines. Immunoglobulines spécifiques.
Varitect CP contient principalement l'immunoglobuline G (IgG) avec un large spectre d'anticorps dirigés contre la varicelle et le zona. La répartition des sous-classes d'IgG correspond en majeure partie à celle du plasma d'origine humaine.
Mécanisme d'action
Le mécanisme d'action de l'immunoglobuline contre la varicelle-zona est une immunisation passive contre les infections par le virus varicelle-zona. Immunoglobuline humaine contre la varicelle et le zona.
Pharmadynamique
Aucune donnée disponible.
Efficacité clinique
Aucune donnée disponible.
PharmacocinétiqueAbsorption
Varitect CP a une biodisponibilité immédiate et complète dans le sang du récipiendaire après son administration intraveineuse.
Distribution
Varitect CP est répartie relativement rapide entre le plasma et le liquide extravasculaire. Un équilibre entre les compartiments intra- et extravasculaires est atteint après environ 3 à 5 jours.
Métabolisme
L'IgG et les complexes d'IgG sont dégradés dans les cellules du système réticulo-endothélial.
Élimination
Varitect CP a une demi-vie d'environ 22,5 jours. Cette demi-vie peut varier d'un patient à un autre, en particulier lors des déficits immunitaires primaires.
Données précliniquesLes immunoglobulines sont des composantes normales du corps humain. La détermination de la toxicité aiguë chez l'animal n'a aucune signification, car l'administration de doses élevées conduit à une surcharge circulatoire. Des études sur les toxicités chronique et embryo-foetale ne sont pas faisables en raison de l'induction d'anticorps et de leurs interférences.
L'expérimentation animale n'est pas considérée comme nécessaire. Aucun indice signalant un effet oncogène ou mutagène n'est apparu dans l'expérience clinique. Les effets du produit sur le système immunitaire du nouveau-né n'ont pas fait l'objet d'études.
Remarques particulièresIncompatibilités
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres préparations, car une modification de la concentration d'électrolytes ou du pH peut entraîner une précipitation ou une dénaturation des protéines.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Effet sur les examens sérologiques
Après l'administration d'une immunoglobuline, l'augmentation passagère des différents anticorps transférés passivement dans le sang du patient peut conduire à des résultats faussement positifs lors d'analyses sérologiques. La transmission passive d'anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires, par ex. A, B et D, peut interférer avec les résultats des analyses sérologiques des anticorps érythrocytaires comme le test direct à l'antiglobuline (DAT, test de Coombs direct).
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Stabilité après ouverture
Administrer la solution immédiatement après l'ouverture du récipient. Toute solution non utilisée devra être jetée, étant donné le risque de contamination bactérienne.
Remarques concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2-8 °C). Ne pas congeler. Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière. Conserver hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Amener le produit à température ambiante ou corporelle avant son administration.
Avant administration, contrôler visuellement le produit: la solution doit être claire ou légèrement opalescente. Les solutions présentant un aspect trouble ou un sédiment ne doivent pas être utilisées!
Application non diluée sous forme d'injection intraveineuse/de perfusion. La perfusion peut éventuellement être effectuée à l'aide d'une pompe pousse-seringue. Appliquer les volumes importants sous forme non diluée par perfusion intraveineuse.
Les restes de médicament non utilisé et les déchets doivent être éliminés selon les normes en vigueur du pays.
Numéro d’autorisation59451 (Swissmedic).
PrésentationVaritect CP 1 flacon à 125 UI (5 ml) [B]
Varitect CP 1 flacon à 500 UI (20 ml) [B]
Varitect CP 1 flacon à 1250 UI (50 ml) [B]
Titulaire de l’autorisationBiotest (Schweiz) AG, 5102 Rupperswil.
Mise à jour de l’informationJuin 2025.
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