Mises en garde et précautionsEmploi chez les enfants
Les données cliniques sont encore insuffisantes pour que l'on puisse recommander l'emploi d'Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. chez des enfants de moins de 3 mois ou chez des enfants qui présentent une fonction rénale réduite (créatinine sérique >177 µmol/l).
En raison du risque de convulsion, Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. n'est pas recommandé chez les patients pédiatriques présentant des infections du SNC.
Système nerveux central
Comme c'est le cas lors de l'administration d'autres antibiotiques bêta-lactamines, des cas de myoclonies, de confusion mentale ou de convulsions ont été rapportés. Ces cas sont survenus en général chez des patients ayant souffert dans le passé de troubles du SNC (p.ex. antécédents de lésions cérébrales ou de convulsions) et chez des patients présentant simultanément une insuffisance rénale, exposés à un risque d'accumulation. Pour le traitement de ces patients, il est particulièrement important de s'en tenir au schéma posologique préconisé (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Les patients présentant une épilepsie connue doivent poursuivre leur traitement d'anticonvulsivants.
Lorsque surviennent des tremblements d'origine focale, une myoclonie ou des convulsions, les patients concernés devront être soumis à un traitement avec des anticonvulsivants. En cas de persistance des symptômes du SNC, il faudra réduire les doses d'Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. ou interrompre l'administration.
Les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 5 ml/min/1,73 m² ne devraient pas être traités par Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v., tant qu'une hémodialyse n'est pas instaurée dans les 48 heures. Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. est recommandé uniquement si le bénéfice l'emporte sur le risque accru de convulsion.
Les données cliniques et les examens de laboratoire témoignent de la possibilité de voir survenir une allergie croisée partielle entre Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. et d'autres antibiotiques bêta-lactamines, les pénicillines et les céphalosporines.
Des réactions graves (y compris une anaphylaxie) ont été signalées au sujet de la plupart des antibiotiques bêta-lactamines.
Avant d'utiliser Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v., il faudra se renseigner sur l'existence d'antécédents de réactions d'hypersensibilité aux antibiotiques bêta-lactamines. Si des réactions allergiques surviennent durant le traitement par Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v., la médication doit être interrompue et les mesures correspondantes appliquées.
Des réactions d'hypersensibilité peuvent également entraîner le syndrome de Kounis, une réaction allergique grave qui peut aboutir à un infarctus du myocarde. Les premiers symptômes de telles réactions peuvent inclure des douleurs thoraciques qui apparaissent en lien avec une réaction allergique aux antibiotiques bêta-lactamines.
Comme pour d'autres antibiotiques, en cas d'administration de longue durée, il importe de contrôler régulièrement les fonctions rénale et hépatique ainsi que le système hématologique.
Des réactions cutanées graves aux médicaments (SCAR) telles qu'un syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique, un exanthème médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), un érythème polymorphe et une pustulose exanthématique aiguë généralisée (AGEP) ont été signalées chez des patients traités par des antibiotiques bêta-lactamines, y compris l'imipénem (voir aussi «Effets indésirables»). Si de telles réactions se produisent, il faut cesser immédiatement Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. et envisager une thérapie alternative.
Des rapports de cas publiés ont montré que la co-administration de carbapénèmes (dont l'imipénem) chez des patients recevant de l'acide valproïque ou du divalproex sodique entraîne une réduction des concentrations d'acide valproïque. Suite à cette interaction, les concentrations d'acide valproïque peuvent baisser au-dessous du seuil thérapeutique et le risque de «breakthrough seizures» (crises convulsives malgré le traitement) peut donc être accru. Il est possible qu'une augmentation de la dose d'acide valproïque ou de divalproex sodique ne suffise pas pour compenser efficacement cette interaction. D'une manière générale, l'utilisation concomitante d'imipénem et d'acide valproïque/de divalproex sodique n'est pas recommandée. Chez les patients dont les crises convulsives sont bien contrôlées par l'acide valproïque ou le divalproex sodique, on considérera pour le traitement d'infections l'utilisation d'autres antibiotiques que les carbapénèmes. Si l'utilisation d'Imipenem-Cilastatin-Mepha i.v. est tout de même nécessaire, l'administration d'un traitement anticonvulsivant supplémentaire doit être envisagée (voir «Interactions»).
La colite pseudomembraneuse a été observée pratiquement avec tous les antibiotiques. Elle peut être bénigne mais aussi menacer le pronostic vital. Chez les patients présentant des antécédents de maladies gastro-intestinales, en particulier de colite, il convient donc d'administrer les antibiotiques avec prudence. Lors de l'apparition de diarrhée chez un patient sous traitement antibiotique, il est important d'évoquer le diagnostic de colite pseudomembraneuse. Certaines investigations laissent supposer que l'une des causes principales de colite survenant au cours d'une thérapie d'antibiotiques est la présence de toxines produites par Clostridioides difficile. D'autres causes doivent également être prises en considération. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués dans ce cas.
Comme avec tous les antibiotiques, on peut observer, lors d'un traitement de longue durée, une multiplication de germes insensibles et de champignons. Lors de la survenue de telles surinfections, il faut immédiatement mettre en œuvre une thérapie adéquate.
Ce médicament contient 37,52 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 1.88% de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.
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