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Information professionnelle sur Latuda®:Medius AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Lurasidoni hydrochloridum.
Excipients
Excipiens pro compresso obducto.

Indications/Possibilités d’emploi

Latuda est indiqué pour le traitement de patients atteints de schizophrénie.
Latuda est indiqué en monothérapie ou en association avec le lithium ou le valproate dans le traitement des épisodes dépressifs aigus associés au trouble bipolaire de type I chez l'adulte.
Dans le traitement des épisodes dépressifs associés au trouble bipolaire de type I, le traitement doit être instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement des troubles affectifs.

Posologie/Mode d’emploi

Instructions pour l'administration
Latuda doit être pris avec un repas (au moins 350 calories).
Posologie usuelle
Schizophrénie
La dose initiale recommandée de Latuda est de 40 mg une fois par jour. Une dose initiale de titration n'est pas nécessaire. L'efficacité de la lurasidone a été démontrée dans une fourchette de doses comprise entre 40 mg/jour et 160 mg/jour.
Les patients doivent être traités par la dose minimale efficace. Il convient donc de choisir des doses de 40 à 80 mg une fois par jour pour la plupart des patients. En fonction de l'évaluation clinique individuelle, des doses supérieures à 80 mg par jour peuvent être administrées à certains patients.
La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 160 mg.
Dépression bipolaire chez l'adulte
La dose initiale recommandée de Latuda est de 20 mg et doit être administrée une fois par jour, en monothérapie ou en association avec le lithium ou le valproate.
Pour la suite du traitement, une posologie allant de 20 à 60 mg par jour, en monothérapie ou en association avec le lithium ou le valproate est recommandée. Étant donné que la fréquence de certains effets indésirables augmente en fonction de la dose administrée, les patients doivent être traités au moyen de la dose efficace la plus faible.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La dose de Latuda ne doit pas dépasser 40 mg/jour chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée et sévère (classes B et C de Child-Pugh).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
La dose de Latuda ne doit pas dépasser 40 mg/jour chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée et sévère (Clcr ≥15 ml/min et <50 ml/min).
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients âgés. Le nombre de patients âgés de 65 ans et plus inclus dans les études cliniques menées avec Latuda dans le traitement de la schizophrénie a été insuffisant pour déterminer si leur réponse est différente de celle des patients plus jeunes. Chez les patients âgés atteints de psychoses (de 65 à 85 ans), les concentrations de lurasidone (20 mg/jour) ont été similaires à celles des patients plus jeunes.
Enfants et adolescents
Latuda n'est pas autorisé chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans. Aucune recommandation posologique ne peut être émise. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques «Propriétés/Effets», «Effets indésirables» et «Pharmacocinétique».
Sexe
Une étude de pharmacocinétique de population a révélé que l'AUC moyenne de Latuda est de 18% plus élevée chez les femmes que chez les hommes; la clairance orale apparente de Latuda a été en conséquence plus faible chez les femmes. La Cmax moyenne de Latuda a été comparable chez les femmes et les hommes. Aucun ajustement posologique de Latuda n'est recommandé en fonction du sexe.
Race
Bien qu'aucune étude pharmacocinétique spécifique n'ait été réalisée pour évaluer les effets de la race sur le devenir de Latuda dans l'organisme, une étude de pharmacocinétique de population a montré l'absence de différences pharmacocinétiques liées à la race cliniquement significatives pour Latuda. Aucun ajustement de la dose de Latuda n'est recommandé en fonction de la race.
Recommandation posologique pour les patients recevant simultanément Latuda et des inhibiteurs potentiels du CYP3A4:
La dose de Latuda ne doit pas dépasser 40 mg/jour lors de l'administration concomitante avec un inhibiteur modéré du CYP3A4 tel que le diltiazem. Latuda ne doit pas être utilisé en association avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par ex. le kétoconazole).
Recommandation posologique pour les patients recevant simultanément Latuda et des inducteurs potentiels du CYP3A4:
Latuda ne doit pas être utilisé en association avec un inducteur puissant du CYP3A4 (par ex. la rifampicine) (voir Contre-indications, Interactions).

Contre-indications

Latuda est contre-indiqué chez tous les patients présentant une hypersensibilité connue au chlorhydrate de lurasidone ou à l'un des composants de la formulation. L'utilisation de Latuda avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par ex. le kétoconazole) et des inducteurs puissants du CYP3A4 (par ex. la rifampicine) est contre-indiquée.

Mises en garde et précautions

Mortalité accrue chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence
Dans des études contrôlées contre placebo, l'incidence des décès a été plus élevée chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence et traités par des antipsychotiques atypiques similaires que chez les patients sous placebo.
Latuda n'est pas autorisé pour le traitement d'une psychose associée à une démence.
Syndrome malin des neuroleptiques
Un ensemble de symptômes potentiellement mortels, appelé aussi syndrome malin des neuroleptiques (SMN), a été rapporté en association avec l'utilisation d'antipsychotiques, y compris Latuda. Le SMN se manifeste par une hyperthermie, une rigidité musculaire, une instabilité du système nerveux autonome, une altération de la conscience et une augmentation des taux sériques de créatinine phosphokinase. Les autres symptômes peuvent être une myoglobinurie (rhabdomyolyse) et une défaillance rénale aiguë.
La prise en charge d'un SMN doit comprendre: 1) l'arrêt immédiat des antipsychotiques et autres médicaments non essentiels au traitement associé; 2) un traitement symptomatique intensif et une surveillance médicale; et 3) le traitement des problèmes médicaux concomitants graves, pour lesquels il existe des traitements spécifiques. Il n'y a pas de consensus général sur le traitement pharmacologique spécifique du SMN.
Si un patient a besoin d'un traitement antipsychotique après s'être rétabli d'un SMN, la reprise potentielle du traitement médicamenteux doit être mûrement réfléchie. En cas de reprise du traitement, le patient doit être étroitement surveillé, car une réapparition du SMN a été rapportée.
Réactions d'hypersensibilité
Des cas graves de réactions d'hypersensibilité cutanée et d'autres réactions d'hypersensibilité se manifestant par des symptômes tels que, de manière non exhaustive, des éruptions cutanées, du prurit, de l'urticaire, des angiœdèmes (par ex. gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans altération de la respiration) ou le syndrome de Stevens-Johnson, ont été observés en relation avec Latuda.
En cas de suspicion de syndrome de Stevens-Johnson, d'angiœdème ou d'autres réactions d'hypersensibilité graves, Latuda doit être arrêté immédiatement.
Dystonie
Des symptômes de dystonie (contractions prolongées anormales de groupes de muscles) peuvent survenir chez les personnes prédisposées pendant les premiers jours de traitement. Les symptômes de dystonie incluent: spasme des muscles cervicaux, évoluant parfois vers un serrement de la gorge, des difficultés à la déglutition, difficultés respiratoires et/ou protrusion de la langue. Bien que ces symptômes puissent survenir à des doses faibles, leur fréquence, leur sévérité et leur puissance sont plus élevées lors de l'administration de fortes doses d'antipsychotiques de première génération. Un risque accru de dystonie aiguë a été observé chez les hommes et dans les groupes de patients plus jeunes.
Dyskinésie tardive
La dyskinésie tardive est un syndrome s'accompagnant de mouvements dyskinétiques involontaires et potentiellement irréversibles, qui peut survenir chez les patients traités par des antipsychotiques. Bien que la prévalence de ce syndrome soit manifestement la plus élevée chez les patients âgés, en particulier chez les femmes âgées, les estimations de prévalence ne permettent pas de prédire, lors de l'instauration du traitement antipsychotique, quels patients développeront probablement ce syndrome. On ignore si les différents antipsychotiques ont le même potentiel d'induction d'une dyskinésie tardive.
De ce fait, Latuda doit être prescrit de façon à réduire le plus possible le risque de survenue d'une dyskinésie tardive.
L'arrêt du médicament doit être envisagé si un patient traité par Latuda développe des signes et des symptômes d'une dyskinésie tardive. Toutefois, chez certains patients, un traitement par Latuda peut s'avérer nécessaire malgré la présence de ce syndrome.
Hyperglycémie et diabète sucré
Une hyperglycémie, dans certains cas très sévère et associée à une acidocétose, un coma hyperosmolaire ou le décès, a été rapportée chez des patients traités par des antipsychotiques atypiques. La possibilité d'un risque sous-jacent accru de diabète sucré chez les patients atteints de schizophrénie et l'incidence croissante du diabète sucré dans la population générale compliquent l'évaluation de la relation existant entre l'utilisation d'antipsychotiques atypiques et les anomalies de la glycémie.
Les patients porteurs d'un diagnostic de diabète sucré, chez qui un traitement par des antipsychotiques atypiques est instauré, doivent faire l'objet d'une surveillance régulière afin de déceler toute détérioration de l'équilibre glycémique.
Dyslipidémie
Des modifications indésirables des paramètres lipidiques ont été rapportées chez des patients traités par des antipsychotiques atypiques.
Les patients présentant des modifications préexistantes des lipides sanguins doivent être soumis à des contrôles réguliers. Les modifications lipidiques doivent être traitées de manière appropriée.
Prise de poids
Une prise de poids a été rapportée chez des patients traités par des antipsychotiques atypiques. Une surveillance clinique du poids est recommandée.
La proportion de patients traités par Latuda dans les études de courte durée contrôlées contre placebo et ayant présenté une prise de poids >7% a été de 4,8% vs 3,3% dans le groupe placebo.
Hyperprolactinémie
Comme les autres médicaments ayant des effets antagonistes sur les récepteurs dopaminergiques D2, Latuda augmente le taux de prolactine.
La proportion de patients ayant présenté une augmentation du taux de prolactine ≥5× LSN a été de 2,8% sous Latuda et de 1,0% sous placebo. La proportion de femmes ayant présenté une augmentation du taux de prolactine ≥5× LSN a été de 5,7% sous Latuda contre 2,0% sous placebo. La proportion d'hommes ayant présenté une augmentation du taux de prolactine ≥5× LSN a été de 1,6% sous Latuda et de 0,6% sous placebo.
Leucopénie, neutropénie et agranulocytose
Une leucopénie/neutropénie a été observée pendant le traitement par des antipsychotiques. Une agranulocytose (y compris des cas d'issue fatale) a été rapportée en association avec d'autres médicaments de cette classe.
Les facteurs de risque possibles d'une leucopénie/neutropénie comprennent un faible nombre de leucocytes préexistants (WBC) et des antécédents connus de leucopénie/neutropénie induite par des médicaments. Les hémogrammes (NFS) doivent être fréquents pendant les premiers mois du traitement chez les patients présentant une leucopénie préexistante ou des antécédents connus de leucopénie/neutropénie induite par des médicaments. Latuda doit être arrêté dès les premiers signes d'une diminution du nombre de leucocytes, en l'absence d'autres facteurs étiologiques.
Les patients atteints d'une neutropénie doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter l'apparition d'une fièvre et d'autres symptômes ou signes d'une infection. Un traitement doit être immédiatement instauré en cas de survenue de symptômes ou de signes correspondants. Chez les patients présentant une neutropénie sévère (nombre absolu de neutrophiles <1000/mm3), il convient d'arrêter Latuda et de surveiller le nombre de leucocytes jusqu'à leur remontée.
Hypotension orthostatique et syncope
Latuda peut provoquer une hypotension orthostatique, probablement due à son effet antagoniste sur les récepteurs α1-adrénergiques.
Latuda doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires connues (par ex. insuffisance cardiaque, antécédents d'infarctus du myocarde, ischémie ou troubles de la conduction), maladies cérébrovasculaires ou maladies prédisposant à une hypotension (par ex. déshydratation, hypovolémie et traitement par des antihypertenseurs). Chez les patients sujets à une hypotension, la surveillance des signes vitaux orthostatiques doit être envisagée.
Allongement de l'intervalle QTc
Comme avec les autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la prescription de Latuda à des patients présentant des maladies cardiovasculaires connues ou des antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT, ainsi qu'en cas d'utilisation concomitante d'autres médicaments susceptibles d'allonger l'intervalle QT. Dans toutes les études cliniques, aucune modification importante de l'ECG n'a cependant été constatée, même dans les sous-groupes présentant un risque cardiaque élevé (>60 msec vs valeurs initiales ou intervalle QTc >500 msec).
Convulsions
Comme les autres antipsychotiques, Latuda doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de crises convulsives ou atteints de maladies abaissant le seuil épileptogène, par ex. une démence d'Alzheimer. La prévalence des maladies abaissant le seuil épileptogène devrait être plus élevée chez les patients âgés de plus 65 ans.
Dans des études de courte durée, contrôlées contre placebo, des crises convulsives/convulsions sont survenues chez 0,13% (2/1508) des patients traités par Latuda contre 0,28% (2/708) des patients sous placebo.
Suicide
Suicide/pensées suicidaires ou aggravation clinique: les épisodes dépressifs sont associés à un risque accru d'idées suicidaires, d'automutilation et de suicide (manifestations liées au suicide). Ce risque persiste jusqu'à une rémission significative de la dépression. Comme il est possible qu'aucune amélioration ne soit observée au cours des premières semaines du traitement, les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite jusqu'à ce qu'une amélioration soit constatée. D'après l'expérience clinique générale, le risque de suicide peut augmenter au début d'un traitement. En plus des épisodes dépressifs liés au trouble bipolaire, la dépression peut apparaître en concomitance avec la schizophrénie.
Le risque de tentative de suicide est inhérent aux maladies psychotiques. Le traitement pharmacologique doit toujours s'accompagner d'une surveillance étroite des patients à haut risque. Une bonne prise en charge des patients comprend donc la prescription du plus petit nombre possible de comprimés filmés de Latuda afin de diminuer le risque de surdosage.
Dysphagie
L'utilisation d'antipsychotiques a été associée à une dysmotilité œsophagienne et à une aspiration. Une pneumonie d'aspiration est une cause fréquente de morbidité et de mortalité chez les patients âgés, notamment chez les patients atteints d'une démence d'Alzheimer à un stade avancé. Latuda n'est pas indiqué pour le traitement d'une psychose associée à une démence et ne doit pas être utilisé chez les patients présentant un risque de pneumonie d'aspiration.

Interactions

Etant donné que Latuda agit principalement sur le SNC, la prudence s'impose lors de son utilisation en association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool.
Effet de Latuda sur d'autres médicaments
Digoxine (substrat de la P-gp): l'administration concomitante de Latuda (120 mg/jour) à l'état d'équilibre et d'une dose unique de digoxine (0,25 mg) a augmenté la Cmax et l'AUC(0-24) de la digoxine d'environ 9% et 13% par rapport à la digoxine administrée seule. Aucun ajustement de la dose de digoxine n'est nécessaire en cas d'administration concomitante avec Latuda.
Midazolam (substrat du CYP3A4): l'administration concomitante de Latuda (120 mg/jour) à l'état d'équilibre et d'une dose unique de 5 mg de midazolam a augmenté la Cmax et l'AUC(0-24) du midazolam d'environ 21% et 44% par rapport au midazolam administré seul. Aucun ajustement de la dose de midazolam n'est nécessaire en cas d'administration concomitante avec Latuda.
Contraceptifs oraux (œstrogène/progestérone): dans le cadre de l'administration concomitante de Latuda (40 mg/jour) à l'état d'équilibre et d'un contraceptif oral (CO) contenant de l'éthinylestradiol et du norgestimate, l'AUC(0-24) et la Cmax de l'éthinylestradiol et de la norelgestromine ont été équivalentes à celles observées avec le CO administré seul. En outre, les taux de globuline liant les hormones sexuelles n'ont pas été modifiés de façon notable lors de l'administration concomitante de Latuda et d'un CO. Aucun ajustement de la dose du CO n'est nécessaire en cas d'administration concomitante avec Latuda.
L'administration concomitante de Latuda et de jus de pamplemousse n'a pas été étudiée. Le jus de pamplemousse inhibe le cytochrome P450 3A4 et peut augmenter la concentration plasmatique de Latuda. La consommation de jus de pamplemousse doit être évitée pendant le traitement par Latuda par voie orale.
Effets d'autres médicaments sur Latuda
Latuda n'est pas un substrat des enzymes CYP1A1, CYP1A2, CYP2A6, CYP4A11, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 ou CYP2E1. Cela suggère qu'une interaction entre Latuda et des médicaments inhibant ou induisant ces enzymes est improbable.
Latuda est essentiellement métabolisé par le CYP3A4; une interaction entre Latuda et des inhibiteurs puissants ou modérés ou des inducteurs puissants de cette enzyme a été observée (tableau 1). Latuda ne doit pas être utilisé en association avec des inhibiteurs ou inducteurs puissants de cette enzyme.
Tableau 1: résumé de l'effet de médicaments administrés simultanément sur l'exposition à Latuda chez des sujets sains ou des patients atteints de schizophrénie

Médicament administré simultanément

Posologie

Effet sur la pharmacocinétique de Latuda

Recommandation

Médicament administré simultanément

Latuda

Cmax

AUC

Kétoconazole
(inhibiteur puissant du CYP3A4)

400 mg/jour pendant 5 jours

10 mg en dose unique

6,9 fois celle de Latuda administré seul

9 fois celle de Latuda administré seul

Ne doit pas être administré avec Latuda

Diltiazem
(inhibiteur modéré du CYP3A4)

240 mg/jour pendant 5 jours

20 mg en dose unique

2,1 fois celle de Latuda administré seul

2,2 fois celle de Latuda administré seul

La dose de Latuda ne doit pas dépasser 40 mg/jour en cas d'administration concomitante

Rifampicine
(inducteur puissant du CYP3A4)

600 mg/jour pendant 8 jours

40 mg en dose unique

1/7 fois celle de Latuda administré seul

1/5 fois celle de Latuda administré seul

Ne doit pas être administré avec Latuda

Lithium

600 mg BID pendant 8 jours

120 mg/jour pendant 8 jours

0,9 fois celle de Latuda administré seul

1,1 fois celle de Latuda administré seul

Aucun ajustement de la dose de Latuda nécessaire

Grossesse, allaitement

Grossesse
Aucune étude adéquate et bien contrôlée sur Latuda n'a été menée chez des femmes enceintes.
Aucune tératogénicité n'a été observée dans les études sur la reproduction animale (voir Données précliniques). Latuda ne doit être utilisé pendant la grossesse que si les bienfaits escomptés justifient les risques possibles pour le fœtus. Il faut conseiller aux patientes d'informer le médecin si elles sont enceintes ou si elles ont l'intention de le devenir durant leur traitement par Latuda.
Les nouveau-nés exposés à des antipsychotiques au cours du troisième trimestre de la grossesse présentent un risque de symptômes extrapyramidaux et/ou de symptômes de sevrage après la naissance. On a signalé des cas d'agitation, d'hypertonie, d'hypotonie, de tremblements, de somnolence, de détresse respiratoire et de trouble alimentaire chez ces nouveau-nés. Ces complications ont été de gravité variable; dans certains cas, les symptômes ont disparu spontanément, alors que dans d'autres cas, des soins médicaux intensifs et une hospitalisation prolongée ont été nécessaires.
Les effets de Latuda sur le travail et l'accouchement chez la femme sont inconnus.
Allaitement
On ignore si Latuda ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel chez la femme. La lurasidone a été excrétée dans le lait des rates (voir Données précliniques). Chez les femmes traitées par Latuda, l'allaitement ne peut être envisagé que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le nourrisson.
Fertilité
Il n'y a pas de données cliniques disponibles sur un effet potentiel de Latuda sur la fertilité. Dans les études sur la fertilité animale, on a observé une altération de la fertilité chez les rats femelles (irrégularités du cycle œstral), mais pas chez les rats mâles (voir Données précliniques).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Latuda peut interférer avec les activités exigeant de la concentration et une présence intellectuelle. C'est pourquoi il convient de recommander aux patients de ne pas conduire de véhicule ni d'utiliser de machines tant que leur capacité de réaction individuelle n'a pas été clarifiée et que le médecin traitant ne leur a pas expliqué cette évaluation lors d'un entretien.

Effets indésirables

Schizophrénie
Les effets indésirables les plus fréquemment observés (incidence ≥5% et au moins deux fois plus élevée que sous placebo) chez les patients traités par Latuda ont été les suivants: somnolence, acathisie, nausées et parkinsonisme.
Dépression bipolaire
Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients traités par Latuda (incidence ≥5% et au moins deux fois plus fréquents que sous placebo) étaient l'acathisie, le parkinsonisme et la somnolence.
Vous trouverez ci-dessous une liste de tous les effets indésirables basés sur les données cumulées et regroupés par classes de systèmes d'organes. Les effets indésirables rapportés dans les études cliniques sont listés par catégories de fréquence.
Les termes et fréquences utilisés sont les suivants: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10 000 à <1/1000), très rares (<1/10 000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: anémie.
Rares: leucopénie, neutropénie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: diminution de l'appétit.
Occasionnels: hyponatrémie.
Affections psychiatriques
Fréquents: agitation, anxiété, insomnie, impatience, dépression.
Occasionnels: rêves anormaux, apathie, confusion, hostilité, crises de panique, troubles du sommeil, pensées suicidaires, suicide, tentative de suicide.
Rares: somnambulisme.
Affections du système nerveux
Fréquents: akathisie, vertiges, dystonie, troubles extrapyramidaux, parkinsonisme, somnolence, dyskinésie.
Occasionnels: dyskinésie tardive, accident vasculaire cérébral, convulsions, dysarthrie, dysgueusie, hypoesthésie, paresthésie, syncope.
Rares: syndrome malin des neuroleptiques, crises convulsives.
Affections oculaires
Fréquents: vision floue.
Occasionnels: déficience visuelle.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Occasionnels: acouphènes, vertiges.
Affections cardiaques
Fréquents: tachycardie.
Occasionnels: bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré, angine de poitrine, bradycardie, extrasystoles ventriculaires, arythmies.
Affections vasculaires
Fréquents: hypertension.
Occasionnels: bouffées vasomotrices, hypotension, hypotension orthostatique.
Rares: thrombophlébite superficielle.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: douleurs abdominales, constipation, diarrhée, dyspepsie, nausées, hypersalivation, hypersécrétion, vomissements, sécheresse de la bouche.
Occasionnels: gastrite, reflux gastro-oesophagien, dysphagie, trouble lingual.
Infections et infestations
Fréquents: rhinopharyngite, grippe, douleurs oropharyngées, rhinite, infections des voies urinaires, infections virales.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: éruption cutanée, prurit.
Occasionnels: hyperhidrose, urticaire.
Rares: angio-œdème.
Inconnue: syndrome de Stevens-Johnson.
Affections du système immunitaire
Fréquents: hypersensibilité.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: dorsalgie, raideur musculosquelettique, myalgie.
Rares: rhabdomyolyse.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: dysurie, incontinence urinaire.
Rares: défaillance rénale.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnels: aménorrhée, dysménorrhée, menstruations irrégulières, dysfonction érectile.
Rares: augmentation du volume des seins, douleurs mammaires, galactorrhée.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: dyspnée.
Rares: pneumonie par aspiration.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: fatigue, pyrexie.
Occasionnels: asthénie, trouble de la marche, irritabilité, œdème périphérique.
Rares: mort subite.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: dysfonctionnement hépatique, stéatose hépatique, ictère.
Investigations
Fréquents: taux sanguin accru de prolactine, taux sanguin accru de triglycérides, augmentation du taux de CPK, prise de poids, perte de poids.
Occasionnels: baisse de la tension artérielle, taux sanguin d'acide urique accru, hausse de la température corporelle, hausse de la numération leucocytaire.
Rares: inversion de l'onde T sur l'électrocardiogramme.
Données pédiatriques
Le profil de sécurité de la lurasidone chez les adolescents souffrant de schizophrénie traités lors d'une étude de courte durée s'étendant sur 6 semaines correspondait généralement à celui observé chez l'adulte dans l'indication approuvée. Des différences dans la fréquence des effets indésirables les plus fréquents ont cependant été observées pour ce qui est des nausées (très fréquentes chez les adolescents et fréquentes chez les adultes).
Le profil de sécurité de la lurasidone chez les enfants et adolescents souffrant de dépression bipolaire traités lors d'une étude de courte durée s'étendant sur 6 semaines correspondait généralement à celui observé chez l'adulte dans l'indication approuvée. Des différences dans la fréquence des effets indésirables les plus fréquents ont cependant été observées pour ce qui est des nausées, des diarrhées et de la diminution de l'appétit (respectivement très fréquentes, fréquentes et fréquente chez les adolescents et respectivement fréquentes, de fréquence inconnue et occasionnelle chez les adultes).
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Expérience chez l'être humain
Au cours des études cliniques menées avant la commercialisation, auxquelles plus de 2905 patients et/ou sujets sains ont participé, un surdosage accidentel ou volontaire de Latuda a été constaté chez un patient. Ce patient avait pris approximativement 560 mg de Latuda et s'est rétabli sans séquelles. Le traitement a été repris chez ce patient pendant deux mois supplémentaires.
Prise en charge d'un surdosage
Il convient de faire appel à un centre antipoison certifié pour s'informer des directives actuelles et obtenir des conseils. Comme il n'existe pas d'antidote spécifique à Latuda, des mesures de soutien appropriées doivent être mises en place. Le patient doit faire l'objet d'une surveillance et d'une supervision médicales étroites jusqu'à son rétablissement.
Une surveillance cardiovasculaire doit être mise en place immédiatement, laquelle doit également comprendre une surveillance continue de l'ECG afin de déceler d'éventuelles arythmies. Si un traitement par des antiarythmiques est administré, il existe un risque théorique d'allongement de l'intervalle QT supplémentaire avec le disopyramide, la procaïnamide et la quinidine, lorsque ceux-ci sont utilisés chez des patients présentant un surdosage aigu de Latuda. De même, les propriétés alpha-bloquantes du brétylium pourraient encore accroître celles de Latuda et ainsi provoquer une hypotension problématique.
Une hypotension et un collapsus circulatoire doivent être traités par des mesures appropriées. L'adrénaline et la dopamine ne doivent cependant pas être utilisées, pas plus que d'autres sympathomimétiques ayant une activité bêta-agoniste, car une stimulation des récepteurs bêta peut encore aggraver une hypotension survenant dans le contexte d'un blocage des récepteurs alpha induit par Latuda. En cas de symptômes extrapyramidaux sévères, il convient d'administrer un médicament anticholinergique.
Un lavage gastrique (après intubation chez les patients inconscients) et l'administration de charbon activé avec un laxatif doivent être envisagés.
La possibilité d'une atténuation des douleurs, de crises convulsives ou d'une réaction dystonique de la tête et du cou après un surdosage pourrait être associée à un risque d'aspiration en cas de vomissements induits.

Propriétés/Effets

Code ATC
N05AE05
Mécanisme d'action
Comme pour les autres médicaments efficaces dans la schizophrénie et la dépression bipolaire, le mécanisme d'action de la lurasidone est inconnu. L'efficacité de la lurasidone dans la schizophrénie et la dépression bipolaire est attribuée à une activité antagoniste à la fois sur les récepteurs dopaminergiques centraux de type 2 (D2) et sur les récepteurs sérotoninergiques de type 2 (5HT2A).
Pharmacodynamique
Les études in vitro sur la liaison aux récepteurs ont révélé que la lurasidone est un antagoniste ayant une forte affinité pour les récepteurs dopaminergiques D2 (Ki = 0,994 nM) et les récepteurs de la 5-hydroxytryptamine (récepteurs sérotoninergiques 5-HT) 5-HT2A (Ki = 0,47 nM) et 5-HT7 (Ki = 0,495 nM), ainsi qu'un antagoniste ayant une affinité modérée pour les récepteurs α2C-adrénergiques humains (Ki = 10,8 nM), un agoniste partiel des récepteurs sérotoninergiques 5-HT1A (Ki = 6,38 nM) et un antagoniste des récepteurs α2A-adrénergiques (Ki = 40,7 nM). La lurasidone possède une affinité nulle ou faible pour les récepteurs histaminiques H1 et les récepteurs muscariniques (M1) (CI50 respectivement ≥1000 nM et >1000 nM).
Efficacité clinique
Schizophrénie
L'efficacité de Latuda dans le traitement de la schizophrénie a été démontrée dans le cadre de cinq études de courte durée (6 semaines), contrôlées contre placebo et menées chez des patients adultes (âge moyen de 38,4 ans, intervalle de 18 à 72 ans) répondant aux critères de la schizophrénie selon le DSM-IV. Un bras avec un contrôle actif (olanzapine ou quétiapine XR) a été inclus dans deux études pour évaluer la sensibilité des essais.
Résultats des études:
Tableau 2: résumé des résultats pour les principaux critères d'efficacité

Etude no

Principal critère d'évaluation

Différence moyennea par rapport au placebo
concernant la modification par rapport aux valeurs initiales

Latuda 40 mg/jour

Latuda 80 mg/jour

Latuda 120 mg/jour

Latuda 160 mg/jour

Olanzapine 15 mg/jour

Quétiapine XR 600 mg/jour

1

BPRSd

-5,6*
(2,1)

-

-6,7*
(2,2)

-

-

-

2

BPRSd

-

-4,7*
(1,8)

-

-

-

-

3

PANSS

-9,7*
(2,9)

-

-7,5*
(3,0)

-

-12,6**
(2,8)

-

4

PANSS

-2,1
(2,5)

-6,4*
(2,5)

-3,5
(2,5)

-

-

-

5

PANSS

-

-11,9*
(2,6)

-

-16,2*
(2,5)

-

-17,5**
(2,6)

a Least Squares Mean [moyenne des moindres carrés] (erreur type)
* valeur p ajustée < 0,05 (sauf pour l'olanzapine)
** valeur p non ajustée < 0,05
L'efficacité de Latuda a ainsi été démontrée aux doses de 40, 80, 120 et 160 mg/jour (tableau 2). Dans les analyses des résultats regroupés, il semble que la dose de 120 mg ne présentait aucun bénéfice supplémentaire par rapport à la dose de 40 mg, mais que la dose de 160 mg avait tendance à offrir un bénéfice supplémentaire par rapport à toutes les doses plus faibles. La différence avec le placebo a été observée d'abord entre le 3e et le 14e jour, avec une amélioration persistante jusqu'à la fin de chaque essai clinique.
Une étude de sous-populations sur la base de l'âge (peu de patients étaient âgés de plus de 65 ans), du sexe et de la race n'a mis en évidence aucune différence de réponse manifeste.
Données concernant les patients pédiatriques
L'efficacité à court terme de la lurasidone a été examinée dans le cadre d'une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, menée pendant 6 semaines chez des patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) (N=326) répondant aux critères de la schizophrénie selon le DSM-IV. Après randomisation, les patients ont reçu une fois par jour soit l'une des deux doses fixes de lurasidone (40 ou 80 mg) soit le placebo.
Le critère d'évaluation primaire était défini comme la variation moyenne du score total PANSS (Positive and Negative Syndrome Scale) entre la valeur initiale et la semaine 6. Le critère d'évaluation secondaire le plus important était la variation du score «Impression clinique globale – sévérité de la maladie» (CGI-S, Clinical Global Impression-Severity) entre la valeur initiale et la semaine 6. Pour ces deux critères, des différences statistiquement significatives en faveur de la lurasidone par rapport au placebo ont pu être démontrées pour la population totale étudiée. Ces différences sont apparues à la semaine 2 et se sont maintenues à chaque visite jusqu'à la fin de l'étude. En moyenne, aucun bénéfice supplémentaire n'a pu être démontré pour la dose de 80 mg/jour par rapport à la dose de 40 mg/jour. Les résultats pour le critère d'efficacité primaire sont présentés dans le tableau 3.
Tableau 3: résumé des résultats pour le critère d'évaluation primaire

Critère primaire

LS Mean (ET)a Différence en termes
de variation de la valeur initiale par rapport au placebo

Lurasidone

40 mg/jour

80 mg/jour

PANSS

-8,0 (2,21)*

-7,7 (2,22)*

* valeur p ajustée ≤0,001
a Least Squares Mean [moyenne des moindres carrés] (erreur type)
PANSS: Positive and Negative Syndrome Scale
Dépression bipolaire
Monothérapie
L'efficacité de Latuda en monothérapie a été démontrée lors d'une étude randomisée, contrôlée contre placebo, en double aveugle et d'une durée de six semaines menée auprès de patients adultes (âge moyen de 41,5 ans; intervalle de 18 à 74 ans) qui répondaient aux critères du DSM-IV-TR pour les épisodes dépressifs associés à un trouble bipolaire de type I (avec ou sans cycle rapide et sans symptômes psychotiques) (n = 485). Après randomisation, les patients ont été exposés à une dose flexible de Latuda 20-60 mg/jour, de Latuda 80-120 mg/jour ou au placebo. Les critères d'efficacité primaires et secondaires ont été évalués lors de l'examen initial ainsi qu'aux semaines 1 à 6.
Dans cette étude, l'échelle «Montgomery Asberg Depression Scale» (MADRS) a été utilisée comme échelle d'évaluation primaire des symptômes dépressifs; il s'agit d'une échelle comprenant 10 items évaluée par le médecin et aboutissant à un score total de 0 (aucune caractéristique dépressive) à 60 (valeur maximale). Le critère d'évaluation primaire était la variation du score MADRS en semaine 6 par rapport à la valeur initiale. Le principal instrument d'évaluation secondaire était l'échelle «Clinical Global Impression-Bipolar-Severity of Illness» (CGI-BP-S), un questionnaire rempli par le médecin qui évalue l'état de santé actuel du patient sur une échelle de 7 points, les valeurs augmentant avec le degré de gravité de la maladie.
Latuda s'est montré supérieur au placebo en termes de réduction des scores MADRS et CGI-BP-S à la semaine 6 (tableau 4). Les résultats obtenus dans le groupe recevant la dose élevée (80-120 mg) n'ont pas démontré une meilleure efficacité par rapport au groupe recevant la dose plus faible (20-60 mg). Une différence significative au score MADRS et au score CGI-BP-S a été démontrée sous Latuda 20-60 mg à la semaine 2, différence qui s'est maintenue pendant le reste de l'étude. Dans les deux groupes ayant reçu la dose flexible de Latuda, la proportion de patients ayant présenté une amélioration de ≥50% au score MADRS était significativement plus élevée (p < 0,001) que dans le groupe sous placebo (Latuda 20-60 mg: 53%; Latuda 80-120 mg: 51%; placebo: 30%). Dans les deux groupes ayant reçu Latuda, sept des dix items MADRS ont montré une amélioration significativement plus élevée que dans le groupe ayant reçu le placebo (p < 0,05). Les critères d'évaluation secondaires ont confirmé la supériorité de Latuda par rapport au placebo.
Traitement concomitant
L'efficacité de Latuda administré en association avec le lithium ou le valproate a été démontrée dans deux études (N=340 et 342) randomisées, contrôlées contre placebo, en double aveugle et d'une durée de six semaines, menée auprès de patients adultes (âge moyen de 42,6 ans; intervalle de 18 à 74 ans) qui répondaient aux critères du DSM-IV-TR pour les épisodes dépressifs associés à un trouble bipolaire de type I (avec ou sans cycle rapide et sans symptômes psychotiques). Les patients qui présentaient des symptômes persistants pendant un traitement au lithium ou au valproate ont été exposés, après randomisation, à une dose flexible de Latuda 20–120 mg/jour ou au placebo. Les critères d'efficacité primaires et secondaires ont été évalués lors de l'examen initial ainsi qu'aux semaines 1 à 6.
Le principal instrument d'évaluation des symptômes dépressifs dans cette étude était l'échelle MADRS. Le critère d'évaluation primaire était la variation du score MADRS en semaine 6 par rapport à la valeur initiale. Le principal instrument secondaire était l'échelle CGI-BP-S.
Dans une étude, Latuda en association au lithium ou au valproate s'est montré supérieur au placebo en termes de réduction des scores MADRS et CGI-BP-S à la semaine 6. Sous Latuda + lithium ou valproate, une différence significative a été démontrée dans le score MADRS à la semaine 3 et dans le score CGI-BP-S à la semaine 2. Ces différences se sont maintenues pendant toute la durée des études. La proportion de patients ayant présenté une amélioration de ≥50% au score MADRS était significativement plus élevée (p = 0,008) dans le groupe sous Latuda + lithium ou valproate (57%) que dans le groupe sous placebo (42%). Latuda a été associé à une amélioration significativement plus élevée que le placebo pour six des dix points MADRS (p < 0,05). Les critères d'évaluation secondaires ont confirmé la supériorité de Latuda par rapport au placebo.
Tableau 4: efficacité de Latuda en monothérapie et en traitement concomitant dans les études de 6 semaines

Étude D1050236
(monothérapie)

(N = 485)

Étude D1050235
(traitement concomitant)

(N = 340)

Latuda
20-60 mg
(N = 161)

Latuda
80-120 mg
(N = 162)

Placebo
(N = 162)

Latuda
20-120 mg + Li/VPA
(N = 179)

Placebo + Li/VPA
(N = 161)

Situation initiale

30,3 (5,02)

30,6 (4,93)

30,5 (4,95)

30,6 (5,30)

30,8 (4,81)

Estimation de la variation par rapport à la situation initiale

Semaine 6

-15,4 (0,83)**

-15,4 (0,83)**

-10,7 (0,83)

-17,1 (0,87)**

-13,5 (0,91)

N = nombre de sujets; VPA = valproate
** P ≤0,01 par rapport au placebo
Dans une autre étude sur le traitement concomitant au lithium ou au valproate, aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre Latuda et le placebo en ce qui concerne le critère primaire (MADRS) à la semaine 6.
Données concernant les patients pédiatriques
L'efficacité à court terme de la lurasidone a été examinée au cours d'une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo et d'une durée de 6 semaines, menée auprès d'enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) qui remplissaient les critères du manuel diagnostique et statistique des troubles psychiques, cinquième édition (DSM-V) pour un épisode de dépression majeure en lien avec un trouble bipolaire de type I avec ou sans changement rapide d'épisode (cycle rapide) et qui ne présentaient pas de caractéristiques psychotiques (N=350). Après randomisation, les patients ont reçu soit une dose flexible de 18-74 mg de lurasidone une fois par jour soit un placebo.
Le critère d'évaluation primaire était défini comme la variation moyenne du score total sur l'échelle révisée d'évaluation de la dépression chez les enfants (CDRS-R, Children's Depression Rating Scale, Revised) à la semaine 6 par rapport à la valeur initiale. Le critère d'évaluation secondaire le plus important était le score de dépression sur l'échelle «Impression clinique globale – version pour trouble bipolaire, sévérité de la maladie» (CGI-BP-S, Clinical Global Impression – Bipolar Version, Severity of Illness). Pour ces critères, des différences statistiquement significatives en faveur de la lurasidone par rapport au placebo ont pu être démontrées dans la population totale étudiée. Ces différences sont apparues à la semaine 2 et se sont maintenues à chaque visite jusqu'à la fin de l'étude. Cependant, le critère d'évaluation primaire et le critère d'évaluation secondaire le plus important n'ont pas été remplis par les patients plus jeunes (moins de 15 ans). La variation de la LS Mean [moyenne des moindres carrés] ajustée par rapport au placebo (IC à 95%) entre la valeur initiale et la semaine 6, avec la méthode LOCF (Last Observation Carried Forward) pour le score total CDRS-R dans le groupe lurasidone était de -1,8 (-5,6, -2,0) pour les patients âgés de 10 à 14 ans et de -8,6 (-12,4, -4,8) pour les patients âgés de 15 à 17 ans.
Tableau 5: étude pédiatrique sur la phase dépressive d'un trouble bipolaire: score total sur l'échelle CDRS-R et score de dépression (Depression) sur l'échelle CGI-BP-S – variation à la semaine 6 par rapport à la valeur initiale – modèle mixte avec mesures répétées (MMRM) pour l'étude D1050326: population en intention-de-traiter

Paramètres

Statistiques de l'étude

Placebo

Dose de lurasidone
18,5-74 mg
(a) (b)

Critère d'évaluation primaire: score total CDRS-R

N=170

N=173

Valeur initiale, moyenne (ET)

58,6 (8,26)

59,2 (8,24)

Variation LS Mean [moyenne des moindres carrés] (ET)

-15,3 (1,08)

-21,0 (1,06)

Différence traitement vs placebo

Évaluation (ET; IC à 95%)

--

-5,7 (1,39; -8,4 à -3,0)

Valeur p

--

<0,0001

Critère d'évaluation secondaire le plus important: score de dépression CGI-BP-S

N=170

N=173

Valeur initiale, moyenne (ET)

4,5

4,6

Variation LS Mean [moyenne des moindres carrés] (ET)

-1,05 (0,087)

-1,49 (0,085)

Différence traitement vs placebo

Évaluation (ET; IC à 95%)

--

-0,44 (0,112; -0,66 à -0,22)

Valeur p

--

<0,0001

N est le nombre de participants à l'étude.
(a) Les valeurs p pour la lurasidone vs placebo ont été ajustées sur la base de multiples comparaisons.
(b) Les doses de lurasidone de 18,5, 37, 55,5, 74 mg correspondent à respectivement 20, 40, 60 et 80 mg de chlorhydrate de lurasidone.

Pharmacocinétique

L'action de la lurasidone est principalement due à la substance mère. La pharmacocinétique de la lurasidone est proportionnelle à la dose dans la plage de doses quotidiennes totales comprises entre 20 mg et 160 mg. Les concentrations à l'état d'équilibre de la lurasidone sont atteintes en 7 jours après l'instauration de Latuda.
Absorption
La lurasidone est résorbée et le pic de concentration sérique est atteint en 1 à 3 heures environ. On estime que 9 à 19% de la dose administrée sont résorbés.
Dans une étude sur les effets des aliments, la Cmax et l'AUC moyennes de la lurasidone mesurées lors de l'administration avec des aliments ont été environ 3 et 2 fois plus élevées que les taux respectifs mesurés lors d'une prise à jeun. L'exposition à la lurasidone n'a pas été modifiée après une augmentation de la teneur en calories du repas de 350 à 1000 calories et s'est avérée indépendante de la teneur en lipides. Dans les études cliniques visant à démontrer la sécurité et l'efficacité de Latuda, les patients avaient pour instruction de prendre leur dose quotidienne avec un repas.
Distribution
Après l'administration de 40 mg de Latuda, le volume de distribution apparent moyen (CV en %) a été de 6173 (17,2 l). La lurasidone est fortement liée aux protéines sériques (~99%).
Métabolisme
La lurasidone est essentiellement métabolisée par le CYP3A4. Les principales voies de biotransformation sont une N-désalkylation oxydative, une hydroxylation du cycle norbornane et une S-oxydation. La lurasidone est transformée en deux métabolites actifs (ID-14283 et ID-14326) et en deux métabolites inactifs majeurs (ID-20219 et ID-20220).
Élimination
Après l'administration de 40 mg de Latuda, la demi-vie d'élimination moyenne (CV en %) a été de 18 (7) heures. Après une dose unique de lurasidone marquée au [14C], l'excrétion totale de la radioactivité à la fois dans l'urine et dans les fèces a été d'environ 89%, dont 80% dans les fèces et 9% dans l'urine. Après l'administration de 40 mg de Latuda, la clairance apparente moyenne (CV en %) a été de 3902 (18,0) ml/min.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Dans une étude à dose unique de 20 mg de Latuda, l'AUC(0-dernière mesure) moyenne de la lurasidone a été 1,5 fois plus élevée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh), 1,7 fois plus élevée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) et 3 fois plus élevée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) que chez les sujets sains appariés. La Cmax moyenne a été respectivement 1,3 fois, 1,2 fois et 1,3 fois plus élevée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère, modérée et sévère que chez les sujets sains appariés.
Troubles de la fonction rénale
Après l'administration d'une dose unique de 40 mg de Latuda chez des patients atteints d'une insuffisance rénale légère, modérée et sévère, la Cmax moyenne a augmenté respectivement de 40%, 92% et 54%, et l'AUC(0-∞) moyenne de 53%, 91% et du double, par rapport aux sujets sains appariés.
Patients âgés
Le nombre de patients âgés de 65 ans et plus inclus dans les études cliniques menées avec Latuda dans le traitement de la schizophrénie a été insuffisant pour déterminer si leur réponse est différente de celle des patients plus jeunes. Chez les patients âgés atteints de psychoses (de 65 à 85 ans), les concentrations de lurasidone (20 mg/jour) ont été similaires à celles des patients plus jeunes.
Enfants et adolescents
La pharmacocinétique de la lurasidone chez les patients pédiatriques a été examinée chez 47 enfants âgés de 6 à 12 ans et 234 adolescents âgés de 13 à 17 ans. La lurasidone a été administrée sous forme de chlorhydrate de lurasidone à une dose quotidienne de 20, 40, 80, 120 mg (6 à 17 ans) ou de 160 mg (uniquement entre 10 et 17 ans) pendant jusqu'à 42 jours. Aucune corrélation distincte entre la concentration plasmatique atteinte et l'âge ou le poids corporel n'a été constatée. La pharmacocinétique de la lurasidone chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans était généralement comparable à celle observée chez les adultes.

Données précliniques

Les données issues des études conventionnelles sur la pharmacologie de sécurité et la toxicité en administration répétée n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.
Mutagénicité
La lurasidone ne s'est pas avérée génotoxique dans le test d'Ames, dans le test d'aberration chromosomique in vitro sur des cellules pulmonaires de hamster chinois (CHL) et dans le test du micronoyau in vivo sur la moelle osseuse de souris.
Carcinogénicité
Des études de carcinogénicité sur toute la durée de vie ont été réalisées chez la souris ICR et le rat Sprague-Dawley. Dans ces études, la lurasidone a été administrée par voie orale à des doses de 30, 100, 300 ou 650 mg/kg/jour (la dose élevée de 1200 mg/kg/jour a été réduite chez les mâles) chez la souris ICR et de 3, 12 ou 36 mg/kg/jour (la dose élevée de 50 mg/kg/jour a été réduite) chez le rat Sprague-Dawley.
Dans l'étude chez la souris, une incidence accrue de tumeurs malignes des glandes mammaires et d'adénomes hypophysaires a été observée chez les animaux femelles; la dose la plus faible étudiée a entraîné des concentrations plasmatiques (AUC) 1,3 fois plus élevées que celles observées chez l'être humain après administration de la dose maximale recommandée pour l'être humain (MRHD) de 160 mg/jour. Chez la souris mâle, aucune tumeur de ce type n'a pas été constatée jusqu'à la dose maximale étudiée qui a entraîné des concentrations plasmatiques (AUC) 14 fois plus élevées que celles observées chez l'être humain après administration de la MRHD.
Chez le rat femelle, une incidence accrue de carcinomes des glandes mammaires a été constatée aux deux doses élevées; la dose sans effet observable de 3 mg/kg a entraîné des concentrations plasmatiques (AUC) 0,4 fois plus élevées que celles observées chez l'être humain après administration de la MRHD. Chez le rat mâle, aucune augmentation de tumeurs n'a été observée jusqu'à la dose maximale étudiée qui a entraîné des concentrations plasmatiques (AUC) 6 fois plus élevées que celles observées chez l'être humain après administration de la MRHD.
Des modifications prolifératives et/ou néoplasiques des glandes mammaires et de l'hypophyse ont été documentées après l'administration chronique d'antipsychotiques chez les rongeurs. On suppose que celles-ci sont médiées par la prolactine. La pertinence de cette incidence accrue de tumeurs de l'hypophyse et des glandes mammaires médiées par la prolactine chez les rongeurs pour le risque chez l'être humain est inconnue.
Toxicité sur la reproduction
Toxicité sur le développement et lactation
Aucun effet tératogène n'a été observé lors des études au cours desquelles des rates et des lapines gravides ont reçu de la lurasidone pendant la période de l'organogenèse à des doses allant jusqu'à respectivement 25 et 50 mg/kg/jour. Ces doses correspondent à 1,5 fois (rates) et 6 fois (lapines) la dose maximale recommandée chez l'humain (DMRH) de 160 mg/jour selon la surface corporelle.
Aucun effet indésirable sur le développement n'a été observé lors d'une étude au cours de laquelle des rates gravides ont reçu des doses allant jusqu'à 10 mg/kg/jour de lurasidone pendant la phase d'organogenèse et jusqu'au sevrage des petits. Cette dose correspond à peu près à la DHMR sur la base de la surface corporelle.
La lurasidone a été excrétée dans le lait des rates pendant la lactation.
Troubles de la fertilité
La lurasidone a été administrée par voie orale à des rats femelles à des doses de 0,1 mg/kg/jour, 1,5 mg/kg/jour, 15 mg/kg/jour ou 150 mg/kg/jour pendant 15 jours consécutifs avant l'accouplement, pendant la période de l'accouplement et jusqu'au 7e jour de la gestation. Des irrégularités du cycle œstral ont été constatées à partir d'une dose de 1,5 mg/kg; la dose sans effet observable de 0,1 mg/kg équivaut à environ 0,006 fois la dose maximale recommandée pour l'être humain (MRHD) de 160 mg/jour, basée sur la surface corporelle. Une diminution de la fertilité n'a été observée qu'à la dose la plus élevée et s'est avérée réversible après une période de 14 jours sans traitement. La dose sans effet observable pour la diminution de la fertilité a été de 15 mg/kg, ce qui correspond environ à la MRHD basée sur la surface corporelle.
Aucune diminution de la fertilité n'a été constatée chez les rats mâles ayant été traités par voie orale avec des doses de lurasidone allant jusqu'à 150 mg/kg/jour (9 fois la MRHD basée sur la surface corporelle) pendant 64 jours consécutifs avant l'accouplement et pendant la période d'accouplement.
Études chez des animaux juvéniles
Dans l'étude pivot de la toxicité menée chez de jeunes rats, la lurasidone a été administrée à des doses de 3 mg, 30 mg et 150 mg (mâles) ou 300 mg (femelles) par kg et par jour. Les animaux juvéniles n'ont pas montré de sensibilité accrue aux effets induits par la lurasidone sur le poids corporel, la prise de nourriture et les observations cliniques qui ont également été rapportées chez les rats adultes dans des analyses toxicologiques. La NOAEL de 3 mg/kg/jour, comme chez l'adulte, s'élevait à 0,6 fois la dose quotidienne maximale de 80 mg/jour pour les enfants et les adolescents. Une diminution du poids corporel et du poids à la naissance et des prises de poids réduites durant la phase postnatale ont été observées chez la progéniture d'animaux juvéniles traités à des doses ≥30 mg/kg/jour. La diminution du poids corporel et du poids à la naissance/les prises de poids réduites observées dans la phase postnatale chez la progéniture des animaux traités par chlorhydrate de lurasidone étaient faibles et sont classées comme étant dans la fourchette de variation biologique.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver hors de portée des enfants.
Conserver à température ambiante (15-25 °C).

Numéro d’autorisation

62785 (Swissmedic).

Présentation

Emballage de 28 ou 56 comprimés filmés à 20 mg, 40 mg, 80 mg et 120 mg [B]

Titulaire de l’autorisation

Medius AG, 4132 Muttenz.

Mise à jour de l’information

Juin 2021.

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