InteractionsDans des rares cas, un syndrome sérotoninergique peut survenir prenant la forme d'un effet indésirable menaçant le pronostic vital lors de l'administration concomitante de triptans et d'autres médicaments à effet sérotoninergique plus ou moins prononcé comme, entre autres, les «inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine» (SSRI), (par ex. fluoxétine, paroxétine, sertraline), les «inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine/noradrénaline» (SNRI), (par ex. venlafaxine, duloxétine), les inhibiteurs de la MAO, le L-tryptophane, le lithium, les antidépresseurs tricycliques (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
Rien ne suggère des interactions pharmacocinétiques avec la caféine, le métoclopramide, la sélégiline, la fluoxétine (20 mg/24 h), l'ergotamine, la dihydroergotamine, le paracétamol ou le pizotifène. Aucun SSRI autre que la fluoxétine n'a été étudié.
La fréquence des effets indésirables peut être augmentée lors de l'utilisation concomitante de triptans et de préparations contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
Il existe de faibles interactions pharmacocinétiques avec la rifampicine et le propranolol, mais elles ne sont toutefois pas cliniquement significatives. En cas d'administration concomitante de propranolol (160 mg/jour) durant 1 semaine, la Cmax et l'AUC du zolmitriptan peuvent être multipliées par 1,5. La Cmax et l'AUC du métabolite N-déméthylé peuvent diminuer de 30% et 15% respectivement. Après administration simultanée de propranolol et de zolmitriptan, aucune interaction n'a été constatée du point de vue de la pression artérielle ou du pouls.
Le zolmitriptan est métabolisé par le système du cytochrome P450, essentiellement par l'iso-enzyme CYP1A2.
Après l'administration de cimétidine, un inhibiteur global du système P450, la demi-vie et l'AUC du zolmitriptan et de son métabolite actif ont été environ doublées. C'est pourquoi, pour les patients qui prennent de la cimétidine, la dose journalière maximale recommandée est de 5 mg de zolmitriptan.
Compte tenu du profil général des interactions du zolmitriptan, une interaction avec les inhibiteurs spécifiques de l'iso-enzyme CYP1A2 du cytochrome P450 ne peut pas être exclue. C'est pourquoi, lors de l'utilisation concomitante de substances de cette classe (p.ex. fluvoxamine et quinolones), la dose journalière maximale recommandée est également de 5 mg de zolmitriptan.
Le principal métabolite inactif du zolmitriptan, le dérivé de l'acide indolacétique (2161W92), est formé à partir du métabolite N-déméthylé actif (N-déméthylé-zolmitriptan) par l'activité de la MAO-A. Cela a été démontré par l'administration concomitante de moclobémide, un inhibiteur sélectif de la MAO-A, qui a triplé l'AUC du métabolite actif N-déméthylé-zolmitriptan, alors que les taux de zolmitriptan n'ont été que très peu influencés (augmentation de l'AUC de 26%). C'est pourquoi, en cas de prise concomitante d'un inhibiteur de la MAO-A, il ne faut pas utiliser plus de 5 mg de Zolmitriptan par 24 heures.
Les études menées avec le zolmitriptan et des ergotamines chez des volontaires n'ont pas fourni d'indice suggérant des interactions pharmacocinétiques importantes ou cliniquement significatives. Au vu de la possibilité d'un effet vasoconstricteur additif, il faut néanmoins éviter l'administration concomitante de dérivés de l'ergotamine. Par conséquent, il ne faut pas administrer des préparations contenant de l'ergotamine au cours des 24 heures qui précèdent et des 6 heures qui suivent l'administration d'un agoniste 5HT1B/1D.
Il ne faut pas utiliser d'autres agonistes 5HT1B/1D dans les 24 heures qui suivent l'administration de Zolmitriptan Spirig HC 2.5.
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