CompositionPrincipes actifs: drospirénone et éthinylestradiol.
Excipients: Lactosum, Excipiens pro compresso obducto.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéDrospibel 30 : 1 comprimé contient 3 mg de drospirénone et 0,03 mg d’éthinylestradiol.
Indications/Possibilités d'emploiContraception orale.
Grâce à ses propriétés antiandrogéniques, Drospibel 30 est un contraceptif particulièrement avantageux pour les femmes souffrant d’acné et de séborrhée.
Posologie/Mode d'emploiLes comprimés filmés doivent être pris dans l’ordre indiqué sur l’emballage, si possible au même moment de la journée et de préférence avec un liquide. Pendant 21 jours consécutifs, prendre un comprimé filmé par jour. Puis, observer une pause de 7 jours sans prise de comprimé avant d’entamer la plaquette suivante. Pendant cette pause, il se produit généralement une hémorragie de privation, qui débute normalement 2–3 jours après la dernière prise et qui peut se poursuivre jusqu’à ce que la plaquette suivante soit entamée (voir également à ce propos «Conduite à tenir en cas d’irrégularité des saignements»).
Début de la prise
Femmes n’ayant pas utilisé de contraceptif hormonal le mois précédent
Commencer la prise des comprimés filmés le 1er jour du cycle (= 1er jour des règles). Il est également possible de commencer entre le 2e et le 5e jour du cycle; il est dans ce cas recommandé, lors du premier cycle, de recourir durant les 7 premiers jours de la prise du comprimé à des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales (à l’exclusion de la méthode d’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures; p.ex. le préservatif).
Passage d’un contraceptif hormonal combiné (y compris un anneau vaginal ou un patch transdermique)
Il est préférable de commencer Drospibel 30 le jour suivant la prise du dernier comprimé actif du COC précédent, mais au plus tard le jour suivant l’intervalle habituel sans prise de comprimé ou la phase sous placebo.
Dans le cas d’un patch transdermique ou d’un anneau vaginal, on commencera Drospibel 30 le jour suivant le retrait, mais au plus tard le jour où la nouvelle application du patch ou de l’anneau vaginal aurait dû avoir lieu.
Substitution d’une préparation progestative pure (minipilule, injection, implant) ou d’un dispositif intra-utérin (DIU) diffuseur de progestatif par Drospibel 30
La substitution de la minipilule par Drospibel 30 peut avoir lieu n’importe quel jour. La substitution d’un implant ou d’un DIU diffuseur de progestatif a lieu au plus tôt le jour du retrait de ce dernier. La substitution d’une préparation injectable par Drospibel 30 a lieu au moment où l’injection suivante aurait due être effectuée. Dans tous ces cas, il faudra utiliser en plus, durant les 7 premiers jours de la prise, une méthode de contraception non hormonale.
Après un avortement au premier trimestre
La prise de Drospibel 30 peut débuter immédiatement. Des mesures contraceptives supplémentaires ne sont pas nécessaires dans ce cas.
Après un avortement au 2e trimestre ou un accouchement
À la suite d’un avortement au 2e trimestre de la grossesse ou d’un accouchement (voir «Mises en garde et précautions»), la prise de Drospibel 30 devrait débuter au plus tôt entre le 21e et le 28e jour, à cause du risque accru de maladies thromboemboliques pendant cette phase. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé d’appliquer des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales, durant les sept premiers jours de la prise. Si des rapports sexuels ont eu lieu entre-temps, il convient d’exclure l’éventualité d’une grossesse ou d’attendre les premières règles avant de débuter la prise de Drospibel 30.
Conduite à tenir en cas d’oubli de prise
Si la patiente a oublié de prendre son comprimé quotidien à l’heure habituelle et qu’elle s’en rend compte dans les 12 heures qui suivent, elle doit alors prendre le comprimé immédiatement. Les comprimés suivants seront à nouveau pris à l’heure habituelle. Dans ce cas, l’efficacité du contraceptif n’est pas altérée.
Si l’heure de prise habituelle est outrepassée de plus de 12 heures, l’efficacité du contraceptif oral est vraisemblablement réduite.
En cas d’oubli de la prise du médicament, les règles de base suivantes sont applicables:
1. La pause de 7 jours sans prise de comprimé ne peut pas être prolongée.
2. Une prise régulière sur au moins 7 jours est nécessaire pour freiner efficacement l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
Selon la semaine de prise, il convient de procéder comme suit :
Première semaine de prise
La patiente doit prendre le comprimé filmé oublié aussitôt qu’elle se rend compte de l’oubli, même si elle doit de ce fait prendre 2 comprimés le même jour. Elle devra continuer à prendre quotidiennement les comprimés suivants à l’heure habituelle. Pendant les 7 jours suivants, il lui faudra recourir en plus à une méthode de contraception non hormonale. Si des rapports sexuels ont eu lieu lors les 7 jours précédents, il faut alors envisager l’éventualité d’une grossesse. Plus le nombre de comprimés oubliés est important et plus ces oublis sont proches de l’intervalle sans prise de comprimés, plus le risque d’une grossesse est élevé.
Deuxième semaine de prise
La patiente doit prendre le comprimé filmé oublié aussitôt qu’elle se rend compte de l’oubli, même si elle doit de ce fait prendre 2 comprimés le même jour. Elle devra continuer à prendre quotidiennement les comprimés suivants à l’heure habituelle. Aucune mesure contraceptive supplémentaire n’est nécessaire à condition que la prise des comprimés filmés ait été régulière pendant les 7 jours précédents. Dans le cas contraire ou si plus d’un comprimé filmé a été oublié, il lui faudra utiliser en plus une méthode de contraception non hormonale durant les 7 jours suivants.
Troisième semaine de prise
Le risque de grossesse est plus élevé en raison de l’intervalle précédent sans prise de comprimé. Si l’une des deux possibilités de prise suivantes est utilisée, une méthode de contraception supplémentaire n’est pas utile à condition que la prise ait été régulière au cours des 7 jours précédents. Dans le cas contraire, la patiente doit suivre la première des deux possibilités et utiliser une méthode contraceptive supplémentaire non hormonale pendant les 7 jours suivants.
1. La patiente doit prendre le comprimé filmé oublié aussitôt qu’elle se rend compte de son oubli, même si elle doit de ce fait prendre 2 comprimés le même jour. Elle doit continuer à prendre quotidiennement les comprimés filmés suivants à l’heure habituelle. Elle devra commencer la prise des comprimés filmés de la plaquette suivante immédiatement après la fin de la dernière plaquette, c.-à-d. sans respecter l’intervalle sans comprimé. Il est improbable qu’une hémorragie de privation se produise avant la fin de la 2e plaquette, mais de légères pertes sanguinolentes ou des métrorragies pourront se produire plus fréquemment.
Ou
2. La patiente doit cesser de prendre les comprimés filmés de la plaquette en cours. Après une pause de 7 jours au maximum (jour de l’oubli du comprimé compris), la patiente commence la plaquette suivante.
Si l’hémorragie de privation ne se produit pas lors de la prochaine pause sans comprimé, il faut envisager l’éventualité d’une grossesse.
Conduite à tenir en cas d’affections gastro-intestinales
En cas d’affections gastro-intestinales sévères, l’absorption est éventuellement incomplète et des méthodes de contraception supplémentaires doivent être utilisées.
En cas de vomissements dans les 3 à 4 heures suivant la prise, se conformer aux règles de base mentionnées au paragraphe «Conduite à tenir en cas d’oubli de la prise». Afin que le schéma habituel de la prise puisse être conservé, la patiente doit prendre le comprimé supplémentaire dans une plaquette de réserve.
Décalage des règles
Report des règles à une date ultérieure (prolongation du cycle)
La patiente doit prendre les comprimés de la plaquette suivante sans respecter la pause sans comprimé. Elle peut ainsi retarder ses règles aussi longtemps qu’elle le désire (mais au maximum jusqu’à la fin de cette deuxième plaquette). Pendant cette période, de légères pertes sanguinolentes ou des métrorragies peuvent se produire plus fréquemment. La prise régulière de Drospibel 30 est ensuite poursuivie après la pause habituelle de 7 jours.
Avancée de la date des règles
La patiente peut avancer le début de ses règles à un autre jour de la semaine en abrégeant, selon son désir, la pause sans prise de comprimé. Plus cette pause est courte, moins l’hémorragie de privation est probable et plus les légères pertes sanguinolentes et les métrorragies sont fréquentes (similairement au report des règles à une date ultérieure).
Conduite à tenir en cas d’irrégularité des saignements
Comme c’est le cas pour tous les COC, des saignements irréguliers (légères pertes sanguinolentes ou métrorragies) peuvent se produire, surtout pendant les premiers mois de prise. C’est pourquoi un bilan diagnostique visant à rechercher la cause de saignements irréguliers ne se justifie qu’après une période d’adaptation de 3 cycles environ. La prise de Drospibel 30 doit être poursuivie.
Si ces irrégularités persistent ou si des saignements irréguliers apparaissent pour la première fois après plusieurs cycles de saignements réguliers, il faudra également envisager des causes non hormonales. Il est recommandé de recourir à des méthodes diagnostiques appropriées en vue d’exclure la possibilité d’une grossesse ou d’une affection maligne. Ces méthodes peuvent comprendre un curetage.
L’hémorragie de privation peut éventuellement être absente au cours de la pause sans prise de comprimés. Une grossesse est improbable si le COC a été pris selon la posologie prescrite. Si toutefois le COC n’a pas été pris conformément aux prescriptions avant l’absence de la première hémorragie de privation, ou en l’absence de deux hémorragies de privation, il convient d’exclure l’éventualité d’une grossesse avant de poursuivre la prise de Drospibel 30.
Emploi chez certains groupes de patientes
Enfants et adolescents
L’efficacité et la sécurité ont été examinées chez des femmes âgées de 18 ans et plus. Chez les adolescentes (si indication), la posologie recommandée est la même que chez les adultes.
Patientes âgées
Drospibel 30 n’est pas recommandé après la ménopause.
Insuffisance hépatique
Drospibel 30 est contre-indiqué chez les femmes atteintes d’insuffisance hépatique sévère (voir également «Contre-indications»).
Insuffisance rénale
Drospibel 30 est contre-indiqué chez les femmes atteintes d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance rénale aiguë. La kaliémie doit être surveillée chez les femmes souffrant d’insuffisance légère à modérée (voir aussi «Contre-indications»).
Contre-indicationsLes COC ne doivent pas être pris, ou doivent être immédiatement arrêtés au cas où, pendant la prise, l’une des situations ou maladies suivantes apparaîtrait pour la première fois:
– existence ou antécédent d’événements thromboemboliques artériels ou veineux (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, angine de poitrine, infarctus du myocarde, attaque ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral);
– la présence d’un facteur de risque grave ou l’association de plusieurs facteurs de risque de thrombose veineuses ou artérielles peut aussi être considérée comme une contre-indication (voir «Mises en garde et précautions»);
– migraine accompagnée;
– diabète sucré avec altérations vasculaires;
– existence ou antécédent de maladie hépatique grave, aussi longtemps que persistent des paramètres anormaux de la fonction hépatique;
– existence ou antécédent de tumeur hépatique bénigne ou maligne;
– insuffisance rénale sévère ou défaillance rénale aiguë;
– atteintes malignes connues ou suspectées de l’appareil génital ou des seins lorsqu’elles sont dépendantes des hormones sexuelles;
– hémorragies vaginales inexpliquées;
– grossesse présumée ou établie;
– hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients de Drospibel 30.
Mises en garde et précautionsAvant de décider de l’emploi de Drospibel 30, comme pour tous les autres CHC, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux perturbations/risques suivant(e)s, en tenant compte du degré de sévérité de chaque facteur individuel ou de la coïncidence de ces derniers, et discutés avec chaque patiente (voir aussi «Contre-indications»).
La patiente doit être priée de consulter son médecin en cas d’aggravation ou d’apparition pour la première fois des perturbations/risques suivant(e)s. Le médecin décidera de la poursuite ou de l’arrêt de la prise du contraceptif oral.
Avant le début ou le renouvellement de la prise d’un CHC tel que Drospibel 30, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu’à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les contre-indications et les mises en garde/précautions afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure l’éventualité d’une grossesse. Durant l’utilisation, il est recommandé de procéder à des examens de contrôle tous les six à douze mois environ et de réévaluer à cette occasion les contre-indications (p.ex. un épisode ischémique transitoire) et les facteurs de risque, p.ex. une anamnèse familiale de thromboses veineuses ou artérielles (voir «Facteurs de risque et complications vasculaires») car ceux-ci peuvent survenir pour la première fois pendant la prise d’un contraceptif oral.
Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l’abdomen et des organes pelviens avec frottis cytologique du col et examens de laboratoire appropriés. La fréquence et le type des examens doivent être conformes aux directives établies et adaptés à chaque cas.
La patiente doit en outre être informée qu’un contraceptif oral n’offre pas de protection contre les infections par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Motifs imposant l’arrêt immédiat de la préparation
– Première apparition ou exacerbation de maux de tête de type migraineux ou survenue plus fréquente de maux de tête d’une intensité inhabituelle;
– troubles visuels, auditifs ou de l’élocution ou autres troubles de la perception apparaissant soudainement;
– premiers signes d’événements thromboemboliques (voir «Facteurs de risque et complications vasculaires»);
– 4 semaines au moins avant une intervention chirurgicale prévue et pendant une immobilisation (p.ex. à la suite d’un accident ou d’une opération);
– augmentation significative de la pression artérielle (lors de mesures répétées);
– apparition d’ictère, d’hépatite, de prurit généralisé;
– fortes douleurs épigastriques ou hépatomégalie;
– grossesse existante ou présumée.
Facteurs de risque et complications vasculaires
Des études épidémiologiques montrent que les femmes sous contraceptif hormonal combiné (CHC) y compris Drospibel 30 ont un risque accru d’événements thromboemboliques et thrombotiques veineux et artériels, tels que thrombose veineuse profonde des membres inférieurs, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral. Ces événements sont rares, mais peuvent éventuellement avoir une issue fatale. Ce risque doit être pris en compte lors de la prescription d’un CHC, en particulier si la patiente présente des facteurs de risque.
Une grande étude de cohortes prospective à 3 bras (EURAS) a montré que l’incidence des thromboembolies veineuses (TEV) lors de la prise de COC faiblement dosé en oestrogènes (<0,05 mg d’éthinylestradiol) était de 8 à 10 cas pour 10’000 années-femmes. On rapporte une incidence d’environ 4,4 cas de TEV pour 10’000 années-femmes chez les femmes non utilisatrices et non enceintes et d’environ 20–30 cas pour 10’000 années-femmes chez les femmes enceintes et en suites de couches.
Les TEV ont une issue fatale dans 1–2% des cas.
Des études épidémiologiques ont montré que le risque de TEV associé aux COC contenant de la drospirénone est approximativement deux fois plus élevé qu’avec les COC de deuxième génération (contenant du lévonorgestrel), et probablement similaire au risque associé aux produits de troisième génération (contenant du désogestrel ou du gestodène). Toutes les études n’ont pas confirmé le risque accru.
Le risque de développer une TEV est le plus élevé au cours de la première année d’utilisation d’un COC (surtout pendant les 3 premiers mois). Une analyse intermédiaire indique que ce risque plus élevé existe aussi bien lors de la première prise d’un COC que lors de la prise répétée de ce COC ou d’un autre (après un intervalle d’au moins 4 semaines ou plus sans pilule). Sous contraception hormonale combinée, des cas extrêmement rares de thromboses touchant d’autres vaisseaux sanguins, tels que les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes ainsi que des thromboses des sinus veineux ont été observés. Une relation avec la prise de contraceptifs hormonaux combinés n’est cependant pas prouvée.
Les symptômes d’une thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent être
– Tuméfaction unilatérale d’une jambe ou le long d’une veine de la jambe;
– sensation de tension ou douleur à une jambe, même si elle n’est ressentie qu’en position debout ou en marchant;
– sensation de chaleur, rougeur ou coloration de la peau de la jambe concernée.
Les symptômes d’une embolie pulmonaire (EP) peuvent être
– Difficulté respiratoire subite et inexpliquée, respiration rapide ou détresse respiratoire; intolérance à l’effort;
– toux d’apparition soudaine, éventuellement accompagnée d’expectorations sanglantes;
– douleur aiguë et soudaine dans la poitrine pouvant s’amplifier à la respiration profonde;
– obnubilation sévère, vertiges ou sensation d’angoisse;
– tachycardie ou arythmie.
Les symptômes d’un accident vasculaire cérébral peuvent être
– Perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, d’un bras ou d’une jambe, touchant une moitié du corps;
– confusion soudaine;
– élocution incompréhensible ou difficulté de compréhension;
– troubles subits de la vision d’un ou des deux yeux;
– troubles subits de la marche;
– vertiges;
– troubles de l’équilibre ou de la coordination;
– céphalées soudaines et sévères, ou de durée inhabituelle, de cause inconnue;
– perte de connaissance ou évanouissement avec ou sans épisode convulsif.
L’occlusion d’un vaisseau peut engendrer d’autres symptômes
– Douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète d’une extrémité;
– abdomen aigu.
Les symptômes d’un infarctus du myocarde peuvent être
– Douleurs, malaise, sensation de pression, sensation de pesanteur, sensation de serrement ou de tension dans la poitrine, le bras ou derrière le sternum;
– douleurs irradiant dans le dos, la mâchoire, le cou, le bras ou l’estomac;
– sensation de réplétion, troubles gastriques ou effort de vomissement;
– sueurs, nausées, vomissements ou vertiges;
– sensation de grande faiblesse, d’angoisse ou essoufflement;
– tachycardie ou arythmies.
Certains de ces symptômes (p.ex. essoufflement ou toux) ne sont pas spécifiques et peuvent être faussement attribués à des affections fréquentes ou de moindre gravité (p.ex. infections des voies respiratoires).
Le risque de complications thrombotiques/thromboemboliques veineuses ou artérielles ou d’accident vasculaire cérébral augmente également avec:
– l’âge avancé;
– l’adiposité (indice de masse corporelle >30 kg/m²);
– l’anamnèse familiale positive (thromboembolies veineuse ou artérielle chez un frère/sœur ou un parent à un âge jeune). Lors de la présence ou de la suspicion d’une prédisposition héréditaire, il faut consulter un spécialiste avant la prise d’un contraceptif oral;
– immobilisation prolongée, intervention chirurgicale lourde, toute intervention chirurgicale des jambes ainsi que blessures graves. Dans ces cas, les COC doivent être interrompus (au minimum 4 semaines avant une intervention chirurgicale élective); la reprise doit avoir lieu au plus tôt 2 semaines après la récupération complète de la mobilité;
– position assise prolongée, p.ex. lors d’un long voyage en avion;
– le tabagisme (le risque augmente d’autant plus en cas d’âge avancé et de tabagisme important, surtout chez les femmes de plus de 35 ans; il concerne en particulier les complications artérielles). Il faut donc recommander instamment aux femmes prenant des contraceptifs oraux de renoncer au tabac, en particulier si elles sont âgées de plus de 35 ans ou si elles présentent d’autres facteurs de risque artériels;
– des troubles du métabolisme lipidique (dyslipoprotéinémie);
– l’hypertension artérielle;
– la migraine;
– des valvulopathies;
– la fibrillation auriculaire;
Une éventuelle relation avec les maladies variqueuses, les thombophlébites superficielles spontanées et les thromboses veineuses profondes est incertaine.
Il faut être attentif au risque accru de maladies thromboemboliques dans la période du post-partum (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Autres maladies corrélées à des conditions circulatoires défavorables
– Diabète sucré;
– lupus érythémateux disséminé;
– syndrome hémolytique et urémique;
– affections intestinales inflammatoires chroniques (maladie de Crohn et colite ulcéreuse);
– drépanocytose.
La survenue plus fréquente ou l’augmentation de l’intensité d’une migraine au cours de la prise de contraceptifs oraux peut être interprétée comme le signe précoce d’une complication vasculaire cérébrale et motiver l’arrêt immédiat du COC).
En cas de prédisposition héréditaire ou acquise de complications thromboemboliques, il est indiqué de faire éventuellement un bilan complet de la coagulation. Le programme d’exploration de l’hémostase peut comporter le dosage du fibrinogène, de l’homocystéine, de l’antithrombine III, des protéines C et S, ainsi que les tests de résistance APC (mutation du facteur V de Leiden) et les tests aux anticorps anti-phospholipides (y compris anticoagulant lupique et anticorps anticardiolipine).
Lors de l’évaluation du rapport bénéfices/risques concernant les risques vasculaires, il faut tenir compte du fait que le risque de thrombose lié à la coexistence de maladies peut être diminué par le traitement adapté de celles-ci et que le risque associé à la grossesse est supérieur à celui associé à la prise d’un COC faiblement dosé (<0,05 mg d’éthinylestradiol).
Maladies tumorales
Quelques études épidémiologiques indiquent un risque accru de cancer du col de l’utérus à la suite d’une utilisation prolongée de COC. Le facteur de risque le plus important de cancer du col est la persistance d’une infection aux papillomavirus humains (HPV). Il y a en outre des indications que la prise prolongée de COC pourrait contribuer à cette élévation du risque. On ignore toutefois dans quelle mesure d’autres facteurs contribuent aussi à cette élévation du risque, comme p.ex. le Cervix-Screening et le comportement sexuel ainsi que l’utilisation de contraceptifs de type barrière.
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré que le risque relatif (RR) de diagnostiquer un carcinome mammaire chez les femmes prenant un COC était faiblement augmenté (RR= 1,24). Ce risque diminue de manière continue après arrêt du COC et n’est plus décelable après 10 ans. Le cancer du sein étant rare avant l’âge de 40 ans, le nombre supplémentaire de cancers du sein diagnostiqués chez les femmes qui prennent, ou ont pris jusqu’à récemment, un COC est faible par rapport au risque total de cancer du sein. Ces études ne fournissent aucun indice sur une éventuelle causalité. La hausse observée du risque peut être attribuée soit à un diagnostic plus précoce chez les utilisatrices de COC, soit aux effets biologiques des COC, soit à la combinaison de ces deux facteurs. Les cancers du sein avaient tendance à être moins avancés au moment du diagnostic chez les femmes ayant pris un COC que chez celles qui n’avaient jamais pris de COC.
Dans de rares cas, des modifications hépatiques bénignes, encore plus rarement malignes, dont les complications pourraient être à l’origine d’hémorragies intra-abdominales mettant la vie de la patiente en danger ont été observées suite à l’utilisation d’hormones sexuelles telles que celles contenues dans Drospibel 30. En cas de douleurs épigastriques intenses, d’hépatomégalie ou de signes d’une hémorragie intra-abdominale, il faudra envisager l’éventualité d’un hépatome lors du diagnostic différentiel.
Autres précautions
Les femmes prenant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut diminuer l’action contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (voir aussi «Interactions»).
La capacité d’élimination du potassium peut être limitée chez les patientes souffrant d’insuffisance rénale. Dans une étude clinique, la prise de drospirénone n’a pas eu d’effet sur la concentration sérique de potassium chez des patientes atteintes d’insuffisance rénale légère à modérée (voir «Pharmacocinétique»). Un risque théorique d’hyperkaliémie peut cependant être présumé chez les patientes souffrant d’insuffisance rénale et les femmes dont la concentration en potassium sérique se trouve dans la partie supérieure de la normale ainsi que celles traitées par des médicaments d’épargne potassique.
Chez les femmes avec hypertriglycéridémie ou antécédents familiaux d’hypertriglycéridémie, l’utilisation de COC peut éventuellement augmenter le risque de pancréatite.
Bien qu’une légère augmentation de la tension artérielle pendant la prise de COC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées ayant une signification clinique sont rares. En effet, l’action antiminéralocorticoïde de la drospirénone s’oppose à l’augmentation de la tension artérielle favorisée par l’éthinylestradiol qui peut se produire lors de la prise d’autres COC chez les femmes initialement normotendues. Si la prise du COC conduit à une augmentation significative de la tension artérielle (lors de mesures répétées), la prise de la préparation devra être arrêtée. Dans les cas où l’indication semble justifiée, on pourra envisager la reprise d’un COC, pourvu que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).
Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou pendant l’utilisation de COC, cependant, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’imputer une relation de causalité claire avec l’utilisation d’un COC:
ictère et/ou prurit cholestatique; cholélithiase; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée mineure; herpes gestationis; surdité provoquée par l’otosclérose.
Chez les femmes avec œdème de Quincke héréditaire et/ou acquis, des estrogènes exogènes peuvent induire ou renforcer les symptômes d’un œdème de Quincke.
Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent imposer un arrêt du COC jusqu’à ce que les valeurs hépatiques se soient normalisées (voir «Posologie/Mode d’emploi» et «Contre-indications»).
En cas de nouvelle survenue d’un ictère cholestatique apparu pour la première fois pendant une grossesse ou lors d’une prise antérieure d’hormones stéroïdiennes sexuelles, la prise du COC doit être arrêtée.
Bien que les COC puissent influencer la résistance périphérique à l’insuline et la tolérance au glucose, il n’existe aucune raison de modifier le traitement des femmes diabétiques prenant un COC faiblement dosé (<0,05 mg d’éthinylestradiol). Les femmes diabétiques doivent toutefois être attentivement surveillées lors de la prise d’un COC.
La prise de COC a été associée à des cas de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.
Chez les femmes prédisposées, l’utilisation de COC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons du soleil. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne devraient donc pas s’exposer à des rayonnements UV importants.
Il est démontré que la prise régulière d’acide folique avant et pendant une grossesse contribuait à prévenir les défauts du tube neural (spina bifida, anencéphalie). C’est pourquoi, lors de l’arrêt d’une contraception hormonale, il est recommandé à toutes les femmes qui souhaitent ou pourraient être enceintes, de prendre en continu 0,4 mg d’acide folique par jour (p.ex. sous la forme d’une préparation multivitaminée) en plus d’une alimentation riche en acide folique.
Chaque comprimé filmé de Drospibel 30 contient 62 mg de lactose. Les patientes qui sont atteintes d’une intolérance au galactose, une maladie héréditaire rare, d’un déficit en Lapp-lactase ou d’une malabsorption du glucose-galactose et qui suivent un régime sans lactose doivent tenir compte de ces quantités.
InteractionsDes interactions avec d’autres médicaments augmentant la clairance des hormones sexuelles peuvent provoquer des métrorragies et entraver l’efficacité du contraceptif.
Les interactions suivantes ont été décrites dans la littérature:
Influence d’autres substances sur la pharmacocinétique de Drospibel 30
Des interactions peuvent survenir avec des médicaments induisant les enzymes microsomales (comme CYP3A4, entre autres), ce qui peut conduire à une augmentation de la clairance des hormones sexuelles (p.ex. la phénytoïne, les barbituriques, la primidone, la carbamazépine, la rifampicine et éventuellement l’oxcarbazépine, le topiramate, le felbamate, la griséofulvine et les préparations à base de millepertuis [Hypericum]).
L’induction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après l’arrêt du médicament correspondant. En outre, les inhibiteurs de protéase du VIH (p.ex. ritonavir) et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p.ex. névirapine) ainsi que les associations des deux médicaments peuvent éventuellement influencer le métabolisme hépatique.
Les femmes prenant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut diminuer l’effet contraceptif. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesse non désirée ont été rapportés (voir également «Remarques particulières»).
Des études indiquent que la prise simultanée de certains antibiotiques (p.ex. les pénicillines, l’ampicilline et les tétracyclines) peut diminuer la concentration d’éthinylestradiol en réduisant la circulation entéro-hépatique.
Les femmes traitées par un de ces médicaments doivent provisoirement utiliser des méthodes de contraception non hormonales en complément de leur COC. La méthode barrière doit être poursuivie pendant 7 jours au minimum après la fin du traitement et, dans le cas de la rifampicine et de la griséofulvine, jusqu’à 28 jours après l’interruption du traitement. Lorsque la prise concomitante des autres médicaments dure au-delà de la fin de l’emballage de COC en cours, il faut immédiatement passer à l’emballage suivant, donc sauter l’intervalle habituel sans prise de comprimé.
Chez l’homme, le métabolisme de la drospirénone est indépendant du CYP3A4.
Il est donc improbable que les inhibiteurs de ce système enzymatique influencent le métabolisme de la drospirénone.
Influence de Drospibel 30 sur la pharmacocinétique d’autres substances
Les contraceptifs oraux peuvent inhiber les enzymes microsomales hépatiques ou induire la conjugaison hépatique, surtout la glucuronisation. Il s’ensuit que les taux plasmatiques et tissulaires d’autres médicaments peuvent être soit augmentés (cyclosporine) soit abaissés (lamotrigine). En outre, l’effet pharmacologique de certaines substances des familles médicamenteuses suivantes peut être influencé: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, agents antimalaria, benzodiazépines, β-bloquants, corticostéroïdes, anticoagulants oraux et théophylline.
Sur la base d’études in vitro et d’études sur les interactions in vivo auprès de sujets féminins utilisant l’oméprazole, la simvastatine et le midazolam comme substrats marqueurs, une interaction entre 3 mg de drospirénone et le métabolisme d’autres médicaments est improbable.
Interactions pharmacodynamiques
La kaliémie sérique doit être surveillée lors de la prise simultanée de Drospibel 30 et de médicaments qui augmentent les concentrations sériques de potassium (antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, diurétiques d’épargne potassique, antagonistes de l’aldostérone). Cependant, au cours des études portant sur l’interaction entre la drospirénone (combinée à l’œstradiol) et un inhibiteur de l’IEC ou les AINS (p.ex. l’indométhacine), aucune différence significative au niveau clinique ou statistique n’a été mise en évidence au niveau de la kaliémie sérique.
Important: l’information professionnelle des médicaments coadministrés concernant les interactions potentielles doit être respectée.
Grossesse/AllaitementDes expériences chez l’animal ont mis en évidence un risque fœtal.
Néanmoins, des études épidémiologiques importantes effectuées jusqu’à présent n’ont démontré ni une augmentation du risque de malformations chez les enfants dont la mère avait pris un COC avant la grossesse, ni des effets tératogènes par suite de la prise accidentelle de COC au début de la grossesse.
Cependant, la prise de Drospibel 30 est contre-indiquée pendant la grossesse.
Il convient d’exclure une grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l’utilisation de Drospibel 30, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté (voir aussi «Données précliniques»).
Le médicament ne doit pas être pris pendant l’allaitement, car il peut réduire la production de lait et modifier sa qualité; d’autre part, de faibles concentrations du principe actif peuvent être mesurées dans le lait. Des méthodes de contraception non hormonales devront si possible être utilisées jusqu’à ce que la mère ait complètement cessé d’allaiter.
Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machinesAucune étude portant sur l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines n’a été effectuée.
Effets indésirablesLes effets indésirables les plus graves en rapport avec la prise de contraceptifs oraux combinés sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir la rubrique).
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sous contraceptifs contenant 3 mg de drospirénone et 0,03 mg d’éthinylestradiol sont des nausées et des douleurs mammaires. Ils sont observés chez >6% des utilisatrices.
Les effets indésirables sérieux englobent des thromboembolies artérielles et veineuses (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»).
La sécurité a été évaluée dans des études cliniques totalisant n= 4897 femmes. Les effets indésirables rapportés dans le cadre de ces études sont indiqués ci-dessous par systèmes d’organes et par fréquence. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont indiqués par ordre décroissant de sévérité. Les fréquences sont définies comme suit: fréquent (≥1/100 à <1/10); occasionnel (≥1/1’000 à <1/100) et rare (≥1/10’000 à <1/1’000). D’autres effets indésirables, rapportés uniquement dans le cadre de la surveillance post-commercialisation et pour lesquels la fréquence ne pouvait pas être estimée, sont indiqués comme survenant avec une «fréquence inconnue».
Troubles du système immunitaire
Rares: réactions d’hypersensibilité (y compris l’œdème de Quincke).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent: variation du poids corporel.
Troubles psychiatriques
Fréquents: instabilité émotionnelle, dépression/états dépressifs, modification (essentiellement diminution) de la libido.
Troubles du système nerveux
Fréquents: migraine, céphalées.
Troubles cardiaques et vasculaires
Rare: complications thromboemboliques veineuses et artérielles (p.ex. thrombose veineuse, embolie pulmonaire, accident vasculaire
cérébral, infarctus du myocarde).
Troubles gastro-intestinaux
Fréquent: nausées.
Occasionnel: vomissements, diarrhées.
Troubles cutanés
Occasionnel: prurit, acné, chloasma.
Fréquence inconnue: érythème noueux, érythème polymorphe.
Troubles des organes de reproduction et des seins
Fréquent: tensions ou douleurs dans les seins, irrégularité des règles, candidose vaginale.
Occasionnel: augmentation de volume des seins, aménorrhée.
Rare: écoulements mammaires.
À part cela, les effets indésirables suivants ont été rapportés chez des utilisatrices d’autres contraceptifs hormonaux combinés (cf. «Mises en garde et précautions»):
Infections urinaires, appétit accru, hypertriglycéridémie, modifications de la tolérance au glucose, nervosité, anxiété, agitation, agressivité, troubles du sommeil, épilepsie, dégradation de l’ouïe en raison d’une otosclérose, hypertension, constipation, pancréatite (surtout chez des femmes présentant une hypertriglycéridémie), colite ulcéreuse, maladie de Crohn, troubles de la fonction hépatique, lithiase biliaire, ictère cholestatique, tumeurs du foie, porphyrie, syndrome hémolytique et urémique, alopécie, hirsutisme, crampes musculaires, douleurs abdominales, dysménorrhée, modifications fibrokystiques du sein, dysplasie cervicale, kystes ovariens, augmentation du volume de myomes utérins, rétention liquidienne, oedèmes, aggravation d’un lupus érythémateux disséminé ou d’une chorée de Sydenham.
Un rapport causal avec l’utilisation de contraceptifs hormonaux n’est pas établi dans tous ces cas.
SurdosageOn ne dispose pas de rapports mentionnant des conséquences sévères suite à un surdosage. Les symptômes d’un surdosage sont: nausées, vomissements, ainsi qu’un léger saignement vaginal chez les jeunes filles. Un traitement symptomatique éventuel est indiqué.
Propriétés/EffetsCode ATC: G03AA12
Mécanisme d’action et pharmacodynamie
Drospibel 30 contient une association d’éthinylestradiol et de drospirénone, un progestatif exerçant une action antiandrogène et antiminéralocorticoïde.
Comme c’est le cas de tous les contraceptifs oraux combinés (COC), l’action contraceptive de Drospibel 30 repose sur l’intervention de divers facteurs dont les plus importants sont le blocage de l’ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l’endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu’il subit.
La fréquence des grossesses a été enregistrée au cours d’études cliniques. Chez 3912 femmes ayant pris une préparation combinée contenant de l’éthinylestradiol et de la drospirénone pendant 26 cycles au maximum, un indice de Pearl de 0,54 pour toutes les grossesses a été déterminé.
Dans la plupart des cas, les grossesses étaient la conséquence d’erreurs de prise du contraceptif ou de troubles de l’absorption liés à des vomissements ou des diarrhées.
Les COC présentent, en plus de leur effet contraceptif, différentes propriétés favorables qui peuvent influer, compte tenu des effets défavorables éventuels (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»), sur le choix de la méthode de contraception. Les cycles deviennent plus réguliers, les règles souvent moins douloureuses et les saignements moins abondants, ce qui peut diminuer la fréquence des carences en fer.
On a d’autre part constaté, du moins sous COC fortement dosés (>0,05 mg d’éthinylestradiol), un risque réduit de mastopathie fibrokystique, de kystes ovariens, d’infections du petit bassin (pelvic inflammatory disease) et de grossesses ectopiques pendant la prise du contraceptif, ainsi qu’un risque réduit de développement de carcinomes de l’ovaire ou de l’endomètre pendant et après la prise du contraceptif. Il n’a pas encore été montré dans quelle mesure ces effets s’appliquent aussi à des COC faiblement dosés.
La drospirénone, qui est dotée d’une activité antiminéralocorticoïde, peut prévenir une prise pondérale et d’autres symptômes consécutifs à une rétention hydrique. Cette substance empêche la rétention sodique liée au traitement par des estrogènes.
L’effet antiandrogène de la drospirénone produit une diminution des lésions acnéiques et de la séborrhée.
En outre, la drospirénone n’inhibe pas l’augmentation dépendante de l’éthinylestradiol de la SHBG (sex hormone-binding globulin), ce qui contribue à la liaison et à l’inactivation des androgènes endogènes.
En tenant compte des propriétés antiminéralocorticoïdes et antiandrogènes, la drospirénone présente donc un profil biochimique et pharmacologique proche de celui de la progestérone naturelle. Une étude clinique a permis d’observer une amélioration nette de l’acné du visage chez 60–75% des femmes traitées par une association d’éthinylestradiol et de drospirénone. Le nombre total des lésions acnéiques, comprenant comédons, papules, pustules et nodules, était réduit en moyenne de 60% après neuf cycles de traitement. La drospirénone n’exerce aucun effet de type androgène, estrogène, glucocorticoïde ou antiglucocorticoïde.
PharmacocinétiqueDrospirénone
Absorption
Après administration orale, la drospirénone est rapidement et presque complètement absorbée. Des taux plasmatiques maximaux de 35 ng/ml sont atteints dans un délai d’environ 1–2 heures après administration orale d’une dose unique. La biodisponibilité absolue est de 76–85%. La prise concomitante de nourriture n’influence pas la biodisponibilité, qui est identique à celle observée après la prise de drospirénone à jeun.
Distribution
La drospirénone est liée à 95–97% et de manière non spécifique à l’albumine sérique mais pas à la SHBG (steroid hormone-binding globulin) ni à la CBG (corticoid binding-globulin). Seulement 3–5% de la concentration totale du produit dans le sérum se trouve sous forme de stéroïde libre. Le volume de distribution de la drospirénone est de 3,7–4,2 l/kg.
Etat d’équilibre (steady state)
La pharmacocinétique de la drospirénone n’est pas influencée par les concentrations de SHBG. Pendant la prise quotidienne, les concentrations sériques de la drospirénone sont multipliées par 2 à 3 et l’état d’équilibre est atteint dans la deuxième moitié du cycle de traitement.
Métabolisme
La drospirénone est presque complètement métabolisée. Les principaux métabolites plasmatiques sont la forme acide de la drospirénone, formée par l’ouverture du cycle lactone, et le 4,5-dihydro-drospirénone-3-sulfate. Ces deux métabolites sont formés sans l’intervention des enzymes à cytochrome P450. Des données in vitro indiquent que la drospirénone est faiblement métabolisée par la CYP3A4.
Aucune interaction n’a été constatée lors de l’administration simultanée de drospirénone et d’éthinylestradiol.
Elimination
Les taux sériques de drospirénone diminuent sur un mode biphasique, avec une demi-vie terminale d’env. 31 heures.
La clairance métabolique est d’env. 1,2–1,4 ml/min/kg. Seules des traces de drospirénone sont éliminées sous forme inchangée. Ses métabolites sont éliminés à raison de 54–58% par les fèces et de 42–46% par les urines; leur demi-vie d’élimination est de l’ordre de 40 heures.
Cinétique chez certains groupes de patientes
Patientes avec insuffisance rénale
À l’état d’équilibre, les taux sériques de drospirénone chez les femmes avec insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine CLcr: 50–80 ml/min) étaient comparables aux valeurs mesurées dans le groupe à fonction rénale normale (CLcr >80 ml/min). Chez des femmes souffrant d’insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine CLcr: 30–50 ml/min), les taux sériques de drospirénone (AUC) étaient en moyenne de 37% plus élevés que chez les femmes ayant une fonction rénale normale. La kaliémie sérique n’a pas été notablement influencée.
Patientes avec insuffisance hépatique
Chez les patientes présentant une insuffisance hépatique modérée, l’AUC de la drospirénone est multipliée par deux, la demi-vie terminale est augmentée d’un facteur 1,8 et la clairance réduite de 50%.
Groupes ethniques
L’étude pharmacocinétique de la drospirénone n’a fait apparaître aucune différence entre les femmes japonaises et caucasiennes.
Éthinylestradiol
Absorption
Après administration orale, l’éthinylestradiol est absorbé rapidement et complètement. Des taux plasmatiques maximaux de 54–100 pg/ml environ sont atteints 1–2 heures après administration d’une dose unique. La biodisponibilité absolue est de 45% en moyenne (avec des variations de 20–65%) en raison d’une métabolisation présystémique (effet de premier passage).
Distribution
L’éthinylestradiol est lié très fortement, mais de manière non spécifique, à l’albumine sérique (env. 98,5%) et induit une augmentation de la concentration sérique de la SHBG. Le volume de distribution est d’environ 2,8–8,6 l/kg.
État d’équilibre (steady state)
L’état d’équilibre est atteint dans la deuxième moitié du cycle de traitement, les concentrations sériques d’éthinylestradiol augmentant d’un facteur de 1,4–2,1.
Métabolisme
L’éthinylestradiol subit un métabolisme présystémique aussi bien dans la muqueuse de l’intestin grêle que dans le foie. Dans la muqueuse intestinale grêle, l’éthinylestradiol est conjugué et dans le foie, il est dégradé par un métabolisme de phase I (métabolites principaux: 2-hydroxy-éthinylestradiol et 2-méthoxy-éthinylestradiol) et une conjugaison. Les glucuronoconjugués et sulfoconjugués de l’éthinylestradiol, ainsi que les métabolites de la phase I subissent une circulation entéro-hépatique. La CYP3A4 participe au métabolisme.
Elimination
Les taux sériques d’éthinylestradiol diminuent de manière biphasique, avec une demi-vie terminale de 10–20 heures. La clairance totale est d’env. 2,3–7 ml/min/kg. L’éthinylestradiol est entièrement métabolisé et ses métabolites, qui sont éliminés par les urines et la bile dans un rapport de 4:6, ont une demi-vie d’env. 24 heures.
Cinétique chez certains groupes de patientes
On ne dispose pas de données sur la pharmacocinétique de l’éthinylestradiol chez des femmes atteintes d’insuffisance rénale ou hépatique.
L’étude pharmacocinétique de l’éthinylestradiol n’a fait apparaître aucune différence entre les femmes japonaises et caucasiennes.
Données précliniquesDes études précliniques sur la toxicité après une administration répétée de contraceptifs oraux combinés, sur la génotoxicité et sur le potentiel carcinogène n’ont montré aucun indice suggérant clairement un risque particulier pour l’être humain, bien que des études épidémiologiques aient démontré un risque accru de carcinome hépatique, observé surtout chez des patientes VHB- et VHC-négatives et non atteintes de cirrhose, qui utilisaient les contraceptifs combinés de longue date (>6 ans).
Chez l’animal, l’éthinylestradiol a montré, déjà à des doses relativement faibles, un effet létal pour les embryons qui est considéré comme spécifique à l’espèce; des malformations du tractus urogénital et une féminisation des fœtus mâles ont été observées. Les substances de type progestatif ont montré chez l’animal un effet létal pour les embryons et, à haute dose, un effet virilisant sur les fœtus femelles. L’extrapolation de ces résultats expérimentaux à l’être humain est controversée.
Des études de toxicologie reproductive chez le rat, la souris et le lapin n’ont fourni aucun indice suggérant un effet tératogène. Concernant les risques pour l’être humain, voir «Grossesse/Allaitement».
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Les stéroïdes contraceptifs peuvent modifier les résultats de certains examens de laboratoire, tels que les paramètres biochimiques hépatiques et thyroïdiens, de la fonction corticosurrénalienne et rénale, les taux plasmatiques des protéines de transport (p.ex. de la corticosteroid binding globuline) et les fractions lipidiques ou lipoprotéiniques, les paramètres du métabolisme glucidique et les paramètres de la coagulation sanguine et de la fibrinolyse. Ces modifications se situent en général dans les limites de la normale correspondante. La drospirénone peut influencer la concentration plasmatique de la rénine et de l’aldostérone.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date d'expiration figurant sur le récipient après la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Conserver dans l’emballage d’origine à température ambiante (15-25 °C), à l’abri de la lumière et hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation62905 (Swissmedic).
PrésentationEmballages à 21, 3x21 et 6x21 comprimés.[B]
Titulaire de l'autorisationEffik SA, 6900 Lugano.
Mise à jour de l'informationJuillet 2012
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