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Information professionnelle sur Dorzolamide plus Spirig HC® :Spirig HealthCare AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs:Chlorhydrate de dorzolamide et maléate de timolol.
Excipients:Cons.: chlorure de benzalkonium; Excipiens pro ml guttae opht.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Le collyre stérile Dorzolamide plus Spirig HC est une solution aqueuse, légèrement visqueuse, tamponnée, isotonique, stérile. Un ml de Dorzolamide plus Spirig HC contient comme principes actifs 20,00 mg de dorzolamide (22,26 mg de chlorhydrate de dorzolamide) et 5,00 mg de timolol (6,83 mg de maléate de timolol).

Indications/Possibilités d’emploi

Le collyre Dorzolamide plus Spirig HC est indiqué pour le traitement de la pression intraoculaire (PIO) élevée chez les patients présentant une hypertensionintraoculaire, un glaucome à angle ouvert, un glaucome pseudoexfoliatif ainsi que d’autres formes secondaires du glaucome à angle ouvert lorsqu’un traitement combiné est nécessaire.

Posologie/Mode d’emploi

La posologie est d’une goutte de Dorzolamide plusSpirig HC deux fois par jour dans l’œil (les yeux) atteint(s).
Lorsque Dorzolamide plus Spirig HC est utilisé en remplacement d’un autre anti-glaucomateux, il est préconisé d’arrêter l’autre (les autres) substance(s) après la dernière dose journalière et d’instaurer le traitement par Dorzolamide plus Spirig HC le lendemain.
Si plus d’un médicament topique est utilisé au niveau de l’œil, les différentes préparations devront être appliquées en respectant un intervalle d’au moins dix minutes entre les applications.
Utilisation chez les enfants
La sécurité et l’efficacité d’une solution ophtalmique contenant 2% de dorzolamide/0,5% de timolol ont été examinées dans le cadre d’une étude clinique chez des enfants de moins de six ans. Lors de cette étude, n= 30 enfants (de plus de 2 ans et de moins de 6 ans), dont la pression intraoculaire n’a pu être baissée que de manière insuffisante sous une monothérapie par dorzolamide ou par timolol, ont reçu l’association dorzolamide/timolol. L’association dorzolamide/timolola généralement été bien tolérée par ces patients.
La sécurité et l’efficacité chez les enfants de moins de 2 ans n’ont pas été examinées.
Utilisation chez les patients âgés
Au cours des études cliniques effectuées avec l’association dorzolamide/timolol, 49% du nombre total de patients étaient âgés de 65 ans et plus, et 13% de 75 ans et plus. Dans l’ensemble, aucune différence relative à l’efficacité ou à la sécurité n’a été observée entre ces patients et des patients plus jeunes. On ne peut cependant exclure une plus grande sensibilité vis-à-vis du produit chez certains patients âgés.
Remarques concernant l’utilisation
Les patients doivent être rendus attentifs au fait qu’ils doivent éviter tout contact entre l’extrémité du flacon compte-gouttes et l’œil oules structures avoisinantes.
Par ailleurs, on informera les patients qu’une manipulation incorrecte des gouttes ophtalmiques peut entraîner la contamination de celles-ci par des bactéries, ce qui est susceptible de provoquer des infections oculaires. L’utilisation d’un collyre contaminé peut conduire à une lésion grave de l’œil, suivie d’une perte de la vision.

Contre-indications

Dorzolamide plus Spirig HC est contre-indiqué chez les patients présentant:
de l’asthme bronchique, un état consécutif à l’asthmebronchique ou une grave maladie obstructive chronique des voies respiratoires;
une bradycardie sinusale, un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré, une insuffisance cardiaque manifeste, un choc cardiogénique;
une hypersensibilité àl’un des composants de ce médicament ou aux sulfamides en général.
Ces contre-indications se réfèrent à chacun des composants, et pas uniquement à l’association.

Mises en garde et précautions

Effets cardiorespiratoires
Comme tous les collyres appliqués localement, ce médicament peut subir une absorption systémique. Le composant timolol est un bêtabloquant. C’est pourquoi l’administration topique peut provoquer les mêmes genres d’effets indésirables que l’administration systémique de bêtabloquants.
En raison de la présence de timolol, une insuffisance cardiaque devrait être traitée de manière adéquate avant le début du traitement par Dorzolamide plus Spirig HC. Chez les patients dont l’anamnèse présente une cardiopathie sévère, il convient de rester attentif à tout signe d’insuffisance cardiaque et de surveiller la fréquence cardiaque.
Des incidents respiratoires et cardiologiques, y compris des décès consécutifs à un bronchospasme chez des patients asthmatiques, et de rares cas de décès associés à une insuffisance cardiaque préexistante survenus après l’emploi de timolol ont été rapportés.
Insuffisance rénale et hépatique
L’emploi de l’association dorzolamide/timolol chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère(CrCl <30 ml/min.) n’a pas fait l’objet d’études. Étant donné que le dorzolamide et son métabolite sont éliminés essentiellement par voie rénale, l’emploi du Dorzolamide plus Spirig HC chez ces patients n’est pas recommandé.
L’emploi de l’association dorzolamide/timolol chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique n’a pas été étudié, et devrait donc se faire avec prudence.
Immunologie et hypersensibilité
Comme d’autres collyres administrés localement, ce médicament peut subir une absorption systémique. Le composant dorzolamide est un sulfamide. C’est pourquoi une application topique peut entraîner l’apparition d’effets indésirables tels qu’on les connaît pour les sulfamides utilisés de manière systémique, y compris des réactions graves telles quesyndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique. Au cas où apparaîtraient des symptômes d’une réaction sévère ou d’une hypersensibilité, il faudra interrompre l’utilisation du médicament.
Au cours d’études cliniques, des effets indésirables locaux au niveau de l’œil, principalement des conjonctivites et des réactions de la paupière, ont été observés suite à une utilisation chronique de collyre de dorzolamide. Certaines de ces réactions présentaient un tableau clinique et un déroulement typiques d’une réaction allergique, et ne se sont améliorées qu’à partir du moment où l’on a interrompu le traitement médicamenteux. Des réactions semblables ont été décrites pour l’association dorzolamide/timolol. Si de telles réactions devaient apparaître, l’arrêtdu traitement par Dorzolamide plus Spirig HC devra être envisagé.
Au cours de l’emploi de bêtabloquants, des patients présentant des antécédents d’atopie ou de choc anaphylactique grave en réaction à un grand nombre d’allergènes peuvent réagir de manière plus marquée à une exposition répétée accidentelle, diagnostique ou thérapeutique à ces allergènes. Ces patients sont susceptibles de répondre de manière insuffisante à la dose habituelle d’adrénaline utilisée pour le traitement de réactions anaphylactiques.
Traitements concomitants
L’apparition d’effets additifs sur les effets systémiques connus de l’inhibition de l’anhydrase carbonique est possible chez les patients recevant en même temps un inhibiteur oral et un inhibiteur topique de l’anhydrase carbonique. L’utilisation concomitante de Dorzolamide plus Spirig HC et d’autres inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique n’a à ce jour pas fait l’objet d’études et n’est pas recommandée.
Chez les patients recevant un bêtabloquant systémique et utilisant du Dorzolamide plus Spirig HC, il convient de contrôler les éventuels effets additifs sur la pression intraoculaire ou sur les effets systémiques connus des bêtabloquants. L’utilisation de deux bêtabloquants topiques n’est pas recommandée.
Autres
Le traitement des patients souffrant d’un glaucome aigu avec bloc de l’angle requiert, en plus de l’abaissement de la pression intraoculaire, des mesures thérapeutiques supplémentaires. L’effet de l’association dorzolamide/timolol n’a à ce jour pas été étudié chez ces patients.
Des cas de décollement de la rétine consécutifs à l’administration thérapeutique d’inhibiteurs de la production d’humeur aqueuse (p.ex. timolol, acétazolamide) après des infiltrations ont été signalés.
Les patients présentant un nombre moins important de cellules endothéliales ont un potentiel plus élevé de développer un œdème cornéen. Il est nécessaire de faire particulièrement attention chez ces patients lors de la prescription de Dorzolamide plus Spirig HC.
Porteurs de lentilles de contact
Dorzolamide plus Spirig HC contient l’agent conservateur chlorure de benzalkonium, susceptible d’être absorbé par les lentilles de contact souples; par conséquent, Dorzolamide plus Spirig HC ne devrait pas être appliqué pendant les heures de port de lentilles souples. Les lentilles doivent être enlevées des yeux avant l’application du collyre Dorzolamide plus Spirig HC et peuvent être replacées sur les yeux au plus tôt 15 minutes après l’application.

Interactions

Aucune étude spécifique portant sur les interactions avec l’association dorzolamide/timolol n’a été effectuée.
Au cours d’études cliniques, l’association dorzolamide/timolol a été utilisée simultanément avec les médicaments systémiques ci-après, sans que des interactions n’aient pu être identifiées: des inhibiteurs de l’ECA, des antagonistes du calcium, des diurétiques, des anti-inflammatoires non stéroïdiens comprenant l’aspirine et des hormones (p.ex. estrogènes, insuline, thyroxine).
Des effets additifsou l’apparition d’une hypotension et/ou d’une bradycardie prononcée sont toutefois possibles lorsque le collyre de timolol est utilisé en même temps qu’un anticalcique oral, un produit entraînant une déplétion en catécholamines ou un bêtabloquant.
Un bêtablocage systémique possible (p.ex. une diminution de la fréquence cardiaque, une dépression) a été rapporté lors du traitement combiné à des inhibiteurs du CYP2D6 (p.ex. la quinidine, les ISRS) et le timolol.
Bien que le timolol n’influence que peu ou pas le diamètre pupillaire, des cas de mydriase ont été observés lors de traitements associant le timolol à l’adrénaline.
Le composant dorzolamide du Dorzolamide plus Spirig HC est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique qui, bien qu’utilisé localement, subit aussi une absorption systémique. Au cours des études cliniques, on n’a jamais mis en évidence de relation entre un collyre à base de dorzolamide et la survenue de troubles de l’équilibre acido-basique. Toutefois, de tels troubles ont été rapportés pour desinhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique, ayant provoqué dans certains cas des interactions médicamenteuses (p.ex. une toxicité en rapport avec un traitement à haute dose par des salicylates). Aussi doit-on considérer la possibilité que de telles interactions médicamenteuses se produisent chez les patients traités par Dorzolamide plus Spirig HC.
Les bêtabloquants oraux peuvent aggraver l’hypertension réapparaissant après l’arrêt de la clonidine.

Grossesse/Allaitement

Des études chez l’animal portant sur le dorzolamide ont montré des effets indésirables pour le fœtus, et il n’existe pas d’études bien contrôlées chez la femme enceinte. Dorzolamide plus Spirig HC ne devrait pas être utilisé par les femmes enceintes, saufen cas de nécessité absolue.
Utilisation pendant l’allaitement
On ignore si le dorzolamide passe dans le lait maternel. Le timolol est détecté dans le lait maternel. Étant donné que le médicament peut avoir des effets indésirables sévères sur le nourrisson, l’allaitement est contre-indiqué durant le traitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Il existe des effets indésirables liés à l’association dorzolamide/timolol qui peuvent altérer la capacité de conduire un véhicule et/ou d’utiliser des machines chez certains patients (cf.«Effetsindésirables»).

Effets indésirables

Comme d’autres collyres administrés localement, ce médicament peut subir une absorption systémique. Une application topique peut entraîner l’apparition d’effets indésirables tels qu’ils apparaissent lors d’une administration systémique.
Les effets indésirables observés au cours d’études cliniques se sont limités aux effets déjà observés dans le passé avec le dorzolamide et/ou le timolol.
Au cours des études cliniques, 1’035 patients ont été traités par l’association dorzolamide/timolol. Environ 2,4% des patients ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables locaux au niveau de l’œil. Environ 1,2% de tous les patients ont interrompu le traitement à lasuite d’effets indésirables locaux laissant supposer l’existence d’une allergie ou d’une hypersensibilité (voir également «Mises en garde et précautions – Immunologie et hypersensibilité»).
Les effets indésirables liés à l’emploi du médicament les plus fréquemment observés ont été: fréquents: sensation de brûlure et de piqûre dans l’œil (10,7%), altération du goût (5,8%); occasionnellement: érosion de la cornée (2,0%), rougeur de la conjonctive (1,8%), vision trouble (1,4%), lacrymation (1,4%) et démangeaisons dans l’œil (1,0%), sensation de corps étranger, anomalies du champ visuel, sécrétions de l’œil et coloration de la cornée. Des cas d’urolithiase n’ont été que rarement rapportés.
Les effets indésirables ci-après ont été rapportés après l’introduction du produit sur le marché:
dyspnée, insuffisance respiratoire, dermatite de contact, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, bradycardie, bloc cardiaque, décollement de la rétine après chirurgie de filtration et nausées.
Valeurs de laboratoire
L’association dorzolamide/timolol n’a été mise en rapport avec aucune modification cliniquement significative de l’équilibre d’électrolytes.
Dorzolamide
Au cours d’études cliniques de longue durée chez des patients traités par dorzolamide, seul ou enassociation avec des bêtabloquants topiques, parmi les effets indésirables et symptômes locaux attribués au médicament, les plus fréquemment observés ont été: goût amer, sensation de brûlure ou de piqûre, vision trouble, démangeaisons au niveau de l’œil,lacrymation, maux de tête, conjonctivites, inflammation de la paupière, irritation de la paupière et asthénie/fatigue. La raison la plus fréquente d’un arrêt du traitement par collyre de dorzolamide (env. 3%) a été la présence d’effets indésirables au niveau de l’œil, en rapport avec le médicament, en particulier des conjonctivites et des réactions de la paupière. Des cas d’iridocyclite et d’éruption cutanée n’ont été que rarement observés. Un cas d’urolithiase est documenté.
Les effets indésirables ci-après ont été rapportés après l’introduction sur le marché:
Troubles du système nerveux, troubles psychiques
Vertiges, paresthésie.
Troubles oculaires
Rougeurs, douleurs, croûte sur les paupières, myopie passagère (disparaissant après l’arrêt du traitement), décollement de la rétine après chirurgie de filtration, kératite ponctuée superficielle.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Epistaxis, bronchospasme.
Troubles gastro-intestinaux
Irritation du pharynx, sécheresse buccale.
Troubles cutanés etdu tissu sous-cutané
Urticaire, prurit, signes et symptômes de réactions locales, y compris réactions des paupières et réactions allergiques systémiques, comprenant angio-œdème, dermatite de contact.
Troubles rénaux et urinaires
Urolithiase.
Timolol
Des réactions respiratoires, dont certaines ont entraîné la mort par bronchospasme chez des asthmatiques, ainsi que des réactions cardiaques, rarement mortelles chez les insuffisants cardiaques, ont été observées après l’application de timolol (voir également «Mises en garde et précautions – Effets cardio-respiratoires»).
Les effets indésirables ci-après apparus après l’administration de timolol ont été rapportés soit dans le cadre d’études cliniques, soit après l’introduction sur le marché:
Troubles de lacirculation sanguine et lymphatique
Lupus érythémateux disséminé.
Troubles du système immunitaire
Signes et symptômes de réactions allergiques, y compris anaphylaxie.
Troubles du système nerveux, troubles psychiques
Céphalées, vertiges, dépression, insomnie, cauchemars, perte de la mémoire, paresthésie, augmentation des signes et des symptômes d’une myasthénie grave, diminution de la libido, accident vasculaire cérébral.
Troubles oculaires
Irritations oculaires, y compris blépharite, kératite, diminution dela sensibilité de la cornée, sécheresse oculaire, troubles de la vision, y compris modifications de la réfraction (dans certains cas, après l’arrêt du traitement myotique), ptose, diplopie, décollement de la rétine après chirurgie de filtration (voir sous«Mises en garde et précautions»), brûlures et picotements, conjonctivite.
Troubles de l’oreille et du conduit auditif
Acouphènes.
Troubles cardiaques et vasculaires
Bradycardie, syncope, hypotension artérielle, douleurs thoraciques, palpitations, œdème, arythmie, insuffisance cardiaque congestive, bloc cardiaque, arrêt cardiaque, ischémie cérébrale, claudication, syndrome de Raynaud, froideur des mains et des pieds.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Dyspnée, bronchospasme (surtout chez les patients souffrant de troubles bronchospastiques pré-existants), toux, insuffisance respiratoire.
Troubles gastro-intestinaux
Dyspepsie, diarrhée, sécheresse buccale.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Alopécie, éruptions cutanées psoriasiformes ou exacerbation d’un psoriasis, urticaire, réactions cutanés localisées et généralisées, angio-œdème.
Troubles des organes de reproduction et des seins
Maladie de LaPeyronie.
Troubles généraux
Asthénie, fatigue.
Effets indésirables potentiels
Les effets indésirables observés dans la pratique clinique lors de l’administration orale du maléate de timolol peuvent être considérés comme des effets indésirables potentielsdu maléate de timolol à usage ophtalmique.

Surdosage

Il n’existe pas de données relatives au surdosage accidentel ou à une ingestion accidentelle chez l’homme.
Il existe des rapports faisant état de surdosages accidentels avec le collyre Timolol, ayant entraîné des effets systémiques semblables à ceux observés lors de l’utilisation systémique de bêtabloquants, par exemple des vertiges, des maux de tête, un souffle court, une bradycardie, un bronchospasme et un arrêt cardiaque. Les signes et les symptômes les plus fréquents qui pourraient apparaître lors d’un surdosage de dorzolamide sont des déséquilibres électrolytiques, une acidose, et, éventuellement, des effets sur le système nerveux central.
Un surdosage sera suivi d’un traitement symptomatique et supportif. Les électrolytes sériques (en particulier le potassium) ainsi que le pH sanguin devront être surveillés.
Les mesures thérapeutiques suivantes devront êtreenvisagées:
1. Lavage d’estomac
Des études ont montré que la dialyse du timolol est difficile à réaliser.
2. Bradycardie symptomatique
Provoquer un blocage du parasympathique par injection IV de 0,25 à 2 mg de sulfate d’atropine. Lorsque la bradycardie persiste, injecter prudemment par voie IV du chlorhydrate d’isoprénaline. Dans les cas réfractaires, l’utilisation d’un stimulateur cardiaque peut s’avérer nécessaire.
3. Hypotension
Administrer un sympathicomimétique hypertenseur tel que la dopamine, la dobutamine ou le lévartérénol. Le chlorhydrate de glucagon s’est avéré utile dans les cas réfractaires.
4. Bronchospasme
Chlorhydrate d’isoprénaline; éventuellement, administration supplémentaire d’aminophylline.
5. Insuffisance cardiaque aiguë
Instaurer immédiatement le traitement classique par un digitalique, un diurétique et de l’oxygène. Dans les cas réfractaires, l’administration IV d’aminophylline est recommandée; on peut la faire suivre, au besoin, par l’administration de chlorhydrate de glucagon, qui s’est avéré utile dans ces cas-là.
6. Bloc cardiaque (du 2 e ou 3 e degré)
Utiliser du chlorhydrate d’isoprénaline ou pratiquer l’électrosystolie.

Propriétés/Effets

Code ATC: S01ED51
Mécanisme d’action
Dorzolamide plus Spirig HC est composé de deux principesactifs: le dorzolamide et le timolol. Chacun des deux composants diminue la pression intraoculaire (PIO) élevée en réduisant la sécrétion d’humeur aqueuse au moyen de divers mécanismes d’action.
Le dorzolamide est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique humaine II (CA-II). L’inhibition de l’anhydrase carbonique au niveau du corps ciliaire de l’œil diminue la sécrétion d’humeur aqueuse, probablement par un ralentissement de la formation d’ions bicarbonates et la réduction du transport de sodium et de liquidequi s’en suit. Le timolol est un bêtabloquant non sélectif, dépourvu d’activité sympathomimétique intrinsèque significative, sans action directe sur le myocarde et dépourvu de propriétés anesthésiques locales (stabilisatrices de membrane). L’effet combinéde ces deux substances résulte en une diminution supplémentaire de la pression intraoculaire par rapport à l’effet de chacun des deux composants seul.
Après application topique au niveau de l’œil, l’association dorzolamide/timolol fait baisser la pressionintraoculaire élevée, que celle-ci soit liée ou non à la présence d’un glaucome. L’élévation de la pression intraoculaire est l’un des principaux facteurs de risque dans la pathogenèse des lésions du nerf optique et de la perte de champ visuel liée au glaucome. La probabilité d’une perte de champ visuel et d’une lésion du nerf optique liées à un glaucome augmente avec la hausse de la pression intraoculaire. Contrairement aux myotiques, Dorzolamide plus Spirig HC diminue la pression intraoculaire mais n’agit pas, ou n’a qu’un effet faible, sur l’accommodation ou le diamètre pupillaire.
Pharmacodynamie
Efficacité clinique
Des études cliniques de 15 mois au plus ont été menées auprès de patients souffrant d’un glaucome ou d’une hypertension intraoculaire. Parmi les volontaires, on trouvait aussi bien des patients non traités que des patients chez lesquels le timolol seul n’avait pas permis d’obtenir un contrôle satisfaisant de la maladie. La diminution de la PIO obtenue grâce à l’emploi de l’association dorzolamide/timolol à raison de deux applications par jour était supérieure à la diminution de la PIO obtenue par la monothérapie par dorzolamide 2% trois fois par jour ou au timolol 0,5% deux fois par jour. La diminution de la PIO obtenue par l’emploi de l’association dorzolamide/timolol deux fois par jour était identique à la diminution de la PIO résultant du traitement associant le timolol deux fois par jour au dorzolamide deux fois par jour. L’effet de diminution de la PIO engendré par l’association dorzolamide/timolol deux fois par jour a pu être mis en évidence tout au long de la journée, et cet effet s’est maintenu au cours du traitement au long cours.
Au cours d’études cliniques, la diminution de la PIO a été obtenue sans troubles de l’équilibre acido-basique ou de modifications des électrolytes concomitants, caractéristiques de l’emploi d’inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique.

Pharmacocinétique

Dorzolamide
Contrairement aux inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique, le dorzolamide peut être administré par voie topique, ce qui permet l’emploi de doses sensiblement plus faibles, agissant directement dans l’œil, et exerçant par conséquent moins d’effets systémiques.
Le dorzolamide appliqué localement atteint la circulation générale. Dans le but d’évaluer l’ampleur de l’inhibition systémique de l’anhydrase carbonique consécutive à une application topique, les concentrations du médicament et de ses métabolites dans les érythrocytes et le plasma ont été déterminées, et l’inhibition de l’anhydrase carbonique dans les érythrocytes a été mesurée. Une utilisation chronique entraîne une accumulation du dorzolamide, conséquence de sa liaison sélective à la CA-II, dans les érythrocytes, tandis que des concentrations extrêmement faibles de substance libre sont maintenues dans le plasma. La substance-mère est convertie en un seul métabolite N-déséthylé, inhibant la CA-II de manière moins efficace que ne le fait la substance-mère elle-même; en revanche, le métabolite inhibe également une isoenzyme de moindre activité, la CA-I, et s’accumule également dans les érythrocytes, où il se lie principalement à la CA-I.
Le dorzolamide se lie à 33% environ aux protéines plasmatiques. Le dorzolamide est éliminé en premier lieu sous forme inchangée par les urines; le métabolite est également excrété dans l’urine. Une fois le traitement terminé, le dorzolamide est éliminé des cellules en suivant une cinétique non linéaire, ce qui entraînedans un premier temps une chute rapide de la concentration du médicament, suivie d’une phase d’élimination plus lente, dont la demi-vie est de quatre mois environ.
Lorsque le dorzolamide a été administré par voie orale, dans le but de simuler la charge systémique maximale obtenue après un traitement topique au long cours au niveau de l’œil, l’état d’équilibre a été atteint en l’espace de 13 semaines. À l’état d’équilibre, pratiquement aucune trace de médicament ou de métabolite n’a pu être détectée dans le plasma. L’inhibition de la CA dans les érythrocytes n’a pas atteint le degré susceptible d’exercer un effet pharmacologique sur la fonction rénale ou sur la respiration. Des résultats pharmacologiques semblables ont été obtenus après une utilisation topique chronique du dorzolamide. Néanmoins, quelques patients âgés souffrant d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine estimée à 30–60 ml/min.) ont présenté uneconcentration plus élevée de métabolites dans les érythrocytes, mais pas de différences significatives au niveau de l’inhibition de l’anhydrase carbonique. Aucun effet indésirable cliniquement significatif n’a pu être associé directement à ce résultat.
Timolol
Au cours d’une étude portant sur la concentration plasmatique du médicament chez 6 volontaires, l’exposition systémique au timolol après deux applications topiques par jour de collyre de timolol à 0,5% a été déterminée. La concentration plasmatique maximale moyenne après la dose matinale était de 0,46 ng/ml et après la dose de l’après-midi de 0,35 ng/ml.

Données précliniques

Le dorzolamide et le timolol ont démontré, dans des expérimentations animales sur la reproduction, le développement et la cancérogénicité, des effets spécifiques à certaines espèces ou des effets considérés comme étant des conséquences de doses extrêmes. Aucune mutagénicité n’a été observée pour les deux substances.

Remarques particulières

Conservation
Dorzolamide plus Spirig HC nedoit pas être utilisé au-delà de 4 semaines après la première ouverture du flacon. Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Dorzolamide plus Spirig HC doit être conservé à une température inférieure à 30 °C et à l’abri de la lumière. Conserver le flacon bien fermé.
Conseils d’utilisation
Le flacon compte-gouttes consiste en un récipient blanc opaque, muni d’un embout instillateur scellé et d’un capuchon à vis avecdes bandes de sécurité.
Avant la première utilisation du médicament, le patient doit s’assurer que les bandes de sécurité présentes sur le goulot du flacon ne sont pas endommagées. Un espace entre le flacon et le capuchon à vis est normal pour un flacon non ouvert. Retirer le capuchon à vis du flacon. Pencher la tête en arrière et tirer légèrement la paupière inférieure vers le bas pour qu’une poche se forme entre la paupière et l’œil. Pencher le flacon et le comprimer légèrement jusqu’à ce qu’une seule goutte entre dans l’œil. Ne pas toucher l’œil ou la paupière avec l’embout compte-gouttes. Après chaque utilisation, le flacon doit être directement refermé avec le capuchon à vis.

Numéro d’autorisation

62979 (Swissmedic).

Présentation

Dorzolamide plus SpirigHC Gtt Opht stérile, 5 ml, 3× 5 ml, B

Titulaire de l’autorisation

Spirig HealthCare SA, 4622 Egerkingen.

Mise à jour de l’information

Février 2010.

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