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Information professionnelle sur Xifaxan® 550 mg comprimés pelliculés:Alfasigma Schweiz AG
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Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.GrossesseApt.conduite
Effets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. SwissmedicPrésentations
TitulaireMise à jour 

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimé pelliculé
1 comprimé pelliculé contient 550 mg de rifaximine.

Indications/Possibilités d’emploi

Xifaxan 550 mg est indiqué pour réduire les rechutes d’épisodes d’encéphalopathie hépatique manifeste chez les patients atteints de cirrhose hépatique âgés de ≥ 18 ans (voir «Propriétés/Effets»).
Dans l’étude pivot, 91 % des patients prenaient de la lactulose de façon concomitante. Les différences d’efficacité de Xifaxan chez des patients ne prenant pas de lactulose n’ont pas pu être évaluées (voir « Propriétés/Effets »).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens et notamment des recommandations d’utilisation destinées à prévenir l’augmentation de la résistance aux antibiotiques.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie habituelle
Dose recommandée : 550 mg deux fois par jour.
Le bénéfice clinique a été établi à partir d’une étude contrôlée dans laquelle les patients ont été traités pendant 6 mois. La poursuite du traitement au-delà de 6 mois doit être envisagée au cas par cas en tenant compte de la balance entre les bénéfices et les risques, y compris ceux associés à la progression de la dysfonction hépatique (voir « Mises en garde et précautions » et « Propriétés/Effets »).
Xifaxan 550 mg peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Instructions de dosage spéciales
Insuffisance hépatique
Bien qu’une modification de la posologie ne soit pas prévue, la prudence s’impose chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C) ainsi que chez les patients présentant un score MELD (Model for End-Stage Liver Disease) > 25 (voir « Mises en garde et précautions »).
Insuffisance rénale
Bien qu’une modification de la posologie ne soit pas prévue, la prudence s’impose chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir « Pharmacocinétique »).
Patients âgés
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire, car les données de sécurité et d’efficacité de Xifaxan 550 mg n’ont pas montré de différences entre les patients âgés et jeunes.
Enfants et adolescents
La sécurité et l’efficacité de Xifaxan 550 mg chez les enfants (âgés de moins de 18 ans) n’ont pas été établies.
Mode d’administration
Les comprimés pelliculés doivent être pris avec un verre d’eau.

Contre-indications

·Hypersensibilité à la rifaximine, aux dérivés de la rifamycine ou à l’un des excipients conformément à la composition.
·Occlusion intestinale.

Mises en garde et précautions

Des effets indésirables cutanés graves, notamment le syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), ont été signalés lors de l'utilisation de la rifaximine chez des patients atteints de cirrhose. Interrompre la rifaximine au premier signe ou symptôme d'un effet indésirable cutané grave ou d'autres signes d'hypersensibilité et procéder à une évaluation clinique.
Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés lors de l’utilisation de la rifaximine, comme lors de celle de presque tous les antibactériens. En cas de survenue de cette infection, il convient d’arrêter la rifaximine et d’instaurer immédiatement un traitement approprié. Les préparations inhibant le péristaltisme sont contre-indiquées. Du fait de l’absence de données et du risque de perturbation sévère de la flore intestinale ayant des conséquences inconnues, l’administration concomitante de rifaximine avec d’autres rifamycines n’est pas recommandée.
Les patients doivent être informés du fait que, malgré l’absorption négligeable du médicament (moins de 1 %), la rifaximine, comme tous les dérivés de la rifamycine, peut entraîner une coloration rougeâtre des urines.
Insuffisance hépatique : Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique, une exposition systémique accrue à la rifaximine a été observée dans les études cliniques. Les patients présentant un score MELD (Model for End-Stage Liver Disease) > 25 ont été exclus de l’étude pivot (RFHE3001). Utiliser avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh C) et chez les patients ayant un score MELD (Model for End Stage Liver Disease) > 25 (voir « Pharmacocinétique »).
L'administration concomitante de Xifaxan avec de médicaments inhibiteurs de la P-glycoprotéine (inhibiteurs de P-gp) peut augmenter significativement l'exposition systémique à la rifaximine. Prudence est recommandée en cas d'administration concomitante de rifaximine et d'un inhibiteur de la Pglycoprotéine, telle que la cyclosporine, (voir « Interactions »). Chez les patients présentant un dysfonctionnement hépatique, l'effet additif potentiel d'une réduction du métabolisme et l’administration concomitante avec un inhibiteur de gp peut augmenter davantage l'exposition systémique à la rifaximine. Les patients prenant de la warfarine et de la rifaximine ont signalé simultanément une diminution et une augmentation de l'INR (avec parfois des saignements). Si une co-administration est nécessaire, l'INR doit être étroitement surveillé lors de l'ajout ou de l'arrêt du traitement par la rifaximine. Des ajustements de la posologie des anticoagulants oraux peuvent être nécessaires pour maintenir le niveau d'anticoagulation souhaité (voir « Interactions »).
Xifaxan contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé, c.-à-d. il est presque "sans sodium".

Interactions

Il n’existe pas d’expérience concernant l’administration de rifaximine chez des patients recevant un autre antibiotique de la classe des rifamycines pour le traitement d’une infection bactérienne systémique.
Etudes in vitro
Les données in vitro montrent que la rifaximine n’inhibe pas les principales enzymes du cytochrome P450 (CYP) (CYP 1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4) impliquées dans le métabolisme des médicaments. Dans les études d’induction in vitro, la rifaximine n’a pas induit l’activité du CYP1A2 et du CYP2B6, mais a été un inducteur faible du CYP3A4.
Les résultats d'une étude in vitro indiquent que la rifaximine est un substrat modéré de la glycoprotéine P (P-gp) et est métabolisée par le CYP3A4. On ne sait pas si l'exposition systémique à la rifaximine peut être augmentée par un traitement concomitant inhibant la P-gp et / ou le CYP3A4.
Le potentiel d’interactions médicamenteuses au niveau des systèmes de transport a été évalué in vitro et ces études semblent indiquer qu’une interaction clinique entre la rifaximine et les autres composés transportés par la pompe d’efflux P-gp et d’autres protéines de transport (MDR1, MRP2, MRP4, BCRP et BSEP) est peu probable.
Etudes in vivo
Chez les volontaires sains, les études d’interactions cliniques ont montré que la rifaximine ne modifie pas significativement la pharmacocinétique des substrats du CYP3A4. Toutefois, chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique, il ne peut pas être exclu que la rifaximine puisse diminuer l’exposition aux substrats du CYP3A4 administrés de façon concomitante (p. ex. warfarine, antiépileptiques, antiarythmiques, des contraceptifs oraux), en raison de l’exposition systémique plus élevée que chez les sujets sains.
Les patients prenant de la warfarine et de la rifaximine ont signalé simultanément une diminution et une augmentation de l'INR (avec parfois des saignements).
Si une co-administration est nécessaire, l'INR doit être étroitement surveillé lors de l'ajout ou de l'arrêt du traitement par la rifaximine. Des ajustements de la posologie des anticoagulants oraux peuvent être nécessaires.
Chez des volontaires sains, l'administration concomitante d'une dose unique de cyclosporine (600 mg), un inhibiteur efficace de la glycoprotéine P, et d'une dose unique de rifaximine (550 mg) a entraîné une augmentation de 83 fois et de 124 fois les valeurs moyennes de Cmax et d’AUC. La signification clinique de cette augmentation de l'exposition systémique est inconnue.
La cyclosporine est également un inhibiteur de l’OATP (Organic Anion Transporting Polypeptide), de la protéine « Breast Cancer Resistance » (BCRP) et d’un faible inhibiteur du CYP3A4. Il n’est pas connu dans quelle mesure l'inhibition de chaque transporteur par la cyclosporine contribue à l'augmentation de l'exposition à la rifaximine.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Il n’existe pas de données ou que des données limitées concernant l’emploi de la rifaximine chez la femme enceinte.
Les expérimentations animales ont mis en évidence des effets transitoires sur l’ossification et des modifications squelettiques chez le fœtus (voir « Données précliniques »).
Par mesure de précaution, il est recommandé de ne pas utiliser la rifaximine pendant la grossesse.
Allaitement
On ignore si la rifaximine et/ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
Un risque pour le nourrisson ne peut pas être exclu.
Il convient de décider d’interrompre l’allaitement ou d’interrompre/de s’abstenir du traitement par la rifaximine en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
FertilitéLes études chez l'animal n'ont montré aucun effet nocif direct ou indirect sur la fertilité masculine et féminine.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

La survenue de vertiges a été rapportée lors des études cliniques contrôlées. L’influence de la rifaximine sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines n’a cependant pas été étudiée dans des études correspondantes.

Effets indésirables

Études cliniques :
La sécurité de la rifaximine chez les patients en rémission d’une encéphalopathie hépatique (EH) a été évaluée dans deux études : une étude de phase 3 randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo (RFHE3001) et une étude en ouvert à long terme (RFHE3002).
Dans l’étude RFHE3001, 140 patients traités par la rifaximine (550 mg deux fois par jour pendant 6 mois) ont été comparés à 159 patients recevant le placebo, tandis que dans l’étude RFHE3002, 322 patients, dont 152 patients de l’étude RFHE3001, ont été traités par la rifaximine 550 mg deux fois par jour pendant 12 mois (66 % des patients) ou 24 mois (39 % des patients), pour une durée d’exposition médiane de 512,5 jours.
En plus, dans trois études complémentaires, 152 patients atteints d’EH ont été traités avec des doses variables de rifaximine allant de 600 mg à 2400 mg par jour pendant des périodes allant jusqu’à 14 jours.
Le tableau ci-dessous présente tous les effets indésirables survenus chez les patients traités par la rifaximine dans l’étude RFHE3001 avec une incidence ≥ 5 % et avec une incidence (≥ 1 %) plus élevée que chez les patients recevant le placebo.
Tableau 1 : Effets indésirables survenus chez ≥ 5 % des patients recevant la rifaximine et avec une incidence plus élevée que sous placebo dans l’étude RFHE3001

Classe de systèmes d’organes MedDRA

Evénement

Placebo
N = 159

Rifaximine
N = 140

n

%

n

%

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie

6

3,8

11

7,9

Affections psychiatriques

Dépression

8

5,0

10

7,1

Affections du système nerveux

Sensation vertigineuse

13

8,2

18

12,9

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

7

4,4

9

6,4

Affections gastro-intestinales

Ascite

15

9,4

16

11,4

Nausées

21

13,2

20

14,3

Douleurs abdominales hautes

8

5,0

9

6,4

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Prurit

10

6,3

13

9,3

Éruption

6

3,8

7

5,0

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Crampes musculaires

11

6,9

13

9,3

Arthralgie

4

2,5

9

6,4

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Œdème périphérique

13

8,2

21

15,0

Pyrexie

5

3,1

9

6,4

Les effets indésirables observés dans l’étude RFHE3001 contrôlée versus placebo et dans l’étude RFHE3002 à long terme sont présentés dans le tableau 2 par classe de systèmes d’organes MedDRA et par fréquence.
Les indications de fréquence reposent sur les catégories suivantes :
Très fréquents (≥ 1/10); fréquents (≥ 1/100 et < 1/10); occasionnels (≥ 1/1000 et < 1/100); rares (≥ 1/10 000 et < 1/1000); très rares (< 1/10 000)
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tabelle 2: Effets indésirables en fonction des classes de système d’organes MedDRA et de la fréquence

Classe de systèmes d’organes MedDRA

Fréquents

Occasionnels

Rares

Infections et infestations

Infection à Clostridium, infection urinaire, candidose

Pneumonie, cellulite, infections des voies respiratoires supérieures, rhinite

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie, hyperkaliémie

Déshydratation

Affections psychiatriques

Dépression

État confusionnel, anxiété, hypersomnie, insomnie

Affections du système nerveux

Sensation vertigineuse, céphalées

Troubles de l’équilibre, amnésie, convulsion, troubles de l’attention, hypoesthésie, troubles de la mémoire

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypertension, hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Épanchement pleural

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Affections gastro-intestinales

Douleur abdominale haute, distension abdominale, diarrhée, nausées, vomissements, ascite

Douleurs abdominales, hémorragies par rupture de varices œsophagiennes, sécheresse buccale,
troubles gastriques

Constipation

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Éruptions, prurit

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Crampes musculaires, arthralgie

Myalgie

Dorsalgie

Affections du rein et des voies urinaires

Dysurie, pollakiurie

Protéinurie

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Œdème périphérique

Œdème, pyrexie

Asthénie

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Chute

Contusions, douleurs pendant/après les procédures

Expérience post-commercialisation
D’autres effets indésirables ont été rapportés pendant l’utilisation de la rifaximine après l’obtention de l’autorisation.
Tableau 3 : La fréquence de ces réactions est inconnue (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de systèmes d’organes MedDRA

Fréquence inconnue

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Réactions anaphylactiques
Angio-œdème
Hypersensibilité

Affections vasculaires

Présyncope
Syncope

Affections hépatobiliaires

Modifications des paramètres hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Syndrome de Stevens-Johnson*
Nécrolyse épidermique toxique*
Dermatite
Eczéma

Investigations

Modification de l’INR

* Des effets indésirables cutanés sévères ont été observés chez des patients atteints de cirrhose

Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté.
Dans les études cliniques menées chez des patients atteints de la diarrhée du voyageur, des doses allant jusqu’à 1800 mg/jour ont été bien tolérées sans signes cliniques sévères. Même chez les patients ou sujets ayant une flore bactérienne normale, l’administration de rifaximine à des doses allant jusqu’à 2400 mg/jour pendant 7 jours n’a entraîné aucun symptôme clinique pertinent associé à la dose élevée.
En cas de surdosage accidentel, un traitement symptomatique et des mesures de soutien sont recommandés.

Propriétés/Effets

Code ATC
A07AA11
Xifaxan 550 mg contient de la rifaximine (4-désoxy-4’méthylpyrido[1’,2’-1,2]imidazo-[5,4-c]rifamycine SV), sous la forme polymorphe a.
Groupe pharmacothérapeutique : anti-infectieux intestinaux – antibiotiques
Mécanisme d’action
La rifaximine est un antibiotique de la classe des rifamycines qui se lie irréversiblement à la sous-unité bêta de l’enzyme bactérienne ARN polymérase ADN-dépendante et inhibe ainsi la synthèse d’ARN bactérien.
Le spectre d’activité antimicrobienne de la rifaximine comprend la plupart des bactéries à Gram positif et négatif, aérobies et anaérobies, y compris les espèces produisant de l’ammoniac. La rifaximine peut inhiber la division des bactéries responsables de la désamination de l’urée, ce qui réduit la production d’ammoniac et des autres substances qui sont considérées comme vraisemblablement importantes pour la pathogenèse de l’encéphalopathie hépatique.
Développement d’une résistance
Le développement d’une résistance à la rifaximine repose en premier lieu sur une altération chromosomique réversible en une étape du gène rpoB qui code pour l’ARN polymérase bactérienne.
Le développement d’une résistance dans la flore bactérienne intestinale normale a été étudié avec l’administration répétée de doses élevées de rifaximine chez des volontaires sains et des patients présentant une maladie chronique inflammatoire de l’intestin. Des souches résistantes à la rifaximine se sont certes développées, mais elles n’étaient plus détectables dans les fèces dans les semaines et mois suivant l’arrêt du traitement.
Les données expérimentales et cliniques suggèrent que chez les patients porteurs de Mycobacterium tuberculosis ou de Neisseria meningitidis, le traitement par la rifaximine n’entraîne pas de sélection de souches résistantes à la rifampicine.
Sensibilité
La rifaximine est un antibactérien qui n’est pas absorbé. Les tests in vitro ne permettent pas d’établir de manière fiable la sensibilité ou la résistance de bactéries à la rifaximine. Les données actuelles sont insuffisantes pour déterminer une valeur critique clinique pour les tests de sensibilité.
Les effets de la rifaximine ont été évalués in vitro sur plusieurs agents pathogènes, incluant des bactéries productrices d’ammoniac telles qu’Escherichia coli spp., Clostridium spp., Enterobacteriaceae et Bacteroides spp. Du fait de l’absorption très faible au niveau des voies digestives, la rifaximine n’est pas cliniquement efficace contre les agents pathogènes invasifs, même si ces bactéries s’avèrent être sensibles in vitro.
Efficacité clinique
L’efficacité et la sécurité de la rifaximine 550 mg deux fois par jour chez des patients adultes en rémission d’une EH ont été évaluées dans l’étude pivot de phase 3 RFHE3001, de 6 mois, randomisée, en double aveugle et contrôlée versus placebo.
Dans cette étude, 299 patients ont été randomisés pour recevoir le traitement par la rifaximine 550 mg deux fois par jour (n = 140) ou le placebo (n = 159) pendant 6 mois. Plus de 90 % des patients des deux groupes recevaient de façon concomitante de la lactulose. Aucun patient ayant un score MELD > 25 n’a été inclus dans l’étude.
Le critère d’évaluation principal était le délai jusqu’au premier épisode d’EH manifeste et les patients sont sortis de l’étude après l’épisode.
Un épisode de percée d'EH cliniquement manifeste a été défini comme une détérioration marquée de la fonction neurologique et une augmentation du score de Conn à ≥ 2. Les patients avec un score de Conn de 0 au départ ont été définis comme un épisode de percée d'EH cliniquement manifeste défini comme une augmentation de 1 Score de Conn et augmentation de 1 du score d'Astérixis.
Au total, 31 des 140 patients (22 %) du groupe rifaximine et 73 des 159 patients (46 %) du groupe placebo ont présenté un épisode d’EH manifeste pendant la période de six mois. La rifaximine a réduit de 58 % le risque d’épisodes d’EH (p < 0,0001) et de 50 % le risque d’hospitalisations liées à l’EH (p < 0,013) par rapport au placebo.
La sécurité à long terme et la tolérance de la rifaximine 550 mg administrée deux fois par jour pendant au moins 24 mois ont été évaluées chez 322 patients en rémission de l’EH dans l’étude RFHE3002. Cent cinquante-deux patients étaient des patients ayant participé à l’étude RFHE3001 (70 dans le groupe rifaximine et 82 dans le groupe placebo) et 170 étaient nouveaux dans l’étude. Au total, 88 % des patients recevaient de la lactulose de façon concomitante.
Le traitement par la rifaximine pendant des périodes allant jusqu’à 24 mois (étude d’extension en ouvert RFHE3002) n’a pas entraîné de perte d’effet en termes de prévention des épisodes d’EH cliniquement manifeste et de réduction des hospitalisations nécessaires. L’analyse du délai jusqu’au premier épisode d’EH manifeste a montré un maintien à long terme de la rémission dans les deux groupes de patients (les patients nouveaux et ceux qui poursuivaient le traitement par la rifaximine).

PharmacocinétiqueAbsorption

Les études pharmacocinétiques chez le rat, le chien et l’homme ont montré qu’après administration orale, la rifaximine sous la forme polymorphe a est très peu absorbée (moins de 1 %). Après administration répétée de doses thérapeutiques de rifaximine chez des volontaires sains et des patients présentant une atteinte de la muqueuse intestinale (maladie inflammatoire de l’intestin), les concentrations plasmatiques étaient négligeables (moins de 10 ng/ml). Après administration de rifaximine 550 mg deux fois par jour chez des patients atteints d’EH, l’exposition moyenne à la rifaximine a été 12 fois supérieure environ à celle observée chez des volontaires sains recevant la même posologie. Une augmentation non cliniquement pertinente de l’absorption systémique de la rifaximine a été observée en cas d’administration de la rifaximine dans les 30 minutes suivant un petit déjeuner riche en graisses.
Distribution
La rifaximine est modérément liée aux protéines plasmatiques humaines. In vivo, le rapport moyen de liaison aux protéines était de 67,5 % chez les volontaires sains et de 62 % chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique après l’administration de 550 mg de rifaximine.
Métabolisme
L’analyse d’échantillons fécaux a montré que la rifaximine est retrouvée sous forme inchangée, ce qui signifie qu’elle n’est ni dégradée ni métabolisée pendant son passage dans l’appareil digestif.
Dans une étude menée avec la rifaximine radiomarquée, la récupération urinaire de rifaximine a représenté 0,025 % de la dose administrée, tandis que moins de 0,01 % de la dose a été récupéré sous forme de 25-désacétylrifaximine, le seul métabolite de la rifaximine identifié chez l’homme.
Élimination
Une étude menée avec la rifaximine radiomarquée indique que la 14C-rifaximine est éliminée presque exclusivement dans les fèces (96,9 % de la dose administrée). La récupération urinaire de 14C-rifaximine n’excède pas 0,4 % de la dose administrée.
Linéarité/Non-linéarité
Le degré et l’importance de l’exposition systémique à la rifaximine chez l’homme semblent être caractérisés par une cinétique non linéaire (dose-dépendante), compatible avec la possibilité d’une absorption de la rifaximine limitée par le taux de dissolution.
Cinétique de groupes de patients spéciaux
Insuffisance hépatique
Les données cliniques disponibles chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique montrent que l’exposition systémique est supérieure à celle observée chez les sujets sains. L’exposition systémique à la rifaximine est environ 10, 13 et 20 fois plus élevée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A), modérée (Child-Pugh B) et sévère (Child-Pugh C) que chez les volontaires sains. L’augmentation de l’exposition systémique à la rifaximine chez les patients présentant une insuffisance hépatique doit être interprétée en tenant compte de l’action locale de la rifaximine au niveau gastro-intestinal et de sa faible biodisponibilité systémique, ainsi que des données d’innocuité disponibles chez les patients présentant une cirrhose.
Aucune adaptation de la posologie n’est donc recommandée du fait de l’action locale de la rifaximine.
Insuffisance rénale
Il n’existe pas de données cliniques concernant l’utilisation de la rifaximine chez les patients présentant une altération de la fonction rénale.
Patients âgés
Non précisé
Enfants et adolescents
La pharmacocinétique de la rifaximine n’a pas été étudiée chez l’enfant et l’adolescent. La population étudiée concernant les récidives d’encéphalopathie hépatique (EH) et le traitement aigu de l’EH était composée de patients âgés de ≥ 18 ans.

Données précliniques

Pharmacologie de sécurité
Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité et toxicologie en administration répétée n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Chez le chien, la rifaximine administrée par voie orale a entraîné une réduction du poids du thymus.
Cancérogénicité
Des schwannomes malins ont été dépistés dans le cœur de rats mâles, à des doses deux fois supérieures à la dose clinique recommandée (ajustée sur la base de mg/m² de surface corporelle). Ces altérations néoplasiques n’ont cependant pas été confirmées dans un modèle de carcinogenèse à court terme chez la souris.
Toxicité pour la reproduction
Dans une étude sur le développement embryo-fœtal chez le rat, un léger retard transitoire de l’ossification qui n’a pas eu d’effet sur le développement normal des petits a été observé à la dose de 300 mg/kg/jour (sans marge de sécurité par rapport à la dose clinique pour l’encéphalopathie hépatique, ajustée en fonction de la surface corporelle). Après administration orale de rifaximine chez la lapine pendant la gestation, il a été observé une augmentation de l’incidence des modifications squelettiques (à des doses similaires aux doses cliniques proposées pour le traitement de l’encéphalopathie hépatique). La pertinence clinique de ces observations pour l’homme n’est pas connue.
Les expérimentations chez le rat ne montrent pas d’effets toxiques directs ou indirects sur la fertilité masculine ou féminine.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic
Non pertinent.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention « EXP » sur l’emballage.
Ne pas conserver le médicament au-dessus de 25°C et le tenir hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

63216 (Swissmedic)

Présentation

Emballage de 28 comprimés pelliculés. [B]
Emballage de 56 comprimés pelliculés. [B]

Titulaire de l’autorisation

Alfasigma Schweiz SA, 4800 Zofingen

Mise à jour de l’information

Avril 2023

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