CompositionPrincipes actifs
Gliclazidum.
Excipients
Lactose monohydraté 163.8 mg, hypromellose, stéarate de magnésium.
Indications/Possibilités d’emploiDiabète non insulino-dépendant (de type 2) lorsqu'un régime diététique, de l'exercice physique et une réduction pondérale sont insuffisants.
Posologie/Mode d’emploiVoie orale, en une seule prise au moment du petit déjeuner.
Réservé à l'adulte.
La dose journalière peut varier de 30 mg à 120 mg.
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg: un ½ à 2 comprimés par jour.
Il est recommandé d'avaler les demi-comprimés ou les comprimés entiers tels quels, sans les écraser ni les croquer.
En cas d'omission d'une dose, la dose prise le lendemain ne doit pas être augmentée.
Comme pour tout agent hypoglycémiant, la dose doit être ajustée à la réponse métabolique de chaque patient (glycémie, glycosurie, HbA1c).
Instauration du traitement
Dose initiale
La dose initiale recommandée est de 30 mg par jour. Si cette dose assure un contrôle efficace de la glycémie, elle peut être conservée comme traitement d'entretien.
En cas de contrôle insuffisant de la glycémie, la dose peut être augmentée à 60, 90 ou 120 mg par jour par paliers successifs. L'intervalle précédant chaque augmentation de la dose doit être de 2 semaines au moins.
La dose journalière maximale recommandée est de 120 mg.
La sécabilité des comprimés à libération modifiée de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg permet de prendre une dose de 30 mg sous forme d'un demi-comprimé ou une dose de 90 mg sous forme d'un comprimé et demi.
Passage de Gliclazid 80 mg comprimés à Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg comprimés à libération modifiée
Un comprimé de Gliclazid 80 mg est comparable à ½ comprimé de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg.
Le passage d'un médicament à l'autre peut donc avoir lieu sous contrôle soigneux de la glycémie.
Passage d'un autre antidiabétique oral à Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg peut être utilisé en remplacement d'autres agents antidiabétiques oraux.
La posologie et la demi-vie des antidiabétiques précédents doivent être prises en compte lors du passage à Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg.
Aucune phase de transition n'est généralement nécessaire. Une dose initiale de 30 mg doit être utilisée et ajustée ensuite à la glycémie du patient, de la façon décrite ci-dessus.
En cas de relais d'un sulfamide hypoglycémiant à demi-vie longue (p. ex., le chlorpropamide), un intervalle libre de quelques jours peut s'avérer nécessaire et les patients seront suivis pendant 1 à 2 semaines afin d'éviter la survenue d'une hypoglycémie en raison de la possibilité de chevauchement des effets thérapeutiques. La procédure d'initiation du traitement doit également être suivie lors du passage à Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg, c'est-à-dire l'utilisation d'une dose initiale de 30 mg/jour, suivie d'une augmentation progressive de la dose en fonction de la réponse métabolique.
Traitement associé
Association avec d'autres agents antidiabétiques
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg peut être associé aux biguanides, aux inhibiteurs de l'alpha-glucosidase ou à l'insuline.
Chez les patients insuffisamment contrôlés avec Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg, une insulinothérapie concomitante peut être initiée sous surveillance médicale stricte.
Recommandations posologiques particulières:
Chez les patients présentant un risque d'hypoglycémie:
·Patients dénutris ou malnutris,
·patients souffrant de troubles endocriniens sévères ou mal compensés (hypopituitarisme, hypothyroïdie, insuffisance adrénocorticotrope),
·arrêt d'une corticothérapie prolongée et/ou à doses élevées,
·affection vasculaire sévère (maladie coronarienne sévère, insuffisance carotidienne sévère, angiopathie diffuse).
Il est recommandé d'utiliser la dose initiale quotidienne minimale de 30 mg.
Patients obèses
Il est essentiel de limiter l'apport calorique et de réduire le poids corporel. Le traitement par Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg n'empêche pas la perte de poids chez le patient obèse.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée: La dose d'instauration et la dose d'entretien doivent être déterminées avec précaution pour éviter toute réaction hypoglycémique (voir rubrique «Pharmacocinétique»).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère à modérée, la posologie sera identique à celle des sujets à fonction rénale normale. Ces données ont été confirmées dans des essais cliniques.
Patients âgés
Chez le patient âgé (plus de 65 ans), la posologie sera identique à celle de l'adulte de moins de 65 ans.
Enfants et adolescents
La sécurité et l'efficacité de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg chez l'enfant et l'adolescent ne sont pas établies.
Contre-indications·Hypersensibilité au gliclazide ou à l'un des excipients mentionnés dans la rubrique «Composition», à d'autres sulfamides hypoglycémiants, aux sulfamides.
·Diabète de type 1.
·Précoma et coma diabétique, acidocétose diabétique, diabète juvénile.
·Insuffisance hépatique ou rénale sévère: une insulinothérapie est alors recommandée.
·Traitement par le miconazole (voir «Interactions»).
·Allaitement, grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»).
·Troubles surrénaliens et thyroïdiens sévères.
Mises en garde et précautionsHypoglycémie
Comme pour les autres sulfamides hypoglycémiants, le traitement par Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg peut provoquer une hypoglycémie en cas d'irrégularité des heures de repas et, en particulier, en cas d'omission de repas. Les symptômes possibles d'une hypoglycémie sont les suivants: céphalées, sensation intense de faim, nausées, vomissements, fatigue, troubles du sommeil, agitation, agressivité, difficultés de concentration, diminution de l'attention et ralentissement des réactions, dépression, confusion mentale, troubles de la vue et du langage, aphasie, tremblements, parésie, troubles sensitifs, vertiges, sensation d'impuissance, perte du contrôle de soi, délire, convulsions, respiration superficielle, bradycardie, somnolence et perte de conscience pouvant aller jusqu'au coma avec issue éventuellement fatale.
De plus, on peut observer des signes de contre-régulation adrénergique: sueurs abondantes, moiteur de la peau, anxiété, tachycardie, hypertension artérielle, palpitations, angor et troubles du rythme cardiaque.
Ces symptômes disparaissent généralement avec la prise de glucides (sucre). Les édulcorants de synthèse n'ont cependant aucun effet. L'expérience acquise avec d'autres sulfamides hypoglycémiants montre que l'hypoglycémie peut récidiver malgré des mesures initialement efficaces.
En cas d'épisode hypoglycémique sévère ou prolongé, et même s'il est temporairement contrôlé par la prise de sucre, un traitement médical immédiat, voire une hospitalisation, est indispensable.
Ce traitement ne doit être prescrit qu'aux patients ayant des apports alimentaires réguliers (y compris le petit déjeuner). Il est important que les apports de glucides soient réguliers en raison du risque accru d'hypoglycémie en cas de repas tardif, quantitativement inadéquat ou pauvre en glucides. Le risque d'hypoglycémie est plus grand au cours des régimes hypocaloriques, après un exercice physique prolongé ou intense, en cas d'absorption d'alcool ou d'utilisation d'une association d'agents hypoglycémiants.
Une hypoglycémie peut survenir après l'administration de sulfamides hypoglycémiants (voir «Effets indésirables»). Elle peut être sévère et prolongée. Une hospitalisation peut être nécessaire et l'administration de glucose peut devoir être poursuivie plusieurs jours.
Pour éviter tout incident hypoglycémique, il est essentiel de procéder à une sélection des patients, d'établir la posologie adéquate, de donner des instructions appropriées au patient et de contrôler régulièrement la glycémie.
En effet, il y a un risque non négligeable d'hypoglycémie lors de l'ajustement de la posologie, plus particulièrement lors de l'instauration du traitement, ou lorsque Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg remplace un autre antidiabétique oral, mais aussi lors d'une prise irrégulière du médicament ou de repas.
Facteurs aggravant le risque d'hypoglycémie:
·Le patient refuse ou est incapable de coopérer.
·Malnutrition, horaires de repas irréguliers, omission de repas, périodes de jeûne ou modifications du régime alimentaire.
·Déséquilibre entre l'exercice physique et les apports glucidiques.
·Insuffisance rénale.
·Insuffisance hépatique sévère.
·Surdosage de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg.
·Certains troubles endocriniens: troubles thyroïdiens, hypopituitarisme et insuffisance surrénalienne.
·Administration concomitante de certains autres médicaments (voir «Interactions»).
·Artériosclérose cérébrale.
Comme avec toutes les autres sulfamides hypoglycémiants et l'insuline, il faut être particulièrement vigilant vis-à-vis du risque d'hypoglycémie chez les patients souffrant de complications cardio-vasculaires sévères et instables.
Les symptômes précurseurs d'une hypoglycémie peuvent être atténués, voire même être complètement masqués chez les patients âgés, en cas de neuropathie diabétique, d'administration concomitante de bêta-bloquants, de clonidine ou de substances agissant d'une façon similaire (voir «Interactions»).
Si une gastro-entérite ou une carence calorique d'une autre origine se déclare chez le patient âgé, le traitement par Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg devra être transitoirement suspendu.
Insuffisance rénale et hépatique
La pharmacocinétique et/ou la pharmacodynamique du gliclazide peuvent être modifiées chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale sévère. Chez ces patients, un épisode hypoglycémique peut être prolongé, de sorte qu'un traitement approprié doit être instauré.
Information destinée au patient
Il convient d'expliquer au patient et à ses proches les risques qu'il a de faire une hypoglycémie, en particulier au cours de la nuit, les symptômes (voir rubrique «Effets indésirables») de ce phénomène ainsi que le traitement à instaurer; on leur expliquera également les facteurs favorisant l'apparition de l'hypoglycémie.
Le patient doit être informé de l'importance du respect des consignes alimentaires, d'un exercice physique régulier et d'une surveillance régulière de la glycémie.
Diminution de l'effet anti-diabétique
En cas de stress, notamment d'états fébriles durables, de traumatismes, d'infections ou d'interventions chirurgicales, de l'utilisation de préparations à base d'Hypericum perforatum (millepertuis) (voir rubrique «Interactions») le diabète peut s'aggraver. Il est alors impératif de substituer provisoirement Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg par l'insuline.
L'effet de tous les antidiabétiques oraux (Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg inclus) diminue avec le temps. Ce phénomène est imputable à l'aggravation progressive de la maladie ou à un amoindrissement de la réponse au médicament. Ce phénomène porte le nom d'échec secondaire, à distinguer de l'échec primaire observé lorsqu'un principe actif est inefficace en traitement de première intention. Il convient d'envisager un ajustement approprié de la dose et une observance alimentaire correcte avant d'affirmer un échec secondaire.
Lorsque le traitement ne permet plus un contrôle satisfaisant de la glycémie, Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg devrait être substitué par un autre traitement ou peut être administré concomitamment avec un antidiabétique oral du type biguanide (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Dysglycémie
Des troubles glycémiques, dont hypoglycémie et hyperglycémie, ont été rapportées chez des patients diabétiques recevant un traitement concomitant par fluoroquinolones, en particulier chez les patients âgés. Ainsi, une surveillance étroite de la glycémie est recommandée chez tous les patients recevant simultanément Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg et une fluoroquinolone.
Examens biologiques
La mesure de l'hémoglobine glycosylée (ou de la glycémie à jeun) est recommandée pour évaluer le contrôle de la glycémie. L'auto-détermination de la glycémie peut également être utile.
Le traitement des patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (G6PD) avec des sulfamides hypoglycémiants peut induire une anémie hémolytique. Le gliclazide appartenant à la classe chimique des sulfamides hypoglycémiants, il convient d'être prudent chez les patients présentant un déficit en G6PD et d'envisager l'administration d'un agent hypoglycémiant non sulfamidique.
Porphyrie
Des cas de porphyrie aiguë ont été décrits avec la classe des sulfonylurées chez des patients atteints de porphyrie.
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions1. Les principes actifs suivants sont susceptibles d'aggraver le risque d'hypoglycémie
Association contre-indiquée
Miconazole (voie générale, gel oro-muqueux): accentue l'effet hypoglycémiant avec survenue possible de symptômes hypoglycémiques, voire d'un coma.
Association déconseillée
Alcool: accroît l'hypoglycémie réactionnelle (en inhibant les réactions compensatrices) qui peut aboutir à la survenue d'un coma hypoglycémique.
L'alcool ou les médicaments contenant de l'alcool doivent être évités.
Associations requérant des précautions d'emploi
Une potentialisation de l'effet hypoglycémiant et donc, dans certains cas, une hypoglycémie peuvent se produire en cas d'association avec l'un des médicaments suivants: autres agents antidiabétiques (insulines, acarbose, metformine, thiazolidinediones, inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4, agonistes des récepteurs GLP-1), bêta-bloquants, fluconazole, inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (captopril, énalapril), inhibiteurs H2 (cimétidine, ranitidine), inhibiteurs de la MAO, sulfamides, clarithromycine et anti-inflammatoires non stéroïdiens (notamment salicylates).
Associations à prendre en considération
Les médicaments suivants peuvent renforcer l'effet hypoglycémiant du gliclazide: les fibrates (notamment clofibrate), les stéroïdes anabolisants et hormones sexuelles masculines, la fluoxétine, la pentoxifylline (parentérale, à hautes doses), le probénécide, les cytostatiques de type du cyclophosphamide et ifosfamide, les dérivés de la coumarine, la tétracycline et le chloramphénicol.
Certains médicaments (bêtabloquants, clonidine et substances ayant un effet comparable) peuvent masquer les premiers symptômes d'hypoglycémie (voir «Mises en garde et précautions»).
2. Les principes actifs suivants peuvent causer une hyperglycémie
Association déconseillée
Danazol: effet diabétogène du danazol.
S'il n'est pas possible d'éviter l'utilisation de ce principe actif, avertir le patient en insistant sur l'importance des contrôles de la glycosurie et de la glycémie. Il peut être nécessaire d'ajuster la dose de l'agent antidiabétique pendant et après l'utilisation du danazol.
Associations requérant des précautions d'emploi
Chlorpromazine (neuroleptique): les doses élevées (>100 mg de chlorpromazine par jour) augmentent la glycémie (par diminution de la sécrétion d'insuline).
Avertir le patient en insistant sur l'importance de la surveillance de la glycémie. Il peut être nécessaire d'ajuster la dose du principe actif antidiabétique pendant et après l'administration du neuroleptique.
Glucocorticoïdes (voie générale et locale: préparations intra-articulaires, cutanées et rectales) et tétracosactide: augmentation de la glycémie avec éventuelle cétose (diminution de la tolérance aux glucides due aux glucocorticoïdes).
Avertir le patient en insistant sur l'importance de la surveillance de la glycémie, surtout en début de traitement. Il peut être nécessaire d'ajuster la dose du principe actif antidiabétique pendant et après l'administration des glucocorticoïdes.
Salbutamol, terbutaline: (administration par voie intraveineuse).
Augmentation de la glycémie due aux effets bêta-2 agonistes.
Souligner l'importance de la surveillance de la glycémie. Passer à l'insuline, si nécessaire.
Préparations contenant Hypericum perforatum (millepertuis): Diminution des concentrations plasmatiques du gliclazide en cas d'association avec Hypericum perforatum. Souligner l'importance de la surveillance de la glycémie.
3. Les produits suivants peuvent causer une dysglycémie:
Fluoroquinolones (par ex. ciprofloxacine, ofloxacine, lévofloxacine):
Dans le cas d'une utilisation concomitante de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg avec une fluoroquinolone, le patient doit être prévenu du risque de dysglycémie et la surveillance de la glycémie doit être renforcée.
Association à prendre en considération
Traitement anticoagulant (p.ex. warfarine ...):
Les sulfamides hypoglycémiants peuvent entraîner une potentialisation des effets anticoagulants en cas de traitement concomitant.
Un ajustement de la posologie de l'agent anticoagulant peut être nécessaire.
Les médicaments suivants peuvent provoquer une hyperglycémie en cas d'administration concomitante de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg:
les saliurétiques, l'acétazolamide, les médicaments à base de progestérone et d'œstrogènes, la rifampicine, les barbituriques, la phénytoïne, le diazoxide, l'épinéphrine, les bêta-2-mimétiques, les hormones thyroïdiennes, le glucagon.
Un risque d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie existe également quand un médicament qui peut provoquer une hyperglycémie ou une hypoglycémie est arrêté brutalement.
Si un patient sous traitement par Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg reçoit une des substances ci-dessus, il faut renforcer la surveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg. Ceci est en particulier aussi valable lorsque le traitement par l'un de ces médicaments est initié ou arrêté ou qu'un dosage est modifié.
Grossesse, allaitementGrossesse
Les sulfamides hypoglycémiants sont tératogènes chez l'animal à doses élevées. Par contre, le gliclazide ne s'est pas montré tératogène dans les études chez l'animal (voir «Données précliniques»). On n'a aucune expérience de l'utilisation du gliclazide chez la femme enceinte, mais on dispose de quelques données obtenues avec d'autres sulfamides hypoglycémiants.
Le contrôle du diabète doit être obtenu avant la conception afin de réduire le risque d'anomalies congénitales associées à un diabète non contrôlé. Il est recommandé d'effectuer le relais d'un traitement oral par l'insuline dès l'instant qu'une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d'une grossesse exposée à ce médicament. Les hypoglycémiants oraux ne conviennent pas et l'insuline est le médicament de premier choix pour le traitement du diabète au cours de la grossesse. Pour ces raisons, Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg est contre-indiqué pendant la grossesse.
Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée.
Allaitement
En l'absence de données concernant le passage dans le lait maternel et compte tenu du risque d'hypoglycémie néonatale, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament. Un risque pour le nouveau-né et le nourrisson ne peut être exclu.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesGliclazide Spirig HC Retard 60 mg n'a aucune influence sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines. Toutefois, les patients devront être sensibilisés sur les symptômes d'hypoglycémie et devront être prudents en cas de conduite de véhicule d'utilisation de machines, en particulier en début de traitement
Effets indésirablesSelon l'expérience clinique avec le gliclazide, les effets indésirables suivants ont été rapportés. La plupart des effets indésirables dépendent de la posologie et sont passagers; ils disparaissent après réduction de la dose ou arrêt du traitement.
L'effet indésirable le plus fréquent avec le gliclazide est l'hypoglycémie.
Les effets indésirables suivants ont pu être observés lors des essais cliniques et/ou de l'utilisation depuis la mise sur le marché et sont classés en fonction de leur fréquence:
«Très fréquents» (≥1/10); «fréquents» (≥1/100, <1/10); «occasionnels» (≥1/1000, <1/100); «rares» (≥1/10'000, <1/1000); «très rares» (<1/10'000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: granulocytopénie, agranulocytose, anémie, leucopénie, thrombocytopénie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: hypoglycémie (cf. «Mises en garde et précautions» et «Surdosage»).
Affections oculaires
Des troubles visuels transitoires sont possibles, surtout en début de traitement, à la suite des variations de la glycémie.
Affections gastro-intestinales
Occasionnels: nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhées, constipation.
Autres: douleurs abdominales.
Ces effets peuvent être évités ou minimisés si le gliclazide est pris pendant le petit déjeuner.
Affections hépatobiliaires
Rares: hépatites (cas isolés) et ictère cholestatique. Interrompre le traitement si un ictère cholestatique apparaît.
Affections de la peau et du tissu sous cutané
Occasionnels: rash, prurit, urticaire, angioedème, érythème, éruption maculo-papuleuse, réactions bulleuses (telles que le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique et affections autoimmunes bulleuses).
Cas isolés: syndrome DRESS (éruption médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques).
Investigations
Rares: élévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, phosphatases alcalines).
Effets de classe:
Comme pour les autres sulfamides hypoglycémiants, les effets indésirables suivants ont été observés: érythrocytopénie, agranulocytose, anémie hémolytique, pancytopénie, vasculite allergique, hyponatrémie, augmentation du taux des enzymes hépatiques, détérioration de la fonction hépatique (p.ex. cholestase et ictère) et hépatite qui ont régressé à l'arrêt du sulfamide hypoglycémiant; seuls quelques cas ont conduit à une insuffisance hépatique mettant en jeu le pronostic vital.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Le surdosage de sulfamide hypoglycémiant peut entraîner une hypoglycémie.
Les symptômes modérés d'hypoglycémie, sans perte de connaissance ni signes neurologiques, doivent être corrigés absolument par un apport glucidique immédiat, une adaptation de la posologie et/ou une modification du comportement alimentaire. Une surveillance étroite doit être poursuivie jusqu'à ce que le médecin soit sûr que son patient est hors de danger.
Les réactions hypoglycémiques sévères, avec coma, convulsions ou autres troubles neurologiques sont possibles et constituent une urgence médicale nécessitant l'hospitalisation immédiate du patient.
Traitement
Si un coma hypoglycémique est diagnostiqué ou suspecté, le patient doit recevoir une injection intraveineuse rapide de 50 ml d'une solution glucosée concentrée (20 à 30%). Celle-ci doit être suivie d'une perfusion continue de solution glucosée plus diluée (à 10%) à la vitesse nécessaire au maintien d'une glycémie au-dessus de 1 g/l. Le patient doivent être étroitement surveillé pendant au moins 48 heures et selon l'état du patient à ce moment, le médecin décidera si une surveillance complémentaire est nécessaire.
Du fait de la forte liaison du gliclazide aux protéines, une dialyse n'est pas utile.
Propriétés/EffetsCode ATC
A10BB09
Mécanisme d'action
Le gliclazide est un agent hypoglycémiant appartenant au groupe des sulfamides hypoglycémiants, antidiabétique oral, possédant un hétérocycle azoté à liaison endocyclique qui le différencie des autres médicaments de cette classe.
Le gliclazide diminue la glycémie en stimulant la sécrétion d'insuline par les cellules β des îlots de Langerhans. L'augmentation de la sécrétion post-prandiale d'insuline et du peptide C persiste après deux années de traitement.
Outre ces propriétés métaboliques, le gliclazide possède des propriétés hémovasculaires.
Le gliclazide présente une haute affinité, une forte sélectivité et une liaison réversible aux canaux K ATP de la cellule bêta ainsi qu'une affinité basse pour les canaux K ATP cardiaques et vasculaires.
Une production endogène d'insuline est indispensable pour permettre un effet du gliclazide.
Pharmacodynamique
Voir «Mécanisme d'action».
Efficacité clinique
Effets sur la sécrétion d'insuline
Chez le diabétique de type 2, le gliclazide restaure le pic précoce d'insulinosécrétion, en présence de glucose, et augmente la seconde phase d'insulinosécrétion. Une augmentation significative de la réponse insulinique s'observe en réponse à la stimulation induite par un repas ou l'administration de glucose.
De plus, sous gliclazide, une augmentation de la sensibilité à l'insuline des tissus périphériques a été démontrée au niveau du muscle et au niveau du foie.
Propriétés hémovasculaires:
Le gliclazide diminue les microthromboses par deux mécanismes qui peuvent être impliqués dans les complications du diabète:
·Inhibition partielle de l'agrégation et de l'adhésion des plaquettes, avec diminution des marqueurs de l'activation plaquettaire (bêta-thromboglobuline, thromboxane B2).
·Action sur l'activité fibrinolytique de l'endothélium vasculaire avec augmentation de l'activité du tPA.
Propriétés antioxydantes:
L'évaluation du statut oxydatif de patients diabétiques a confirmé les propriétés antioxydantes du gliclazide déjà démontrées en pharmacologie: réduction de la peroxydation lipidique et augmentation de l'activité superoxyde dismutase, des thiols plasmatiques et de la capacité antioxydante totale du plasma (TRAP).
On ne connaît pas la signification clinique de ces propriétés.
Données à long terme
Les études au long cours montrent que le gliclazide retarde l'évolution de la rétinopathie diabétique au stade non prolifératif.
Lors d'essais cliniques contrôlés chez des patients diabétiques de type 2, 30 mg de gliclazide, en une prise par jour ont confirmé l'efficacité au long cours de celui-ci sur le contrôle glycémique, sur la base du suivi de l'HbA1c.
PharmacocinétiqueAbsorption
L'absorption du gliclazide est totale. Après l'administration, les concentrations plasmatiques augmentent progressivement jusqu'à la 6e heure, puis évoluent en plateau entre la 6e et la 12e heure. Les variations intraindividuelles sont faibles. La prise alimentaire ne modifie pas la vitesse et le taux de résorption.
La relation entre la dose administrée allant jusqu'à 120 mg et l'aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps est linéaire.
Distribution
Une seule prise journalière de Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg maintient des concentrations plasmatiques efficaces de gliclazide pendant 24 heures.
La fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 95%. Le volume de distribution est de 30 litres environ.
Métabolisme
Le gliclazide est extensivement métabolisé au niveau hépatique: moins de 1% de la forme inchangée est retrouvé dans l'urine. Aucun métabolite actif n'a été détecté dans le plasma. Ce métabolisme implique les cytochromes P450 2C9 et 2C19. Sept métabolites issus soit de l'hydroxylation puis de l'oxydation du groupe méthyl, soit de l'hydroxylation de l'anneau azabicyclo-octyl et deux glucuronoconjugués ont été identifiés dans les urines. Les métabolites n'ont pas d'activité hypoglycémiante, mais le métabolite principal possède une action favorable sur l'agrégation plaquettaire.
Élimination
La demi-vie d'élimination du gliclazide est comprise entre 12 et 20 heures. L'élimination du gliclazide est monophasique. On retrouve 60 à 70% de la dose dans les urines (moins de 1% sous forme inchangée) et 20% dans les fèces.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
La pharmacocinétique du gliclazide pourrait être altérée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée augmentant le risque de survenue d'hypoglycémie. Des données pharmacocinétiques chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère ne sont pas disponibles (voir rubrique «Contre-indications»).
Troubles de la fonction rénale
Chez le patient atteint d'une insuffisance rénale légère à modérée, la clairance de la créatinine n'a pas d'influence significative sur les paramètres pharmacocinétiques. Des données pharmacocinétiques chez le patient atteint d'une insuffisance rénale sévère ne sont pas disponibles (voir rubrique «Contre-indications»).
Patients âgés
Aucune modification cliniquement significative des paramètres pharmacocinétiques n'a été observée.
Données précliniquesLes données précliniques, basées sur des études de toxicité chronique et de génotoxicité, n'ont mis en évidence aucun risque pour l'homme.
Carcinogénicité
Aucune étude de cancérogenèse au long cours n'a été réalisée.
Toxicité sur la reproduction
Aucun effet tératogène n'a été rapporté chez l'animal; seule une fœtotoxicité (diminution du poids des fœtus) a été observée chez des animaux ayant reçu des doses 25 fois plus élevées que la posologie maximale recommandée chez l'homme.
Remarques particulièresStabilité
Ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
À conserver au-dessous de 30 °C.
Numéro d’autorisation65441 (Swissmedic).
PrésentationGliclazide Spirig HC Retard 60 mg comprimés à libération modifiée: 30 comprimés. (B)
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg comprimés à libération modifiée: 60 comprimés. (B)
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg comprimés à libération modifiée: 90 comprimés. (B)
Gliclazide Spirig HC Retard 60 mg comprimés à libération modifiée: 120 comprimés. (B)
Titulaire de l’autorisationSpirig HealthCare SA, 4622 Egerkingen.
Mise à jour de l’informationSeptembre 2019.
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