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Propriétés/Effets

Code ATC
C10AX13
Groupe pharmacothérapeutique: autres médicaments modificateurs des lipides.
Mécanisme d'action
L'evolocumab se lie de manière sélective et avec une forte affinité à la PCSK9 et empêche la PCSK9 circulante de se lier au récepteur des lipoprotéines de basse densité (LDLR) situé à la surface des cellules hépatiques, empêchant ainsi la dégradation du LDLR induite par la PCSK9. L'augmentation des taux de LDLR hépatiques entraîne une diminution du taux sérique de LDL-cholestérol (LDL-C).
Pharmacodynamique
Des essais cliniques ont montré que des taux élevés de cholestérol total (CT), de non-HDL-C, de LDL-C et d'apolipoprotéine B (ApoB), la principale composante protéique des LDL, favorisent l'artériosclérose chez l'être humain. De plus, des taux réduits de HDL-C sont associés au développement de l'artériosclérose. Des études épidémiologiques ont révélé qu'il existe un rapport direct entre les variations de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires et les taux de CT, de non-HDL-C, de LDL-C, d'ApoB et de lipoprotéines a (Lp(a)) et un rapport inversement proportionnel entre celles-ci et le taux de HDL-C. Comme le LDL, les lipoprotéines riches en triglycérides et enrichies en cholestérol, incluant les lipoprotéines de très basse densité (VLDL), les lipoprotéines de densité intermédiaire (IDL) et les remnants, peuvent également favoriser l'artériosclérose.
Une réduction du taux de LDL-C d'environ 55% à 75% a été obtenue avec Repatha dès la semaine 1 et maintenue pendant toute la durée du traitement à long terme. La réponse maximale était obtenue en 1 à 2 semaines après administration de la dose (140 mg toutes les deux semaines ou de 420 mg une fois par mois). Repatha était efficace dans tous les sousgroupes par rapport au placebo et à l'ézétimibe, sans qu'aucune différence notable ne soit observée entre les sousgroupes.
Efficacité clinique
Diminution du taux de LDL-C chez les patients atteints d'hypercholestérolémie
L'étude LAPLACE-2 était une étude internationale, multicentrique, en double aveugle, randomisée, d'une durée de 12 semaines, menée chez 1896 patients présentant une hypercholestérolémie primaire ou une dyslipidémie mixte qui, après la randomisation, ont reçu Repatha en association avec des statines (rosuvastatine, simvastatine ou atorvastatine). Dans les groupes rosuvastatine et simvastatine, Repatha a été comparé au placebo, et dans le groupe atorvastatine, il a été comparé au placebo et à l'ézétimibe.
Repatha a permis de réduire de manière significative le taux de LDL-C entre la valeur initiale et la moyenne des semaines 10 et 12 dans les groupes rosuvastatine et simvastatine par rapport au placebo et dans le groupe atorvastatine par rapport au placebo et à l'ézétimibe (p<0,001) (Tableau 1 et Tableau 2).
RUTHERFORD-2 était une étude internationale, multicentrique, randomisée, menée en double aveugle contre placebo pendant 12 semaines chez 329 patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote et traités par hypolipémiants. Repatha a réduit de manière significative le taux de LDL-C entre la valeur initiale et la moyenne des semaines 10 et 12 par rapport au placebo (p<0,001) (Tableau 1).
Tableau 1. Effets du traitement par Repatha comparé au placebo chez des patients atteints d'hypercholestérolémie primaire et de dyslipidémie mixte − variation moyenne en pourcentage entre la valeur initiale et la moyenne des semaines 10 et 12 (%, IC 95%)

Etude

Schéma posologique

LDL-C
(%)

Non-HDL-C
(%)

ApoB
(%)

Cholestérol total
(%)

LAPLACE-2
(HDM)
(combine les groupes rosuvastatine, simvastatine et atorvastatine)

140 mg Q2S
(N = 555)

-72a
(-75, -69)

-60a
(-63, -58)

-56a
(-58, -53)

-41a
(-43, -39)

420 mg
1×/mois
(N = 562)

-69a
(-73, -65)

-60a
(-63, -57)

-56a
(-58, -53)

-40a
(-42, -37)

RUTHERFORD-2
(HFHe)

140 mg Q2S
(N = 110)

-61a
(-67, -55)

-56a
(-61, -51)

-49a
(-54, -44)

-42a
(-46, -38)

420 mg
1×/mois
(N = 110)

-66a
(-72, -61)

-60a
(-65, -55)

-55a
(-60, -50)

-44a
(-48, -40)

Légende: Q2S = une fois toutes les 2 semaines, HDM = hypercholestérolémie primaire et dyslipidémie mixte, HFHe = hypercholestérolémie familiale hétérozygote, a valeur p <0,001 par comparaison avec le placebo.
GAUSS-2 était une étude internationale, multicentrique, randomisée, menée en double aveugle contre ézétimibe pendant 12 semaines, chez 307 patients intolérants aux statines ou ne tolérant pas une dose efficace de statine. Repatha a réduit significativement le taux de LDL-C par rapport à l'ézétimibe (p<0,001) (Tableau 2).
MENDEL-2 était une étude internationale, multicentrique, randomisée, menée en double aveugle, contre placebo et ézétimibe pendant 12 semaines, évaluant Repatha chez 614 patients atteints d'hypercholestérolémie primaire et de dyslipidémie mixte. Repatha a réduit de manière significative le taux de LDL-C entre la valeur initiale et la moyenne des semaines 10 et 12 par rapport au placebo et à l'ézétimibe (p<0,001) (Tableau 2).
Tableau 2. Effets du traitement par Repatha comparé à l'ézétimibe chez des patients atteints d'hypercholestérolémie primaire et de dyslipidémie mixte - variation moyenne en pourcentage entre la valeur initiale et la moyenne des semaines 10 et 12 (%, IC 95%)

Etude

Schéma posologique

LDL-C
(%)

Non-HDL-C
(%)

ApoB
(%)

Cholestérol total
(%)

LAPLACE-2
(HDM)
(combine les groupes atorvastatine)

140 mg Q2S
(N = 219)

-43b
(-50, -37)

-34b
(-39, -30)

-34b
(-38, -30)

-23b
(-26, -19)

420 mg 1×/mois
(N = 220)

-46b
(-51, -40)

-39b
(-43, -34)

-40b
(-44, -36)

-25b
(-29, -22)

GAUSS-2
(intolérants aux statines)

140 mg Q2S
(N = 103)

-38a
(-44, -33)

-32a
(-36, -27)

-32a
(-37, -27)

-24a
(-28, -20)

420 mg 1×/mois
(N = 102)

-39a
(-44, -35)

-35a
(-39, -31)

-35a
(-40, -30)

-26a
(-30, -23)

MENDEL-2
(traitement sans statine)

140 mg Q2S
(N = 153)

-40a
(-44, -37)

-36a
(-39, -32)

-34a
(-37, -30)

-25a
(-28, -22)

420 mg
1×/mois
(N = 153)

-41a
(-44, -37)

-35a
(-38, -33)

-35a
(-38, -31)

-25a
(-28, -23)

Légende: Q2S = une fois toutes les 2 semaines, HDM = hypercholestérolémie primaire et dyslipidémie mixte, a valeur p <0,001 par comparaison avec l'ézétimibe, b valeur p nominale <0,001 par comparaison avec l'ézétimibe.
DESCARTES était une étude internationale, multicentrique, randomisée, menée en double aveugle contre placebo pendant 52 semaines chez 901 patients présentant une hyperlipidémie, traités par une modification de leur régime alimentaire seule, par atorvastatine, ou par une association atorvastatineézétimibe. Repatha 420 mg une fois par mois a réduit de manière significative le taux de LDL-C entre la valeur initiale et celle à la semaine 52 par rapport au placebo (p<0,001) (Tableau 3).
Tableau 3. Effets du traitement par Repatha comparé au placebo chez des patients atteints d'hypercholestérolémie primaire et de dyslipidémie mixte - variation moyenne en pourcentage entre la valeur initiale et la semaine 52 (%, IC 95%)

Etude

Schéma posologique

LDL-C
(%)

Non-HDL-C
(%)

ApoB
(%)

Cholestérol total
(%)

DESCARTES

420 mg
1×/mois
(N = 599)

-59a
(-64, -55)

-50a
(-54, -46)

-44a
(-48, -41)

-33a
(-36, -31)

Légende: a valeur p <0,001 par comparaison avec le placebo.
L'étude TAUSSIG était une étude d'extension multicentrique menée en ouvert, d'une durée de 5 ans, visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité à long terme de Repatha, en traitement adjuvant à d'autres traitements hypolipémiants, chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale (HF) sévère, notamment d'hypercholestérolémie familiale homozygote. L'hypercholestérolémie familiale hétérozygote sévère (HFHe) a été définie comme une hypercholestérolémie familiale (HF) cliniquement diagnostiquée avec un taux de LDL-C (lors d'un traitement concomitant par d'autres traitements hypolipémiants) ≥100 mg/dl (2,6 mmol/l) chez des patients présentant une cardiopathie coronarienne ou un risque équivalent, ou sinon un taux de LDL-C ≥130 mg/dl (3,4 mmol/l).
Au total, 194 patients atteints d'hypercholestérolémie familiale sévère (non HFHo) avec un taux initial moyen de LDL-C de 188,5 mg/dl (ET 63,3) et 106 patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote avec un taux initial moyen de LDL-C de 253,6 mg/dl (ET 122,5) ont été inclus dans l'étude TAUSSIG. Tous les patients de l'étude ont été initialement traités par Repatha 420 mg une fois par mois, à l'exception de ceux recevant une lipidaphérèse lors de l'inclusion, qui ont commencé le traitement de l'étude avec Repatha 420 mg toutes les deux semaines. La fréquence d'administration chez les patients ne recevant pas d'aphérèse a pu être augmentée jusqu'à 420 mg toutes les deux semaines, en fonction de la réponse observée (taux de LDL-C et de PCSK9). L'utilisation à long terme de Repatha a montré un effet durable, prouvé par la réduction du taux de LDL-C chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale sévère (non HFHo) (Tableau 4).
Les modifications des autres paramètres lipidiques (CT, ApoB, non-HDL-C, CT/HDL-C et ApoB/ApoA1) ont également démontré l'effet durable de l'administration de Repatha chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale sévère (non HFHo).
Tableau 4. Effet de Repatha sur le taux de LDL-C chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale sévère (non HFHo) – pourcentage moyen de variation entre l'inclusion et la semaine 216 de l'EEO

Population de patients
(N)

Semaine 12 de l'EEO
(n = 191)

Semaine 24 de l'EEO
(n = 191)

Semaine 36 de l'EEO
(n = 187)

Semaine 48 de l'EEO
(n = 187)

Semaine 96 de l'EEO
(n = 180)

Semaine 144 de l'EEO
(n = 180)

Semaine 192 de l'EEO
(n = 147)

Semaine 216 de l'EEO
(n = 96)

HF sévère (non HFHo) (N = 194)

-57,1

-57,1

-56,1

-59,7

-57,1

-56,5

-52,2

-50,6

Légende: EEO = étude d'extension en ouvert, N (n) = nombre de patients évaluables (N) et patients avec taux de LDL-C mesurés lors de visites spécialement prévues (n) pour l'ensemble de l'analyse finale des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale sévère (non HFHo).
Traitement de l'hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez les patients pédiatriques
HAUSER-RCT était une étude randomisée, multicentrique, contrôlée contre placebo, menée en double aveugle et en groupes parallèles sur 24 semaines auprès de 158 patients pédiatriques âgés de ≥10 ans et de <18 ans atteints d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote. Les patients devaient suivre un régime pauvre en graisses ainsi qu'un traitement de fond hypolipémiant optimisé (dose optimale de statines, sans augmentation progressive de la dose). Les patients inclus avaient été randomisés selon un rapport 2:1 et recevaient 420 mg de Repatha par voie sous-cutanée ou le placebo une fois par mois sur une période de 24 semaines.
Le critère d'évaluation primaire de l'efficacité de cette étude était le pourcentage de variation du taux de LDL-C au bout de 24 semaines comparativement à la valeur de départ. Le pourcentage moyen de variation du taux de LDL-C avec le Repatha, comparativement au placebo, entre l'inclusion et la semaine 24 était de 38% (IC 95%: 45%, 31%; p<0,0001). La diminution moyenne (SF) du taux de LDL-C calculée par la méthode des moindres carrés (p<0,0001) entre l'inclusion et la semaine 24 était de 44% (2%) dans le groupe Repatha et de 6% (3%) dans le groupe placebo. Les valeurs moyennes absolues de LDL-C à la semaine 24 étaient de 2,69 mmol/l (104 mg/dl) dans le groupe Repatha et de 4,45 mmol/l (172 mg/dl) dans le groupe placebo.
HAUSER-OLE était une étude multicentrique menée en ouvert, à un seul bras, d'une durée de 80 semaines sur Repatha incluant 150 patients pédiatriques âgés de 10 à 17 ans atteints de HFHe provenant de l'étude HAUSER-RCT et 13 nouveaux patients pédiatriques atteints de HFHo. Les patients devaient suivre un régime pauvre en graisses ainsi qu'un traitement de fond hypolipémiant. Tous les patients de l'étude atteints de HFHe ont reçu 420 mg de Repatha une fois par mois par voie sous-cutanée (durée médiane de l'exposition: 18,4 mois). Les variations moyennes en pourcentage (erreur type) de la LDL-C calculée à partir de la valeur initiale étaient les suivantes: -44,1% (1,7%) à la semaine 12, -41,0% (2,1%) à la semaine 48 et -35,2% (2,5%) à la semaine 80. Les variations moyennes en pourcentage (erreur type) entre la valeur initiale et la semaine 80 pour les autres critères d'évaluation prenant en compte les lipides étaient les suivantes: -32,1% (2,3%) Non-HDL-C, -25,1% (2,3%) ApoB, -28,5% (2,0%) rapport CT/HDL-C, -30,3% (2,2%) rapport ApoB/ApoA1 et -24,9% (1,9%) CT. Repatha n'a entraîné aucun effet clinique significatif sur les concentrations de vitamine A, D, E et K ou d'hormones stéroïdes, y compris l'œstradiol, la testostérone, le cortisol, la LH, l'ACTH, la DHEA-S et la FSH.
Diminution du taux de LDL-C chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote
L'étude TESLA était une étude internationale, multicentrique, en double aveugle, randomisée, contrôlée contre placebo, d'une durée de 12 semaines, menée chez 49 patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo) et âgés de 12 à 65 ans. Repatha 420 mg une fois par mois, en complément à d'autres traitements hypolipémiants (p. ex.: statines, chélateurs des acides biliaires), a diminué significativement les taux de LDL-C et d'ApoB à la semaine 12 par rapport au placebo (p<0,001) (Tableau 5). Les modifications des autres paramètres lipidiques (CT, Non-HDL-C, CT/HDL-C et ApoB/ApoA1) ont également démontré l'effet thérapeutique de l'administration de Repatha chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote.
Tableau 5. Effets du traitement par Repatha comparé au placebo chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote - pourcentage moyen de variation entre la valeur initiale et celle à la semaine 12 (%, IC 95%)

Etude

Schéma posologique

LDL-C
(%)

Non-HDL-C
(%)

ApoB
(%)

CT
(%)

Lp(a)
(%)

VLDL-C
(%)

HDL-C
(%)

TG
(%)

Rapport
CT/HDL-C

%

Rapport
ApoB/ApoA1

%

TESLA
(HFHo)

420 mg 1×/mois
(N = 33)

-32b
(-45,-19)

-30a
(-42,-18)

-23b
(-35,-11)

-27a
(-38,-16)

-12
(-25, 2)

-44
(-128, 40)

-0,1
(-9, 9)

0,3
(-15, 16)

-26a
(-38,-14)

-28a
(-39,-17)

Légende: HFHo = hypercholestérolémie familiale homozygote, a valeur p nominale <0,001 par rapport au placebo, b valeur p <0,001 par rapport au placebo.
HAUSER-OLE était une étude multicentrique menée en ouvert, à un seul bras destinée à évaluer l'innocuité, la tolérance et l'efficacité de Repatha sur 80 semaines en vue de diminuer le taux de LDL-C chez les patients pédiatriques âgés de ≥10 ans et de <18 ans atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote. Les patients devaient suivre un régime pauvre en graisses ainsi qu'un traitement de fond hypolipémiant. Au total, 13 patients atteints de HFHo ont été inclus dans cette étude: 12 patients ont reçu 420 mg de Repatha une fois par mois par voie sous-cutanée; 1 patient n'a pas reçu Repatha. La valeur médiane (Q1, Q3) du taux de LDL-C au début de l'étude était de 398 (343, 475) mg/dl. La variation médiane (Q1, Q3) en pourcentage de la valeur de LDL-C par rapport à la valeur initiale était la suivante: -12% (-32%, 3%) à la semaine 12, -15% (-39%, 4%) à la semaine 48 et -14% (-41%, 4%) à la semaine 80. Des diminutions du taux de LDL-C ont été observées lors de la première évaluation à la semaine 12 et se sont maintenues sur l'ensemble de la durée de l'étude. La variation médiane (Q1, Q3) en pourcentage des autres paramètres lipidiques entre l'inclusion et la semaine 80 était de: -13% (-41%, 3%) Non-HDL-C, -19% (-33%, 12%) ApoB, 4% (-41%, 8%) rapport CT/HDL-C, -3% (-36%, 9%) rapport ApoB/ApoA1 et -14% (-38%, 2%) CT.
Dans l'étude TAUSSIG, le traitement à long terme par Repatha a montré un effet thérapeutique durable, prouvé par la réduction du taux de LDL-C d'environ 20 à 30% chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote non traités par aphérèse et d'environ 15 à 25% chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote traités par aphérèse (Tableau 6). Les modifications des autres paramètres lipidiques (CT, ApoB, non-HDL-C, CT/HDL-C et ApoB/ApoA1) ont également démontré l'effet durable du traitement à long terme par Repatha chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote. La baisse du taux de LDL-C et les modifications des autres paramètres lipidiques chez les 14 patients adolescents (âgés de ≥12 à <18 ans) atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote sont comparables à celles observées dans la population globale des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote.
Tableau 6. Effet de Repatha sur le taux de LDL-C chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote – pourcentage moyen de variation entre la valeur initiale et celle à la semaine 216 de l'EEO

Population de patients (N)

Semaine 12 de l'EEO

Semaine 24 de l'EEO

Semaine 36 de l'EEO

Semaine 48 de l'EEO

Semaine 96 de l'EEO

Semaine 144 de l'EEO

Semaine 192 de l'EEO

Semaine 216 de l'EEO

HFHo
(N = 106)

-18,3
(n = 104)

-21,8
(n = 99)

-26,8
(n = 94)

-25,5
(n = 93)

-22,5
(n = 82)

-28,3
(n = 79)

-30,1
(n = 74)

-32,2
(n = 68)

Pas d'aphérèse
(N = 72)

-20,7
(n = 70)

-28,3
(n = 69)

-31,9
(n = 65)

-27,7
(n = 64)

-22,3
(n = 62)

-26,6
(n = 60)

-29,9
(n = 55)

-32,0
(n = 50)

Aphérèse
(N = 34)

-15,1
(n = 34)

-16,7
(n = 30)

-13,1
(n = 29)

-13,7
(n = 29)

-22,6
(n = 20)

-34,1
(n = 19)

-36,9
(n = 19)

-33,8
(n = 18)

Légende: EEO = étude d'extension en ouvert, N (n) = nombre de patients évaluables (N) et patients avec taux de LDL-C mesurés lors de visites spécialement prévues (n) pour l'ensemble de l'analyse finale des patients atteints d'HFHo sévère.
Réduction du risque d'événements cardiovasculaires chez les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé
La Repatha Outcomes Study (FOURIER) était une étude randomisée, pilotée par les événements, menée en double aveugle chez 27 564 patients âgés de 40 à 86 ans (âge moyen: 62,5 ans), présentant un risque cardiovasculaire très élevé; 81% avaient un antécédent d'infarctus du myocarde, 19% avaient un antécédent d'accident vasculaire cérébral et 13% avaient une artériopathie périphérique. Plus de 99% des patients étaient traités par une dose de statine d'intensité modérée à élevée ainsi que d'autres médicaments tels qu'un antiagrégant plaquettaire, un bêtabloquant, un inhibiteur de l'ECA ou un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine; le taux de LDL-C initial médian (Q1, Q3) était de 2,4 mmol/l (2,1; 2,8). Les patients ont été randomisés dans un rapport de 1:1 pour recevoir soit Repatha (140 mg toutes les deux semaines ou 420 mg une fois par mois) soit le placebo correspondant. La durée de l'étude a été en moyenne de 26 mois.
Une réduction du taux de LDL-C a été observée tout au long de l'étude, avec des taux de LDL-C compris entre 0,8 et 0,9 mmol/l; 25% des patients ont atteint un taux de LDL-C inférieur à 0,5 mmol/l.
Le traitement par Repatha a réduit le risque d'événements cardiovasculaires, tels que infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et revascularisation coronaire. Aucune différence significative n'a été observée quant à la mortalité cardiovasculaire ou toutes causes et hospitalisation pour angor instable (Tableau 7).
Tableau 7. Effets du traitement par Repatha sur la fréquence d'événements cardiovasculaires graves

Placebo
(N = 13 780)

n (%)

Repatha
(N = 13 784)

n (%)

Hazard ratioa
(IC 95%)

Valeur pb

Critère d'évaluation principal (durée jusqu'à la première survenue d'un événement cardiovasculaire, notamment décès, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, revascularisation coronaire ou angor instable)

1563 (11,34)

1344 (9,75)

0,85 (0,79, 0,92)

<0,0001

Mortalité cardiovasculaire

240 (1,74)

251 (1,82)

1,05 (0,88, 1,25)

0,62

Mortalité toutes causes

426 (3,09)

444 (3,22)

1,04 (0,91, 1,19)

0,54

Infarctus du myocarde (fatal / non fatal)

639 (4,64)

468 (3,40)

0,73 (0,65, 0,82)

<0,0001c

Accident vasculaire cérébral (fatal / non fatal)

262 (1,90)

207 (1,50)

0,79 (0,66, 0,95)

0,0101c

Revascularisation coronaire

965 (7,00)

759 (5,51)

0,78 (0,71, 0,86)

<0,0001c

Hospitalisation pour angor instabled

239 (1,7)

236 (1,7)

0,99 (0,82, 1,18)

0,89

a Basé sur un modèle de Cox.
b Test bilatéral du log rank.
c Significativité nominale.
d L'évaluation du délai d'hospitalisation pour angor instable a été réalisée selon une analyse ad hoc.
L'étude FOURIER-OLE (étude 1 et étude 2) se composait de deux études d'extension multicentriques menées en ouvert, à un seul bras, visant à évaluer l'innocuité, la tolérance et l'efficacité à long terme de Repatha chez les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire avérée, qui avaient au préalable terminé l'étude FOURIER. Les patients qui ont été inclus dans l'étude ont reçu 140 mg de Repatha toutes les 2 semaines ou 420 mg de Repatha une fois par mois pendant environ 5 ans, et ont poursuivi un traitement de fond modéré (22,2%) ou intensif (74,8%) à base de statines. Après la fin de l'étude 1 et de l'étude 2, l'exposition totale à Repatha était de 8,4 ans et 8,0 ans maximum, respectivement, chez les patients qui recevaient Repatha dans le cadre de l'étude FOURIER, et de 5,25 ans et 4,9 ans maximum, respectivement, chez les patients qui recevaient le placebo.
Le pourcentage moyen de réduction du taux de LDL-C par rapport à l'inclusion était stable pendant toute la durée de l'étude d'extension en ouvert et se situait entre 53,4% et 59,1% dans l'étude 1 et entre 62,5% et 67,2% dans l'étude 2, indépendamment du bras de traitement initial de l'étude FOURIER auquel les patients avaient été affectés. L'incidence des patients qui avaient atteint un taux de LDL-C <40 mg/dl (1,03 mg/dl) après le traitement était cohérente, indépendamment du bras de traitement de l'étude FOURIER auquel ils avaient été affectés. Elle se situait entre 54,6% et 62,3% dans l'étude 1, et entre 66,3% et 76,1% dans l'étude 2. La diminution du taux de LDLcholestérol obtenue avec Repatha a duré jusqu'à 8,4 ans.
Effet sur le taux de LDL-C au cours de la phase aiguë d'un syndrome coronarien aigu (SCA)
EVOPACS était une étude randomisée, multicentrique, menée en double aveugle et contrôlée contre placebo, menée dans un seul pays sur 8 semaines auprès de 308 patients souffrant de SCA traités par evolocumab, qui leur a été administré à l'hôpital dans les 24 à 72 heures après leur admission.
Si les patients ne prenaient aucun traitement à base de statines avant la sélection ou un traitement à base de statines autre que 40 mg d'atorvastatine, ce traitement a été arrêté et un traitement avec 40 mg d'atorvastatine une fois par jour a été initié. La randomisation a été stratifiée selon le centre d'étude et la prise d'un traitement stable à base de statines dans les 4 semaines ou plus avant l'inclusion. La plupart des patients (241 [78%]) n'avaient reçu aucun traitement stable à base de statines dans les 4 semaines ou plus avant la sélection et la plupart (235 [76%]) ne prenaient pas de statines au début de l'étude. Jusqu'à la semaine 4, 281 (97%) patients ont reçu un traitement intensif à base de statines. L'evolocumab 420 mg une fois par mois a diminué de manière significative le taux de LDL-C entre la valeur de départ et celle à la semaine 8 par rapport au placebo (p<0,001). La diminution moyenne (ET) de taux de LDL-C calculée entre le début de l'étude et la semaine 8 était de 77,1% (15.8%) dans le groupe evolocumab et de 35,4% (26,6%) dans le groupe placebo avec une différence moyenne calculée par la méthode des moindres carrés (IC 95%) de 40,7% (36,2%, 45,2%). Les valeurs de LDL-C de départ étaient de 3,61 mmol/l (139,5 mg/dl) dans le groupe evolocumab et de 3,42 mmol/l (132,2 mg/dl) dans le groupe placebo. Les diminutions de LDL-C dans cette étude correspondaient aux études antérieures, lors desquelles l'evolocumab avait été ajouté à un traitement hypolipémiant stable, comme démontré par les taux de LDL-C de 0,79 mmol/l (30,5 mg/dl) dans le groupe sous evolocumab plus atorvastatine et de 2,06 mmol/l (79,7 mg/dl) dans le groupe sous placebo plus atorvastatine, pendant le traitement à la semaine 8 dans cette étude (cela reflète l'effet d'état stable du traitement intensif à base de statines des deux bras de traitement).
Les effets de l'evolocumab dans ce groupe de patients correspondaient à ceux constatés lors des études antérieures dans le cadre du programme de développement clinique de l'evolocumab, et aucun nouveau problème concernant l'innocuité n'a été établi.
Effets sur la morphologie des plaques athéroscléreuses coronaires
Les effets de l'administration d'une dose de 420 mg de Repatha une fois par mois sur les plaques athéroscléreuses coronaires, déterminés à l'aide d'une tomographie par cohérence optique (optical coherence tomography, OCT), ont été étudiés dans le cadre d'une étude en double aveugle, randomisée, contrôlée contre placebo d'une durée de 52 semaines. Cette étude incluait des patients adultes ayant débuté un traitement à base de statines à la dose maximale tolérée dans les 7 jours suivant un syndrome coronarien aigu sans élévation du segment ST (non-STsegment elevation acute coronary syndrome, NSTEACS). En ce qui concerne le critère d'évaluation principal de la variation absolue de l'épaisseur minimale de la chape fibreuse (fibrous cap thickness, FCT) dans un segment artériel correspondant, la valeur moyenne (IC 95%) calculée par la méthode des moindres carrés a augmenté, par rapport au début de l'étude, de 42,7 µm (32,4; 53,1) dans le groupe Repatha et de 21,5 µm (10,9; 32,1) dans le groupe placebo, soit une augmentation de 21,2 µm (4,7; 37,7) supplémentaires par rapport au placebo (p = 0,015; différence de 38% [p = 0,041]). Les résultats secondaires rapportés montrent des différences entre les traitements, dont une modification de la FCT minimale moyenne (augmentation de 32,5 µm [12,7; 52,4]; p = 0,016) ainsi qu'une modification absolue du point le plus élevé de la courbe lipidique (-26° [-49,6; -2,4]; p = 0,041).
Observations chez les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse
L'étude observationnelle prospective suisse menée auprès de patients atteints d'une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse clinique était une étude observationnelle multicentrique et prospective d'une durée d'un an, menée en Suisse. 100 patients atteints d'une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse confirmée ou présentant un risque cardiovasculaire élevé ou très élevé ainsi qu'une LDL-C augmentée en dépit de l'administration de la dose de statines maximale tolérée ont reçu de l'evolocumab.
La totalité des patients ont reçu de l'evolocumab; 65% d'entre eux ont reçu au préalable un traitement par inhibiteur de la PCSK9 (PCSK9i) au moment de l'inclusion. Les patients naïfs de PCSK9i ont atteint une réduction moyenne de la LDL de 60% dans les 3 mois suivant le traitement par evolocumab; cette réduction s'est maintenue par la suite. 74% des patients naïfs de PCSK9i ont atteint une valeur LDL-C <1,8 mmol/l au moins une fois pendant la période d'observation et 69% ont atteint une valeur <1,4 mmol/l. Chez les patients ayant reçu un traitement préalable par PCSK9i, la valeur LDL-C est restée stable sur l'ensemble de la période. Quelle que soit la combinaison d'evolocumab, de statines et/ou d'ézétimibes utilisée, la plupart des patients ont atteint la valeur cible. Au total, 89% des patients ont déclaré avoir respecté le traitement. Des effets indésirables liés au traitement ont été rapportés par 30% des patients et un patient a présenté deux effets indésirables graves liés au traitement. Trois patients ont interrompu le traitement par evolocumab en raison d'effets indésirables liés à ce dernier.
Observations chez les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé ou très élevé
L'étude HEYMANS était une étude prospective d'enregistrement menée auprès de 1'951 patients adultes. La valeur LDL-C médiane (Q1, Q3) à l'inclusion était de 3,98 (3,17; 5,07) mmol/l (154,0 [122,5; 196,0] mg/dl). Une hypercholestérolémie familiale (HF) a été diagnostiquée chez 44,8% des patients.
L'objectif de l'étude était de décrire les caractéristiques cliniques des patients au moment de l'instauration du traitement par Repatha. Les données ont été recueillies pendant les 6 mois précédant l'instauration du traitement et pendant les 30 mois suivant le traitement. La plupart des patients (97,8%) ont commencé le traitement par evolocumab à la dose de 140 mg toutes les deux semaines. Une fois le traitement commencé, la valeur LDL-C médiane (Q1, Q3) a chuté à 1,63 (1,03; 2,53) mmol/l (63,0 [40,0; 98,0] mg/dl) sous 1 à 3 mois après l'inclusion et s'est maintenue à ce niveau pendant le reste de l'étude. La persistance à l'égard du traitement par Repatha se maintenait à 92,7% après 12 mois. Aucun nouveau résultat en matière d'innocuité n'a finalement été observé.

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