PharmacocinétiqueAbsorption
Après une période de jeûne, la dompéridone administrée par voie orale est rapidement absorbée, et la concentration plasmatique maximale est atteinte environ 60 minutes après la prise. Les valeurs de Cmax et l'ASC de la dompéridone ont augmenté proportionnellement à la dose dans l'intervalle de doses de 10 mg à 20 mg. La biodisponibilité absolue de la dompéridone est faible (env. 15%). Cela est dû à l'importante métabolisation de premier passage dans l'intestin et le foie. Après une administration orale de 30 mg par jour pendant deux semaines, un pic plasmatique de 21 ng/ml a été mesuré 90 minutes après la dernière prise, soit une valeur comparable au taux plasmatique maximal de 18 ng/ml mesuré après la première prise.
Une diminution de l'acidité gastrique (due par exemple à la prise de nourriture, d'antiacides ou d'anti-H2) peut ralentir et limiter l'absorption de la dompéridone à partir des comprimés orodispersibles de la dompéridone.
En cas de prise de la dompéridone après le repas, l'absorption maximale est atteinte plus tard, et l'ASC est légèrement augmentée.
Distribution
La dompéridone se lie entre 91 et 93% aux protéines plasmatiques (le volume de distribution est de 5,7 l/kg).
Des études de distribution chez l'animal avec le produit radiomarqué ont montré une large distribution tissulaire, mais une présence infime du médicament dans le cerveau et le placenta.
Métabolisme
La dompéridone subit un métabolisme hépatique rapide et important par hydroxylation et N-désalkylation. Les études de métabolisme in vitro utilisant des inhibiteurs à visée diagnostique ont révélé que l'isoenzyme CYP3A4 jouait le rôle principal dans la N-désalkylation de la dompéridone, tandis que dans son hydroxylation aromatique, CYP1A2 et CYP2E1 interviennent parallèlement à CYP3A4.
Élimination
Les excrétions urinaires et fécales représentent respectivement 31% et 66% de la dose orale. La quantité de principe actif éliminée sous forme inchangée est faible: de l'ordre de 10% des excrétions fécales et de 1% des excrétions urinaires. La demi-vie d'élimination après une dose orale unique est de 7 à 9 heures chez les sujets sains, mais est prolongée chez les insuffisants rénaux.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Dans une étude pharmacocinétique chez des patients présentant des troubles fonctionnels hépatiques modérés (score Child-Pugh B de 7 à 9), l'ASC et la Cmax de la dompéridone étaient, par rapport aux sujets sains, 2,9 et 1,5 fois plus élevées. La fraction libre non liée aux protéines plasmatiques était de 25% supérieure et la demi-vie terminale allongée de 15 à 23 heures. Dans les cas d'altération légère de la fonction hépatique, l'exposition à la dompéridone était comparable à celle de sujets sains. Les patients souffrant de troubles fonctionnels hépatiques sévères n'ont fait, ici, l'objet d'aucune étude (voir «Contre-indications»).
Troubles de la fonction rénale
Chez des patients atteints d'insuffisance rénale sévère (créatininémie >6 mg/100 ml, soit >0,6 mmol/l), la demi-vie d'élimination de la dompéridone est passée de 7,4 à 20,8 heures, avec toutefois des taux plasmatiques inférieurs à ceux des sujets sains. L'excrétion rénale ne concerne qu'une quantité extrêmement faible (environ 1%) de dompéridone inchangée (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
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