CompositionPrincipes actifs
Mélitracène sous forme de chlorhydrate de mélitracène et flupentixol sous forme de dichlorhydrate de flupentixol.
Excipients
Betadexum (E459), Lactosum monohydricum 22,05 mg, Maydis amylum, Hydroxypropylcellulosum, Cellulosum microcristallinum, Carmellosum natricum conexum (0,168 mg Natrium en comprimé), Talcum, Oleum vegetabile hydrogenatum, Magnesii stearas.
Pellicule du comprimé
Poly (alcohol vinylicus), Macrogolum (3350 und 6000), Talcum, Titanii dioxidum (E171), Erythrosinum (E127), Indigocarminum (E132).
Indications/Possibilités d’emploiEtats légers à moyens d'inhibition dépressive et d'anxiété.
Posologie/Mode d’emploiAdultes:
En général 2 comprimés pelliculés par jour: un le matin et un à midi. Pour les cas sévères, la dose du matin peut être augmentée à 2 comprimés pelliculés. La dose journalière maximale est de 4 comprimés pelliculés.
Patients âgés (au-dessus de 65 ans):
Un comprimé pelliculé le matin. Pour les cas sévères, un comprimé pelliculé le matin et une à midi.
Enfants et adolescents (<18 ans):
Deanxit n'est pas recommandé pour le traitement d'enfants et d'adolescents de moins de 18 ans, car aucune donnée clinique sur la sécurité et l'efficacité n'est disponible.
Instructions spéciales pour le dosage
Lors d'insuffisance rénale ou hépatique, Deanxit peut être administré à la posologie recommandée.
Remarque
Lors de l'apparition de troubles du sommeil ou de forte agitation sous Deanxit, évaluer une réduction de la dose ou éventuellement administrer le soir un léger sédatif.
Mode d'administration
Les comprimés pelliculés s'avalent avec de l'eau.
Administration tardive de la dose
Si une dose a été oubliée, le patient devrait l'omettre et prendre la prochaine dose comme d'habitude. La dose ne doit pas être doublée.
Contre-indicationsLors d'hypersensibilité au mélitracène, au flupentixol ou à l'un des excipients contenus dans les comprimés pelliculés Deanxit (voir Composition).
Deanxit est contre-indiqué lors de collapsus circulatoire, d'un état de conscience diminué (par ex. lors d'intoxications aiguës à l'alcool, aux barbituriques ou aux opiacés), d'état comateux, de phéochromocytome et de dyscrasie sanguine. L'administration de Deanxit est contre-indiquée lors d'un infarctus aigu du myocarde récent, lors d'un bloc cardiaque de tout grade, de troubles de la conduction cardiaque ainsi que d'insuffisance coronaire.
L'administration concomitante d'inhibiteurs de la MAO est contre-indiquée (voir Interactions).
Un syndrome sérotoninergique peut apparaître lors de l'administration concomitante de mélitracène et d'un inhibiteur de la MAO (qu'il s'agisse d'un inhibiteur de la MAO-A non sélectif ou sélectif [moclobémide] ou d'un inhibiteur de la MAO-B [sélégiline]). Le tableau clinique observé se manifeste, entre autres, par hyperthermie, myoclonies, rigidité, tremblements, agitation, confusion, troubles de la conscience, troubles du système nerveux autonome (instabilité circulatoire).
Comme pour les autres antidépresseurs tricycliques, le mélitracène ne doit pas être administré aux patients sous inhibiteurs de la MAO. Un traitement par Deanxit ne sera instauré que 14 jours après l'arrêt d'un traitement par inhibiteurs de la MAO non sélectifs ou par sélégiline, et au plus tôt un jour après l'arrêt d'un traitement par moclobémide. Il faudra attendre 14 jours après l'arrêt d'un traitement par Deanxit avant d'instaurer un traitement par inhibiteurs de la MAO.
Mises en garde et précautionsL'administration de Deanxit requiert la prudence chez les patients présentant une lésion cérébrale organique, des convulsions, une rétention urinaire, une hyperthyroïdie, un syndrome parkinsonien, une myasthénie grave, une affection hépatique avancée ainsi que des troubles cardiovasculaires.
Parce qu'il possède un effet stimulant, Deanxit n'est pas recommandé chez les patients facilement agitables et hyperactifs. Lors d'une administration antérieure de médicaments sédatifs, tels que tranquillisants ou neuroleptiques, ces-derniers doivent être arrêtés progressivement.
Comme pour tous les neuroleptiques, un syndrome malin des neuroleptiques (hyperthermie, rigidité musculaire, troubles de la conscience, instabilité du système nerveux autonome) potentiellement fatal peut rarement se développer.
Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir dans de très rares cas, principalement en début d'un traitement par flupentixol. Des dyskinésies tardives potentiellement irréversibles sont possibles lors d'un traitement à long terme par des neuroleptiques comme le flupentixol.
Contrôler régulièrement la situation psychologique et neurologique, la formule sanguine et la fonction hépatique des patients sous traitement à long terme par flupentixol.
Comme les autres médicaments de la classe thérapeutique des neuroleptiques, le flupentixol pourrait lui-aussi entraîner un allongement de l'intervalle QT. Un allongement persistant de l'intervalle QT peut augmenter le risque d'arythmies malignes. C'est pourquoi flupentixol doit être administré avec prudence aux patients sensibles (présentant une hypokaliémie, une hypomagnésémie ou une prédisposition génétique); il en va de même pour les patients présentant des antécédents de maladies cardiovasculaires comme par ex. un allongement de l'intervalle QT, une bradycardie significative (<50 pulsations par minute), un infarctus du myocarde aigu récent, une insuffisance cardiaque décompensée ou des troubles du rythme cardiaque. L'utilisation concomitante d'autres médicaments pouvant entraîner un allongement de l'intervalle QT doit être évitée (voir Interactions).
Suicide / idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, de comportement autodestructeur et de suicide (événements suicidaires).
Ce risque accru persiste jusqu'à l'apparition d'une amélioration significative des symptômes de la dépression. L'amélioration des symptômes ne survenant pas forcément pendant les premières semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à l'obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter dans les premières phases de cette amélioration.
Chez les patients ayant des antécédents de tentatives de suicide ou des idées suicidaires au début du traitement, le risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide est augmenté; ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance particulière tout au long du traitement.
Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés par placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à risque augmenté, devra être instaurée, particulièrement au début du traitement et lors d'ajustements posologiques. Les patients (et leur entourage) doivent être avertis de la nécessité de surveiller soigneusement toute aggravation clinique, l'apparition d'idées ou de comportements suicidaires ainsi que toute modification inhabituelle du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si de tels symptômes surviennent.
À cause du risque de rechute dans la dépression (accompagné d'un nouveau potentiel de comportement suicidaire) ou de symptômes de sevrage, les patients doivent être surveillés attentivement aussi après la fin du traitement.
Bien qu'aucune relation de cause à effet n'existe clairement entre des symptômes d'agitation y compris l'akathisie (nervosité intérieure, agitation psychomotrice) et l'apparition de suicidalité, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de ces symptômes pendant un traitement antidépresseur.
Un diagnostic psychiatrique autre que la dépression peut également s'accompagner d'un risque accru de comportement suicidaire.
Ces affections psychiatriques peuvent survenir en même temps qu'une dépression. C'est pourquoi, lors de ces affections, les mêmes mesures de précaution concernant le risque de suicide doivent être prises que lors d'une dépression.
Deanxit doit être utilisé avec prudence chez les patients qui prennent des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).
Le traitement de patients de moins de 18 ans
Deanxit ne doit pas être utilisé pour le traitement de patients de moins de 18 ans, car aucune donnée sur l'efficacité et la tolérance n'est disponible pour ce groupe.
Thromboembolies veineuses
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés chez des patients traités par neuroleptiques. Les patients sous neuroleptiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV. Il est donc conseillé avant et pendant le traitement par Deanxit d'identifier tous les facteurs de risque prédisposant aux TEV et de prendre les mesures préventives appropriées.
Patients âgés
Evénements cérébrovasculaires
Lors d'études cliniques randomisées, contrôlées versus placebo, les patients souffrant de démence et traités par antipsychotiques atypiques ont présenté un risque environ trois fois plus élevé d'événements indésirables cérébrovasculaires. Le mécanisme sous-jacent à cette augmentation du risque est inconnu. On ne peut exclure un risque accru avec d'autres antipsychotiques ou dans d'autres populations de patients. Deanxit devrait être utilisé avec précaution chez les patients présentant un risque d'accident vasculaire cérébral accru.
Risque de mortalité accru chez les patients âgés atteints de démence:
Les données de deux grandes études d'observation pratique ont montré que, sous neuroleptiques, les personnes âgées atteintes de démence présentaient un risque de mortalité légèrement accru en comparaison avec les personnes non traitées. On ne dispose pas de données suffisantes permettant une évaluation définitive de l'ampleur précise de ce risque. L'origine de ce risque accru est inconnue.
Deanxit n'est pas homologué pour le traitement des troubles du comportement liés à la démence.
Comme pour d'autres psychotropes, Deanxit peut altérer la tolérance au glucose et à l'insuline: une adaptation du traitement antidiabétique peut s'avérer nécessaire.
Parce qu'il dilate la pupille, Deanxit peut provoquer une crise de glaucome aiguë chez les patients présentant un glaucome à angle fermé ou une étroitesse de l'angle irido-cornéen.
Des anesthésiques administrés durant un traitement par antidépresseurs tricycliques ou tétracycliques peut augmenter le risque d'arythmies et d'hypotension. Arrêter si possible un traitement par Deanxit quelques jours avant une opération prévue. Informer l'anesthésiste dans les cas d'urgence où le traitement ne peut pas être interrompu à l'avance.
Fertilité
Des effets indésirables pouvant avoir une influence sur les fonctions sexuelles et la fertilité chez la femme ou l'homme ont été rapportés chez l'humain. En cas de survenue d'hyperprolactinémie, de galactorrhée, d'aménorrhée ou de troubles sexuels cliniquement significatifs, une réduction de dose (si possible) ou un arrêt du traitement doivent être envisagés.
Ces effets indésirables sont réversibles après l'arrêt du traitement.
Excipients
Lactose
Les comprimés pelliculés Deanxit contiennent du lactose. Les patients présentant une intolérance héréditaire rare au galactose, un déficit en lactase ou un syndrome de malabsorption glucose-galactose ne devraient pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement «sans sodium».
InteractionsAssociations contre-indiquées
Inhibiteurs de la MAO
L'administration concomitante d'un inhibiteur de la MAO est contre-indiquée (qu'il s'agisse d'un inhibiteur de la MAO-A non sélectif ou sélectif [moclobémide] ou d'un inhibiteur de la MAO-B [sélégiline]) (voir Contre-indications).
Associations non-recommandées
Sympathomimétiques
Le mélitracène peut renforcer l'effet cardiovasculaire des substances actives suivantes: adrénaline, éphédrine, isoprénaline, noradrénaline, phényléphrine et phénylpropanolamine (contenus par ex. dans les anesthésiques et les produits décongestionnant la muqueuse nasale).
Inhibiteurs des neurones adrénergiques
Deanxit peut contrecarrer l'effet hypotenseur de guanéthidine, bétanidine, réserpine, clonidine et méthyldopa. Le traitement anti-hypertensif doit être surveillé au cours d'une thérapie avec un antidépresseur tricyclique.
Anticholinergiques
L'effet de ces médicaments sur l'oeil, le SNC, le coeur, l'intestin et la vessie peut être renforcé par les antidépresseurs tricycliques. Eviter une administration concomitante à cause du risque accru d'iléus paralytique, d'hypertension intraoculaire, de rétention urinaire, d'hyperpyrexie etc.
Dépresseurs du SNC
Deanxit peut renforcer l'effet de l'alcool, des barbituriques ainsi que d'autres médicaments dépresseurs du SNC (par ex. hypnotiques, anxiolytiques, antihistaminiques, opiacés, anesthésiques).
Médicaments pouvant entrainer un allongement de l'intervalle QT:
Un allongement de l'intervalle QT induit par les neuroleptiques peut s'aggraver en cas d'administration d'autres médicaments entraînant un allongement significatif de l'intervalle QT. Il convient d'éviter l'administration concomitante de tels médicaments.
Les classes de médicaments concernées sont:
·antiarythmiques des classes Ia et III (par ex. quinidine, amiodarone, sotalol, dofétilide)
·certains neuroleptiques (par ex. thioridazine, halopéridol, quétiapine)
·certains macrolides (par ex. érythromycine)
·certains antihistaminiques (par ex. terfénadine, astémizole)
·certaines antibiotiques quinolones (par ex. gatifloxacine, moxifloxacine)
Cette liste n'est pas exhaustive; certains autres médicaments connus pour allonger l'intervalle QT (par ex. cisapride, lithium) doivent également être évités.
La prudence est de mise en cas d'utilisation concomitante de médicaments responsables de déséquilibres électrolytiques, comme par ex. les diurétiques du groupe des thiazides (hypokaliémie), et de médicaments augmentant la concentration plasmatique du flupentixol. Le risque d'allongement de l'intervalle QT et d'arythmie peut être accru (voir Mises en garde et précautions).
Lithium:
L'administration concomitante de neuroleptiques (flupentixol) et de lithium augmente le risque de neurotoxicité.
Lévodopa:
Deanxit peut diminuer l'effet de la lévodopa et ainsi augmenter le risque d'effets cardiaques indésirables.
Grossesse, allaitementGrossesse
Les études de reproduction chez l'animal effectuées avec l'association des deux substances actives mélitracène et flupentixol n'ont pas démontré de risque pour les foetus, mais on ne dispose d'aucune étude contrôlée chez la femme enceinte.
Effets non tératogènes:
Chez les nouveau-nés dont les mères ont pris des antipsychotiques pendant la grossesse au cours du troisième trimestre (y compris le flupentixol), il existe après la naissance un risque de symptômes moteurs extrapyramidaux et/ou de symptômes de sevrage. Ces symptômes chez les nouveau-nés peuvent inclure une agitation, une augmentation ou une diminution inhabituelle du tonus musculaire, des tremblements, une somnolence, des difficultés respiratoires ou des problèmes d'alimentation. Ces complications peuvent varier en terme de sévérité. Dans quelques cas, ces complications ont été auto-limitantes et ont nécessité dans d'autres cas une surveillance du nouveau-né en service de soins intensifs ou une hospitalisation plus longue.
Flupentixol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue. Pendant la grossesse, lorsque qu'un arrêt du traitement est nécessaire, le traitement ne doit pas être arrêté brusquement.
Allaitement
Le flupentixol est excrété en petites quantités dans le lait maternel. Chez les femmes, le rapport entre la concentration dans le lait et la concentration sérique est de 1:3 en moyenne. Aux doses thérapeutiques, un effet sur l'enfant est improbable. La quantité absorbée par l'enfant est inférieure à 0.5% de la dose rapportée au poids (mg/kg) prise par la mère.
Aucune étude animale ou humaine n'a évalué l'excrétion du mélitracène dans le lait maternel.
Toutefois, d'autres antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline et la nortriptyline ne sont excrétés qu'en faibles quantités dans le lait maternel. La dose absorbée par l'enfant représente environ 2% de la dose rapportée au poids (mg/kg) prise par la mère. L'allaitement est permis lors d'un traitement par amitriptyline et nortriptyline. Parce que le mélitracène présente les mêmes propriétés lipophiles que l'amitriptyline, sa présence dans le lait maternel est estimée à une concentration similaire. L'allaitement est permis lors d'un traitement par Deanxit. Toutefois, une surveillance du nouveau-né est recommandée, principalement dans les 4 premières semaines de vie.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesL'affection sous-jacente, le médicament ou la combinaison des deux peuvent entraver l'attention et l'aptitude à réagir. Les patients sous Deanxit devront renoncer à conduire un véhicule ou à manoeuvrer des machines dangereuses jusqu'à ce qu'ils connaissent leur réaction individuelle au médicament.
Effets indésirablesLes effets indésirables les plus fréquemment observés sont: sécheresse buccale, vertiges, tremblements, nervosité, troubles de la vision et du sommeil.
Les fréquences sont dérivées d'études cliniques et des annonces spontanées.
Les fréquences sont définies comme suit:
Très fréquents (≥1/10)
Fréquents (≥1/100, <1/10)
Occasionnels (≥1/1'000, <1/100)
Rares (≥1/10'000, <1/1'000)
Très rares (<1/10'000) y compris cas isolés
Affections hématologiques et du système lymphatique:
Très rares: thrombocytopénie, leucopénie, agranulocytose.
Affections psychiatriques:
Fréquents: troubles du sommeil (6%), inquiétude (2.5%), agitation (1.7%).
Occasionnels: rêves anormaux, anxiété, confusion mentale.
Fréquence inconnue: pensées suicidaires, comportement suicidaire*.
* Des cas de pensées suicidaires ou de comportement suicidaire ont été rapportés pendant la thérapie par Deanxit ou peu après l'arrêt du traitement (voir Mises en garde et précautions).
Affections du système nerveux:
Fréquents: vertiges (2.1%), tremblements (2.1%), somnolence (1.1%).
Très rares: symptômes extrapyramidaux (par ex. dyskinésies tardives, dyskinésies), parkinsonisme, syndrome malin des neuroleptiques.
Affections oculaires:
Fréquents: troubles de l'accommodation (1.5%).
Affections cardiaques:
Occasionnels: tachycardie, arythmies.
Affections gastro-intestinales:
Fréquents: sécheresse buccale (5.4%), constipation (1.5%).
Rares: nausées, dyspepsie.
Affections hépatobiliaires:
Occasionnels: tests des fonctions hépatiques anormaux.
Très rares: cholestase/jaunisse, hépatopathie.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané:
Occasionnels: éruption cutanée, alopécie.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif:
Occasionnels: myalgie.
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales:
Fréquence inconnue: symptômes moteurs extrapyramidaux et/ou signes de sevrage chez le nouveau-né.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration:
Fréquents: fatigue (1.1%).
Occasionnels: asthénie.
Investigations:
Fréquents: intervalle QT allongé à l'électrocardiogramme.
Des cas de syndrome de sevrage ont été rapportés.
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV), d'embolies pulmonaires et de thromboses veineuses profondes ont été rapportés chez des patients sous neuroleptiques; leur incidence est inconnue.
Les effets psychiques indésirables mentionnés ci-dessus peuvent également être des symptômes de la dépression. Ces symptômes disparaissent généralement à mesure que l'état dépressif s'améliore.
Effets indésirables rapportés après la mise sur le marché:
Des cas isolés d'hépatite cholestatique ont été rapportés.
La déclaration des effets indésirables suspectés après l'autorisation de mise sur le marché est d'une grande importance. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de la santé sont invités à notifier toute suspicion d'effet indésirable nouveau ou grave via le portail en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur le site www.swissmedic.ch.
SurdosageLors d'une intoxication, les symptômes anticholinergiques sévères dus à l'effet du mélitracène se trouvent au premier plan. Les symptômes extrapyramidaux résultant d'une intoxication au flupentixol ne se manifestent que rarement.
Signes et symptômes
Somnolence, irritabilité, agitation, hallucinations, effets anticholinergiques (mydriase, tachycardie, rétention urinaire, muqueuses sèches, diminution de la motilité intestinale), convulsions, fièvre, diminution de la conscience, coma, dépression respiratoire, symptômes cardiaques (arythmies [tachyarythmies ventriculaires, torsades de pointes, fibrillation ventriculaire], défaillance cardiaque, hypotension, choc cardiogénique), acidose métabolique, hypokaliémie.
Traitement
Lors d'une intoxication à doses élevées d'antidépresseurs tricycliques, une décontamination primaire au charbon activé ou un lavage gastrique sont indiqués dans les premières heures après la prise de préparations à effet non retardé. En raison du potentiel convulsif élevé, le charbon activé est préférable au lavage gastrique. Lors d'intoxications sévères ou d'une altération des réflexes protecteurs, le patient sera intubé au préalable.
Pour accélérer l'élimination (décontamination secondaire), l'administration répétée par voie orale de charbon activé peut éventuellement être efficace pour certains antidépresseurs tricycliques. L'hémodialyse, à des fins de décontamination secondaire, est inefficace.
En cas d'hypotension artérielle et/ou d'arythmies ventriculaires avec élargissement du complexe QRS à l'ECG (>100 msec), un traitement au bicarbonate de sodium (1 mmol/kg) soit en bolus ou en perfusion brève (5 min) est indiqué. Ce traitement peut être répété jusqu'à ce que la pression artérielle augmente et que les modifications de l'ECG s'améliorent, mais au maximum jusqu'à un pH artériel de 7.55. L'administration supplémentaire de lidocaïne par voie intraveineuse peut éventuellement être indiquée. En cas de bradyarythmie, il convient de poser un pace-maker provisoire. Lors de tachycardie ventriculaire polymorphe du type torsades de pointe: administration de 0.5 à 1.5 g de sulfate de magnésium par voie intraveineuse en injection unique.
En cas de crises convulsives: traitement par des benzodiazépines par voie i.v.
En cas de coma et/ou insuffisance respiratoire: intubation et assistance respiratoire. L'hyperventilation pour augmenter le pH artériel n'est pas indiquée si du bicarbonate de sodium est administré en même temps (risque d'alcalose massive).
L'administration de pyridostigmine ou de physostigmine pour le traitement des symptômes anticholinergiques périphériques et centraux est contre-indiquée en raison des effets cardiaques.
Les symptômes extrapyramidaux peuvent être traités par le bipéridène (2.5 à 5 mg lentement par voie i.v. ou i.m. ou 10 mg par voie orale).
Des adultes ont survécu à des prises allant jusqu'à 100 comprimés pelliculés (1'000 mg de mélitracène et 50 mg de flupentixol). Un enfant de presque 3 ans a survécu à une prise de 27 comprimés pelliculés (270 mg de mélitracène et 13.5 mg de flupentixol).
Propriétés/EffetsCode ATC
N06CA02
Mécanisme d'action
Deanxit est un produit fait de l'association de flupentixol et de mélitracène.
Le flupentixol est un neuroleptique de la classe des thioxanthènes. A faibles doses, il dissipe l'anxiété, a un effet antidépresseur et stabilise l'humeur. A des doses inférieures à 3 mg/jour, le flupentixol n'est pas sédatif, mais légèrement stimulant.
Le mélitracène est un antidépresseur tricyclique montrant les propriétés pharmacologiques caractéristiques de cette classe. Dosé à moins de 150 mg, il n'est pas sédatif.
Parce qu'il contient 0.5 mg de flupentixol et 10 mg de mélitracène en association, Deanxit possède un effet antidépresseur et anxiolytique sans sédation. En raison du faible dosage de flupentixol, aucun signe important d'effet antipsychotique et moteur extrapyramidal n'est apparu lors des examens précliniques.
Pharmacodynamique
Voir le Mécanisme d'action.
Efficacité clinique
Voir le Mécanisme d'action.
PharmacocinétiqueFlupentixol
Le flupentixol est formé par 2 isomères géométriques dans un rapport 1:1, le cis(Z)-flupentixol pharmacologiquement actif et le trans(E)-flupentixol. Les données pharmacocinétiques suivantes concernent l'isomère cis(Z). La pharmacocinétique est linéaire.
Absorption:
Les concentrations sériques maximales s'observent après environ 12 heures par voie orale. La disponibilité biologique après administration perorale atteint 40.4 (± 17.4)% (valeurs entre 24 et 71%).
Les concentrations à l'état d'équilibre sont atteintes après 7 à 10 jours. La concentration à l'état d'équilibre la plus basse, atteinte après administration orale de 5 mg de flupentixol une fois par jour, se monte à 1.7 ng/ml (3.9 nmol/l).
Distribution:
Le volume de distribution théorique s'élève à 14.1 l/kg (valeurs entre 12.5 et 17.2 l/kg). La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 99%. Des concentrations élevées en produit actif et ses métabolites sont observées dans le foie, les poumons, l'intestin et les reins; on retrouve des concentrations plus faibles dans le coeur, la rate, le cerveau et le sang. De faibles quantités traversent la barrière placentaire. Le produit est également excrété en faibles quantités dans le lait maternel.
Métabolisme:
Le flupentixol subit une large métabolisation dans le foie, qui s'effectue par sulfoxydation, N-désalkylation de la chaîne latérale et par glucuronoconjugaison. Les métabolites sont dépourvus d'activité pharmacologique. Le flupentixol se retrouve en quantité supérieure à celle de ses métabolites dans le cerveau et les autres tissus.
Elimination:
Le flupentixol est éliminé sous forme de métabolites essentiellement par les fèces, et dans une moindre mesure par l'urine, dans un rapport d'environ 4:1. La demi-vie d'élimination (t½β) s'élève à environ 61 heures. La clearance systémique s'élève à 0.29 (± 0.13) l/min (valeurs entre 0.15 et 0.51 l/min).
Cinétique pour certains groupes de patients:
La pharmacocinétique du flupentixol n'a pas été étudiée parmi les patients âgés. Les paramètres pharmacologiques sous zuclopenthixol, un dérivé thioxanthène apparenté, se sont avérés en grande partie indépendants de l'âge du patient.
L'influence d'une insuffisance hépatique ou rénale n'a pas été étudiée. A la vue de ces caractéristiques d'élimination, il est probable qu'un trouble de la fonction rénale reste sans influence notoire sur l'élimination du flupentixol.
Lors de troubles hépatiques sévères, au contraire, un ralentissement de l'élimination est à prévoir.
Mélitracène
Absorption:
Les concentrations sériques maximales s'observent après environ 5 heures par voie orale. Les concentrations à l'état d'équilibre sont atteintes en l'espace d'une semaine. La biodisponibilité orale n'est pas connue.
Distribution:
Chez le rat, la liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 89%. Des concentrations élevées en produit actif et ses métabolites sont observées chez le rat dans le foie, l'intestin, les poumons et les reins; on retrouve des concentrations plus faibles dans le coeur, le cerveau et la rate, et des concentrations minimales dans le sang.
Métabolisme:
La métabolisation s'effectue par N-déméthylation vers le litracène, substance pharmacologiquement active, et par hydroxylation de la structure cyclique. Le litracène se répartit dans l'organisme comme le mélitracène. Sa dégradation s'effectue également par hydroxylation.
Elimination:
La demi-vie d'élimination (t½β) s'élève à environ 62 heures.
Chez le rat, le mélitracène est essentiellement éliminé par les fèces, et dans une moindre mesure par l'urine (dans un rapport d'environ 2.5:1).
Il n'est pas connu si le mélitracène est excrété dans le lait maternel.
Cinétique pour certains groupes de patients:
La pharmacocinétique du mélitracène n'a pas été étudiée ni parmi les patients âgés, ni lors de troubles de la fonction hépatique ou rénale.
Données précliniquesMutagénicité et cancérogénicité:
Aucune donnée sur la mutagénicité et la cancérogénicité ayant une pertinence pour l'utilisation de flupentixol et de mélitracène n'est disponible.
Toxicité de reproduction:
Lors d'études précliniques chez le rat, dans lesquelles le flupentixol et le mélitracène ont été administrés séparément, des effets faibles sur la fertilité ont pu être observés. Le flupentixol a influencé légèrement le taux de gestation chez les femelles du rat, tandis que le mélitracène a légèrement diminué la fertilité des rats mâles. Ces effets ont été observés à des doses nettement supérieures à celles appliquées en clinique.
La combinaison de flupentixol et de mélitracène n'a pas mené à une augmentation significative du nombre de malformations et n'a pas influencé le développement embryo-foetal de façon significative chez le rat et le lapin. Chez la souris, le mélitracène a été associé à un poids foetal diminué et une augmentation des cas de résorption tardive. Des malformations n'ont été observées qu'à des doses toxiques pour la mère. Le mélitracène n'a pas eu d'influence significative sur le développement postnatal chez la souris et le rat.
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 30°C. Conserver dans l'emballage d'origine pour protéger le contenu de la lumière.
Tenir hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation65854 (Swissmedic)
PrésentationComprimés pelliculés: 30, 100 [B]
Titulaire de l’autorisationLundbeck (Schweiz) AG, Opfikon
Mise à jour de l’informationJuin 2022
04082022FI
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