Données précliniquesToxicité en cas d'administration répétée
La sécurité du pembrolizumab a été évaluée dans des études de toxicité chronique de 1 et 6 mois chez des singes Cynomolgus ayant reçu des doses intraveineuses de 6, 40 ou 200 mg/kg une fois par semaine dans l'étude de 1 mois, et une fois toutes les deux semaines dans celle de 6 mois, suivies d'une période sans traitement de 4 mois. Aucun résultat toxicologique significatif n'a été observé, et la dose sans effet nocif observé (no observable adverse effect level [NOAEL]) dans les deux études était ≥200 mg/kg, soit une exposition 19 fois et 94 fois plus élevée que l'exposition chez l'être humain à des doses de 10 et 2 mg/kg respectivement. Le multiple d'exposition entre l'exposition à la NOAEL et l'exposition à une dose de 200 mg chez l'être humain était de 74.
Mutagénicité / Carcinogénicité
Aucune étude sur le potentiel mutagène et carcinogène du pembrolizumab n'a été menée.
Toxicité sur la reproduction
Aucune étude sur la fertilité n'a été menée avec le pembrolizumab. Cependant, des études sur la toxicité d'une administration répétée d'une durée de 1 et de 6 mois n'ont mis en évidence aucun effet observable sur les organes de reproduction de singes mâles et femelles.
Aucune étude sur la toxicité pour la reproduction n'a été menée avec le pembrolizumab chez l'animal. La fonction centrale de la voie de signalisation PD-1/PD-L1 est de préserver la grossesse par le maintien de la tolérance immunitaire à l'égard du fœtus. Des modèles murins de grossesse ont mis en évidence que le blocage de la voie de signalisation PD-L1 supprimait la tolérance à l'égard du fœtus et conduisait à une augmentation des pertes fœtales. Ces résultats indiquent que l'administration de Keytruda pendant la grossesse est susceptible d'avoir un effet nocif sur le fœtus et d'entraîner notamment une augmentation du nombre d'avortements spontanés ou de mortinaissances.
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