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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Acidum gadotericum (Gd-DOTA)
Excipients
Megluminium, Aqua ad iniectabile

Indications/Possibilités d’emploi

Pour rehausser le contraste de structures de localisation crânienne, spinale et du corps entier chez l’adulte et l’enfant en imagerie par résonance magnétique (IRM). Pour l’examen vasculaire avec l’angiographie par résonance magnétique avec injection de produit de contraste.
L’acide gadotérique ne doit être utilisé que lorsque le diagnostic est nécessaire et que ce diagnostic ne peut pas être obtenu par imagerie par résonance magnétique (IRM) sans rehaussement de contraste.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
La dose plus faible permettant un rehaussement de contraste suffisant à des fins diagnostiques doit être utilisée.
La dose de 0,2 ml par kg de poids corporel (= 0,1 mmol Gd/kg PC) est généralement suffisante aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant pour répondre au diagnostic. Le produit de contraste non dilué doit être administré en injection intraveineuse stricte, à température ambiante et sous contrôle médical.
Redosage
Dans le diagnostic du système nerveux central, des dosages plus élevés jusqu’à 0,3 mmol Gd/kg de poids corporel, soit 0,6 ml/kg de poids corporel, peuvent s’avérer nécessaires.
Dans certains cas, par exemple pour des lésions peu contrastées ou dans le cas de tumeurs cérébrales, une deuxième injection de 0,2 mmol de Gd/kg de poids corporel, soit le double de la dose initiale, appliquée dans un délai maximal de 30 minutes après la posologie normale, peut apporter une valeur diagnostique supplémentaire. Ce redosage est limité à des cas où le diagnostic attendu peut être décisif pour la thérapie.
La posologie plus élevée ne doit pas être appliquée lors d’une insuffisance rénale importante (clairance de créatinine < 30 ml/min/1,73 m2) (cf. «Patients présentant des troubles de la fonction rénale»).
Aucune étude ni aucune donnée ne sont disponibles sur l’efficacité ni sur la tolérance lors de l’utilisation du redosage chez l’enfant.
Imagerie vasculaire
La dose de 10 à 20 ml d’acide gadotérique (= 0,1-0,2 ml/kg PC = 0,05-0,1 mmol Gd/kg PC) est généralement suffisante chez l’adulte pour l’exploration d’une zone vasculaire placée dans un champ de vue avec l’apport de l’angiographie par résonance magnétique.
Pour la représentation de plusieurs champs de vue (élargissement de la zone vasculaire explorable) ou pour l’amélioration de la qualité de l’image, il est parfois nécessaire de pratiquer une administration i.v. séquentielle répétée de 0,1-0,2 ml/kg PC (=0,05-0,1 mmol Gd/kg PC).
Le pic de gadolinium peut être avantageusement allongé et placé si possible dans l’espace K central au moyen d’une solution de chlorure de sodium à 0,9% (30-60 ml) injectée immédiatement après.
L’utilisation d’un injecteur automatique facilite une administration standardisée du produit de contraste et des solutions auxiliaires, ainsi qu’une adaptation à l’imagerie rapide. Des séquences d’écho de gradient rapides pondérées en T1 sont recommandées pour la réussite de l’angiographie par IRM.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
L’acide gadotérique ne doit être administré aux patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min/1,73 m2) qu’après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque et que si les informations diagnostiques sont indispensables et ne peuvent être obtenues au moyen d’une IRM sans rehaussement de contraste. S’il est nécessaire d’administrer l’acide gadotérique, la dose ne doit pas excéder 0,1 mmol/kg de poids corporel et ne doit pas être répétée pendant une durée de 7 jours.
En principe, les directives générales d’hygiène s’appliquant aux solutions stériles doivent être respectées lors de l’administration de produits de contraste (voir «Remarques particulières»).
Enfants et adolescents
En raison de l’immaturité de la fonction rénale chez le nouveau-né jusqu’à l’âge de 4 semaines et chez le nourrisson jusqu’à l’âge d’un an, l’acide gadotérique ne doit être administré à ces patients qu’après un examen approfondi de la situation et à une dose n’excédant pas 0,1 mmol/kg de poids corporel. Au cours de l’examen, il ne faut pas administrer plus d’une dose et ne pas la répéter pendant au moins 7 jours.
L’acide gadotérique n’est pas recommandé pour l’angiographie chez les enfants de moins de 18 ans en raison de données insuffisantes sur l’efficacité et la sécurité dans cette indication.
Patients âgés (à partir de 65 ans)
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire. Utiliser avec prudence chez les sujets âgés.

Contre-indications

Hypersensibilité connue au Gd-DOTA ou à d’autres complexes de gadolinium non spécifiques hydrosolubles.
Les précautions habituelles concernant tout examen IRM doivent être prises.
Ne pas injecter par voie sous-arachnoïdienne (ou épidurale).

Mises en garde et précautions

Risques associés à lutilisation intrathécale
L’acide gadotérique ne doit pas être administré par voie intrathécale. Des cas sévères, mortels ou potentiellement mortels, impliquant principalement des réactions neurologiques (p. ex. coma, encéphalopathie, convulsions), ont été rapportés lors d’une utilisation intrathécale.
Hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité ou anaphylactoïdes avec des réactions cardiovasculaires de choc mettant dans certaines circonstances le pronostic vital en danger, des œdèmes du larynx ou des bronchospasmes au niveau respiratoire, des symptômes abdomino-pelviens, des urticaires, des angiœdèmes ou des troubles neurologiques peuvent survenir indépendamment de la dose administrée également avec des produits de contraste à base de gadolinium.
C’est pourquoi les conditions requises pour le traitement d’urgence en personnel soignant et en matériel (entre autres oxygène, adrénaline ou autres médicaments en fonction de la comédication, matériel de perfusion, possibilités d’intubation et de respiration artificielle) doivent être assurées avant chaque examen.
La connaissance de toutes les mesures d’urgence est une nécessité absolue. Un abord veineux doit donc être maintenu pendant la totalité de l’examen. Tenir compte notamment des conditions particulières dans un appareil d’IRM (accessibilité difficile au patient, danger de champs magnétiques très élevés).
Le patient devra être surveillé pendant au moins 30 à 60 minutes après l’administration du produit de contraste, car l’expérience a montré que la plupart de toutes les réactions graves surviennent pendant ce délai (voir «Effets indésirables»). Toutefois, comme avec d’autres produits de contraste, l’apparition de réactions tardives (jusqu’à 7 jours) ne peut être exclue.
Les patients avec une prédisposition allergique, de l’asthme ou des antécédents connus de réactions aux produits de contraste ont un risque plus élevé de développer une réaction sévère. Avant l’injection de tout produit de contraste, le patient doit être interrogé à la recherche d’antécédents d’allergie (par ex. rhume des foins, sensibilité aux produits de contraste, urticaire), asthme ou sur d’autres facteurs de risque. L’injection de l’acide gadotérique peut aggraver les symptômes d’un asthme existant. La décision d’administrer l’acide gadotérique à ces patients aura lieu après une soigneuse évaluation du rapport bénéfice/risque.
L’utilisation de produits de contraste à base d’iode a mis en évidence une apparition plus prononcée de réactions d’hypersensibilité chez les patients prenant des bêta-bloquants, spécialement lorsqu’un asthme bronchique est présent. Ces patients ne répondent vraisemblablement pas à un traitement par agonistes bêta-adrénergiques administré contre les réactions d’hypersensibilité.
L’examen doit avoir lieu sous surveillance médicale. Afin qu’un traitement spécifique puisse être rapidement effectué en cas d’effets secondaires, un accès par voie veineuse devra être maintenu pendant tout l’examen.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Avant l’administration de l’acide gadotérique, il est recommandé de vérifier la présence d’une insuffisance rénale chez tous les patients.
Des cas de fibrose néphrogénique systémique (FNS) ont été rapportés après injection de certains produits de contraste contenant du gadolinium chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère aiguë ou chronique (clairance de la créatinine < 30 ml/min/1,73 m2).
Les patients devant bénéficier d’une transplantation hépatique sont particulièrement à risque, car l’incidence de l’insuffisance rénale aiguë est élevée dans ce groupe. Étant donné qu’il est possible que des cas de FNS surviennent avec l’acide gadotérique, ce produit ne doit être administré aux patients présentant une insuffisance rénale sévère ou durant la période pré ou post-opératoire d’une transplantation hépatique qu’après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque et que si le diagnostic ne peut être obtenu par d’autres moyens que l’IRM avec injection de gadolinium.
Il faut suivre les posologies spécifiques lors d’insuffisance rénale ou de maladie des reins évalués à partir de l’anamnèse.
La réalisation d’une hémodialyse peu de temps après l’administration de l’acide gadotérique pourrait faciliter l’élimination de ce produit de l’organisme. Il n’est pas établi que l’instauration d’une hémodialyse puisse prévenir ou traiter la FNS chez les patients qui ne sont pas hémodialysés.
Patients âgés
L’élimination rénale de l’acide gadotérique pouvant être altérée chez les patients âgés, il est particulièrement important de rechercher un dysfonctionnement rénal chez les patients âgés de 65 ans et plus.
Enfants et adolescents
En raison de l’immaturité de la fonction rénale chez jusqu’à l’âge de 12 mois, l’acide gadotérique ne doit être administré qu’après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque.
Système nerveux central
Comme pour d’autres produits de contraste à base de gadolinium, une prudence particulière est recommandée chez les patients dont le seuil convulsif est bas. Des mesures de précaution comme une surveillance étroite doivent être prises. Toutes les mesures nécessaires au traitement d’une convulsion doivent être prêtes.
Extravasation
L’acide gadotérique est uniquement destiné à une administration par injection intraveineuse. Une extravasation peut induire une réaction d’intolérance locale nécessitant un traitement.

Interactions

Aucune étude d’interactions médicamenteuses n’a été menée jusqu’à ce jour. En raison de la possibilité de réactions allergiques ou allergoïdes, il faut considérer la prise des médicaments tels que bêtabloquants, substances vasoactives, inhibiteurs de l’enzyme de conversion à l’angiotensine, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine qui pourraient impacter la compensation cardiovasculaire ou le traitement d’urgence.

Grossesse, Allaitement

Grossesse
Les expériences avec l’administration de produits de contraste contenant du gadolinium, y compris l’acide gadotérique, sont limitées chez la femme enceinte. Le gadolinium traverse le placenta. On ignore si une exposition au gadolinium est liée à des effets nocifs sur le fœtus. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir «Données précliniques»). L’acide gadotérique ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la patiente ne nécessite l’administration de l’acide gadotérique.
Allaitement
L’expérimentation animale a mis en évidence une faible sécrétion dans le lait maternel (< 1%). Les études effectuées chez l’animal ont démontré une très faible excrétion des produits de contraste contenant du gadolinium dans le lait maternel (voir «Données précliniques»). Par conséquent, et en raison de la faible absorption dans le tractus intestinal, aucun effet n’est prévu chez le nourrisson. Le médecin et la mère allaitante doivent décider s’il faut poursuivre l’allaitement ou le suspendre pendant les 24 heures suivant l’administration de l’acide gadotérique.
Fertilité
Aucune donnée clinique concernant les effets sur la fertilité n’est disponible.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude clinique à ce sujet n’a été menée. En raison des propriétés pharmacologiques de l’acide gadotérique, aucune influence sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines n’a été constatée.
Prendre en compte l’influence de la maladie sous-jacente du patient ainsi que celle de l’examen en lui-même sur l’état général de santé.

Effets indésirables

Les effets indésirables liés à l’utilisation de l’acide gadotérique sont généralement d’une intensité légère à modérée et de nature transitoire. Réactions au point d’injection, nausées et céphalées sont les effets indésirables les plus fréquemment observés.
Dans le cadre des études cliniques, nausées, céphalées, douleurs au site d’injection, sensation de froid au site d’injection, sensation de froid, hypotonie, somnolence, vertiges, sensation de chaleur, sensation de brûlure, éruptions cutanées, asthénie, dysgueusie et hypertonie ont occasionnellement été observées (≥ 1/1000 à < 1/100).
Depuis la commercialisation, les effets indésirables les plus souvent rapportés ont été des nausées, des vomissements, prurit et des réactions d’hypersensibilité. Les réactions d’hypersensibilité les plus souvent observées ont été cutanées, localisées, étendues ou généralisées, le plus souvent immédiates pendant l’injection ou au cours de l’heure suivant le début de celle-ci, mais sont parfois retardées une heure à plusieurs jours après l’injection.
Les réactions immédiates regroupent un ou plusieurs effets, d’apparition concomitante ou successive incluant le plus souvent des manifestations cutanées, respiratoires, gastrointestinales, articulaires et/ou cardiovasculaires, qui peuvent chacun être annonciateurs d’un état de choc débutant et aller très rarement jusqu’au décès.
Des cas isolés de fibrose néphrogénique systémique (FNS) ont été rapportés avec l’acide gadotérique, le plus souvent chez des patients ayant également reçu d’autres produits de contraste contenant du gadolinium (voir «Mises en garde et précautions»).
Les effets indésirables sont présentés par classe de système d’organe et par fréquence selon les catégories suivantes: très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), occasionnels (≥ 1/1000 à < 1/100), rares (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rares (< 1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les données présentées proviennent des études observationnelles (au total 185 500 patients) ou des informations de surveillance spontanées (au total 2822 patients) depuis la commercialisation:
Affections du système immunitaire
Occasionnels: hypersensibilité
Très rares: réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde
Affections psychiatriques
Rares: anxiété
Très rares: agitation
Affections du système nerveux
Occasionnels: céphalées, dysgueusie, vertiges, somnolence, paresthésie (y compris sensation de brûlure)
Rares: présyncope
Très rares: coma, convulsions, syncope, tremblement, parosmie
Affections oculaires
Rares: œdème des paupières
Très rares: conjonctivite, hyperhémie oculaire, vision trouble, larmoiement excessif
Affections cardiaques
Rares: palpitations
Très rares: tachycardie, arrêt cardiaque, arythmie, bradycardie
Affections vasculaires
Occasionnels: hypotonie, hypertonie
Très rares: sensation de chaleur, pâleur, vasodilatation, bouffée de chaleur
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rares: éternuements, constriction pharyngée
Très rares: toux, dyspnée, congestion nasale, arrêt respiratoire, bronchospasme, irritation pharyngée, laryngospasme, œdème du pharyngé, gorge sèche, œdème pulmonaire
Affections gastro-intestinales
Occasionnels: nausées, douleurs abdominales
Rares: vomissements, diarrhée, hypersalivation
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: éruptions cutanées
Rares: urticaire, prurit, hyperhidrose
Très rares: érythèmes, eczéma, angiœdème
Fréquence inconnue: fibrose systémique néphrogénique (FSN)
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Très rares: crampes musculaires, faiblesse musculaire, douleurs dorsales, arthralgie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Occasionnels: sensation de chaleur, sensation de froid, asthénie, réactions au site d’injection (extravasation, douleurs, gêne, œdème, inflammation, sensation de froid)
Rares: douleurs thoraciques, frissons
Très rares: malaise, gêne thoracique, fièvre, œdème facial, nécrose au site d’injection (en cas d’extravasation), phlébite superficielle
Investigations
Très rares: baisse de la saturation en oxygène
Population pédiatrique
Les effets indésirables sont peu fréquents chez l’enfant. La nature attendue des effets indésirables est identique à celle des effets rapportés chez l’adulte.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Dans des cas particuliers, par exemple lors d’un surdosage intraveineux accidentel chez des patients présentant une fonction rénale restreinte, le produit de contraste pourra être éliminé par hémodialyse. Toutefois, il n’est pas démontré que l’hémodialyse soit appropriée dans la prévention de la fibrose néphrogénique systémique (FNS).

Propriétés/Effets

Code ATC
Acide gadotérique: V08CA02

Concentration de gadolinium

279,3 mg corresp. 0,5 mmol Gd/ml

Osmolalité à 37 °C

1350 mOsm/kg H2O

Viscosité

3,0 mPa*s (à 20 °C)
2,1 mPa*s (à 37 °C)

pH

6,5 – 8,0

L’acide gadotérique se distingue par une stabilité de complexe in vivo et in vitro particulièrement élevée. La solution hyperosmolaire ne possède aucune activité pharmacodynamique spécifique et se révèle d’une grande inertie pharmacologique.
Mécanisme d’action
L’acide gadotérique est un complexe de gadolinium avec un chélate macrocyclique possédant des propriétés paramagnétiques qui permettent le rehaussement de contraste en imagerie par résonance magnétique.
Pharmacodynamique
Non pertinent pour l’acide gadotérique qui est un produit de contraste par résonance magnétique.
Efficacité clinique
Non pertinent.

Pharmacocinétique

Absorption
Non pertinent.
Distribution
Des études chez l’animal ont montré que l’acide gadotérique, injecté par voie intraveineuse, se répartit principalement dans l’ensemble des liquides extra-cellulaires de l’organisme, ne se lie pas à l’albumine, n’est pas excrété dans le lait maternel et passe lentement la barrière placentaire.
Métabolisme
La structure du chélate (Gd-DOTA) est extrêmement stable sur le plan chimique et n’est pas métabolisée. Le comportement de l’acide gadotérique dans l’organisme est semblable à celui d’autres composants biologiquement inertes, éliminés par voie rénale et hydrophiles (par ex. mannitol ou inuline).
Élimination
Chez l’homme, l’acide gadotérique est éliminé rapidement dans l’urine sous forme inchangée et sa demi-vie est d’environ 90 minutes. Il est éliminé pratiquement en totalité par voie rénale dans les 24 heures après l’injection (93,3 ± 4,7% de la dose administrée).
Cinétique pour certains groupes de patients
Chez l’homme, le degré de l’insuffisance rénale n’a aucune influence sur le volume de distribution de l’acide gadotérique. Des études chez l’animal ont montré que même en cas de restriction importante de la fonction rénale, seule une faible excrétion biliaire est présente. Par contre, l’élimination de l’acide gadotérique est ralentie en fonction de l’insuffisance rénale:

Fonction rénale: Clairance de la créatinine

Demi-vie d’élimination

Volume de distribution

Clairance plasmatique en ml/min

Normale

1,62 h

0,24 l/kg

108,3 ± 7,8

30 – 60 ml/min

5,05 h

0,24 l/kg

40,0 ± 8,8

10 – 30 ml/min

13,87 h

0,24 l/kg

13,8 ± 0,6

Dans des situations particulières, l’élimination de l’acide gadotérique peut se faire par hémodialyse extracorporelle.
Il faut suivre les remarques mentionnées lors de section «Mises en garde et précautions» des populations particulières.

Données précliniques

La toxicité aiguë de l’acide gadotérique administré par voie intraveineuse a été étudiée chez la souris, le rat et le chien. Les résultats montrent que l’apparition d’effets (signes convulsifs, troubles respiratoires transitoires, vacuolisation cytoplasmique des cellules tubulaires du rein) survient à des doses bien supérieures à celles observées en clinique. L’administration répétée pendant 28 jours d’une dose journalière 15 fois supérieure à la dose utilisée en clinique ne provoque pas d’effet notable en dehors d’une vacuolisation réversible des cellules tubulaires proximales du rein. Aucun effet tératogène n’a été mis en évidence ni chez le rat et ni chez le lapin. Les études chez des chèvres allaitantes ont montré une sécrétion négligeable d’acide gadotérique dans le lait maternel (< 0,02%). Sur la base des résultats obtenus avec les systèmes réactifs utilisés (test d’Ames, test du micronoyau chez la souris, test de mutation génique in vitro dans les cellules pulmonaires de hamster chinois, test d’aberration chromosomique in vitro dans les cellules ovariennes de hamster chinois). L’acide gadotérique est considéré comme non génotoxique.

Remarques particulières

Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Stabilité après ouverture
La solution injectable ne contient pas de conservateur. Sa stabilité chimique et physique «in use» a été démontrée pendant 48 heures à 25 °C. Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l’emploi devrait être utilisée immédiatement après ouverture. Jeter toute solution non utilisée. Les durées et conditions de stockage lors de l’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver hors de portée des enfants.
Ne pas conserver au-dessus de 30 °C. Ne pas congeler.
Remarques concernant la manipulation
La solution injectable stérile doit être inspectée visuellement avant utilisation pour déceler la présence éventuelle de particules ou de décoloration ainsi que pour vérifier l’intégrité du récipient. Fondamentalement, il convient d’observer les règles générales d’hygiène applicables aux solutions stériles lors de l’utilisation de produits de contraste parentéraux.
Préparez une seringue équipée d’une aiguille.
Pour les flacons, retirez dans un premier temps le disque de plastique. Pour les flacons en polypropylène, retirez dans un premier temps le bouchon à vis en plastique ou le capuchon supérieur en plastique.
Après avoir nettoyé le bouchon à l’aide d’un tampon alcoolisé, percez-le avec l’aiguille. Prélevez la quantité de produit nécessaire à l’examen, puis injectez-le par voie intraveineuse.
Si le médicament est administré à l’aide d’un système d’administration automatique, son adéquation avec l’utilisation prévue doit être démontrée. Les consignes d’utilisation des dispositifs médicaux doivent être respectées et l’utilisation des différents systèmes est réservée à un personnel spécialement formé. Le produit de contraste peut être transvasé avec un système clos qui dispose au moins d’un trocart avec un capuchon de protection, d’un filtre à air et d’un Luer-Lock disposant d’un raccord direct pour les tubulures. Le bouchon ne doit pas être percé plus d’une fois avec une aiguille.
Exceptions: ne pas utiliser d’injecteur automatique chez le nouveau-né et le nourrisson.
Tout le matériel entrant en contact avec le patient ainsi que les instruments et les tubulures qui en font partie doivent être jetés après chaque examen afin d’éviter une contamination de patient à patient. Les recommandations du fabricant doivent être respectées. Toute solution pour perfusion non utilisée et tous les articles à usage unique du système d’injection doivent être éliminés.
Dossier du patient
L’étiquette détachable de traçabilité placée sur les flacons et seringues préremplies doit être collée dans le dossier du patient afin d’améliorer le suivi. Le produit de contraste à base de gadolinium utilisé ainsi que la dose administrée doivent être enregistrés. En cas d’utilisation d’un dossier médical électronique, le nom du produit, son numéro de lot et la dose employée doivent y être inscrits.

Numéro d’autorisation

66262 (Swissmedic)

Présentation

Flacons de 10 ml, 15 ml, 20 ml, 50 ml, 60 ml* et 100 ml. (B) *actuellement indisponible dans le commerce.
Seringues préremplies en polypropylène de 10 ml, 15 ml et 20 ml (exemptes de latex). (B)

Titulaire de l’autorisation

GE Healthcare AG, Opfikon

Mise à jour de l’information

Septembre 2024

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