InteractionsEffets de CABOMETYX sur d'autres médicaments
L'effet du cabozantinib sur la pharmacocinétique des stéroïdes contraceptifs n'a pas été étudié. Sachant qu'une diminution de l'effet contraceptif ne peut être exclue, l'utilisation d'une méthode de contraception supplémentaire, par exemple une méthode barrière, est recommandée.
En raison de la forte liaison aux protéines plasmatiques du cabozantinib (voir «Pharmacocinétique»), des interactions dues à un déplacement de la liaison aux protéines, p.ex. avec la warfarine (non autorisée en Suisse) sont possibles. Lors de cette association, il convient de contrôler les valeurs INR (International Normalized Ratio).
Substrats de la glycoprotéine P
Des tests de transports bidirectionnels réalisés sur des cellules MDCK-MDR1 ont montré que le cabozantinib était un inhibiteur (CI50 = 7,0 μM), mais non un substrat de la glycoprotéine P (P-gp). Il est donc possible que le cabozantinib puisse augmenter les concentrations plasmatiques de substrats de la P-gp coadministrés. Il convient donc de conseiller aux patients d'être prudents lors de la prise de substrats de la P-gp (p.ex. fexofénadine, aliskirène, ambrisentan, dabigatran étexilate, digoxine, colchicine, maraviroc, posaconazole, ranolazine, saxagliptine, sitagliptine, talinolol, tolvaptan) pendant le traitement par le cabozantinib.
Effets d'autres médicaments sur CABOMETYX
Inhibiteurs et inducteurs du CYP3A4
L'administration de kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4, à la dose de 400 mg par jour pendant 27 jours, à des volontaires sains a diminué (de 29 %) la clairance du cabozantinib et a augmenté de 38 % l'exposition plasmatique au cabozantinib (AUC) après une dose unique. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de la coadministration d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (p.ex. ritonavir, itraconazole, érythromycine, clarithromycine, jus de pamplemousse).
L'administration de rifampicine, un inducteur puissant du CYP3A4, à la dose de 600 mg par jour pendant 31 jours, à des volontaires sains a augmenté (de 4,3 fois) la clairance du cabozantinib et a diminué de 77 % l'exposition plasmatique au cabozantinib (AUC) après l'administration d'une dose unique. L'administration d'inducteurs puissants du CYP3A4 (p.ex. phénytoïne, carbamazépine, rifampicine, phénobarbital ou préparations à base de plantes contenant du millepertuis [Hypericum perforatum]) et de cabozantinib doit donc être évitée, en raison du risque de perte de l'effet thérapeutique.
Outre le CYP3A4, le rôle d'autres enzymes de phase 1 dans le métabolisme du cabozantinib chez l'être humain n'a pas été étudié en détail. Les sulfotransférases jouent un rôle dans le métabolisme du cabozantinib, mais il n'a pas été évalué quelles isoenzymes et dans quelle mesure (voir «Pharmacocinétique»). Des éventuelles interactions avec ces enzymes n'ont pas été étudiées et ne sont pas exclues.
Inhibiteurs de la MRP2
Des données in vitro montrent que le cabozantinib est un substrat de la MRP2. L'administration d'inhibiteurs de la MRP2 peut donc entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de cabozantinib.
Médicaments chélateurs des sels biliaires
Les médicaments chélateurs des sels biliaires, comme la cholestyramine et le cholestagel, peuvent interagir avec le cabozantinib et avoir un effet sur l'absorption (ou la réabsorption), ce qui peut réduire son exposition (voir «Pharmacocinétique»). La signification clinique de ces interactions potentielles est inconnue.
Médicaments modifiant le pH gastrique
La coadministration d'ésoméprazole, un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) (40 mg par jour pendant 6 jours) et d'une dose unique de 100 mg de cabozantinib à des volontaires sains n'a eu aucun effet cliniquement significatif sur l'exposition plasmatique au cabozantinib (AUC). Aucun ajustement de la dose n'est donc requis en cas de coadministration de médicaments modifiant le pH gastrique (p.ex. IPP, antagonistes du récepteur H2 et antiacides) et de cabozantinib.
|