Mises en garde et précautionsIl n'existe à ce jour pas encore de données de sécurité à long terme chez un nombre suffisamment élevé de patients (état actuel de la présente information professionnelle). Les données disponibles concernant l'utilisation de Spinraza pendant plus de 3 ans sont limitées.
Ponction lombaire
Il existe un risque de survenue d'effets indésirables dans le cadre de la ponction lombaire (par ex. céphalées, dorsalgies, vomissements; voir «Effets indésirables»). D'éventuelles difficultés associées à cette voie d'administration peuvent survenir chez les patients très jeunes et chez les patients présentant une scoliose. Le recours à l'échographie (ou à une autre technique d'imagerie) peut être envisagé selon l'appréciation du médecin pour guider l'injection intrathécale de Spinraza.
Thrombopénie et anomalies de la coagulation
Des anomalies de la coagulation et une thrombopénie, y compris une thrombopénie aiguë sévère, ont été observées après l'administration d'autres oligonucléotides antisens par voie sous-cutanée ou intraveineuse. Un examen des thrombocytes et de la coagulation doit être réalisé avant l'administration initiale de Spinraza et régulièrement durant tout le traitement par Spinraza.
Toxicité rénale
Une toxicité rénale a été observée après l'administration d'autres oligonucléotides antisens par voie sous-cutanée ou intraveineuse. Spinraza est présent dans le rein et il est éliminé par ce dernier. Dans une analyse combinée des résultats des études contrôlées par sham chez des patients avec SMA infantile et SMA d'apparition plus tardive, 71 patients sur 123 (58 %) traités par Spinraza ont présenté une protéinurie augmentée par rapport à 22 patients sur 65 (34 %) contrôlés par sham.
La protéinurie doit être surveillée avant l'administration initiale de Spinraza et régulièrement durant tout le traitement par Spinraza (de préférence sur un échantillon des premières urines du matin). En cas de protéinurie élevée persistante, d'autres investigations doivent être envisagées.
Irrégularités de l'intervalle QTc
Dans les études contrôlées par sham chez des patients avec SMA infantile et SMA plus tardive, 2 patients avec SMA infantile et 2 patients avec SMA d'apparition plus tardive parmi les patients traités par Spinraza qui avaient présenté un baseline intervalle QTc normal ont ensuite présenté un post-baseline intervalle QTc > 500 msec avec un allongement > 60 msec par rapport au niveau de baseline. Aucun patient de ces études n'a présenté de torsades de pointes en tant qu'effet indésirable et aucune augmentation de l'incidence des effets indésirables cardiaques en rapport avec un retard de repolarisation ventriculaire n'a été observée chez les patients sous Spinraza par rapport aux contrôles sous sham.
Un ECG doit être effectué avant le début du traitement par Spinraza et régulièrement durant tout le traitement par Spinraza. La prudence est de mise lors de l'utilisation d'autres médicaments connus pour allonger l'intervalle QTc.
Neurotoxicité éventuelle (voir «Données précliniques»)
Les données précliniques recueillies chez des primates ont révélé des modifications histologiques dans l'hippocampe, mais une influence sur le comportement neurologique n'a pas été observée. L'importance clinique de ces observations chez les singes n'est pas connue.
Sur la base des études précliniques chez des primates, il n'est pas possible de complètement exclure la survenue de déficits neurocomportementaux en cas de doses élevées et / ou de traitement de longue durée. Toutefois, de tels troubles n'ont à ce jour encore jamais été observés chez l'être humain (état de la présente information professionnelle).
Hydrocéphalie
Des cas d'hydrocéphalie communicante non liée à une méningite ou à une hémorragie ont été rapportés chez des patients traités par le nusinersen depuis la commercialisation. Une dérivation ventriculo péritonéale a été mise en place chez certains de ces patients. Chez les patients présentant une altération de la conscience, un bilan pour le diagnostic d'hydrocéphalie doit être envisagé. Les bénéfices et les risques du traitement par le nusinersen chez les patients porteurs d'une dérivation ventriculo péritonéale ne sont pas connus actuellement et le maintien du traitement doit être évalué attentivement.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c'est-à-dire qu'il est essentiellement «sans sodium».
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