CompositionPrincipes actifs
Trazodoni hydrochloridum.
Excipients
Trazodone Sandoz 50 mg:
Maydis amylum, lactosum monohydricum (corresp. 80,4 mg lactosum), povidonum K-30, calcii hydrogenophosphas, cellulosum microcristallinum, carboxymethylamylum natricum A (corresp. 0,504 mg natricum), magnesii stearas.
Trazodone Sandoz 100 mg:
Maydis amylum, lactosum monohydricum (corespo. 160,7 mg lactosum), povidonum K-30, calcii hydrogenophosphas, cellulosum microcristallinum, carboxymethylamylum natricum A (corresp. 1,080 mg natricum), magnesii stearas.
Indications/Possibilités d’emploiTroubles dépressifs avec ou sans anxiété.
Posologie/Mode d’emploiL'utilisation de la trazodone est limitée aux adultes.
Le traitement devrait commencer par une administration vespérale et avec une augmentation de la dose journalière; les cycles thérapeutiques devraient durer au moins un mois.
La prise de Trazodone Sandoz après les repas permet de diminuer les effets indésirables.
Les comprimés 100 mg sont sécables pour permettre une augmentation/réduction graduelle de la posologie, en fonction de la gravité de la maladie, du poids, de l'âge et de la condition générale du patient. Si la posologie à prescrire implique la prise de demi-comprimés, il convient de faire le partage des comprimés à l'aide d'un coupe-comprimé en usage dans le commerce.
Un arrêt brusque du traitement doit être évité. Il est suggéré de réduire graduellement la dose journalière, en fonction de la durée du traitement et de la dose administrée.
Posologie usuelle (adultes)
Dose initiale: 75−150 mg/j, à administrer en plusieurs prises après les repas ou en dose unique le soir au coucher.
Par exemple:
1ère semaine: 100 mg/j,
2ème semaine: 200 mg/j,
semaines suivantes: selon besoin, la posologie peut être augmentée jusqu'à 300 mg/j, à administrer en une prise unique ou fractionnée. La prise la plus élevée est à administrer le soir au coucher.
Chez les patients hospitalisés, la dose peut être augmentée jusqu'à 600 mg/j en prises fractionnées.
Instructions posologiques particulières
Patients âgés
Dose initiale: 100 mg/j, à administrer en prises fractionnées ou en dose unique le soir au coucher. La posologie peut être augmentée, selon la prescription du médecin, en fonction de la réponse clinique. La posologie ne devrait pas dépasser 300 mg/j.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique ou rénale
Voir «Mises en garde et précautions».
Enfants et adolescents
Trazodone Sandoz ne doit pas être utilisé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans.
Contre-indicationsHypersensibilité connue à la trazodone ou à l'un des excipients.
Intoxication à l'alcool ou avec des hypnotiques et infarctus aigu du myocarde.
En raison de la présence de lactose, ce médicament n'est pas indiqué chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
Etant donné qu'il n'existe pas encore une expérience clinique suffisante sur l'utilisation de Trazodone Sandoz chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, ce médicament ne doit être administré qu'à des adultes.
Mises en garde et précautionsUne dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, d'automutilations et de suicide. Une aggravation des pensées suicidaires peut survenir pendant un traitement antidépresseur. L'analyse d'études contrôlées montre en outre que ce risque est le plus élevé au début du traitement et en général chez les enfants et les adolescents.
Une méta-analyse des études contrôlées chez les adultes avec des antidépresseurs et placebo a démontré une augmentation des risques de suicidalité chez les personnes de moins de 25 ans.
Les patients traités avec des antidépresseurs doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter les signes d'une aggravation de la dépression, en particulier du comportement suicidaire, ainsi que de l'inquiétude et de l'agitation psychomotrice; ces symptômes surviennent surtout en début de traitement et lors de changement de doses. Cette surveillance doit cependant être maintenue même après l'arrêt du traitement, car de tels symptômes peuvent être le signe d'un manque lié au sevrage ou du début d'une rechute.
Il convient par ailleurs de rendre les proches de ces patients attentifs à ce risque et de leur indiquer quel comportement adopter en cas de survenue de symptômes suspects.
Un traitement antidépresseur n'est pas indiqué pour éviter une hospitalisation pour cause de mise en danger du patient par lui-même. Au début du traitement en particulier, il convient de prescrire le médicament dans le plus petit conditionnement disponible, afin de diminuer le risque de mise en danger du patient par lui-même.
Outre la dépression, d'autres diagnostiques psychiatriques peuvent être associés à un risque accru de comportement suicidaire et il convient d'observer les mêmes mesures de précaution que dans le cadre du traitement d'une dépression.
Une surveillance étroite et un dosage prudent sont recommandés auprès des patients avec les symptômes suivants:
·Patients épileptiques: éviter les augmentations ou diminutions brusques de la posologie.
·Patients présentant des dysfonctionnements hépatiques ou rénaux.
·Patients présentant des troubles cardiaques tels qu'angine de poitrine, troubles de la conduction, blocs AV de degrés variables, infarctus du myocarde récent.
·Hyperthyroïdie
·Troubles mictionnels tels qu'une hypertrophie de la prostate, bien qu'il n'y ait pas lieu de craindre des effets indésirables, l'effet anticholinergique de la trazodone n'étant que mineur.
·Glaucome à angle aigu et augmentation de la pression intraoculaire (bien qu'on ne doive pas s'attendre à un changement majeur, vu le faible effet anticholinergique de la trazodone).
En cas d'apparition de jaunisse, le traitement avec la trazodone doit être interrompu.
L'administration d'antidépresseurs chez les patients schizophréniques ou atteints d'autres troubles psychotiques peut conduire à une détérioration des symptômes psychotiques. Les pensées paranoïdes peuvent s'exacerber. Au cours d'un traitement avec la trazodone, une phase dépressive peut passer d'une psychose maniaco-dépressive à une phase de manie. Dans de tels cas, la thérapie doit être interrompue.
Des interactions sous forme de syndrome sérotoninergique et syndrome neuroleptique malin ont été décrites lors de co-médication avec des antidépresseurs (p.ex. antidépresseurs tricycliques, SSRI, SNRI et inhibiteurs de la MAO) et des neuroleptiques. Des syndromes neuroleptiques malins pouvant entrainer la mort ont été rapportés lors de co-médication avec les neuroleptiques (pour lesquels de tels effets indésirables ont été décrits). Voir «Interactions» et «Effets indésirables».
Comme l'agranulocytose peut se manifester sous forme de symptômes grippaux, de maux de gorge et de fièvre, un contrôle hématologique est conseillé lors de l'apparition de tels symptômes.
Une hypotension (y c. hypotension orthostatique et syncope) a été rapportée lors de la prise de trazodone. L'administration simultanée d'un antihypertenseur et de trazodone peut nécessiter la réduction de la posologie de l'antihypertenseur.
Les personnes âgées sont souvent plus sensibles aux effets secondaires des antidépresseurs, hypotension orthostatique et effets anticholinergiques en particulier.
Lors de traitement avec la trazodone, en particulier sur une période prolongée, une diminution graduelle du dosage est recommandée lors de l'arrêt du traitement afin de minimiser le risque de symptômes de sevrage (nausée, céphalée, malaise).
Il n'y a pas d'évidence que la trazodone induise une dépendance.
Comme pour les autres antidépresseurs, des cas de prolongation QT ont été très rarement rapportés pour la trazodone. La prudence est recommandée lors de co-médication avec d'autres médicaments allongeant l'intervalle QT. La trazodone devrait être administrée avec prudence chez les patients ayant des maladies cardiovasculaires (notamment celles associées avec un prolongement de l'intervalle QT).
Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 peuvent mener à une augmentation de taux plasmatique de la trazodone (cf. «Interactions»).
A l'instar des médicaments ayant une activité alpha-adrénolytique, la trazodone a été associée très rarement avec le priapisme. Cet effet secondaire peut être traité avec une injection intracaverneuse de substance alpha-adrénergique tel que l'adrénaline ou le métaraminol. Des cas de priapisme induits par la trazodone ayant nécessité une intervention chirurgicale ou mené à une dysfonction sexuelle irréversible ont cependant été rapportés. Les patients développant cet effet indésirable doivent immédiatement arrêter la prise de la trazodone.
La prudence est de mise chez les patients prenant simultanément des inhibiteurs de recapture de la sérotonine tels que la trazodone et des agents anticoagulants et/ou antiplaquettaires, et chez les patients présentant une tendance connue aux saignements.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
InteractionsGénéral
Les effets sédatifs des substances antipsychotiques, hypnotiques, sédatives, anxiolytiques et antihistaminiques peuvent être renforcés; une diminution de leur dosage est recommandée dans de tels cas.
Le métabolisme des antidépresseurs est accéléré suite à une induction enzymatique hépatique par les contraceptifs oraux, la phénytoïne, la carbamazépine et les barbituriques. Le métabolisme des antidépresseurs est inhibé par la cimétidine et certaines substances antipsychotiques.
Inhibiteurs du CYP3A4
Des études in vitro du métabolisme du médicament suggèrent des interactions potentielles si la trazodone est administrée avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 tels que l'érythromycine, le kétoconazole, l'itraconazole, le ritonavir, l'indinavir et la néfazodone.
Les inhibiteurs du CYP3A4 semblent pouvoir conduire à de substantielles augmentations des concentrations plasmatiques de trazodone. Des études chez des patients sains ont démontré que lors de l'administration de 200 mg de ritonavir 2x/j, la concentration plasmatique de la trazodone a plus que doublé, provoquant des nausées, syncope et hypotension.
Si la trazodone est utilisée avec un inhibiteur puissant du CYP3A4, des doses plus faibles de trazodone devraient être envisagées.
Cependant une co-médication de la trazodone avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 devrait être autant que possible évitée.
Carbamazépine
La carbamazépine réduit les concentrations plasmatiques de trazodone, en cas de co-administration. L'administration concomitante de carbamazépine à 400 mg/j a mené à une diminution de la concentration plasmatique de la trazodone et de son métabolite actif présumé m-chlorophenylpiperazine de 76% et 60% respectivement. Les patients devraient être suivis de près pour voir s'il est nécessaire d'augmenter la dose de trazodone.
Antidépresseurs tricycliques
L'administration concomitante devrait être évitée vu le risque d'interaction. Le risque d'un syndrome sérotoninergique et d'effets indésirables cardiovasculaires devraient être pris en considération.
Fluoxétine
De rares cas d'élévation du taux plasmatique de la trazodone et d'effets indésirables ont été rapportés lors de co-médication avec la fluoxétine, un inhibiteur du CYP1A2/2D6. Le mécanisme d'action responsable de cette interaction pharmacocinétique n'a pas été complètement élucidé. Une interaction pharmacodynamique (syndrome sérotoninergique) ne peut pas être exclue.
Inhibiteurs de la monoamine-oxidase
Des interactions ayant une relation possible avec les IMAO ont été occasionnellement rapportées. Bien que certains cliniciens administrent les deux médicaments simultanément, l'utilisation concomitante (ou avec un intervalle de moins de 2 semaines après l'arrêt de ces substances) de la trazodone avec les IMAO n'est pas recommandée. L'administration d'un IMAO à moins d'une semaine d'intervalle après l'arrêt de la trazodone n'est également pas recommandée.
Phénothiazines
Des hypotensions orthostatiques sévères ont été observées lors d'utilisation concomitante avec les phénothiazines (p.ex. chlorpromazine, fluphénazine, lévomepromazine, perphénazine).
Neuroleptiques
Des cas d'interactions sous forme de syndrome sérotoninergique et syndrome neuroleptique malin ont été rapportés lors d'administration concomitante avec de la trazodone.
Anesthésiques/relaxants musculaires
La trazodone peut renforcer les effets des myorelaxants et des anesthésiques par inhalation. La prudence est recommandée lors d'utilisation concomitante.
Alcool
La trazodone renforce les effets sédatifs de l'alcool. La consommation d'alcool devrait être évitée lors d'un traitement avec de la trazodone.
Lévodopa
Les antidépresseurs peuvent accélérer le métabolisme de la lévodopa.
Agents anticoagulants/antiplaquettaires oraux
Des modifications au niveau du temps de prothrombine ont été rapportées chez les patients recevant simultanément de la trazodone et de la warfarine.
Des altérations des fonctions anticoagulantes (valeurs de laboratoire et/ou signes et symptômes cliniques) accompagnées d'une augmentation des saignements ont été signalées.
Autres
L'administration concomitante de la trazodone avec des substances prolongeant l'intervalle QT peut augmenter le risque d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. La prudence est recommandée lors d'administration simultanée de ces substances avec la trazodone.
Etant donné que la trazodone est un inhibiteur très faible de la recapture de la noradrénaline et ne modifie pas l'effet de la tyramine sur la pression sanguine, une interférence sur l'effet hypotensif des substances telles que la guanéthidine est improbable. Cependant des études précliniques suggèrent que la trazodone peut inhiber les effets aigus de la clonidine.
Bien qu'aucune interaction n'ait été rapportée, la possibilité d'un renforcement de l'effet d'autres substances antihypertensives devrait être prise en considération.
Une élévation des taux sanguins de digoxine et de phénytoïne a été rapportée en association avec la trazodone. Un monitoring des taux sériques devrait être envisagé chez ces patients
Les effets indésirables peuvent être plus fréquents en cas d'administration simultanée de préparations à base d'Hypericum perforatum.
Grossesse, allaitementGrossesse
Des données sur un nombre restreint (<200) de grossesses n'ont pas montré d'effet indésirable de la trazodone sur la grossesse. Aucune autre donnée épidémiologique pertinente n'est disponible actuellement. Les études précliniques ont révélé une toxicité de la reproduction en présence de toxicité maternelle (voir «Données précliniques»).
La trazodone ne devrait pas être administrée durant la grossesse, sauf si le traitement est absolument indispensable. Si la trazodone est administrée jusqu'à l'accouchement, les nouveau-nés devraient être surveillés pour le risque du syndrome de sevrage.
Allaitement
Des données restreintes indiquent que le passage de la trazodone dans le lait maternel est faible. Par contre aucune information sur la quantité des métabolites actifs excrétés dans le lait maternel n'est disponible. Dû au manque de données, la trazodone ne devrait pas être administrée durant l'allaitement; ou l'allaitement devrait être stoppé en cas de traitement avec la trazodone.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesComme pour d'autres substances agissant sur le SNC, les patients devraient être avertis que la trazodone peut affecter l'attention et les conditions psychomotrices requises pour conduire un véhicule à moteur, effectuer des travaux dangereux ou utiliser une machinerie complexe.
Effets indésirablesLes symptômes suivants (parmi lesquels certains sont couramment rapportés lors d'une dépression non-traitée) ont été également signalés chez les patients sous trazodone.
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables sont rangés par classe de système d'organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
«très fréquents» (≥1/10)
«fréquents» (≥1/100 à <1/10)
«occasionnels» (≥1/1000 à <1/100)
«rares» (≥1/10'000 à <1/1000)
«très rares» (<1/10'000)
«fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: variation de la formule sanguine (dont agranulocytose, thrombocytopénie, éosinophilie, leucopénie et anémie).
Affections endocriniennes
Occasionnels: syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (SIADH).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: perte de poids, hyponatrémie (le statut des fluides et des électrolytes devrait être surveillé chez les patients symptomatiques), anorexie, augmentation de l'appétit.
Affections psychiatriques
Occasionnels: idées ou comportement suicidaires (voir aussi «Mises en garde et précautions»), troubles confusionnels, insomnie, désorientation, manie, anxiété, nervosité, agitation (pouvant très rarement mener à un délire), illusion, comportement agressif, hallucinations, cauchemars, diminution de la libido, syndrome de sevrage.
Affections du système nerveux
Fréquents: somnolence1).
Occasionnels: syndromes sérotoninergiques, convulsions, étourdissements, vertiges, maux de tête, diminution de l'attention, agitation, tremblement, trouble de la mémoire, myoclonie, aphasie expressive, dystonie, dysgueusie.
Rares: paresthésie.
Très rares: syndrome malin des neuroleptiques.
1) La trazodone est un antidépresseur sédatif qui peut provoquer une somnolence durant les premiers jours de traitement; elle disparaît généralement avec la poursuite du traitement.
Affections oculaires
Occasionnels: troubles de la vue.
Affections cardiaques
Rares: arythmies cardiaques2) (y compris torsade de pointes, palpitations, contractions ventriculaires prématurées, couplets ventriculaires, tachycardies ventriculaires), bradycardie, tachycardie, anomalies dans l'ECG (allongement de l'intervalle QT: voir aussi «Mises en garde et précautions»).
2) Les études précliniques ont montré que la trazodone présente une cardiotoxicité moindre que celle des antidépresseurs tricycliques. Les études cliniques suggèrent que la trazodone engendrerait moins d'arythmies cardiaques. Les études cliniques auprès de patients présentant une maladie cardiaque préexistante indique que la trazodone peut être arythmogénique chez certains d'entre eux.
Affections vasculaires
Occasionnels: hypotension orthostatique, hypertension, syncope.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: congestion nasale, dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: sécheresse buccale (15−30%).
Occasionnels: nausées, vomissements, diarrhées, douleur d'estomac, dyspepsie, gastroentérite.
Rares: constipation, hypersalivation, iléus paralytique.
Affections hépatobiliaires
Rares: troubles de la fonction hépatique, parfois sérieux, (dont jaunisse et dommages aux cellules hépatiques)*, cholestase intrahépatique, élévation des enzymes hépatiques.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: éruptions cutanées (rash), bouffées de chaleur, prurit, hyperhidrose.
Fréquence inconnue: alopécie.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: douleurs dans les membres, douleurs dorsales, myalgie, arthralgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: troubles de la miction, en particulier rétention urinaire.
Fréquence inconnue: incontinence urinaire.
Affections des organes de reproduction et des seins
Très rares: priapisme*.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Occasionnels: faiblesse, œdème, symptômes grippaux, fatigue, douleur à la poitrine, fièvre.
* Dans de tels cas la thérapie devrait être interrompue immédiatement.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de surdosage: étourdissement, somnolence, nausées et vomissements. Dans des cas plus graves: coma, tachycardie, hypotension, hyponatrémie, convulsions et arrêt respiratoire. Les symptômes cardiaques peuvent comprendre: bradycardie, allongement de l'intervalle QT et torsades de pointes. Les symptômes peuvent apparaître en l'espace de 24 heures ou plus après le surdosage.
Un surdosage de trazodone en combinaison avec d'autres antidépresseurs peut provoquer un syndrome sérotoninergique.
Traitement
Il n'existe pas d'antidote spécifique pour la trazodone. L'administration de charbon actif dans l'heure suivant l'apparition des symptômes est à envisager pour les adultes ayant ingéré plus de 1 g de trazodone, ou chez les enfants ayant ingéré plus de 150 mg de trazodone. L'alternative d'un lavage gastrique peut être considérée chez les adultes, dans l'heure suivant l'ingestion d'une dose potentiellement mortelle. Surveiller le patient au minimum 6 heures après l'ingestion (ou 12 h dans le cas de la prise de la formulation retard). Surveiller la pression sanguine, le pouls et le score de Glasgow (Glasgow Coma Scale (GCS). Surveiller la saturation en oxygène si le score de GCS est bas. Un monitoring cardiaque est indiqué chez les patients symptomatiques.
Les convulsions brèves et isolées ne nécessitent pas d'intervention. Traiter les convulsions fréquentes et prolongées avec du diazépam i.v. (0,1−0,3 mg/kg poids corporel) ou du lorazépam (4 mg/kg [adulte] et 0,05 mg/kg [enfant]). Si ces mesures ne permettent pas de maîtriser les attaques, une perfusion i.v. de phénytoïne peut s'avérer utile. Administrer de l'oxygène et corriger les perturbations de l'équilibre acide-base et métaboliques si nécessaire.
En cas d'hypotension et de sédation excessive, un traitement symptomatique et de soutien devrait être instauré. Si une hypotension sévère persiste, l'administration d'inotropes (p.ex. dopamine ou dobutamine) est à considérer.
Propriétés/EffetsCode ATC
N06AX05
Mécanisme d'action
La trazodone est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et un antagoniste des récepteurs 5-HT2 dont l'activation est généralement associée avec de l'insomnie, de l'anxiété, une agitation psychomotrice, ainsi que des troubles de la fonction sexuelle.
Pharmacodynamique
Contrairement à d'autres substances psychotropes, la trazodone n'est pas contre-indiquée en cas de glaucome à angle large et troubles du système urinaire: elle n'a pas d'effets extrapyramidaux et ne potentialise pas la transmission adrénergique. Etant dépourvue d'activité anticholinergique, la trazodone n'a pas les effets typiques des antidépresseurs tricycliques sur les fonctions cardiaques.
Efficacité clinique
La trazodone est un dérivé triazolopyridinique efficace dans le traitement de troubles dépressifs y compris la dépression avec anxiété et troubles du sommeil et caractérisé par un début d'action rapide (environ 1 semaine).
PharmacocinétiqueAbsorption
Après application d'une dose unique orale de 100 mg à des patients jeunes, une Cmax de 1,2 µg/ml est atteinte avec Tmax = 1 h. L'AUC0-∞ est de 7,3 µg/ml/h.
En comparant les surfaces sous les courbes de concentration plasmatique après administration i.v. et orale, aucune différence significative n'a pu être constatée. L'absorption, après administration orale, correspond pratiquement à 100%.
Distribution
La liaison aux protéines est d'env. 95% et le volume de distribution d'env. 0,8 l/kg de poids corporel.
Métabolisme
La trazodone est fortement métabolisée dans l'organisme et seul 0,1% est éliminé par les urines. La principale voie métabolique est représentée par des produits d'oxydation (et leurs conjugués) et d'hydrolyse.
Des études in vitro sur les microsomes hépatiques humains montrent que la trazodone est principalement métabolisée par le cytochrome P4503A4 (CYP3A4) en m-chlorophényl-pipérazine.
Élimination
Demi-vie d'élimination: 6,6 h.
L'élimination de la trazodone se fait principalement par voie rénale. Elle est ralentie chez les patients âgés.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
Chez les personnes âgées, l'élimination est ralentie: après application d'une dose unique de 100 mg à des patients âgés, une Cmax de 1,6 µg/ml est atteinte avec Tmax d'environ 1,5 h. L'AUC0-∞ est de 17 µg/ml/h. Après administration répétée, Tmax et AUC demeurent pratiquement inchangés et la Cmax est d'environ 2 µg/ml.
Demi-vie d'élimination: 9−11 h.
Données précliniquesToxicité aiguë
LD50 de la trazodone p.o.: 610 mg/kg chez la souris, 486 mg/kg chez le rat et 560 mg/kg chez le lapin.
Effets observés: sédation, salivation, ptosis des paupières et convulsions cloniques.
Toxicité chronique
Des études subchroniques ont été effectuées chez le rat, le lapin et le chien, et des études chroniques chez le rat, le chien et le singe, avec administration orale de:
·chez le rat: entre 15 et 450 mg/kg/j.
·chez le lapin: entre 15 et 100 mg/kg/j.
·chez le chien: entre 3 et 100 mg/kg/j.
·chez le singe: entre 20 et 80 mg/kg/j.
Effets observés
Chez le rat: une hypertrophie des hépatocytes et du réticulum endoplasmique lisse, entraînant une hépatomégalie, due à un mécanisme de détoxication et qui ne peuvent pas être interprétés comme un événement pathologique. Les doses létales ont produit les mêmes effets que la toxicité aiguë. NOEL (No Observed Adverse Effect Level): 30 mg/kg/j.
Chez le lapin: uniquement une dépression au niveau du CNS. NOEL: 50 mg/kg/j.
Chez le chien: renforcement des effets d'une intoxication aiguë. NOEL: 10 mg/kg/j.
Chez le singe (qui est apparu plus résistant que le chien): uniquement des perturbations pharmacodynamiques. NOEL: 20 mg/kg/j.
Tératogénicité
Chez le rat, avec des doses jusqu'à 300 mg/kg/j, on n'a observé aucun effet sur la fertilité. Augmentation des effets létaux sur l'embryon, aux doses toxiques pour l'organisme maternel (300−450 mg/kg/j).
Chez le lapin, des effets létaux sur l'embryon et de rares cas d'anomalies congénitales n'ont été observés qu'aux doses toxiques chez les mères (150−450 mg/kg/j).
L'absence d'effets directs sur l'embryon est confirmée, chez le rat, par des études sur le passage placentaire de la trazodone: seule une concentration négligeable du principe actif a été observée dans les tissus embryonnaires et le liquide amniotique. Des études péri- et post-natale chez le rat n'ont montré qu'une réduction du poids corporel des nourrissons à des doses supérieures à 30 mg/kg/j.
Mutagénicité
Les tests in vitro et in vivo (micronucléus de souris, analyse de métaphase chromosomique chez le rat) n'ont montré aucun effet mutagène.
Carcinogénicité
Les études chez la souris et le rat n'ont montré aucun potentiel carcinogène.
Antigénicité
Aucune.
Cardiotoxicité
Les effets cardiovasculaires ont été étudiés chez le rat, le cochon d'Inde, le chat et le chien. Ils n'ont montré aucune variation d'ECG aux doses non hypotensives.
Effet hormonal
Des doses uniques de 20 mg/kg chez la rate ont causé une légère augmentation de la prolactine. Cet effet disparaît lors de l'administration chronique.
Dépendance
2 études chez le rat ont exclu tout potentiel d'effet de dépendance au médicament.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Interférence avec des tests urinaires
Lorsque des dosages immunologiques sont utilisés pour le dépistage de drogues dans l'urine, une réactivité du métabolite trazodone méta-chlorophénylpipérazine (m-CPP) qui est structurellement similaire à la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA, ecstasy) peut provoquer une fausse positivité pour l'amphétamine. Dans ce cas, il est recommandé d'effectuer une analyse de confirmation par spectrométrie de masse (MS).
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, pas au-dessus de 25°C, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation66504 (Swissmedic)
PrésentationComprimés de 50 mg: Emballages de 30 et 100. [B]
Comprimés (quadri-sécables) de 100 mg: Emballages de 30 et 100. [B]
Titulaire de l’autorisationSandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz
Mise à jour de l’informationJuin 2023
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