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Information professionnelle sur Sidovis:Ideogen AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif
Cidofovir (sous forme de dihydrate).
Excipients
Hydroxide de sodium (correspond à 11 mg de sodium par ml), acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

Indications/Possibilités d’emploi

Sidovis est indiqué dans le traitement de la rétinite à cytomégalovirus (CMV) chez les adultes atteints de syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ne présentant pas d’insuffisance rénale. A n’utiliser que si d’autres médicaments sont considérés comme inappropriés.

Posologie/Mode d’emploi

La thérapie doit être prescrit par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Avant chaque administration de cidofovir, il est nécessaire de doser la créatinine sérique et le taux de protéines dans les urines.
Sidovis est destiné uniquement à une administration intraveineuse. La posologie, la fréquence et la vitesse de perfusion recommandées ne doivent pas être dépassées. Le cidofovir doit être dilué dans 100 millilitres de sérum physiologique à 0,9 % avant l’administration. La totalité du volume doit être administrée au patient, par perfusion intraveineuse à vitesse constante sur une durée de 1 heure, en utilisant une pompe à perfusion standard. Pour minimiser les risques potentiels de néphrotoxicité, chaque perfusion de Sidovis doit s’accompagner d’une préhydratation par injection intraveineuse de sérum physiologique et de l’administration de probénécide par voie orale (voir «Mises en garde et précautions»).
Préparation de la solution/manipulation, voir «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».
Adultes
Instauration du traitement
La dose recommandée de cidofovir est de 5 mg/kg de poids corporel (administrés sous forme de perfusion intraveineuse à vitesse constante sur 1 heure), une fois par semaine pendant deux semaines consécutives.
Traitement d’entretien
Deux semaines après la fin du traitement initial, la dose d’entretien de cidofovir recommandée est de 5 mg/kg de poids corporel (administrés sous forme de perfusion intraveineuse à vitesse constante sur 1 heure), une fois toutes les deux semaines.
La suspension du traitement d’entretien par le cidofovir devra prendre en considération les recommandations locales en matière de prise en charge des patients infectés par le VIH.
Instructions spéciales pour la posologie
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La sécurité d’emploi et l’efficacité du cidofovir n’ont pas été établies chez les patients atteints d’insuffisance hépatique et de ce fait, le cidofovir doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
L’insuffisance rénale [clairance de la créatinine ≤ 55 ml/min ou une protéinurie ≥ 2+ (≥ 100 mg/dl)] est une contre-indication à l’utilisation du cidovofir (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Patients âgés
La sécurité d’emploi et l’efficacité du cidofovir n’ont pas été établies pour le traitement des infections à CMV chez les patients âgés de plus de 60 ans. Etant donné que les personnes âgées ont fréquemment une fonction glomérulaire réduite, il faudra veiller tout particulièrement à évaluer la fonction rénale avant et pendant l’administration du cidofovir.
Enfants et adolescents
La sécurité d’emploi et l’efficacité du cidofovir chez les enfants en dessous de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune étude n’est disponible. Le cidofovir ne doit pas être utilisé chez les enfants en dessous de 18 ans.

Contre-indications

·Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients conformément à la composition.
·L’administration de cidofovir est contre-indiquée chez les patients qui ne peuvent pas recevoir de probénécide ou d’autres médicaments à base de sulfamides (voir «Mises en garde et précautions», «Prévention de la néphrotoxicité»).
·Le cidofovir est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
·L’administration concomitante de cidofovir avec d’autres principes actifs potentiellement néphrotoxiques est contre-indiquée (voir «Mises en garde et précautions»).
·L’injection intraoculaire directe de cidofovir est contre-indiquée; une injection directe peut être associée à une diminution significative de la pression intraoculaire et à des troubles de la vision.

Mises en garde et précautions

Sidovis est destiné uniquement à une administration en perfusion intraveineuse et aucun autre mode d’administration ne doit être utilisé, y compris une administration en injection intraoculaire ou en application locale. Le cidofovir doit être perfusé uniquement dans des veines ayant une circulation sanguine satisfaisante pour permettre une dilution et une distribution rapides.
La sécurité d’emploi et l’efficacité du cidofovir n’ont pas été démontrées pour le traitement d’autres maladies que la rétinite à CMV chez les adultes atteints de SIDA.
Insuffisance rénale/Hémodialyse
Le traitement par cidofovir ne doit pas être instauré chez les patients ayant une clairance de la créatinine ≤ 55 ml/min ou une protéinurie ≥ 2+ (≥ 100 mg/dl), étant donné que les doses optimales de traitement initial et d’entretien pour les patients souffrant d’une insuffisance rénale modérée à sévère ne sont pas connues. L’efficacité et la sécurité d’emploi du cidofovir n’ont pas été établies chez ces patients.
L’hémodialyse à haut flux a réduit les concentrations sériques de cidofovir d’environ 75 %. La fraction de dose extraite durant l’hémodialyse est de 51.9 % (± 11.0 %).
Néphrotoxicité
Une néphrotoxicité dose-dépendante est le principal effet toxique limitant la dose de cidofovir administrée (voir «Effets indésirables»). La sécurité d’emploi du cidofovir n’a pas été évaluée chez les patients recevant d’autres principes actifs connus comme potentiellement néphrotoxiques (p.ex. ténofovir, aminosides, amphotéricine B, foscarnet, pentamidine i.v., adéfovir et vancomycine).
Le cidofovir ne doit pas être administré de façon concomitante avec des médicaments contenant du fumarate de ténofovir disoproxil en raison du risque de syndrome de Fanconi (voir «Mises en garde et précautions»).
Il est recommandé d’arrêter l’administration de principes actifs potentiellement néphrotoxiques au moins 7 jours avant le début du traitement par le cidofovir.
Des patients recevant 3.0 mg/kg, 5.0 mg/kg ou 10 mg/kg de cidofovir sans administration concomitante de probénécide ont développé des signes de lésions tubulaires proximales, notamment glycosurie, diminution des taux sériques de phosphate, d’acide urique et de bicarbonate, et élévation de la créatinine sérique. Les signes de néphrotoxicité ont été partiellement réversibles chez certains patients. L’administration concomitante de probénécide est nécessaire pour réduire la néphrotoxicité marquée du cidofovir à un niveau auquel le rapport bénéfice/risque d’un traitement par cidofovir est acceptable.
Prévention de laphrotoxicité
Toute administration de cidofovir doit être accompagnée de l’administration de probénécide par voie orale et d’une préhydratation par injection intraveineuse de sérum physiologique (voir «Remarques concernant la manipulation» pour les informations concernant l’obtention du probénécide). Toutes les études cliniques relatives à l’évaluation de l’efficacité du cidofovir ont été conduits avec une administration concomitante de probénécide. Deux grammes de probénécide doivent être administrés 3 heures avant la dose de cidofovir et un gramme doit être administré 2 heures et 8 heures après la fin de la perfusion de 1 heure de cidofovir (soit un total de 4 grammes de probénécide). Afin de réduire le risque de nausées et/ou de vomissements associé à l’administration de probénécide, il est recommandé d’encourager les patients à manger avant chaque prise de probénécide. L’emploi d’un antiémétique pourra être nécessaire.
Chez les patients qui développent des symptômes d’allergie ou d’hypersensibilité au probénécide (ex. éruption cutanée, fièvre, frissons et anaphylaxie), l’emploi prophylactique ou thérapeutique d’un antihistaminique approprié et/ou de paracétamol doit être envisagé.
L’administration de cidofovir est contre-indiquée chez les patients qui ne peuvent pas recevoir de probénécide en raison d’une hypersensibilité cliniquement significative au principe actif ou au produit ou à d’autres sulfamides. L’utilisation du cidofovir sans probénécide n’a pas été évaluée cliniquement. Il n’est pas recommandé d’utiliser un programme de désensibilisation au probénécide.
En plus du probénécide, les patients doivent recevoir un litre de sérum physiologique à 0,9 % par voie intraveineuse immédiatement avant chaque perfusion de cidofovir. Les patients qui peuvent tolérer une charge supplémentaire de liquide pourront recevoir, avec chaque cure de cidofovir, jusqu’à 2 litres de sérum physiologique à 0,9 % au total. Le premier litre de sérum physiologique doit être perfusé sur une durée de 1 heure immédiatement avant la perfusion de cidofovir et le deuxième litre, s’il est administré, doit être perfusé sur une durée de 1 à 3 heures, commençant en même temps que la perfusion de cidofovir ou immédiatement après celle-ci.
Le traitement par cidofovir doit être interrompu et une hydratation intraveineuse est recommandée si la créatinine sérique augmente de ≥ 44 µmol/l (≥ 0,5 mg/dl) ou si une protéinurie persistante ≥ 2+ apparaît. Chez les patients ayant une protéinurie ≥ 2+, une hydratation intraveineuse doit être entreprise et l’examen devra être répété. Si après hydratation la protéinurie ≥ 2+ persiste, le traitement par cidofovir devra être arrêté. La poursuite du traitement par cidofovir chez des patients ayant une protéinurie ≥ 2+ persistant après hydratation intraveineuse peut conduire à des signes de lésions tubulaires proximales, parmi lesquels une glycosurie, une diminution du taux sérique des phosphates, de l’acide urique et des bicarbonates, et une élévation de la créatinine sérique.
En cas de détérioration de la fonction rénale, il sera nécessaire d’interrompre temporairement ou définitivement le traitement. Chez les patients totalement remis d’une toxicité rénale liée au cidofovir, le rapport bénéfice-risque de la reprise du traitement par cidofovir n’a pas encore été évalué.
Surveillance des patients
La protéinurie semble être un indicateur précoce et sensible de néphrotoxicité induite par le cidofovir. Les taux de créatinine sérique et la protéinurie des patients qui reçoivent du cidofovir doivent être déterminés sur des prélèvements faits dans les 24 heures qui précèdent l’administration de chaque perfusion de cidofovir. Une numération leucocytaire différentielle doit également être effectuée avant chaque cure de cidofovir (voir «Effets indésirables»).
Effets indésirables oculaires
Il doit être conseillé aux patients recevant du cidofovir de faire régulièrement des suivis ophtalmologiques en raison d’une possible apparition d’uvéite/iritis et d’hypotonie oculaire. En cas d’uvéite/iritis, le cidofovir doit être arrêté si les symptômes ne disparaissent pas avec un traitement local par des corticostéroïdes, si l’état se détériore ou si l’iritis/uvéite réapparaît après un traitement local efficace.
Autres
Le cidofovir doit être considéré comme potentiellement carcinogène chez l’homme (voir «Données précliniques»).
Il faut être prudent lorsque l’on envisage un traitement par cidofovir chez des patients atteints de diabète sucré, en raison du risque potentiel accru de développer une hypotonie oculaire.
Les patients de sexe masculin doivent être informés qu’une réduction du poids des testicules et une hypospermie ont été observées chez l’animal traité par le cidofovir. Bien que ces modifications n’aient pas été observées lors des études cliniques de cidofovir, leur observation chez l’homme ne peut être écartée, de même que le risque de stérilité associé. Il doit être conseillé aux hommes d’utiliser des méthodes contraceptives de barrière pendant le traitement par cidofovir et trois mois après l’arrêt du traitement (voir «Grossesse/Allaitement» et «Données précliniques»).
Les précautions appropriées pour prévenir la transmission du VIH doivent être maintenues.
Autres composants
Ce médicament contient approximativement 2,5 mmol (ou 55 mg) de sodium par flacon, ce qui équivaut à 2.85% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte. Ce qui doit être pris en compte chez les patients devant respecter une alimentation contrôlée et pauvre en sel (sodium).

Interactions

Interactions pharmacocinétiques
Il existe un risque que le traitement concomitant par le cidofovir et d’autres médicaments contenant du fumarate de ténofovir disoproxil puisse donner lieu à une interaction pharmacodynamique et augmenter le risque de syndrome de Fanconi (voir «Mises en garde et précautions»).
Le probénécide augmente l’ASC de la zidovudine. Les patients recevant les deux principes actifs doivent être étroitement surveillés en raison de la toxicité hématologique liée à la zidovudine.
Il est nécessaire de se référer aux informations professionnelles des autres inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), administrés de façon concomitante avec le probénécide, pour les recommandations appropriées.
Influence du/de la PRINCIPE ACTIF sur la pharmacocinétique d’autres substances
Les interactions du cidofovir et du probénécide avec d’autres médicaments anti-VIH ou avec d’autres médicaments utilisés pour traiter des infections chroniques virales fréquentes dans cette population (p.ex. hépatites B et C) n’ont pas été examinées dans le cadre d’études cliniques.
Le probénécide est connu pour augmenter l’exposition de nombreuses substances (p.ex. paracétamol, aciclovir, inhibiteurs de l’ECA, acide aminosalicylique, barbituriques, benzodiazépines, bumétanide (non autorisé en Suisse), clofibrate (non autorisé en Suisse), méthotrexate, famotidine (non autorisé en Suisse), furosémide, AINS, théophylline et zidovudine).
C’est pourquoi, en cas d’administration concomitante de cidofovir/probénécide avec d’autres principes actifs, il est très important que les prescripteurs consultent les informations professionnelles actualisées (ou autre référence appropriée) du probénécide et des autres médicaments co-administrés pour avoir une information complète relative aux interactions médicamenteuses et autres caractéristiques de ces produits.

Grossesse, Allaitement

Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
En raison du potentiel génotoxique du cidofovir (voir «Données précliniques»), les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes de contraception efficaces pendant le traitement par le cidofovir et pendant les six mois suivant la fin du traitement.
Les patients de sexe masculin doivent prendre des mesures contraceptives efficaces et ne pas concevoir d'enfant pendant le traitement par le cidofovir et dans les 3 mois suivant la fin du traitement.
Grossesse
Jusqu’à présent, il n’existe pas de données sur l’utilisation du cidofovir chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»).
L’utilisation du cidofovir n’est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception.
Allaitement
On ignore si le cidofovir/ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. L’allaitement doit être interrompu au cours du traitement par le cidofovir.
Fertilité
On ne dispose pas d’études du cidofovir sur la fertilité masculine et féminine. Les patients de sexe masculin doivent être informés qu’une réduction du poids des testicules et une hypospermie ont été observées chez l’animal traité par le cidofovir. Bien que ces modifications n’aient pas été observées lors des études cliniques de cidofovir, leur observation chez l’homme ne peut être écartée, de même que le risque de stérilité associé.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Le cidofovir a une légère influence sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines. Une asthénie peut survenir au cours du traitement par le cidofovir. Il est recommandé au médecin d’en discuter avec son patient et de lui faire des recommandations individualisées en tenant compte de l’état du patient et de la façon dont il tolère le cidofovir.

Effets indésirables

Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables identifiés lors des études cliniques ou lors de la surveillance après la mise sur le marché par classes de systèmes d’organes du système MedDRA et fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme: très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), occasionnels (≥ 1/1000, < 1/100), rares (≥ 1/10'000, < 1/1000), très rares (< 1/10’000) ou fréquence inconnue (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles). Les effets indésirables identifiés après la mise sur le marché sont indiqués en italique.

Classe de systèmes d‘organes

Effet indésirable

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquents

Neutropénie

Affections du système nerveux

Très fréquents

Céphalées

Affections oculaires

Fréquents

Iritis, uvéite, hypotension oculaire (voir «Mises en garde et précautions»)

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Fréquence inconnue

Troubles de l‘audition

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents

Dyspnée

Affections gastro-intestinales

Très fréquents
Fréquents
Fréquence inconnue

Nausées, vomissements
Diarrhée
Pancréatite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquents

Alopécie, éruption

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquents

Fréquents
Occasionnels

Protéinurie, augmentation de la créatininémie (voir «Mises en garde et précautions»)
D
éfaillance rénale
S
yndrome de Fanconi acquis

Troubles généraux et anomalies au site d‘administration

Très fréquents
Fréquents

Asthénie, fièvre
Frissons

Des cas de défaillance rénale (ainsi que des événements pouvant être dus à une défaillance rénale, p.ex. augmentation de la créatininémie, protéinurie, glycosurie) ont été rapportés lors de la surveillance après la mise sur le marché, dont certains avec une issue fatale.
Des cas de défaillance rénale aiguë ont été rapportés après seulement une ou deux doses de cidofovir.
La survenue d’une glycosurie, protéinurie/aminoacidurie, hypouricémie, hypophosphatémie et/ou hypokaliémie doit inciter à considérer un syndrome de Fanconi lié au cidofovir.
Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables possiblement ou probablement liés au probénécide identifiés lors des études cliniques.

Classe de systèmes d‘organes

Effet indésirable

Affections du système nerveux

Fréquents

Céphalées

Affections gastro-intestinales

Très fréquents

Nausées, vomissements

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquents

Éruption

Troubles généraux et anomalies au site d‘administration

Très fréquents
Fréquents

Fièvre
Asthénie, frissons

De plus, le probénécide peut également causer d’autres effets indésirables incluant anorexie, douleurs gingivales, rougeur cutanée avec sensation de chaleur, alopécie, obnubilation, anémie et pollakiurie. Des réactions d’hypersensibilité, dont dermatite, prurit, urticaire et, rarement, anaphylaxie et syndrome de Stevens-Johnson sont survenues. Des cas de leucopénie, d’hépatite nécrosante, de syndrome néphrotique et d’anémie aplasique ont été rapportés. Une anémie hémolytique est également survenue qui pourrait être associée à une déficience en G6PD. Par conséquent, en associant le probénécide au cidofovir, il est important que les prescripteurs consultent l’information professionnelle actualisée du probénécide (ou autre référence appropriée) pour une information complète sur la sécurité d’emploi et les autres caractéristiques de ce produit.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Deux cas de surdosage au cidofovir ont été signalés. Dans les deux cas, le surdosage a eu lieu lors de la première dose initiale et le traitement par cidofovir n’a pas été poursuivi. Un patient a reçu une dose unique de 16.4 mg/kg et l’autre une dose unique de 17.3 mg/kg.
Signes et symptômes
Une altération passagère et mineure de la fonction rénale a été constatée chez l’un de ces deux patients, tandis que chez l’autre, aucune modification de la fonction rénale n’est survenue (voir «Mises en garde et précautions»).
Traitement
Les deux patients ont été hospitalisés et ont reçu une dose orale prophylactique de probénécide et une hydratation intense pendant 3 à 7 jours.

Propriétés/Effets

Code ATC
J05AB12
Généralités
Le cidofovir est un analogue de la cytidine qui présente une activité in vitro et in vivo contre le cytomégalovirus humain (CMV). Les souches de CMV humain résistants au ganciclovir peuvent malgré tout encore être sensibles au cidofovir.
Mécanisme d‘action
Le cidofovir empêche la réplication du CMV humain par inhibition sélective de la synthèse de l’ADN viral. Des données biochimiques confirment l’inhibition sélective de l’ADN-polymérase des virus herpès de type 1 et de type 2 et du CMV humain par le diphosphate de cidofovir, métabolite intracellulaire actif du cidofovir.
Le diphosphate de cidofovir inhibe les polymérases virales à des concentrations qui sont 8 à 600 fois plus faibles que celles qui sont nécessaires pour inhiber les ADN-polymérases cellulaires humaines alpha, bêta et gamma. L’incorporation du cidofovir dans l’ADN viral entraîne une réduction de la vitesse de synthèse de l’ADN viral.
Pharmacodynamique
Le cidofovir pénètre dans les cellules par un mécanisme d’endocytose (phase liquide). Il est phosphorylé en monophosphate de cidofovir et ensuite en diphosphate de cidofovir. Les effets antiviraux prolongés du cidofovir sont dus à la demi-vie de ses métabolites; le diphosphate de cidofovir subsiste à l’intérieur des cellules avec une demi-vie de 17 à 65 heures et un dérivé phosphate-choline du cidofovir a une demi-vie de 87 heures.
Activité antivirale
Le cidofovir est actif in vitro contre le CMV humain, virus de la famille Herpesviridae. Une activité antivirale est observée à des concentrations nettement inférieures à celles qui provoquent une lyse cellulaire.
La sensibilité in vitro au cidofovir est représentée dans le tableau suivant:

Inhibition par le cidofovir de la multiplication des virus en culture cellulaire

Virus

CI50 (μM)

Isolats de CMV de type sauvage

0.7 (± 0.6)

Isolats de CMV résistants au ganciclovir

7.5 (± 4.3)

Isolats de CMV résistants au foscarnet

0.59 (± 0.07)

Efficacité clinique
L’activité in vivo contre le CMV humain a été confirmée par les études cliniques contrôlées du cidofovir dans le traitement de la rétinite à CMV chez des patients atteints de SIDA. Elles ont mis en évidence un ralentissement statistiquement significatif de la progression de la rétinite à CMV chez les patients recevant du cidofovir, par rapport au groupe de contrôle. Dans les deux études évaluant l’efficacité (GS-93-106 et GS-93-105), le délai médian de progression de la rétinite a été respectivement de 120 jours et «délai non atteint» dans les groupes de patients traités, versus un délai médian de progression de, respectivement, 22 jours et 21 jours dans les groupes de contrôle (traitement différé).
Dans l’étude GS-93-107, menée chez des patients ayant rechuté après traitement par les autres médicaments, le délai médian de progression de la rétinite a été de 115 jours.
Résistance virale
Après sélection in vitro d’isolats de CMV humain résistants au ganciclovir, une résistance croisée entre ganciclovir et cidofovir a été observée avec des mutations sélectionnées au ganciclovir au niveau du gène d’ADN-polymérase du CMV humain, mais pas avec des mutations au niveau du gène UL97. Aucune résistance croisée entre le foscarnet et le cidofovir n’a été observée avec les mutants sélectionnés au foscarnet. Les mutants sélectionnés au cidofovir possédaient une mutation au niveau du gène de l’ADN polymérase et présentaient une résistance croisée avec le ganciclovir, mais restaient sensibles au foscarnet.

Pharmacocinétique

Absorption
Non pertinent.
Distribution
À la fin d’une perfusion d’une heure de 5 mg/kg de cidofovir, administré avec du probénécide par voie orale, la concentration moyenne (± écart type) de cidofovir dans le sérum est de 19.6 (± 7.18) µg/ml. Les valeurs moyennes de la clairance totale du sérum, du volume de distribution à l’état d’équilibre et de la demi-vie d’élimination terminale sont respectivement de 138 (± 36) ml/h/kg, 388 (± 125) ml/kg et 2.2 (± 0.5) h. Des paramètres cinétiques indépendants de la dose ont été observés pour des doses uniques de cidofovir allant de 3 à 7.5 mg/kg.
Métabolisme
Chez les patients ayant une fonction rénale normale, 80 à 100 % de la dose intraveineuse sont retrouvés dans les urines sous forme de cidofovir inchangé dans les 24 heures. Aucun métabolite du cidofovir n’a été décelé dans le sérum ou les urines des patients.
Élimination
Le cidofovir est éliminé principalement par voie rénale sous forme inchangée, à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.
Fixation aux protéines in vitro
La fixation in vitro du cidofovir aux protéines du plasma ou du sérum est inférieure ou égale à 10 % pour une gamme de concentrations de cidofovir allant de 0.25 à 25 µg/ml.

Données précliniques

Des études précliniques chez l’animal ont montré que la néphrotoxicité constituait la principale toxicité dose-limitante du cidofovir. Un effet néphro-protecteur du probénécide a été mis en évidence au cours d’une étude sur 52 semaines chez le singe cynomolgus pour des doses de cidofovir de 2.5 mg/kg administrées par voie intraveineuse une fois par semaine avec 1 g de probénécide par voie orale.
Génotoxicité
Des études ont montré que le cidofovir est clastogène in vitro à 100 µg/ml et embryotoxique chez le rat et le lapin.
Aucun effet mutagène n’a été observé avec le cidofovir pour des doses allant jusqu’à 5 mg/boîte de culture, en présence et en l’absence d’activation métabolique par la fraction S-9 de foie de rat, lors des tests microbiens de mutagénicité utilisant Salmonella typhimurium pour les substitutions de paires de base ou les mutations avec décalage du cadre de lecture (Ames) et Escherichia coli pour les mutations reverses.
Une augmentation de la formation d’érythrocytes polychromatophiles micronucléés a été observée in vivo chez des souris recevant par voie intrapéritonéale une dose élevée et toxique de cidofovir (≥ 2’000 mg/kg).
In vitro, le cidofovir a induit des aberrations chromosomiques des lymphocytes du sang périphérique humain et cela sans activation métabolique (fraction S-9). Aux 4 doses de cidofovir testées (12.5 à 100 µg/ml), le pourcentage de métaphases endommagées et le nombre d’aberrations par cellule augmentent de façon proportionnelle à la concentration.
Cancérogénicité
Lors d’une étude de toxicité de 26 semaines par voie intraveineuse, une augmentation significative de l’incidence des adénocarcinomes mammaires a été observée chez le rat femelle, ainsi que des carcinomes de la glande de Zymbal chez le rat mâle et femelle, à des taux plasmatiques subthérapeutiques de cidofovir. Dans une autre étude, des injections sous-cutanées de cidofovir effectuées une fois par semaine pendant 19 semaines consécutives ont donné lieu à des adénocarcinomes mammaires chez des rats femelles dès la dose de 0.6 mg/kg/semaine. Dans les deux études, des tumeurs ont été observées au bout de 3 mois d’administration du médicament. Aucune tumeur n’a été observée chez des singes cynomolgus recevant du cidofovir par voie intraveineuse une fois par semaine pendant 52 semaines, à des doses allant jusqu’à 2.5 mg/kg/semaine.
Toxicité sur la reproduction
Les patients de sexe masculin doivent être informés qu’une réduction du poids des testicules et une hypospermie ont été observées chez l’animal traité par le cidofovir. Aucun effet indésirable sur la fertilité ou la reproduction en général n’a été observé suite à des injections intraveineuses de cidofovir effectuées à raison d’une par semaine chez des rats mâles pendant 13 semaines consécutives, à des doses allant jusqu’à 15 mg/kg/semaine. Des rats femelles, ayant reçu une perfusion intraveineuse une fois par semaine à 1.2 mg/kg/semaine ou plus pendant un maximum de 6 semaines avant l’accouplement et pendant 2 semaines après l’accouplement ont eu des portées de plus petite taille et moins de nouveau-nés vivants par portée, ainsi qu’un plus grand nombre de résorptions de fœtus par portée. Des études de développement périnatal et postnatal au cours desquelles des rats femelles ont reçu des injections sous-cutanées de cidofovir une fois par jour à des doses allant jusqu’à 1.0 mg/kg/jour, du jour 7 de la gestation jusqu’au jour 21 post-partum (approximativement 5 semaines) n’ont mis en évidence aucun trouble de la viabilité, de la croissance, du comportement, de la maturation sexuelle ou de la capacité reproductive de la descendance. L’administration intraveineuse journalière de cidofovir à la dose de 1.5 mg/kg/jour chez la rate gestante et de 1.0 mg/kg/jour chez la lapine gestante, pendant la période d’organogenèse, entraîne une réduction du poids des fœtus. On observe une augmentation significative de l’incidence des anomalies externes, des tissus mous et du squelette chez le fœtus de lapin à la dose de 1.0 mg/kg/jour, dose qui se révèle également toxique pour les mères. Les doses n’entraînant pas d’effet embryotoxique observable sont de 0.5 mg/kg/jour chez le rat et de 0.25 mg/kg/jour chez le lapin.

Remarques particulières

Incompatibilités
Ce médicament ne peut être mélangé qu’aux médicaments mentionnés sous «Remarques concernant la manipulation».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage. La solution pour perfusion diluée ne contient pas d’agents conservateurs. La stabilité chimique et physique de travail a été démontrée pour 24 heures à 2-8°C. Pour des raisons microbiologiques, le médicament doit être utilisé immédiatement après dilution. S’il n’est pas utilisé immédiatement, les délais et conditions de conservation sont sous la responsabilité de l’utilisateur.
Les solutions réfrigérées doivent être portées à température ambiante avant l’utilisation.
Remarques particulières concernant le stockage
Tenir hors de la portée des enfants.
Ne pas conserver au-dessus de 25°C.
Ne pas conserver au réfrigérateur.
Ne pas congeler.
Remarques concernant la manipulation
Préparation de la solution pour perfusion
Les flacons de Sidovis doivent faire l’objet d’une inspection visuelle pour vérifier qu’il n’y a ni particules en suspension ni coloration avant l’administration.
À l’aide d’une seringue, transférer dans des conditions aseptiques la dose appropriée de cidofovir du flacon vers une poche de perfusion contenant 100 ml de sérum physiologique à 0.9 % et mélanger soigneusement. La totalité du volume doit être administrée au patient, par perfusion intraveineuse à vitesse constante sur une durée de 1 heure, en utilisant une pompe à perfusion standard. Le cidofovir doit être administré par des professionnels de santé ayant une expérience adéquate dans le domaine des soins des patients atteints de SIDA.
La stabilité physique et chimique de Sidovis mélangé à du sérum physiologique a été démontrée en flacons de verre et en poches à perfusion, soit en chlorure de polyvinyle (PVC) ou en co-polymères d’éthylène/propylène, ainsi qu’en systèmes de perfusion IV à base de PVC avec prise d’air. Les autres types de système d’administration et poches à perfusion n’ont pas été évalués.
La compatibilité avec la solution de Ringer, la solution de Ringer lactate ou les liquides de perfusion bactériostatiques n’a pas été évaluée.
Précautions avant/lors de la manipulation et élimination
Des précautions adéquates, comprenant notamment l’usage d’un équipement de sécurité approprié, sont recommandées pour la préparation, l’administration et l’élimination du cidofovir. La préparation de la solution reconstituée de cidofovir doit être effectuée sous une hotte à flux laminaire. Le personnel préparant la solution devra porter des gants chirurgicaux, des lunettes protectrices et une blouse de type chirurgical fermée devant et munie de poignets tricotés. Si le cidofovir entre en contact avec la peau, laver les parties concernées et rincer soigneusement avec de l’eau.
Tout surplus de cidofovir et tout matériel utilisé lors de la préparation et de l’administration du mélange devront être placés dans un récipient à l’épreuve des fuites et des perforations avant d’être jetés. Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Obtention du probénécide
Le probénécide n’est pas fourni avec le cidofovir et il convient de se le procurer auprès du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché du probénécide (voir également les rubriques «Posologie/Mode d’emploi » et «Mises en garde et précautions»).

Numéro d’autorisation

66692 (Swissmedic).

Présentation

Sidovis 75 mg/ml, Solution à diluer pour perfusion: 1 flacon de 375 mg/5 ml. [A]

Titulaire de l’autorisation

Ideogen AG, Freienbach

Mise à jour de l’information

Juillet 2023

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