Mises en garde et précautionsLa gemcitabine doit être administrée avec prudence chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique ou d'une limitation de la fonction rénale. Pendant le traitement par la gemcitabine, les fonctions hépatique et rénale ainsi que les transaminases et la créatinine sérique seront contrôlées toutes les 4 à 8 semaines, et plus souvent si une atteinte fonctionnelle est suspectée.
L'administration de gemcitabine à des patients qui ont simultanément des métastases hépatiques ou une cirrhose du foie, ou des antécédents d'hépatite ou d'alcoolisme, peut conduire à une exacerbation de l'insuffisance hépatique sous-jacente.
La gemcitabine doit être perfusée en l'espace de 30 minutes. Une augmentation de la toxicité a été mise en évidence lorsque la durée de perfusion se prolonge (>60 minutes) et que la fréquence des injections augmente (raison: volume de distribution fortement élevé).
La gemcitabine peut provoquer une dépression médullaire, se manifestant par une leucopénie, une thrombopénie et une anémie. Cette dépression médullaire est passagère mais peut toutefois nécessiter une diminution posologique ou la suspension du traitement (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Chez les patients recevant de la gemcitabine, le nombre de plaquettes, de leucocytes ou de granulocytes sera contrôlé avant chaque administration et la dose sera éventuellement réduite et/ou l'administration reportée (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
La formule sanguine périphérique peut encore se détériorer après l'arrêt du traitement.
Un syndrome hémolytique et urémique (SHU) a rarement été rapporté. Interrompre l'administration de la gemcitabine aux premiers signes d'anémie hémolytique microangiopathique comme par ex. une baisse rapide de l'hémoglobine accompagnée d'une thrombopénie, lors d'une élévation de la bilirubine sérique, de la créatinine sérique, du BUN ou de la LDH. La défaillance rénale peut être irréversible même après l'arrêt du traitement et rendre nécessaire une dialyse.
Une toxicité vasculaire incluant des signes cliniques d'angéite et de gangrène a été très rarement rapportée. C'est pourquoi Gemcitabin Accord sera administré avec prudence chez les patients souffrant de maladies auto-immunes.
Un syndrome de fuite capillaire avec conséquences sévères éventuelles a été rapporté chez des patients qui ont reçu la gemcitabine en monothérapie ou en association avec d'autres agents cytostatiques. On arrêtera l'administration de la gemcitabine et instaurera des mesures de soutien si un syndrome de fuite capillaire se manifeste en cours de traitement. Dans la littérature, le syndrome de fuite capillaire a été associé à un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) de l'adulte.
Un syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible (PRES) a été observé sous traitement de gemcitabine seule ou associée à d'autres agents chimiothérapeutiques. Chez la majorité des patients sous gemcitabine qui ont développé un PRES, une hypertension aiguë et une activité de crises convulsives ont été rapportées mais d'autres symptômes tels que, par exemple, des céphalées, une léthargie/apathie, une confusion et une cécité peuvent aussi se manifester. Le diagnostic de PRES est posé à l'aide de la tomographie par résonance magnétique (TRM). En cas d'apparition de symptômes évoquant un PRES, on arrêtera la gemcitabine et on appliquera des mesures de soutien telles que baisse de la tension artérielle et traitement avec des médicaments antiépileptiques, afin de prévenir des dommages cérébraux.
Les patients recevant des anticoagulants seront suivis très étroitement.
Chez certains patients qui ont développé des œdèmes pendant le traitement par la gemcitabine, des effets indésirables cutanés avec développement de nécroses sont apparus par la suite au niveau de la zone œdémateuse. En conséquence, la prudence est de mise lors de la poursuite du traitement chez les patients qui ont développé des œdèmes.
Des réactions médicamenteuses cutanées sévères (severe cutaneous advers reactions, SCAR) ont été rapportées en lien avec le traitement par la gemcitabine, incluant syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) et pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG). Ces réactions peuvent connaître une évolution mettant en jeu le pronostic vital ou fatale. Les patients doivent être informés des signes et symptômes et l'apparition éventuelle de réactions cutanées doit être étroitement surveillée. En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de ces réactions, la gemcitabine doit être immédiatement arrêtée.
Ethanol
Ce médicament contient 0,44 g d'éthanol par ml, équivalent à jusqu'à 9,52 g d'éthanol par perfusion selon la dose maximale recommandée de 1250 mg/m2 dans le cadre d'un traitement combiné avec du cisplatine, calculée sur une surface corporelle moyenne de 1,73 m2.
Cela équivaut à moins de 238 ml de bière ou à moins de 96 ml de vin.
La dose de 1250 mg/m2 de surface corporelle de ce médicament, administrée à un adulte ayant un poids corporel de 70 kg, correspondrait à une exposition de 136 mg d'éthanol par kg, susceptible de provoquer une augmentation de l'alcoolémie d'environ 24 mg/100 ml. À titre de comparaison: chez un adulte qui boit un verre de vin ou 500 ml de bière, l'alcoolémie se situe probablement aux environs de 50 mg/100 ml.
La quantité d'alcool contenue dans ce médicament peut altérer votre capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Elle pourrait en effet altérer votre jugement et votre rapidité de réaction.
La prudence est de mise en cas d'épilepsie ou de problèmes hépatiques.
La quantité d'alcool contenue dans ce médicament peut modifier les effets d'autres médicaments.
Risque pour la santé des patients souffrant d'alcoolisme.
Étant donné que Gemcitabin Accord contient de l'éthanol, on sera attentif aux effets possibles sur le SNC ou à tout autre effet possible.
Sodium
Ce médicament contient respectivement 17,9 mg, 89,6 mg, 134,3 mg et 179,1 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut respectivement à environ 0,9%, 4,5%, 6,7% et 9,0% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Propylèneglycol
Ce médicament contient 150 mg de propylèneglycol par ml, équivalent à jusqu'à 3,24 g d'éthanol par perfusion selon la dose maximale recommandée de 1250 mg/m2 dans le cadre d'un traitement combiné avec du cisplatine, calculée sur une surface corporelle moyenne de 1,73 m2.
La dose de 1250 mg/m2 de surface corporelle de ce médicament, administrée à un adulte ayant un poids corporel de 70 kg, correspondrait à une exposition de 46,34 mg de propylèneglycol par kg.
|