CompositionPrincipes actifs
Apomorphini hydrochloridum hemihydricum.
Excipients
Antiox.: Natrii metabisulfis (E 223) 1 mg/ml, Natrii chloridum, Aqua ad iniectabilia.
Indications/Possibilités d’emploiPour le traitement de patients souffrants de la maladie de Parkinson avec fluctuations motrices (phénomènes ON/OFF) persistant malgré un traitement dosé individuellement par lévodopa (et un inhibiteur de la décarboxylase périphérique) et/ou des agonistes de la dopamine.
Posologie/Mode d’emploiNature et durée d'utilisation
Dacepton 5 mg/ml solution pour perfusion en flacon est une solution pour perfusion pré-diluée présentée dans un flacon destiné à être utilisé sans dilution comme perfusion sous-cutanée permanente à l'aide d'une mini-pompe ou d'un pousse-seringue. Dacepton 5 mg/ml solution pour perfusion en flacon ne doit pas être utilisé pour des injections intermittentes.
Dacepton 5 mg/ml ne doit pas être administré par voie intraveineuse.
Ne pas utiliser la solution si elle a pris une coloration verdâtre. Effectuer un contrôle visuel de la solution avant utilisation. Seule une solution claire, incolore à jaune pâle, ne présentant aucune particule peut être utilisée.
Conditions requises pour une perfusion de Dacepton 5 mg/ml
Les patients doivent être en mesure de reconnaître les symptômes de phase OFF. Ils doivent également être capables de se perfuser le médicament eux-mêmes ou avoir à leurs côtés une personne soignante responsable capable de perfuser le médicament en cas de besoin.
Chez les patients traités par l'apomorphine, l'administration de dompéridone doit généralement débuter au moins deux jours avant le début du traitement. La dose de dompéridone doit être ajustée à la dose minimale efficace et le traitement arrêté dès que possible.
Avant la décision d'instaurer le traitement par dompéridone et apomorphine, les facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT doivent être évalués soigneusement chez chaque patient afin de s'assurer que le bénéfice est supérieur au risque, voir «Mises en garde et precautions».
Le traitement par apomorphine doit démarrer dans une clinique spécialisée et être suivi par un médecin spécialisé dans le traitement de la maladie de Parkinson (p.ex. un neurologue). Le traitement du patient par lévodopa avec ou sans agonistes de la dopamine doit être optimisé avant de démarrer le traitement par Dacepton 5 mg/ml.
Posologie adultes
La dose adéquate pour chaque patient doit être définie en augmentant progressivement le dosage.
Le dosage optimal du chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté est différent selon les individus et varie considérablement d'un patient à l'autre, mais, une fois défini, il reste relativement constant pour le patient:
3–30 mg par jour. Il est recommandé de ne pas dépasser une dose quotidienne de chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté de 100 mg. Lors des études cliniques, il a généralement été possible de réduire légèrement la dose de lévodopa; la réduction possible varie considérablement d'un patient à l'autre et doit être étroitement surveillée par un médecin disposant d'expérience dans ce type de traitements. Dès que le traitement est établi avec la dose individuelle optimale, l'administration de dompéridone peut être réduite progressivement chez certains patients. Mais l'administration ne peut être supprimée sans survenue de vomissements ou d'hypotension que chez de rares patients.
Posologie en cas de perfusion continue
Les patients chez qui une bonne amélioration de la mobilité motrice (réaction ON) a été observée pendant la phase de titrage du traitement, mais qui ne peuvent globalement pas être stabilisés de manière suffisante par des injections intermittentes ou qui ont besoin d'injections nombreuses et fréquentes (plus de 10 par jour), doivent passer à une perfusion continue par voie sous-cutanée au moyen d'une mini-pompe et/ou d'un pousse-seringue.
Début: 1 mg (0,2 ml) de chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté par heure, puis la dose sera augmentée en fonction des signes d'amélioration du patient. Il convient néanmoins de ne pas dépasser une augmentation du taux de perfusion de plus de 0,5 mg par heure et de respecter une pause d'au moins quatre heures entre chaque augmentation de dosage.
Taux de perfusion par heure: 1 mg–4 mg (0,2–0,8 ml) ou 0,015–0,060 mg/kg/heure. Les perfusions ne peuvent être administrées qu'en phase d'éveil. Une perfusion continue sur 24 heures est déconseillée, hormis si le patient se plaint d'importantes complications motrices pendant la nuit. Aucune tolérance à l'effet du chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté ne semble se produire, à condition qu'une pause de traitement d'au moins 4 heures soit respectée pendant la nuit.
Il faut changer de site de perfusion toutes les 12 heures.
En complément de la perfusion continue, en fonction des besoins et sur recommandation médicale, les patients peuvent avoir besoin d'une injection en bolus administrée à l'aide d'un système de pompes.
Une réduction de la dose d'autres agonistes de la dopamine peut être envisagée pendant une perfusion continue.
Enfants et adolescents
Dacepton 5 mg/ml est contre-indiqué chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir «Contre-indications»).
Personnes âgées
Les personnes âgées sont fortement représentées parmi le groupe des patients atteints de la maladie de Parkinson et sont également très présentes dans les études cliniques sur l'apomorphine. Le traitement des personnes âgées ne se distingue pas de celui des patients plus jeunes. Toutefois, une prudence particulière s'impose chez les personnes âgées au début du traitement en raison du risque d'hypotension orthostatique.
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale, un schéma posologique semblable au schéma posologique recommandé chez les adultes (voir «Mises en garde et précautions») peut être appliqué, avec prudence néanmoins.
Contre-indicationsDacepton 5 mg/ml ne doit pas être utilisé:
Chez les patients atteints de dépression respiratoire, de démence, de psychose ou d'insuffisance hépatique. Le traitement par apomorphine ne convient pas aux patients présentant une réaction ON à la lévodopa, caractérisée par des dyskinésies graves ou par une dystonie.
Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients selon la composition.
Administration concomitante d'ondansétron.
Dacepton 5 mg/ml est contre-indiqué chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans.
Mises en garde et précautionsL'apomorphine doit être uniquement administrée avec précaution chez les patients atteints d'affections rénales, pulmonaires ou cardio-vasculaires ainsi que chez les patients sujets aux nausées et aux vomissements. Une prudence particulière est à observer au début du traitement chez les patients âgés et/ou affaiblis.
L'apomorphine pouvant entraîner une hypotension, même après traitement préalable par dompéridone, le médicament doit être administré avec une prudence particulière aux patients atteints d'affections cardiaques ou prenant des médicaments vaso-actifs (p.ex. antihypertenseurs), notamment chez les patients présentant déjà une hypotension orthostatique.
Dacepton 5 mg/ml contient du métabisulfite de sodium (E 223) qui, dans de rares cas, peut provoquer des réactions allergiques et des bronchospasmes graves. Des cas d'anémie hémolytique ont été signalés chez les patients traités par lévodopa et apomorphine. Des examens hématologiques doivent être effectués régulièrement chez les patients suivant simultanément un traitement par lévopoda et un traitement par apomorphine.
La prudence s'impose lorsque Dacepton 5 mg/ml est associé à d'autres médicaments, notamment lorsque ceux-ci ont une marge thérapeutique étroite (voir «Interactions»).
Chez de nombreux patients, la progression de la maladie de Parkinson s'accompagne de troubles neuropsychiatriques. Des éléments indiquent que, chez certains patients, ces troubles neuropsychiatriques peuvent se voir renforcés par l'apomorphine. Une prudence particulière est donc de mise lorsque l'apomorphine est utilisée chez de tels patients.
Des accès de somnolence ont été observés dans le cadre du traitement par apomorphine. D'autres agonistes de la dopamine peuvent déclencher des crises de sommeil soudaines, en particulier chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Il convient donc d'informer les patients que, pendant le traitement par apomorphine, ils ne doivent prendre le volant ou conduire des machines qu'en faisant preuve d'une prudence extrême. Les patients atteints d'accès de somnolence doivent s'abstenir totalement de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines. Dans ce cas, une diminution de la posologie ou l'arrêt du traitement peuvent être envisagés.
Les patients doivent être régulièrement contrôlés pour déceler un développement de troubles du contrôle des impulsions. Les patients et leurs soignants doivent être avisés que les symptômes comportementaux des troubles du contrôle des impulsions incluant une addiction au jeu/jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou des achats compulsifs, des accès de boulimie et des repas compulsifs peuvent survenir. Si de tels symptômes apparaissent, une réduction du dosage voire un arrêt progressif du traitement doivent être envisagés.
Un syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD) a été observé chez certains patients sous traitement par Dacepton 5 mg/ml. Il s'agit d'un trouble de dépendance qui conduit à une consommation excessive de ce médicament ou d'autres médicaments dopaminergiques. Avant l'instauration du traitement, les patients et les soignants doivent être avertis du risque potentiel de développer un SDD (voir aussi «Effets indésirables»).
Des durcissements et des nodules, qui évoluent normalement de façon asymptomatique, peuvent se développer au niveau du site d'injection. Ces nodules et durcissements peuvent perdurer en cas de traitement de longue durée et être liés à des rougeurs et à une sensibilité. Des biopsies de la peau de patients atteints de ce type de troubles ont révélé une infiltration du tissu adipeux sous-cutané. Il convient d'éviter toute infection des zones présentant des blessures ouvertes. Du prurit peut se manifester au niveau du site d'injection. Ces manifestations sous-cutanées locales peuvent être parfois réduites en alternant les sites d'injection. Dans certaines circonstances, une réduction peut être obtenue par un traitement ultrasonique (si disponible) au niveau de la zone du nodule ou du durcissement.
L'apomorphine, en particulier à hautes doses, pouvant entraîner un allongement de l'intervalle QT, la prudence s'impose chez les patients présentant un risque de torsades de pointes et chez ceux prenant des médicaments qui peuvent entraîner un allongement de l'intervalle QT en concomitance.
En cas d'utilisation en association avec la dompéridone, les facteurs de risque doivent être évalués soigneusement chez chaque patient avant le début du traitement. Cela doit être fait avant le début du traitement et pendant le traitement. Les facteurs de risque importants comprennent les affections cardiaques sous-jacentes telles que l'insuffisance cardiaque congestive, l'insuffisance hépatique sévère ou les déséquilibres électrolytiques significatifs. De plus, un traitement ayant un effet possible sur l'équilibre électrolytique, le métabolisme par le CYP3A4 ou l'intervalle QT doit être évalué. La surveillance d'un effet sur l'intervalle QTc est recommandée. Un ECG doit être réalisé aux moments suivants:
·Avant le traitement par la dompéridone;
·Pendant la phase d'instauration du traitement;
·Lorsqu'il est cliniquement indiqué par la suite.
Le patient doit être informé qu'il doit signaler les symptômes cardiaques éventuels incluant palpitations, syncope ou présyncope. Ils doivent également signaler les modifications cliniques susceptibles d'entraîner une hypokaliémie telles que gastro-entérite ou instauration d'un traitement diurétique.
Dacepton 5 mg/ml contient 3,4 mg de sodium par ml. Cela doit être pris en compte pour les personnes soumises à un régime alimentaire pauvre en sodium ou en sel.
InteractionsLes patients sélectionnés pour le traitement par apomorphine, prennent presque avec certitude d'autres médicaments adjuvants pour traiter leur maladie de Parkinson. Aux stades initiaux du traitement par apomorphine, le patient doit faire l'objet d'une surveillance afin de constater la survenue d'effets secondaires inhabituels ou de signes d'effets de potentialisation.
Les neuroleptiques peuvent avoir une action antagoniste lorsqu'ils sont utilisés avec l'apomorphine. Il existe une interaction potentielle entre la clozapine et l'apomorphine; toutefois, la clozapine peut également être utilisée afin de réduire les complications neuropsychiatriques. Si les patients atteints de la maladie de Parkinson traités également par des agonistes de la dopamine, doivent être traités par des neuroleptiques, une réduction progressive de la dose d'apomorphine peut être envisagée, si une perfusion est réalisée au moyen d'une mini-pompe et/ou d'un pousse-seringue (rarement des symptômes d'un syndrome neuroleptique malin ont été signalés en cas d'arrêt brutal d'une thérapie dopaminergique).
Antihypertenseurs et médicaments à effet cardiothérapeutique: Même lors de l'utilisation concomitante de dompéridone, l'apomorphine peut potentialiser l'effet antihypertenseur de ce type de médicaments (voir «Mises en garde et précautions»).
L'administration concomitante de médicaments pouvant entraîner un allongement de l'intervalle QT doit être évitée (voir «Mises en garde et précautions»).
Des cas d'hypotension prononcée et de perte de conscience ayant été signalés dans le cadre d'une administration concomitante d'ondansétron et d'apomorphine, une administration concomitante avec l'apomorphine est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).
Grossesse, allaitementGrossesse
En raison de l'âge de la population des patients traités, une grossesse est peu probable. On ne dispose d'aucune expérience concernant l'utilisation de l'apomorphine chez la femme enceinte. Les études de reproduction réalisées chez l'animal expérimental n'ont révélé aucun signe d'effets tératogènes. Chez le rat, les posologies toxiques pour les femelles mères ont cependant entraîné une détérioration du comportement de soin maternel et un arrêt respiratoire chez les nouveau-nés. Le risque potentiel pour l'homme est inconnu (voir «Données précliniques»).
Dacepton 5 mg/ml ne doit pas être administrée pendant la grossesse, sauf nécessité absolue.
Allaitement
On ignore si l'apomorphine passe dans le lait maternel. Cependant, l'allaitement devrait être évité pendant la thérapie par l'apomorphine.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLes patients traités par apomorphine et chez lesquels des accès de somnolence et/ou des crises soudaines de sommeil surviennent, doivent être informés qu'ils doivent s'abstenir de conduire un véhicule ou de toute activité (p.ex. l'utilisation de machines) lors desquelles une baisse de vigilance pourrait les exposer ou exposer les autres à un risque de graves blessures, voire de décès, jusqu'à ce que cessent ces crises répétées et la somnolence (voir «Mises en garde et précautions»).
Effets indésirablesLes effets indésirables sont mentionnés par classe de systèmes d'organes et fréquence. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10), fréquent (<1/10, ≥1/100), occasionnel (<1/100, ≥1/1'000), rare (<1/1'000, ≥1/10 000), très rare (<1/10 000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnel: Anémie hémolytique et tests de Coombs positifs (tous les deux chez les patients traités par lévodopa et apomorphine en concomitance).
Rare: Eosinophilie.
Affections du système immunitaire
Rare: Réactions d'hypersensibilité (y compris l'anaphylaxie et les bronchospasmes) en raison de la teneur en métadisulfite de sodium.
Affections psychiatriques
Très fréquent: des hallucinations.
Occasionnel: Troubles neuropsychiatriques (y compris états confusionnels légers et hallucinations visuelles).
Fréquence indéterminée: Syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD)
Le syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD) est un trouble de dépendance qui a été observé chez certains patients traités avec Dacepton 5 mg/ml. Les patients affectés font un usage abusif compulsif de médicaments dopaminergiques en utilisant des doses plus élevées que nécessaire pour contrôler de façon adéquate les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Dans certains cas, cela peut entraîner une dyskinésie grave (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
Affections du système nerveux
Fréquent: Somnolences.
Occasionnel: Dyskinésies pendant les périodes ON qui peuvent entraîner une interruption du traitement dans certains cas rares.
Fréquence inconnue: Il a été signalé que des patients ayant utilisé des agonistes de la dopamine, dont l'apomorphine, dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, en particulier à hautes doses, présentaient des symptômes d'addiction au jeu/jeu pathologique, une augmentation de la libido et une hypersexualité, des dépenses ou achats compulsifs, une consommation compulsive et incontrôlée de nourriture, lesquels ont globalement diminué avec la réduction des doses ou l'arrêt du traitement. Syncope.
Affections vasculaires
Occasionnel: Hypotension orthostatique (normalement transitoire).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnel: Difficultés respiratoires.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Nausées et vomissements (surtout au début du traitement); une sédation transitoire (indépendante de la dose, surtout au début du traitement).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnel: Éruptions cutanées locales et généralisées.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquent: Durcissements et nodules sous-cutanés au niveau du site d'injection (normalement asymptomatiques, à hautes doses accompagnés de rougeurs et de sensibilité).
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageLes expériences de surdosage d'apomorphine dans ce type d'utilisation sont rares. Les symptômes de surdosage peuvent être traités de manière empirique comme suit:
Les vomissements excessifs par dompéridone,
La dépression respiratoire par naloxone,
La bradycardie par atropine.
Hypotension: des mesures appropriées doivent être prises en remontant p.ex. le lit à l'extrémité des pieds.
Propriétés/EffetsCode ATC
N04BC07
Mécanisme d'action
L'apomorphine est un agoniste direct des récepteurs dopaminergiques D1 et D2 sans interférence avec le transport ou la métabolisation de la lévodopa. Chez les animaux de laboratoire sains, l'administration d'apomorphine réduit le taux d'activité des cellules nigro-striatales et provoque à faibles doses une réduction de l'activité locomotrice. On suppose que cette action est attribuable à une inhibition présynaptique de la production endogène de dopamine. Toutefois, son action dans l'atteinte motrice des patients atteints de la maladie de Parkinson est probablement attribuable aux récepteurs postsynaptiques. Ce principe d'action biphasique s'observe également chez l'homme.
Pharmacodynamique
Voir «Mécanisme d'action».
Efficacité clinique
Non pertinent.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après une injection sous-cutanée d'apomorphine, sa distribution et sa dégradation peuvent être décrites selon un modèle à deux compartiments. La demi-vie de distribution est de 5 (± 1,1) minutes et la demi-vie d'élimination de 33 (± 3,9) minutes. L'effet clinique est en parfaite corrélation avec la concentration d'apomorphine dans la liqueur. L'apomorphine se résorbe rapidement et intégralement du tissu sous-cutané, ce qui est en corrélation avec l'installation rapide de l'effet clinique (4–12 minutes).
Distribution
Voir «Absorption».
Métabolisme
Le métabolisme de l'apomorphine s'effectue par glucuronidation et sulfonisation d'au moins 10% de la quantité totale; aucun autre mécanisme de dégradation n'a été décrit.
Élimination
La courte durée de l'effet clinique du principe actif (env. 1 heure) s'explique par son élimination rapide.
Cinétique pour certains groupes de patients
Non pertinent.
Données précliniquesHormis les effets déjà décrits dans d'autres chapitres de l'information professionnelle, des études de toxicité en administration sous-cutanée répétée n'ont mis en évidence aucun risque particulier pour une utilisation clinique chez l'homme.
Des études de génotoxicité in vitro ont démontré des effets mutagènes et clastogènes imputables selon toute vraisemblance à des produits de l'oxydation de l'apomorphine. L'apomorphine s'est cependant révélée non génotoxique dans les études in-vivo
Les effets de l'apomorphine sur la reproduction ont été investigués chez le rat. Dans cette espèce, l'apomorphine n'est pas tératogène, mais il a été noté que des doses materno-toxiques peuvent produire une carence de soins maternels et des troubles respiratoires chez le nouveau-né.
Des études de carcinogénèse n'ont pas été réalisées.
Remarques particulièresIncompatibilités
Aucune étude d'incompatibilité n'ayant été menée, ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments.
Stabilité
Ne pas utiliser ce médicament après la date de péremption indiquée sur l'emballage après «EXP.».
Après avoir ouverture et transvasement du médicament dans les seringues, réservoirs et kits de perfusion: la stabilité chimique et physique est démontrée pendant 7 jours à 25°C.
La solution pour perfusion ne contient pas d'agents conservateurs. Pour des raisons microbiologiques, la solution prête à l'emploi doit donc être utilisée immédiatement tant que la méthode d'ouverture et la manipulation ultérieure excluent tout risque de contamination microbiologique. Le respect du délai de conservation après ouverture et des conditions de conservation est de la responsabilité de l'utilisateur.
Produit destiné à un usage unique. Le contenu non utilisé doit être éliminé.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver à plus de 25°C. Ne pas conserver au réfrigérateur ni congeler.
Conserver les flacons dans leur emballage afin de protéger le contenu de la lumière.
Tenir hors de la portée des enfants.
Pour les conditions de conservation après ouverture, voir le paragraphe Stabilité ci-dessus.
Remarques concernant la manipulation
Ne pas utiliser le flacon si la solution a pris une coloration verdâtre, si elle est trouble ou si elle présente des particules.
Perfusion continue et utilisation d'une mini-pompe ou d'un pousse-seringue
Le choix de la mini-pompe et/ou du pousse-seringue, ainsi que l'adaptation de la posologie sont des décisions qui doivent être prises par le médecin en fonction des besoins du patient.
Numéro d’autorisation67125 (Swissmedic).
PrésentationDacepton 5 mg/ml flacon avec solution de perfusion: 5 [B]
Titulaire de l’autorisationMedius AG, 4132 Muttenz.
Mise à jour de l’informationOctobre 2020.
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