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Information professionnelle sur Ropivacain - Fentanyl Sintetica:Sintetica SA
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Ropivacaini hydrochloridum ut Ropivacaini hydrochloridum monohydricum, Fentanylum ut Fentanyli citras
Excipients
Natrii chloridum, Natrii hydroxidum 0.1N (pour ajustement du pH), Aqua ad iniectabilia
1 ml de solution pour perfusion contient 3.39 mg de sodium

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de douleurs aiguës chez l’adulte:
- en perfusion épidurale continue pour l'analgésie post-opératoire
- en perfusion épidurale continue pour l'analgésie en cours d'accouchement.

Posologie/Mode d’emploi

Phase de test
Les injections intravasculaires doivent être évitées, afin de prévenir des réactions de toxicité aiguë.
Pour éviter une injection intravasculaire, il est conseillé de procéder prudemment à une aspiration avant et pendant l’injection (dose principale).
Les fonctions vitales du patient doivent être attentivement surveillées et le contact verbal doit être maintenu. Avant d’administrer une dose épidurale, il est conseillé d’injecter auparavant une dose de test de 3–5 ml de lidocaïne 1–2% avec de l’adrénaline. Une injection intravasculaire ou intrathécale accidentelle peut être identifiée par une augmentation transitoire de la fréquence cardiaque ou des signes d’un bloc spinal. Si des symptômes de toxicité apparaissent (voir aussi sous « Surdosage »), l’injection doit être interrompue immédiatement.
Posologie usuelle (Adultes)
Il convient d'appliquer la dose la plus faible permettant d'induire une analgésie efficace.
Lors du calcul de la posologie pour l'analgésie postopératoire, il convient de prendre en compte l'utilisation d'anesthésiques et d'opioïdes locaux peropératoires. Lorsque des blocs prolongés sont utilisés, soit par perfusion continue ou par des injections en bolus à répétition, les risques d'atteinte des concentrations plasmatiques toxiques ou des lésions nerveuses locales doivent être pris en compte. L'expérience dont on dispose à ce jour nous enseigne qu'une dose cumulative jusqu'à 800 mg de ropivacaïne, répartie sur 24 heures, est bien tolérée chez les adultes dans la chirurgie et l'analgésie postopératoires. Au cours d'études cliniques, des perfusions péridurales avec ropivacaïne 2 mg/ml seul ou en association à Fentanyl 1 à 4 μg/ml ont été administrées pendant 72 heures au maximum pour le traitement postopératoire de la douleur. Ropivacaïne 2 mg/ml (6 à 14 ml/heure) a permis de limiter la douleur de manière suffisante chez la plupart des patients. L'association de ropivacaïne et de fentanyl combat la douleur plus efficacement mais provoque des effets secondaires opioïdes.
Les antécédents cliniques et l'état physique général du patient sont importants pour le calcul de la dose indiquée.
Les doses indiquées dans le tableau ci-dessous sont considérées comme les doses recommandées à appliquer chez l'adulte de poids moyen. L’expérience du clinicien et sa connaissance de l’état physique du patient sont importantes pour décider de la dose.

Traitement des douleurs aiguës

Concentration en
Ropivacaine [mg/ml]

Dose

Volume [ml/h]

Ropivacaine [mg/h]

Fentanil [μg/h]

Analgésie épidurale

Perfusion continue p. ex

douleurs de l’accouchement et
douleurs postopératoires

2

6-14

12-28

12-28

1

6-14

6-14

12-28

Patients avec poids inférieur à 50 kg
Chez les adultes dont le poids est inférieur à 50 kg, il existe un risque de surdosage. Chez ces patients la dose initiale est habituellement plus faible.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Chez les patients avec une perfusion hépatique diminuée ou une insuffisance hépatique, il convient de réduire les doses en cas de perfusion continue.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients avec une insuffisance rénale, une réduction de la dose devrait être envisagée.
Patients âgés
Réduire les doses chez les patients âgés ou affaiblis. Bien que l'on n'ait pas observé d'allongement de la demi-vie plasmatique du fentanil chez les patients âgés, les modifications des paramètres cardiovasculaires qu'il peut induire sont plus fréquents chez eux.
Enfants et adolescents
Ropivacain - Fentanyl Sintetica ne devrait pas être administrée chez des enfants et l’adolescent.
Objectifs thérapeutiques et interruption du traitement
Avant le début du traitement par Ropivacain-Fentanyl Sintetica, une stratégie thérapeutique incluant la durée et les objectifs du traitement doit être convenue avec le patient conformément aux lignes directrices relatives au traitement de la douleur. Pendant le traitement, le médecin et le patient doivent entretenir un contact régulier afin d'évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, d'envisager l’arrêt du médicament et éventuellement d'adapter la posologie. Si un patient n'a plus besoin du traitement par Ropivacain-Fentanyl Sintetica, il est conseillé de réduire progressivement la dose afin d'éviter des symptômes de sevrage (voir rubrique « Mises en garde et précautions » ). En cas de contrôle insuffisant de la douleur, il convient d'envisager la possibilité d'une accoutumance (tolérance) ou d'une progression de la maladie sous-jacente (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).

Contre-indications

- Hypersensibilité au principe actif ropivacaïne ou aux anesthésiques locaux de type amide
- Hypersensibilité au principe actif fentanyl ou aux autres opioïdes.
- Etats de choc
- Le fentanyl ne doit pas être utilisé sur des patients susceptibles de dépression respiratoire ou dont la réserve respiratoire est considérablement diminuée (p. ex. les patients comateux qui peuvent avoir des blessures à la tête ou une tumeur au cerveau).
- Les contre-indications relatives à l’anesthésie épidurale doivent être prises en compte (par exemple, états de choc, infection du site d’injection, coagulopathie, autresanomalies de la coagulation, traitement avec des anticoagulants, troubles du système nerveux or lésion neurologique préexistants) .

Mises en garde et précautions

Ropivacaïne
La prudence est de mise en cas des affections du myocarde, de diabète, de traitement anticoagulant, ou d'insuffisance rénale ou hépatique.
Il faut toujours choisir la dose et la concentration la plus faible permettant d’obtenir un bloc nerveux efficace.
Les méthodes d’anesthésie et analgésie régionale ne devraient être utilisées qu’en des endroits disposant d’un équipement approprié et du personnel compétent. L’équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et, en cas d’urgence, à la réanimation du patient doivent être à disposition immédiate.
Le médecin responsable doit disposer de la formation et de l’expérience adéquates pour le diagnostic et le traitement d’éventuels effets indésirables, d’une toxicité systémique, et d’autres complications (voir « Surdosage »).
Bien qu'une analgésie soit souvent indiquée chez les patients dont l'état général est insatisfaisant (en raison de facteurs dus à l'âge ou d'autres facteurs qui agissent sur leur santé , tels qu'un bloc cardiaque partiel ou complet, une affection hépatique au stade avancé ou une insuffisance rénale grave), ces patients requièrent précisément une attention soutenue.
Après l’administration épidurale, un bloc sympathique haut ou une propagation intracrânienne de l’anesthésique local peut parfois provoquer, enparticulier chez les femmes enceintes, un syndrome de Horner caractérisé par unmyosis, une blépharoptose et une anhidrose. Ce syndrome estspontanément résolutif à l’arrêt du traitement. Une surveillance attentive des patients sous anesthésie péridurale est néanmoins recommandée afin deprévenir le risque potentiel d’arrêt cardiocirculatoire résultant d’un bloc sympathique haut.
Les patients traités par des anti-arythmiques de classe III (comme par ex. l’amiodarone) doivent être surveillés et un examen par ECG doit être pris en considération car les effets cardiaques peuvent être additifs.
Des cas d’arrêt cardiaque lors d’administration épidurale ou avec de la ropivacaïne ont été rarement rapportés, notamment en cas d’administration intravasculaire involontaire chez le patient âgé et chez le patient ayant une coronaropathie préexistante. Dans certains cas, une réanimation s’est révélée difficile. En cas d’arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
Etant donné que la ropivacaïne est métabolisée dans le foie, une prudence particulière est de mise chez les patients souffrant d’affections hépatiques sévères. Lors d’administrations répétées, il convient d’envisager une réduction adéquate de la dose en raison de l’élimination ralentie. Normalement, aucune adaptation de la dose n’est nécessaire pour une dose unique ou lors d’un traitement de courte durée chez les patients dont la fonction rénale est réduite. Une acidose et des concentrations réduites de protéines plasmatiques peuvent augmenter le risque de toxicité systémique chez les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique (voir «Posologie/Mode d’emploi»)..
Les analgésies épidurales peuvent provoquer une hypotension et une bradycardie.
Le risque de réactions de ce type peut être réduit, p. ex. par un remplissage vasculaire préalable ou par l’injection d’un agent vasopresseur. Une hypotension sera traitée immédiatement par, p. ex. une injection IV de 5 à 10 mg d’éphédrine, que l’on répétera en cas de nécessité.
Les bradycardies doivent être traitées par l’administration de 0,5-1 mg d’atropine en IV.
Suivant la posologie et l'intervalle entre les doses, en particulier aussi dans les analgésies épidurales continues, les injections à répétition peuvent produire une accumulation de l'anesthésique local et, par conséquent , un risque de toxicité. Après plusieurs injections, on observe une tachyphylaxie; ce phénomène est observé principalement au cours d'anesthésies épidurales de longue durée.
Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités par des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (p.ex. fluvoxamine, énoxacine, voir « Interactions »).
Chez les patients souffrants d’une porphyrie aiguë, ropivacaine ne doit être administré que dans les cas urgents, car il pourrait avoir des effets porphyrinogènes. Il convient donc de prendre des mesures de précaution appropriées chez les patients à risque.
Fentanyl
Dépendance médicamenteuse et potentiel d’abus
L’utilisation répétée d’opioïdes peut entraîner le développement d’une tolérance et d’une dépendance physique et/ou psychique. On peut observer l’apparition d’une dépendance iatrogène après l’utilisation d’opioïdes. Comme d’autres opioïdes, Ropivacain-Fentanyl Sintetica peut faire l’objet d’abus et il convient de surveiller les signes d’abus et de dépendance chez tous les patients recevant des opioïdes. Les patients présentant un risque accru d’abus d’opioïdes peuvent cependant être adéquatement traités par des opioïdes, mais doivent faire l’objet d’une surveillance complémentaire pour détecter les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance. L’utilisation répétée de Ropivacain-Fentanyl Sintetica peut induire un trouble de l’usage d’opioïdes (TUO). L’abus ou le mésusage intentionnel de [nom de la préparation] peut conduire à un surdosage et/ou au décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou frères et soeurs) de troubles de l’usage de substances (y compris l’alcool), chez les fumeurs ou chez les patients présentant d’autres affections psychiques (p. ex. dépression majeure, troubles anxieux et troubles de la personnalité) dans l’anamnèse. Il convient de surveiller les signes d’un comportement addictif (drug-seeking behaviour) (p. ex. demandes prématurées de renouvellement d’ordonnance). Cela inclut le contrôle de l’utilisation concomitante d’opioïdes et de médicaments psychoactifs (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et symptômes de troubles de l’usage d’opioïdes, la consultation d’un spécialiste des addictions doit être envisagée.
Dépression respiratoire
Comme pour tous les opioïdes, l'utilisation de Ropivacain-Fentanyl Sintetica comporte un risque de dépression respiratoire cliniquement significative. Si elle n'est pas détectée et traitée immédiatement, une dépression respiratoire peut conduire à un arrêt respiratoire et au décès. En fonction de l'état clinique du patient, le traitement d'une dépression respiratoire peut inclure une surveillance étroite, des mesures de soutien et l'administration d'antagonistes des opioïdes. Noter cependant que la dépression respiratoire peut durer plus longtemps que l'action de l'antagoniste. Elle peut aussi, en cas d'analgésie profonde, se prolonger dans la phase postopératoire ou s'y manifester à nouveau. C'est pourquoi il faut surveiller les patients sans relâche, et disposer d'un antagoniste des opioïdes et d'un équipement de réanimation.Toute hyperventilation pendant l'anesthésie peut influer sur la respiration en phase postopératoire. Une dépression respiratoire grave, engageant le pronostic vital ou d'issue fatale peut survenir à tout moment du traitement, mais le risque est maximal au début du traitement et après une augmentation posologique.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L'utilisation d’opioïdes majore le risque d'ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d'ACS, une réduction de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.
Utilisation concomitante de substances ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central
L'utilisation concomitante d'opioïdes et de benzodiazépines ou d'autres substances ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central (SNC) peut entraîner une sédation importante, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. Étant donné ces risques, il ne faut administrer de manière concomitante des opioïdes et des benzodiazépines ou d'autres médicaments ayant un effet dépresseur sur le SNC que chez les patients pour lesquels aucune autre option de traitement n'est envisageable. Si l'on décide de prescrire Ropivacain-Fentanyl Sintetica en même temps que des benzodiazépines ou d'autres médicaments ayant un effet dépresseur sur le SNC, il convient d'opter pour la posologie minimale efficace et la plus courte durée possible de traitements concomitants. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter les signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation (voir rubrique « lnteractions »).
Exposition accidentelle
Les patients et les aidants doivent être avertis que Ropivacain-Fentanyl Sintetica contient un principe actif dans une concentration qui peut être fatale, notamment pour les enfants. Il convient donc de les inviter à conserver toutes les unités de dose hors de portée des enfants et à éliminer correctement toute unité entamée ou non utilisée.
Syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né
L'utilisation prolongée de Ropivacain-Fentanyl Sintetica pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né qui peut engager le pronostic vital s'il n'est pas détecté et traité en temps opportun. Le traitement doit être mené selon les protocoles mis en place par les spécialistes de néonatologie. S'il est nécessaire d'utiliser des opioïdes chez une femme enceinte pendant une période prolongée, il convient d'informer la patiente du risque de syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né et de s'assurer que le traitement adapté est disponible, le cas échéant.
Hyperalgésie
L'hyperalgésie induite par les opioïdes survient lorsqu'un analgésique à base d'opioïdes entraîne paradoxalement une augmentation des douleurs ou de la sensibilité à la douleur. Cet état se distingue du développement d'une tolérance, qui nécessite l'administration de doses supérieures d'opioïdes pour maintenir un certain effet. Les symptômes de l'hyperalgésie induite par les opioïdes incluent notamment une augmentation des douleurs en cas d'élévation de la dose d'opioïdes, une diminution des douleurs en cas de réduction de la dose d'opioïdes ou des douleurs en cas de stimuli normalement non douloureux (allodynie). En cas de suspicion d'hyperalgésie induite par les opioïdes, il convient d'envisager de réduire la dose d'opioïdes ou de faire une rotation d'opioïdes.
Des mouvements myocloniques non épileptiques peuvent survenir.
Le fentanyl peut provoquer une rigidité musculaire (et thoracique), qui peut être évitée par les mesures suivantes: une benzodiazépine en prémédication et l'administration de myorelaxants.
Une bradycardie ou parfois une asystolie peut survenir lorsque le patient n'a pas reçu suffisamment d'anticholinergique, ou bien lorsque le fentanyl est associé à un myorelaxant non vagolytique. L'atropine peut traiter la bradycardie.
Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension, surtout en cas d'hypovolémie. Prendre les mesures appropriées pour stabiliser la pression artérielle.
Eviter l'injection en bolus rapide chez les patients à l'élasticité des vaisseaux cérébraux, réduite: chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle entraîne généralement une brève réduction de la pression de perfusion cérébrale.
Il est conseillé de réduire la posologie des patients âgés ou fragiles. Doser prudemment les opioïdes chez les patients porteurs des maladies suivantes: hyperthyroïdie non traitée, pneumopathie, réserve respiratoire réduite, alcoolisme, insuffisance hépatique ou rénale. Ces patients nécessitent aussi une plus longue surveillance postopératoire. Le risque d'hypotonie augmente en cas d'utilisation simultanée de fentanyl avec un neuroleptique. Les neuroleptiques peuvent par ailleurs provoquer des symptômes extrapyramidaux, qu'un antiparkinsonien peut traiter.
La prudence est recommandée lors de l'administration concomitante avec de médicaments influençant les systèmes de neurotransmetteurs sérotoninergiques.
Un syndrome sérotoninergique potentiellement fatal peut se développer lors de l'utilisation concomitante de médicaments sérotoninergiques tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) et de médicaments influençant le métabolisme de la sérotonine (dont les inhibiteurs de la monoamine oxydase [inhibiteurs de la MAO]), même en cas d'utilisation à la dose recommandée.
Le syndrome sérotoninergique peut se traduire par des modifications de l'état psychique (p.ex. excitabilité, hallucinations, coma), une instabilité du système nerveux autonome (p.ex. tachycardie, fluctuations de la pression artérielle, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (p.ex. hyperréflexie, manque de coordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (p.ex. nausées, vomissements, diarrhée). En cas de suspicion d'un syndrome sérotoninergique, le traitement par Ropivacain-Fentanyl Sintetica doit immédiatement être arrêté.
lnsuffisance surrénale
Les opioïdes peuvent provoquer une insuffisance surrénale réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d'une insuffisance surrénale peuvent notamment inclure des nausées, des vomissements, une perte d'appétit, de la fatigue, une faiblesse, des vertiges ou une pression artérielle basse.
Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine
L'utilisation à long terme d'opioïdes peut être associée à une diminution des taux d'hormones sexuelles et à une augmentation du taux de prolactine. Les symptômes incluent une baisse de la libido, une impuissance ou une aménorrhée.
Spasme du sphincter d’Oddi/pancréatite
Les opioïdes peuvent provoquer un dysfonctionnement et un spasme du sphincter d’Oddi, ce qui augmente la pression intrabiliaire et le risque de symptômes des voies biliaires et de pancréatite.
Ce médicament contient 3.39 mg de sodium par ml, ce qui équivaut à 0.2% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

Interactions

Ropivacaïne
Aucune étude spécifique sur les interactions médicamenteuses n’a été effectuée.
La ropivacaïne devrait être utilisée avec prudence chez les patients traités par d’autres anesthésiques locaux, ou d’autres principes actifs de structure apparentée aux anesthésiques de type amide (antiarythmique p.ex. lidocaïne et mexilétine), étant donné que leurs effets toxiques systémiques sont additifs. Aucune étude d’interaction spécifique entre la lidocaïne et les anti- arythmiques de classe III (par ex. l’amiodarone) n’a été effectuée. La prudence est toutefois recommandée (voir « Mises en garde et précautions »).
L’administration concomitante de ropivacaïne et de narcotiques ou d’opiacés est susceptible de renforcer leurs effets réciproques, principaux ou secondaires. Chez les volontaires sains, une réduction de près de 70% de la clearance de la ropivacaïne a été notée en cas d’administration concomitante de fluvoxamine, un puissant inhibiteur du CYP1A2. Une administration au long cours de ropivacaïne devrait donc être évitée chez les patients traités par fluvoxamine et énoxacine (voir «Mises en garde et cautions»).
Fentanyl
Effet d’autres médicaments
Médicaments dépresseurs du système nerveux central (SNC)
L'utilisation concomitante d'autres médicaments ayant un effet sur le SNC, p. ex. d'autres opioïdes, les sédatifs comme les benzodiazépines ou les hypnotiques, les anesthésiques généraux, la phénothiazine, les tranquillisants, les myorelaxants, les antihistaminiques avec effet sédatif, les gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) et l'alcool, peut avoir des effets dépresseurs additifs qui peuvent conduire à une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation importante ou un coma, et même parfois être d'issue fatale (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).
Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (inhibiteurs du CYP3A4)
Le fentanyl est une substance soumise à une clearance élevée. Il est métabolisé rapidement et de façon extensive, principalement par le CYP3A4.
Le ritonavir, l'un des inhibiteurs les plus puissants du CYP3A4, administré oralement, réduit la clairance du fentanyl et prolonge sa demi-vie. Si le fentanyl est administré en même temps qu'un inhibiteur puissant du CYP3A4 comme le ritonavir, le patient doit être surveillé et suivi spécialement.
Inhibiteurs de la monoamine oxydase (inhibiteurs de la MAO)
Il est recommandé d’interrompre l’administration d’un inhibiteur de la monoamine oxydase deux semaines avant tout geste chirurgical ou anesthésique.
Substances sérotoninergiques
Un syndrome sérotoninergique peut survenir en cas d'administration concomitante d'opioïdes avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) ou des principes actifs sérotoninergiques comme les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques. Parmi les symptômes d'un syndrome sérotoninergique figurent les modifications de l'état de conscience, l'instabilité du système nerveux autonome, les anomalies neuromusculaires et/ou les symptômes gastro-intestinaux.
Effets sur d'autres médicaments
En cas d'utilisation simultanée fentanyl et d'étomidate, la clairance plasmatique totale et le volume de distribution de l'étomidate diminuent d'un facteur 2 à 3, tandis que la demi-vie n'est pas modifiée.
L'utilisation simultanée de fentanyl et de midazolam intraveineux entraîne une augmentation de la demi-vie plasmatique terminale et une diminution de la clairance plasmatique du midazolam.
La posologie de ces médicaments devra éventuellement être réduite en cas d'utilisation simultanée avec fentanyl.

Grossesse, Allaitement

Grossesse
On ne dispose pas d’études cliniques chez la femme enceinte. Dans ces conditions le médicament ne devrait être administré qu’en cas de nécessité absolue.
L'utilisation prolongée de Ropivacain-Fentanyl Sintetica pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né qui peut engager le pronostic vital s'il n'est pas détecté et traité en temps opportun. Le traitement doit être mené selon les protocoles mis en place par les spécialistes de néonatologie. S'il est nécessaire d'utiliser des opioïdes chez une femme enceinte pendant une période prolongée, il convient d'informer la patiente du risque de syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né et de s'assurer que le traitement adapté est disponible, le cas échéant (voir également rubrique « Mises en garde et précautions »).
Il est toutefois à noter que l'utilisation épidurale de la ropivacaïne-fentanyl pour l’anagésie en cours d’accouchement est bien documentée (voir « Indications/Possibilités d’emploi »). Dans une étude en utilisant la combination et réalisée sur 279 nouveau-nés, le nombre de nouveau-nés avec un score Apgar <7 à 1 et 5 minutes était respectivement de 44 (15,8%) et 11 (3,9%). Même si la sécurité de l'association pour les nouveau-nés a été confirmée dans d'autres études cliniques utilisant une concentration comparable en obstétrique, une absence totale de risques ne peut être assurée.
Ropivacaine
En revanche, l’utilisation de la ropivacaïne en obstétrique (anesthésie ou analgésie) est établie.
On n’a pas observé d’effets négatifs chez le nouveau-né.
Des études sur l’animal ont montré qu’elle n’exerce aucun effet toxique direct ou indirect sur la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, lanaissance ou le développement postnatal (voir «Données précliniques»).
Fentanyl
Aux stades précoces de la grossesse, le fentanyl franchit la barrière placentaire, et les centres respiratoires du foetus sont très sensibles à l'action des morphinomimétiques. Les études cliniques montrent que à fortes doses le fentanyl peut provoquer un risque de dépression respiratoire chez le fœtus Les études précliniques ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»).
Accouchement
Ropivacaine
En cas de césarienne, l’administration intrathécale n’a pas été documentée.
Allaitement
Les mères ne devront pas allaiter ni utiliser de lait recueilli au moyen d'un tire-lait dans les 24 heures suivant l'utilisation de Ropivacain-Fentanyl Sintetica, à cause de possible effet analgésique sur le nouveau-né.
Ropivacaine
Aucune étude n'a été réalisée concernant l'éventuel passage de la ropivacaïne ou de ses métabolites dans le lait maternel. Pendant l’allaitement, l’enfant est exposé à des concentrations de ropivacaïne beaucoup moins élevées qu’in utero, pendant la naissance sous anesthésie régionale/analgésie induite par ropivacaïne.
Fentanyl
Le fentanyl passe dans le lait maternel et peut avoir des effets sédatifs et/ou entraîner des dépressions respiratoires chez le nourrisson allaité.
Fertilité
On ne dispose pas d’études cliniques quant aux effets de Ropivacain-Fentanyl Sintetica sur la fertilité. Les études sur animaux avec le fentanyl ont montré une toxicité sur les fonctions de reproduction (voir «Données précliniques»). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En fonction de la dose Ropivacain - Fentanyl Sintetica a une certaine influence sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines.

Effets indésirables

Ropivacaïne
Les effets indésirables de ropivacaïne sont semblables à ceux d’autres anesthésiques locaux de type amide.
Un blocage spinal total peut survenir sous tout anesthésique local, y compris sous ropivacaïne, lorsqu’une dose épidurale est appliquée accidentellement parvoie intrathécale ou lorsque la dose intrathécale administrée est trop élevée
Les effets indésirables les plus fréquents chez l’enfant sont les vomissements, les nausées et les prurit .
Les fréquences sont indiquées comme suit :
Très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), occasionnels (<1/100, ≥1/1’000), rares (<1/1'000, ≥1/10’000), très rares (<1/10’000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) .
Affections du système immunitaire
Rare : Réactions allergiques (réactions anaphylactiques, œdème de Quincke et urticaire)
Affections psychiatriques
Occasionnels : Etat d’anxiété
Affections du système nerveux
Fréquent : Paresthésie, céphalées , vertiges, diminution de la sensibilité tactile
Occasionnels : Symptômes de toxicité du SNC (convulsions, crises de type grand mal, crises d’épilepsie, photosensibilité, paresthésie circumorale, insensibilité de la langue, hyperacousie, acouphènes , troubles visuels, dysarthrie, spasmes musculaires, tremblements), syndrome de Horner, hypoesthésie
Rare : Neuropathie et troubles fonctionnels de la moelle épinière (par exemple syndrome de l’artère spinale antérieure, arachnoïdites, syndrome de la queue de cheval).
Fréquence inconnue : spasmes consécutifs à une injection intravasculaire accidentelle de 200 mg lors d’une tentative d’induire un bloc du plexus brachial
Affections cardiaques
Fréquent : Bradycardie, tachycardie,
Rare : Arrêt cardiaque, arythmie
Affections vasculaires
Très fréquent : hypotension (39%)
Fréquent : hypertension
Occasionnels : syncopes
Des réactions cardiovasculaires indirectes (hypotension, bradycardie) peuvent se manifester suite à une anesthésie épidurale, selon l’étendue du blocsympathique accompagnant celle-ci.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: dyspnée.
Affections gastro-Intestinales
Très fréquent : Nausée (24,1%), vomissements (12%)
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent : douleurs dorsale
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent : rétention urinaire.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent : température accrue, rigidité, frissons
Occasionnels : hypothermie
Fentanyl
Affections du système immunitaire
Occasionnels: réactions allergiques (anaphylaxie, bronchospasme, prurit, urticaire).
Très rares: Hypersensibilité (y compris choc anaphylactique, réaction anaphylactoïde et urticaire).
Affections psychiatriques
Très fréquents: somnolence.
Fréquents: confusion, dépressions, anorexie, angoisse, hallucinations.
Occasionnels: insomnie, agitation, euphorie, amnésie.
Fréquence inconnue: dépendance.
Affections du système nerveux
Fréquents: rigidité musculaire (également thoracique) mouvements myocloniques, vertige.
Très rares: Convulsions, perte de connaissance, myoclonies.
Affections cardiaques
Fréquents: bradycardie, tachycardie, hypotension.
Très rares: Arrêt cardiaque
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: apnée, dépression respiratoire.
Occasionnels: laryngospasme.
Fréquence inconnue: syndrome d’apnée centrale du sommeil.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: nausées, vomissements.
Fréquence inconnue: pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Fréquence inconnue: spasme du sphincter d’Oddi.
Affection de la peau et du tissu sous-cutané
Très rares: Prurit.
Lorsque le fentanyl est administré avec un neuroleptique, les effets indésirables suivants peuvent survenir: sensation de froid et/ou frissons, agitation, hallucinations postopératoires et symptômes extrapyramidaux (v. «Mises en garde et précautions»).
Comme pour les autres analgésiques opioïdes, une accoutumance, une dépendance physique et psychique peuvent se développer en cas d'utilisation répétée de fentanyl
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Ropivacaïne
Toxicité systémique aiguë
Les réactions toxiques systémiques peuvent inclure le système nerveux central et cardiovasculaire.
Ces réactions sont dues à des concentrations élevées d’anesthésiques locaux qui: sont administrés accidentellement par voie intravasculaire ou en surdosage ou sont anormalement vite absorbés par des régions fortement vascularisées (voir «Mises en garde et précautions»).
Les réactions SNC sont similaires pour tous les anesthésiques locaux de type amide, tandis que les réactions cardiaques dépendent davantage du médicament en termes de quantité et de qualité.
Des anesthésiques locaux administrés accidentellement par voie intravasculaire peuvent provoquer immédiatement (en l’espace de quelques secondes à quelques minutes) des réactions toxiques systémiques. En cas de surdosage, ces réactions apparaissent plus tardivement en raison de l’augmentation plus lente de la concentration sanguine des anesthésiques locaux (15–60 minutes après une injection).
Toxicité du système nerveux central
Evolue par étapes, avec des symptômes dont la gravité va croissant. Au début, les symptômes sont les suivants : photosensibilité, paresthésies circumorales, insensibilité de la langue, hyperacousie, acouphènes et troubles visuels. Une dysarthrie, des spasmes musculaires, des tremblements sont plus graves et peuvent précéder des convulsions générales. De tels signes ne doivent pas être confondus avec un comportement névrotique. Ils peuvent être suivis de perte de connaissance et de convulsions épileptiques (Grand Mal), lesquelles peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes.
L’élévation de l’activité musculaire et la gêne respiratoire provoquées par les spasmes entraînent rapidement l’apparition d’hypercapnie et d’hypoxie. Dans les cas graves, une apnée peut survenir. L’acidose augmente les effets toxiques des anesthésiques locaux.
La guérison intervient à la suite d’une redistribution de l’anesthésique local à partir du SNC, suivie de sa métabolisation et de son élimination. Si l’anesthésique n’a pas été injecté en grande quantité, la guérison peut intervenir rapidement.
Toxicité cardiovasculaire
Des effets sur le système cardio-vasculaire peuvent être observés dans les cas sévères. Les effets toxiques cardio-vasculaires sont généralement précédés par des signes de toxicité du système nerveux central. Chez un patient sous sédatifs puissants ou sous anesthésie générale, il est possible que les signes précurseurs du SNC soient absents ou que l’identification des signes précoces d’une toxicité soit difficile. De fortes concentrations systémiques d’anesthésiques locaux peuvent provoquer une hypotension, une bradycardie, des arythmies et même un arrêt cardiaque. On a observé dans de rares cas un arrêt cardiaque sans signes précurseurs du SNC.
Traitement de la toxicité aiguë
En cas de signes de toxicité systémique aiguë l’injection de l’anesthésique local doit être arrêtée immédiatement.
En présence de symptômes du SNC (convulsions, dépression du SNC), on visera les objectifs thérapeutiques suivants: Maintenir l’apport d’oxygène, stopper les convulsions et soutenir la circulation. Au besoin, on recourra à l’insufflateur et au masque ou initiera une intubation endotrachéale.
Un médicament spasmolytique doit être administré par voie i.v. si les convulsions ne disparaissent pas spontanément en l’espace de 15–20 secondes. Le thiopenthal sodique 1 à 3 mg/kg i.v. empêche rapidement les convulsions. Une autre possibilité est d’administrer du diazépam (0,1 mg/kg i.v.), bien que quel’installation de l’effet soit moins rapide. Des spasmes continus peuvent compromettre la respiration et l’apport d’oxygène du patient. L’injection d’un myorelaxant (p.ex. succinylcholine 1 mg/kg) arrêtera rapidement les convulsions de sorte à faciliter la respiration et permettre un contrôle de l’apport d’oxygène. Dans ces cas, une intubation intratrachéale doit être envisagée. Si une dépression cardio-vasculaire devient manifeste (hypotension, bradycardie), on donnera un sympathomimétique (par exemple éphédrine 5 à 10 mg i.v., répéter l’administration 2 à 3 minutes plus tard au besoin).
En cas de bradycardie, administrer de l’atropine (0,5–1 mg i.v.).
La dose d’éphédrine chez l’enfant doit être ajustée en fonction de l’âge et du poids corporel.
Lors d’une défaillance de la circulation, une réanimation cardiopulmonaire doit être faite rapidement : il est vital d’assurer un apport optimal d’oxygène et d’air (respiration artificielle), de stimuler la circulation et de traiter l’acidose.
En cas d’arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
Fentanyl
Signes et symptômes
Le surdosage se manifeste par un renforcement des effets pharmacologiques du fentanyl. Le tableau clinique se caractérise surtout par la dépression respiratoire, dont le degré dépend de la sensibilité individuelle et peut aller de la bradypnée à l'apnée.
Des cas de leucoencéphalopathie toxique ont été observés en cas de surdosage d'opioïdes.
Traitement
En cas d'hypoventilation ou d'apnée, procéder à une oxygénation avec ventilation contrôlée. En cas de dépression respiratoire, administrer un antagoniste spécifique comme la naloxone, et tenir compte du fait que la dépression respiratoire peut durer plus longtemps que l'effet de l'antagoniste. Il peut donc être nécessaire d'administrer plusieurs doses successives de l'antagoniste. Si la dépression respiratoire est associée à une rigidité musculaire, administrer un myorelaxant en i.v. pour faciliter la ventilation artificielle.
Surveiller étroitement le patient et faire attention à maintenir une température corporelle et un apport liquidien suffisants. Penser à une hypovolémie en cas d'hypotension sévère ou persistante; celle-ci sera corrigée par un remplissage vasculaire parentéral.

Propriétés/Effets

Code ATC
N01AH51
Ropivacaïne
Mécanisme d’action
La ropivacaïne est le premier anesthésique de type amide à action durable qui ait été développé sous la forme d’un énantiomère pur (énantiomère S-[-]).
La ropivacain a un effet anesthésique et analgésique.
Pharmacodynamique
Administrée à des concentrations élevées, ropivacaïne induit une anesthésie qui permet des interventions chirurgicales, tandis qu’à faible dose, il produit un blocage sensoriel (analgésie) accompagné d’un blocage moteur limité et non-progressif.
La durée et l’intensité du blocage induit par la ropivacaïne ne sont pas augmentées par l’adjonction d’adrénaline.
Comme d’autres anesthésiques locaux, la ropivacaïne induit un blocage réversible de la conduction sensorielle le long des fibres nerveuses en inhibant le flux des ions sodium à travers la membrane cellulaire des fibres nerveuses.
Les anesthésiques locaux peuvent avoir des effets semblables sur d’autres membranes excitables, p.ex. au niveau du cerveau ou du myocarde. Dans le cas où une grande quantité de ropivacaïne passe dans la circulation, des symptômes de toxicité procédant du système nerveux central et du système cardiovasculaire peuvent se manifester.
Les effets cardiovasculaires sont devancés par l’apparition de signes de toxicité émanant du système nerveux central (voir « Surdosage »), car les symptômes du système nerveux central peuvent déjà survenir sous l’effet de faibles concentrations plasmatiques. Des effets cardiovasculaires indirects(hypotension, bradycardie) peuvent survenir après une administration épidurale; ils dépendent toutefois du degré du bloc sympathique.
Efficacité clinique
Aucune donnée.
Fentanyl
Mécanisme d’action
Le fentanyl est un opioïde synthétique à effet μ-agoniste du groupe des phénylpipéridines.
Pharmacodynamique
Comme puissant analgésique réservé à l'anesthésie il est 100× plus efficace que la morphine et 700× plus efficace que la péthidine. Son effet de dépression respiratoire a une durée plus courte que celle de la méperidine. Le fentanyl inhibe la sensibilité à la douleur même lors de douleurs très intenses et induit une analgésie chirurgicale.
L'effet analgésique maximal survient déjà 2 à 3 minutes après l'injection intraveineuse et dure 30 à 60 minutes. Le degré d'analgésie est dose-dépendant, donc facile à régler.
Efficacité clinique
Le fentanyl se caractérise par des paramètres cardiovasculaires très stables. Des libérations d'histamine, manifestes sur le plan clinique, sont rares.
Comme tous les analgésiques morphiniques, le fentanyl peut provoquer une dépression respiratoire, une rigidité musculaire (en particulier thoracique), une bradycardie, de l'euphorie, un myosis ainsi que des effets cholinergiques. Au cours de la phase postopératoire, l'incidence des nausées et des vomissements est faible, et se trouve encore réduite par l'administration
d'un neuroleptique, en cas de neuroleptanalgésie.

Pharmacocinétique

Ropivacaïne
La ropivacaïne a un centre chiral et est un S-(-)-énantiomère pur.
Absorption
La concentration plasmatique de la ropivacaïne varie en fonction de la dose, de la zone d’application et du taux d’irrigation tissulaire au lieu d’injection. La ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la concentration plasmatique maximale est proportionnelle à la dose.
L’absorption de la ropivacaïne à partir de l’espace épidural suit un mode biphasique complet, chez l’enfant également. Les demi-vies des deux phases sont de l’ordre de 14 minutes, respectivement de 4 heures. Une augmentation de la concentration plasmatique totale a été observée pendant une perfusion épidurale et en interscalène continue. Celle-ci est liée à l’augmentation postopératoire du taux d’a1-glycoprotéine acide.
Les écarts ont été beaucoup plus faibles pour la concentration de la partie liée, c-à-d. ayant le plus d’activité pharmacologique, que pour la concentration plasmatique totale.
Distribution
La ropivacaïne possède un pKa de 8,1 et un coefficient de partition de 141 (25 °C n-octanol/solution-tampon phosphate pH 7,4).
A l’état d’équilibre, la ropivacaïne présente un volume de distribution de 47 litres (38–60) et une demi-vie finale de 1,8 heures après administration i.v. La ropivacaïne a un coefficient d’extraction hépatique d’environ 0,4 (0,2–0,6). Elle est principalement liée, dans le plasma, à l’a1-glycoprotéine acide; la fraction non liée est d’environ 6%, pour une fraction liée aux protéines plasmatiques s’élevant à 94%.
La ropivacaïne passe la barrière placentaire, et un équilibre des concentrations non-liées est atteint rapidement. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est moins élevé chez le fœtus que chez la mère (95% [nouveau-né = 30% de la mère]); il en résulte, pour le foetus, une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
Métabolisme
La ropivacaïne est principalement métabolisée dans le foie, surtout par hydroxylation aromatique en 3-hydroxy-ropivacaïne (métabolite principal) au moyen du cytochrome P4501A2; par N-désalkylation en pipécoloxylidide (PPX) au moyen du CYP3A4. Après une administration i.v. unique, près de 37% de la dose totale sont éliminés par les urines, sous forme de 3-hydroxyropivacaïne aussi bien libre que conjuguée. De faibles concentrations de 3-hydroxy-ropivacaïne ont été retrouvées dans le plasma. Moins de 3% de PPX et d’autres métabolites ont été éliminés par les urines. Les 3-hydroxy- et 4-hydroxy-ropivacaïne ont une efficacité anesthésique locale, bien qu’elle soit beaucoup plus faible que celle de la ropivacaïne.
Pendant une perfusion épidurale, les deux métabolites principaux, pipécoloxylidide (PPX) et 3-hydroxy-ropivacaïne, sont excrétés par les reins.
La concentration plasmatique totale de PPX s’élevait à environ la moitié de la dose de ropivacaïne administrée. Après une perfusion épidurale continue pendant 72 heures, la concentration moyenne de PPX libre était cependant 7–9 fois supérieure à la concentration de ropivacaïne libre.
Chez les rats, la valeur limite pour des concentrations plasmatiques de PPX libres toxiques pour le SNC était 12 fois plus élevée chez des rats que celle de ropivacaïne libre.
Il n’existe aucun indice en faveur d’une racémisation in vivo de la ropivacaïne.
Un modèle comparable des métabolites principaux a été observé chez les enfants âgés de plus de 1 an.
Élimination
La lente absorption est le facteur déterminant pour la vitesse d’élimination de la ropivacaïne (flip-flop). C’est la raison pour laquelle la demi-vie d’élimination après utilisation épidurale est plus longue qu’après administration intraveineuse (4,2 h vs 1,7 h).
La ropivacaïne présente une clearance plasmatique médiane totale de 440 ml/min, (387–501), une clearance plasmatique de 8 l/min pour le médicament non lié, et une clearance rénale de 1 ml/min.
Après administration intraveineuse, 86% de la dose sont éliminés par voie urinaire, dont seulement 1% environ sous forme non modifiée.
Le principal métabolite est la 3-hydroxy-ropivacaïne, qui est éliminée à raison d’environ 37% par les urines, en majorité sous forme conjuguée. L’élimination urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, désalkylée en N- ou en 4-hydroxy-, s’élève à 1–3%. Les formes conjuguées et non conjuguées de la 3-hydroxy-ropivacaïne ne se trouvent en concentrations détectables que dans le plasma.
Grossesse
La ropivacaïne passe la barrière placentaire et l’équilibre relatif à la fraction libre, non liée, est suspendu. La liaison aux protéines plasmatiques est moins élevée chez le foetus que chez la mère; il en résulte pour le foetus une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
Fentanyl
Absorption/Distribution
La pharmacocinétique du fentanyl peut être décrite avec un modèle en trois phases, avec une phase de distribution de 1.7 minutes, une redistribution de 13 minutes et une demi-vie d'élimination terminale de 219 minutes. Le volume de distribution est de 4 l/kg. Le fentanyl s'accumule dans les muscles et les graisses puis est libéré lentement dans le sang. La fraction de fentanyl libre augmente en même temps que l'ionisation du produit augmente. Des changements de pH peuvent affecter la distribution du fentanyl entre le plasma et le système nerveux central.L’absorption vasculaire du fentanyl est minimale après l’administration épidurale. Cependant, une pénétration rapide dans la dure-mère survient après l'administration épidurale lombaire. La concentration lombaire maximale moyenne de fentanyl était de 19,1 ng / ml environ 22 minutes après l’utilisation épidurale de fentanyl à 1 µg / kg.
Métabolisme/Elimination
Le fentanyl est essentiellement transformé dans le foie, métabolisé par CYP3A4; approximativement 75% de la dose intraveineuse est excrétée dans les urines, principalement sous la forme de métabolites inactifs, avec moins de 10% sous forme inchangée. Environ 9% de la dose se retrouve dans les matières fécales, principalement sous forme de métabolites.
Cinétique pour certains groupes de patients
Chez les malades dont le débit sanguin hépatique est diminué ou chez ceux souffrant d'une insuffisance hépatique prononcée, la clearance du fentanyl peut être réduite en conséquence son élimination retardée.
Chez les insuffisants rénaux, aucun cas d'élimination retardée n'a été observé jusqu'à ce jour.
Patients adultes souffrant de brûlures
Une augmentation de la clearance de jusqu'à 44% et une augmentation du volume de distribution entraînent une diminution de la concentration plasmatique de fentanyl. Une dose de Fentanyl Sintetica plus élevée peut donc le cas échéant s'avérer nécessaire.
Patients en surpoids
En cas de surpoids, la clearance du fentanyl augmente. Chez des patients avec un IMC >30, la clearance du fentanyl augmente d'environ 10% par 10 kg de masse maigre.

Données précliniques

Le potentiel toxique de la combinaison des principes actifs, ropivacaïne et fentanyl, n’a pas été évalué dans des études précliniques réglementaires. Il existe toutefois des données sur les deux principes actifs contenus dans Ropivacain-Fentanyl Sintetica.
Ropivacaïn
Pharmacologie de sécurité
Des études sur la sécurité in vitro et sur l’animal n’ont révélé aucun risque pour l’humain en ce qui concerne la mutagénicité après administration uniqueet répétée, et la reproduction. Du point de vue de la sécurité pharmacologique, des symptômes SNC (convulsions précédant les effets cardiovasculaires)et une cardiotoxicité – un peu moins marqués que sous bupivacaïne – sont probables à des doses excessives.
La cardiotoxicité peut se traduire par une conduction ralentie, un effet inotrope négatif ainsi que des arythmies dose-dépendantes et un arrêt cardiaque.Les effets survenant à des doses intraveineuses élevées peuvent être évités par les mesures d’urgence correspondantes. Des brebis en gestation n’ontpas présenté de sensibilité accrue aux effets toxiques de la ropivacaïne par rapport à des animaux non gravides. Fentanyl
Le fentanyl est caractérisé par un large spectre thérapeutique. Chez les rats, le quotient de la dose létale par la dose effective (rapport LD50/ED50) vaut environ 282, en comparaison à 69 pour la morphine, et 5 pour la péthidine.
Mutagénicité
Les tests invitro de mutagénicité sur les bactéries et les tests in-vivo sur les rongeurs ont été négatifs avec le fentanyl.
Carcinogénicité
Dans une étude de carcinogénicité d'une durée de 2 ans, le fentanyl n'a pas entraîné d'augmentation de la survenue de tumeurs chez le rat. Dans cette étude, les doses sous-cutanées administrées ont atteint jusqu'à 33 μg/kg/jour chez le rat mâle et jusqu'à 100 μg/kg/jour chez le rat femelle, ce qui a correspondu aux doses maximales tolérées chez les animaux mâles et femelles.
Toxicité sur la reproduction
Des études sur les rats femelles ont montré non seulement une mortalité embryonnaire mais aussi une fertilité diminuée. Ces résultats sont liés à la toxicité pour la mère et ne dépendent pas d'un effet direct de la préparation sur le développement de l'embryon.
Les études de toxicité sur le développement embryo-fœtal menées chez le rat et le lapin n'ont révélé aucune malformation induite par le composé ni aucune variation du développement lorsqu'elles ont été administrées au cours de la période d'organogenèse. Le fentanyl passe dans le lait maternel.

Remarques particulières

Incompatibilités
Ce médicament ne peut être mélangé qu’aux médicaments mentionnés sous Remarques concernant la manipulation.
Conservation
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Conservation après ouverture
La préparation ne contient pas de conservateur. Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l’emploi doit être utilisée immédiatement après ouverture.
Les poches pour perfusion épidurale sont prévues pour une utilisation qui ne doit pas dépasser 24 heures.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Ne pas congeler.
Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
N’utiliser que des solutions limpides et des emballages intacts.
Le pH de la solution injectable Ropivacain-Fentanyl Sintetica se situe entre 4,0 et 6,0.La solubilité de la ropivacaïne à un pH supérieur à 6 est limitée. Il faut en tenir compte lors de l’adjonction de solutions alcalines (p.ex. carbonates), vu qu’à des valeurs de pH élevées, une précipitation peut se produire.

Numéro d’autorisation

67655 (Swissmedic)

Présentation

Ropivacain 1 mg/ml + Fentanyl 2 mcg/ml, 10 x100ml poche pour perfusion en polypropylène [A]
Ropivacain 2 mg/ml + Fentanyl 2 mcg/ml, 5 x 250ml poche pour perfusion en polypropylène [A]

Titulaire de l’autorisation

Sintetica SA, 6850 Mendrisio.

Mise à jour de l’information

Mai 2024

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