Données précliniquesComme cela a été démontré dans différentes espèces et pour diverses voies d’administration, le difumarate d’émédastine ne présente qu’une faible toxicité aiguë. Aucune réaction locale ou systémique significative d’un point de vue clinique n’a été observée lors des études à long terme effectuées lors de l’utilisation topique chez le lapin.
Des infiltrats de cellules mononucléaires dans le limbe cornéen ont été observés chez 1 des 4 singes mâles traités par 0,5 mg/ml, ainsi que chez 4 des 4 singes mâles et chez 1 des 4 singes femelles traités par 1,0 mg/ml. Des infiltrats de cellules mononucléaires dans la sclérotique ont été mis en évidence chez 1 des 4 singes mâles et chez 1 des 4 singes femelles traités par 0,5 mg/ml ainsi que chez 2 des 4 animaux mâles et chez 1 des 4 animaux femelles traités par 1,0 mg/ml de solution. Les pics plasmatiques moyens ont été respectivement de 1 ng/ml et de 2 ng/ml pour 0,5 et 1,0 mg/ml.
Il a été montré que l’émédastine augmente l’intervalle QT chez le chien; le NOEL (no observed effect level) a correspondu à des concentrations 23 fois supérieures à celles obtenues chez les patients (7 ng/ml par rapport à 0,3 ng/ml qui est la limite de détection de l’émédastine).
Mutagénicité
Au cours d’une série type d’essais de génotoxicité in vitro et in vivo, le difumarate d’émédastine ne s’est pas avéré génotoxique.
Carcinogénicité
Des études menées chez la souris et le rat n’ont pas montré d’effet carcinogène du difumarate d’émédastine.
Toxicité sur la reproduction
Dans une étude de tératologie menée chez le rat, des effets fœtotoxiques, mais non tératogènes ont été observés après administration de la plus forte dose évaluée (140 mg/kg/jour); aucune modification n’a été mise en évidence à un plus faible dosage (40 mg/kg/jour), lequel est bien supérieur au dosage thérapeutique recommandé. Dans une étude chez le lapin, aucun effet toxicologique sur la reproduction n’a été observé.
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