Mises en garde et précautionsHémorragies
Des événements hémorragiques graves et mortels sont survenus chez des patients atteints d’hémopathies malignes et traités par BRUKINSA. Des événements hémorragiques de grade 3 ou plus, y compris des hémorragies intracrâniennes et gastro-intestinales, une hématurie et un hémothorax, ont été observés chez 5% des patients traités par BRUKINSA en monothérapie et chez moins de 1% des patients traités en association avec obinutuzumab. Des événements hémorragiques de tous grades, notamment des purpuras et des pétéchies, sont survenus chez 51% des patients atteints d’hémopathies malignes traités par BRUKINSA en monothérapie et chez 32% des patients traités par Brukinsa en association avec obinutuzumab.
BRUKINSA peut augmenter le risque de saignement chez les patients recevant des antiplaquettaires ou des anticoagulants. Les patients ayant récemment subi un AVC ou une hémorragie intracrânienne, ou nécessitant de la warfarine ou d’autres antagonistes de la vitamine K, ont été exclus des études cliniques portant sur BRUKINSA. La warfarine ou d’autres antagonistes de la vitamine K ne doivent pas être administrés en même temps que BRUKINSA.
Les patients devraient être surveillés pour détecter tout signe d’hémorragie. Les événements hémorragiques devraient être traités par des mesures de soutien, notamment des transfusions, et si nécessaire par des soins spécialisés. La posologie devrait être réduite ou le traitement interrompu ou arrêté si nécessaire (voir Posologie/Mode d’emploi). Le traitement devrait être interrompu pour toute survenue d’hémorragie intracrânienne.
À prendre en compte lors d’interventions chirurgicales
Selon le type d’opération et le risque hémorragique du patient, il faut envisager de suspendre l’administration de BRUKINSA pendant la période de 3 à 7 jours précédant et suivant une intervention chirurgicale.
Infections
Des infections mortelles ou non (notamment infections bactériennes, virales, mycosiques ou sepsis) ainsi que des infections opportunistes (par ex., des infections virales herpétiques, cryptococciques, à Aspergillus et à Pneumocystis jiroveci), sont survenues chez des patients atteints d’hémopathies malignes et traités par BRUKINSA en monothérapie. Des infections sont survenues chez 71% des patients. Des infections de grade 3 ou plus ont été observées chez 26% des patients traités par BRUKINSA en monothérapie. Des infections sont survenues chez 58% des patients traités par BRUKINSA en association avec obinutuzumab, dont des infections de grade 3 ou supérieur chez 26% d’entre eux. L’infection de grade 3 ou plus la plus fréquente était une pneumonie. Des infections dues à une réactivation du virus de l’hépatite B (VHB) sont également apparues. Avant d’initier le traitement par BRUKINSA, le statut du VHB des patients doit être établi. Une consultation chez un médecin expert en maladie hépatique est recommandée pour les patients dont le test du VHB est positif ou dont la sérologie pour l’hépatite B est positive, avant d’initier le traitement. Il convient de surveiller et prendre en charge les patients, conformément aux traitements recommandés, afin de prévenir une réactivation de l’hépatite B.
Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) ont été rapportés sous traitement par inhibiteurs de la kinase de Bruton, dont des cas d’issue fatale chez des patients ayant reçu un traitement immunosuppresseur antérieur ou concomitant.
Chez les patients présentant un risque accru d’infection, une prophylaxie conforme aux normes de soins doit être envisagée. Les patients devraient être surveillés pour détecter tout signe ou symptôme d’infection et être traités en conséquence.
Deuxièmes tumeurs malignes primaires
Chez 15% des patients atteints de tumeurs hématologiques malignes et traités par BRUKINSA en monothérapie et 8% des patients traités par l’association BRUKINSA et obinutuzumab, des tumeurs malignes primaires secondaires sont apparues, y compris des carcinomes autres que des carcinomes cutanés. La tumeur maligne primaire secondaire la plus fréquente était le cancer de la peau (carcinome basocellulaire et épidermoïde de la peau), qui est survenu chez 8% des patients traités par BRUKINSA en monothérapie et 5% des patients traités par l’association avec obinutuzumab. Les patients doivent être surveillés concernant l'apparition de tumeurs cutanées. L’utilisation d'un écran solaire doit être conseillée
Fibrillation et flutter auriculaires
Une fibrillation et un flutter auriculaires sont survenus chez 5% des patients atteints d’hémopathies malignes et traités par BRUKINSA en monothérapie et chez 2% des patients traités par l’association avec obinutuzumab, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque cardiaques, une hypertension et des infections aiguës. Des palpitations et des flutters auriculaires de grade 3 ou plus sont survenus chez 2% des patients traités par BRUKINSA en monothérapie et 1% des patients traités par BRUKINSA en association avec obinutuzumab. Les signes et symptômes de fibrillation et de flutter auriculaires doivent être surveillés et traités si nécessaire.Les patients présentant une affection cardiovasculaire cliniquement significative (NYHA ≥ 3) ont été exclus des études cliniques pivots.
Syndrome de lyse tumorale
Le syndrome de lyse tumorale a été rapporté sous traitement par BRUKINSA. Le risque de survenue d’un syndrome de lyse tumorale existe en particulier chez les patients présentant une
charge tumorale élevée avant le traitement. Les patients doivent être étroitement surveillés et des
des mesures de précaution appropriées doivent être prises.
Hépatotoxicité, y compris atteinte hépatique médicamenteuse (drug-induced liver injury, DILI)
Une hépatotoxicité, y compris des cas graves, engageant le pronostic vital et potentiellement mortels d'atteinte hépatique médicamenteuse (drug-induced liver injury, DILI), est survenue chez des patients ayant été traités par des inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton, y compris BRUKINSA. Les taux de bilirubine et de transaminases doivent être surveillés avant et pendant le traitement par BRUKINSA. Les patients qui présentent des valeurs anormales de la fonction hépatique après l'utilisation de BRUKINSA doivent faire l'objet d'une surveillance plus fréquente afin de détecter des anomalies dans les analyses de la fonction hépatique et des signes cliniques d'une hépatotoxicité. En cas de suspicion d'une DILI, le traitement par BRUKINSA doit être interrompu. Si la DILI est confirmée, le traitement par BRUKINSA doit être arrêté.
Cytopénies
Une cytopénie de grade 3 ou 4, y compris une neutropénie (21%), une thrombocytopénie (8%) et une anémie (4%), sur la base de mesures de laboratoire, sont survenues chez des patients atteints d’hémopathies malignes et traités par BRUKINSA en monothérapie, respectivement neutropénie (20%), thrombocytopénie (11%) et anémie (2%) dans le cas du traitement d’association avec obinutuzumab (voir Effets indésirables). Pendant le traitement, la numération globulaire doit être surveillée régulièrement.
Pneumopathie interstitielle
Des suspicions de pneumopathie interstitielle sont apparues chez 3% des patients atteints d’hémopathies malignes traités par BRUKINSA en monothérapie et 2% des patients traités en association avec obinutuzumab, mais elles n'ont pas été confirmées par des biopsies. Les patients devraient être surveillés afin de détecter tout signe ou symptôme de pneumopathie interstitielle. Si une pneumopathie interstitielle est suspectée, le traitement par BRUKINSA devrait être interrompu. Si la suspicion est confirmée, le traitement par BRUKINSA devrait être interrompu.
Populations à risque potentiel non étudiées
Les patients atteints de lymphome du système nerveux central (SNC) ou de leucémie, de leucémie prolymphocytaire connue ou d’une affection connue, ou connue par anamnèse. Suspicion d’un Syndrome de Richter, maladie cardiovasculaire significative, infection bactérienne, virale ou fongique systémique active non contrôlée ou autre infection, y compris hépatite B ou C active, ou infection par le VIH connue par l’anamnèse, pneumonie médicamenteuse, les patients présentant des antécédents d'accident vasculaire cérébral ou d’hémorragie intracrânienne dans les 6 mois précédant l’administration de la première dose du médicament expérimental, des antécédents de diathèse hémorragique, une thrombopénie active et/ou auto-immune et un traitement actuel par corticostéroïdes ont été exclus des études cliniques dans la LLC.
Risque tératogène
BRUKINSA peut nuire au fœtus ou entraîner l’interruption de la grossesse. Les femmes doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus et ne devraient pas devenir enceintes pendant une semaine après l’arrêt de BRUKINSA. Avant de commencer un traitement par BRUKINSA, les femmes en âge de procréer devraient effectuer un test de grossesse.
Utilisation pendant la grossesse et l’allaitement
Les femmes en âge de procréer, respectivement les patients dont la partenaire est en âge de procréer, doivent utiliser une méthode de contraception hautement fiable (voir «Grossesse/Allaitement»).
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par capsule dure, c.-à-d. qu’il est «presque sans sodium».
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