Données précliniquesLes données précliniques issues des études conventionnelles de toxicologie non clinique sur la sécurité pharmacologique, la toxicité en cas de prise répétée, la génotoxicité, la carcinogénicité et la toxicité pour la reproduction et le développement n'ont pas révélé de risque particulier pour l'être humain.
Génotoxicité
Le lénacapavir n'a montré ni un potentiel mutagène ni un potentiel clastogène dans des tests classiques de génotoxicité.
Carcinogénicité
Le lénacapavir n'a fait preuve d'aucune carcinogénicité dans une étude de 6 mois effectuée sur des souris transgéniques rasH2, à des doses allant jusqu'à 300 mg/kg/dose une fois toutes les 13 semaines, ce qui a entraîné une exposition correspondant à environ 37 fois l'exposition humaine à la dose recommandée pour l'être humain. Une étude de cancérogénicité de 104 semaines a été menée sur des rats mâles et femelles à des doses de lénacapavir de 0, 102, 309 ou 927 mg/kg administrées par injection sous-cutanée une fois toutes les 13 semaines. À la dose la plus élevée (927 mg/kg), une augmentation, liée au traitement, de l'incidence des sarcomes malins au site d'injection a été observée. Sarcomes sont survenus chez 11/110 animaux; chaque animal ayant reçu jusqu'à 16 injections, ce qui correspond à une incidence de < 1% de tous les sites d'injection pour tous les animaux à la dose élevée. Cette dose a entraîné chez les rats une exposition qui correspondait, sur la base de l'ASC, à environ 27 fois l'exposition à la dose recommandée chez l'être humain. Ces tumeurs sont considérées comme une réaction secondaire à une irritation chronique du tissu et une inflammation granulomateuse chez les rats, qui ont tendance à la formation de sarcomes au site d'injection sous-cutanée. La pertinence clinique de ces résultats est inconnue. À aucune dose, aucun néoplasme en rapport à l'exposition systémique au lénacapavir n'a été constaté.
Toxicité sur la reproduction
Chez les rats, la fertilité des mâles et des femelles n'a pas été affectée lors d'expositions au lénacapavir représentant jusqu'à 5 fois l'exposition à la dose recommandée chez l'être humain. Chez les rats et les lapins, le développement embryo-fœtal n'a pas été affecté par des expositions allant respectivement jusqu'à 13 et 108 fois l'exposition à la dose recommandée chez l'être humain. Chez les rats, le développement prénatal et postnatal n'a pas été affecté par des expositions allant jusqu'à 4 fois l'exposition humaine à la dose recommandée chez l'être humain. Le passage du lénacapavir de la mère aux rats nouveau-nés a été observé dans une étude sur le développement prénatal et postnatal, mais on ne sait pas si ce passage a lieu par le placenta ou le lait. Par conséquent, on ne sait pas si le lénacapavir peut passer dans le placenta ou être excrété dans le lait maternel chez l'être humain.
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