Grossesse, allaitementGrossesse
Le contrôle insuffisant d'un diabète pendant la grossesse (diabète gestationnel ou diabète de type 2 préexistant) augmente d'une part le risque d'hypertension gestationnelle et de pré-éclampsie ainsi que de malformations congénitales et d'autre part la mortalité périnatale.
Les études chez l'animal n'ont révélé aucun signe de toxicité sur la reproduction (voir Données précliniques).
Les vastes données cliniques sur la metformine chez la femme enceinte (plusieurs milliers de grossesses) n'ont pas montré de signes d'effets négatifs sur la grossesse, de risque accru de malformation ou de toxicité fœtale/néonatale de cette substance.
L'exposition à la metformine in utero (en particulier au cours des 2e et 3e trimestres) peut entraîner une réduction du poids à la naissance ('small for gestational age'). L'évaluation de la pertinence de cet effet et de son évolution sur le développement des enfants n'est pas entièrement clarifiée. Jusqu'à l'âge de 4 ans, aucun effet négatif sur le développement moteur et social n'a été constaté.
En cas d'indication clinique, l'utilisation de la metformine peut être envisagée chez les femmes enceintes ou ayant l'intention de le devenir.
Le développement du fœtus doit être étroitement surveillé pour prévenir toute réduction du poids à la naissance. En présence de facteurs de risque de poids réduit à la naissance (par exemple, retard de croissance intra-utérin, tabagisme, insuffisance rénale sévère, faible IMC), le traitement par la metformine doit être interrompu ou ne pas être instauré.
Allaitement
La metformine passe dans le lait maternel. Les données limitées à disposition ne permettent pas d'exclure un risque théorique d'hypoglycémie chez l'enfant allaité. La décision d'arrêter la metformine ou d'arrêter l'allaitement doit être prise en prenant en considération l'utilité du médicament pour la mère et le risque potentiel pour l'enfant.
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