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Information professionnelle sur Serynox:Messer Schweiz AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Protoxyde d‘azote, oxygène
Excipients
Aucun

Indications/Possibilités d’emploi

Analgésie et anxiolyse chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de plus d’un mois en cas d’interventions modérément douloureuses et en cas d’opérations douloureuses réalisées sous anesthésie locale telles que :
§Traitement d’urgence: en traumatologie, en cas de brûlures, de sauvetage douloureux et/ou de transport douloureux de patients ;
§Opérations douloureuses de courte durée: chez l’adulte et l’enfant, en particulier en cas de ponctions lombaires, pleurales, articulaires, osseuses et veineuses, en cas de biopsie, de bronchoscopie, d’endoscopie digestive, de petites interventions chirurgicales superficielles, pour les soins de plaies, le changement de pansement après brûlures, la réduction de fractures simples et de luxations périphériques et pour le cathétérisme vésical chez l’enfant ;
§Soins dentaires: chez l’enfant, l’adulte anxieux et handicapé ;
§Accouchement: dans l’attente d’une anesthésie péridurale, lorsqu’elle est refusée ou lorsqu’elle ne peut pas être réalisée.

Posologie/Mode d’emploi

Toutes les personnes administrant du Serynox® doivent être formées de façon appropriée à l’application de ce gaz médicinal, et disposer d'une expérience suffisante en la matière.
Des appareils adéquats pour dégager les voies respiratoires et pour une réanimation immédiate doivent être mis à disposition pour administrer le Serynox®.
Posologie
Le débit de Serynox® est déterminé par la ventilation spontanée du patient.
L’effet analgésique maximal de Serynox® apparaît après trois minutes d’inhalation.
L’administration exige une surveillance clinique continue du patient par une personne se consacrantexclusivement à cette tâche.
L’administration de Serynox® doit être immédiatement interrompue en cas de perte de contact verbal avec le patient.
La durée d’inhalation de Serynox® dépend de la durée de l’intervention réalisée et ne doit pas dépasser 60 minutes par jour, que l’administration soit continue ou ait lieu en plusieurs fois le même jour. Si l’intervention est réalisée quotidiennement, l’administration de Serynox® doit avoir lieu pendant 15 jours au maximum. Après l’arrêt de l’inhalation, l’effet s’atténue en l’espace de quelques minutes.
Enfants et adolescents
La posologie des adultes est la même que celle des enfants.
La sécurité et l’efficacité pour les entfants de moins de 1 mois ne sont pas établies.
Mode d’emploi
Administration habituelle
Il n’est pas nécessaire que le patient soit à jeun pour le traitement.
Serynox® est administré avec un masque qui est adapté à la morphologie du patient et équipé d’une valve autodéclenchante ou à la demande automatisée ou d’une valve anti-retour.
La préférence est donnée à l’auto-administration par le patient. Afin d’obtenir la coopération complète du patient, il convient de lui expliquer l’objectif et l’effet de l’inhalation ainsi que le mode d’administration.
Avant de réaliser l’intervention, le masque doit être mis en place pendant la période d'induction de trois minutes. Pendant cette période, le contact verbal avec le patient est maintenu. La personne surveillant l’administration donne son accord pour que l’intervention commence. L’inhalation dure pendant toute l’intervention. On demandera au patient de respirer normalement.
Pendant l’administration, la surveillance est principalement dirigée vers le patient. Le patient doit être détendu, respirer normalement et répondre à des instructions simples. En cas de sédation importante avec perte du contact verbal, le masque doit être retiré jusqu’à rétablissement du contact.
Odontologie
Selon la respiration du patient, on peut utiliser un masque nasal ou naso-buccal.
Lorsque le handicap du patient ne permet pas de maintenir le masque en place, il doit être maintenu sans contention par une personne auxiliaire.
Après une période d’induction de trois minutes, l’intervention peut commencer. Lorsqu’on utilise un masque nasal, l’intervention peut être réalisée en continu. L’inhalation dure pendant toute l’intervention.
À la fin du traitement, le masque est retiré et le patient doit se reposer pendant 5 minutes sur le fauteuil.
Accouchement
L’inhalation est mise en place dès le début d’une contraction, avant apparition des douleurs. La parturiente doit respirer normalement pendant la contraction et interrompre l’inhalation dès que la douleur diminue. En raison du risque de désaturation en oxygène, il ne faut pas hyperventiler entre les contractions et une surveillance constante de la saturation en oxygène est nécessaire.

Contre-indications

§Chez des patients nécessitant une ventilation à 100% d’oxygène (ventilation hyperoxique).
§Troubles de la conscience, quelle qu’en soit la cause, empêchant la coopération du patient.
§Antécédents récents de troubles neurologiques inexpliqués
§Insuffisance cardiaque ou altération de la fonction cardiaque (p. ex., après une chirurgie cardiaque), afin d'éviter tout risque de détérioration supplémentaire de la fonction cardiaque
§Serynox® ne doit pas être utilisé dans les situations à risque d’accumulation d’air dans des cavités et quand son expansion pourrait être dangereuse, telles que :
§Traumatisme crânien,
§Traumatisme maxillo-facial intéressant la région d’application du masque, Pneumothorax, emphysème, embolie gazeuse,
§Accident de décompression (voir «Mises en garde et précautions»)
§Après une récente plongée sous-marine,
§Encéphalographie gazeuse,
§tension abdominale provoquée par des gaz (par exemple iléon),
§Patients ayant subi peu de temps auparavant (3 semaines ou moins) une opération de l’oreille interne.
§En cas d’injection préalable d’air pour le positionnement correct du catheter d’anesthésie péridurale.
§Chez des patients ayant subi une intervention chirurgicale ophtalmologique utilisant un gaz intraoculaire (SF6, C3F8, C2F6) tant qu’une bulle de gaz est présente dans l’oeil et au moins pendant une période de trois mois. En raison de l’élévation de la pression oculaire interne, des complications post-opératoires graves peuvent survenir. (voir rubriques «Interactions» et «Effets indésirables»).
§Chez les patients présentant une carence en vitamine B12 ou en acide folique diagnostiquée, mais non traitée, ou un trouble génétique diagnostiqué du système enzymatique impliqué dans le métabolisme de ces vitamines.

Mises en garde et précautions

L’auto-administration doit être privilégiée pour permettre une évaluation de l’état de conscience.
En association avec des médicaments ayant une action sur le système nerveux central (comme les opioïdes ou les benzodiazépines), le risque de sédation profonde est plus élevé nécessitant une surveillance renforcée. Une évaluation et une surveillance par un personnel médical ou paramédical connaissant le traitement sont nécessaires dans ce cas.
Serynox® doit être conservé et administré à une température supérieure à 0 °C. En cas de température plus basse, une séparation des deux gaz peut avoir lieu, entraînant une hypoxie.
L’exposition chronique à de faibles concentrations de protoxyde d’azote est considérée comme un risque potentiel pour la santé. Une diminution de la fertilité a été rapportée chez des professionnels de la santé après une exposition répétée au protoxyde d’azote dans des locaux insuffisamment ventilés. Actuellement, il n’est pas possible de déterminer s’il existe un lien de causalité entre l’exposition chronique à de faibles concentrations de protoxyde d’azote et l’apparition de maladies.
Les locaux où une utilisation fréquente de Serynox® est effectuée doivent disposer d’un système de récupération des gaz usagés ou d’un système de ventilation satisfaisant, permettant de maintenir la concentration de protoxyde d’azote dans l’air ambiant à un niveau minimum et en dessous des limites d’exposition professionnelles définies au niveau national. L’administration doit être faite dans les locaux équipés d’une source d’oxygène, en présence d’un personnel entraîné aux gestes d’urgence.
Lorsque le passage dans les trompes d’Eustache n’est pas libre, il peut en résulter une otalgie et/ou des troubles de l’oreille interne et/ou une rupture tympanique en raison de l’élévation de la pression dans la caisse du tympan (voir rubrique «Effets indésirables»).
Le protoxyde d’azote induit une inactivation de la vitamine B12 (cofacteur de la méthionine synthase) qui interfère avec le métabolisme des folates. Il y a également des signes indiquant qu’une carence en vitamine B12 peut entraîner des dépressions et des psychoses organiques.
Il est recommandé de mesurer le taux de vitamine B12 avant utilisation du protoxyde d’azote chez les patients présentant un risque de déficience en vitamine B12 (patients alcooliques, patients souffrant d’anémie, ou de gastrite atrophique, patients malnutris, patients ayant reçu récemment des médicaments qui interférent avec le métabolisme de la vitamine B12 et/ou desfolates (voir rubriques «Interactions» et «Effets indésirables»). En cas d’administration répétée et prolongée, il est recommandé de supplémenter le patient en vitamine B12.
Abus, mésusage et usage détourné: en raison de ses effets euphorisants (voir rubrique «Effets indésirables»), le protoxyde d’azote peut faire l’objet d’une utilisation abusive à des fins récréatives.
Une augmentation de la pression intracrânienne a été observée lors de l’administration de protoxyded’azote chez des patients présentant des troubles intracrâniens. Une surveillance renforcée de la pressionintracrânienne est recommandée chez les patients diagnostiqués et/ou à risque d’hypertensionintracrânienne (voir rubrique «Effets indésirables»).
Pédiatrie
La sécurité et l’efficacité pour les entfants de moins de 1 mois ne sont pas établies.
Donc l’utilisation chez les nouveau-nés (nés à terme ou prématurés) n’est pas recommandée.
Dans de rares cas, le protoxyde d’azote peut être la cause d’une dépression respiratoire chez les nouveau-nés (voir rubrique «Effets indésirables»). Lorsque Serynox® est utilisé lors d’un accouchement, le nouveau-né doit être surveillé pour toutedépression respiratoire éventuelle.
L’utilisation chez l’enfant est possible dès 4 ans (à partir de cet âge, une coopération active est possible).
Les enfants de moins de 4 ans ne peuvent pas s’administrer eux-mêmes Serynox®. Dans ces cas, le masque doit être maintenu en place en douceur par une personne auxiliaire.
Le taux de réussite est limité chez l’enfant de moins de trois ans, car la concentration alvéolaire minimale efficace est supérieure à celle des enfants plus âgés.

Interactions

Association faisant l’objet de précautions d’emploi
En combinaison avec d’autres médicaments ayant une action sur le système nerveux central (opioïdes, benzodiazépines et autres psychotropes), il existe un risque de potentialisation des effets hypnotiques.
Le protoxyde d’azote augmente les effets indésirables du méthotrexate.
Les médicaments qui agissent sur le métabolisme de la vitamine B12 et/ou des folates peuvent potentialiser l’inactivation de la vitamine B12 provoquée par le protoxyde d’azote (voir «Contre-indications» et «Effets indésirables»).
Associations contre-indiquées
Gaz ophtalmique (SF6, C3F8, C2F62) utilisé dans la chirurgie oculaire tant que persiste une bulle de gaz à l’intérieur de l’oeil ou 3 mois après la dernière injection d’un gaz ophtalmique: une interaction entre le protoxyde d’azote et le gaz ophtalmique non complètement résorbé utilisé en chirurgie ophtalmologique peut entraîner, en raison d’une forte diffusion du protoxyde d’azote, des complications post-opératoires graves. Les bulles de gaz ophtalmique incomplètement résorbées s’étendent sous l’effet du protoxyde d’azote entrant et entraînent une augmentation de la pression intraoculaire avec effets délétères (voir rubriques «Contre-indications» et «Effets indésirables»).

Grossesse, Allaitement

Grossesse
Un nombre important de données collectées chez des femmes enceintes ayant reçu une administration unique de protoxyde d’azote (plus de 1000 grossesses exposées au premier trimestre) n’a pas mis en évidence d’effet malformatif. En outre, aucune toxicité foetale ou néonatale n’a été spécifiquement associée à l’exposition du protoxyde d’azote durant la grossesse.
Par conséquent, Serynox® peut être utilisé pendant la grossesse en cas de besoin clinique.
Lorsque Serynox® est utilisé près de l’accouchement, les nouveau-nés doivent être surveillés pour la survenue potentielle d’effets secondaires en particulier une dépression respiratoire (Voir rubriques «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).
Chez les femmes professionnellement exposées à une inhalation chronique de protoxyde d’azote en cours de grossesse, en l’absence de système de récupération des gaz usagés ou d’un système de ventilation appropriés, une augmentation des avortements spontanés et des malformations a été évoquée. Ces effets sont contestables en raison des biais méthodologiques rencontrés et des conditions d’exposition. De plus, aucun risque n’a été observé dans des études ultérieures et dans lesquelles un système d’évacuation desgaz usagés ou de ventilation approprié avait été mis en place (voir rubrique «Mises en garde et précautions» concernant la nécessité d’un système de récupération des gaz ou de ventilation satisfaisant).
Allaitement
Il n’y a aucune donnée sur le passage du protoxyde d’azote dans le lait maternel. Cependant, après une courte période d’administration de protoxyde d’azote, et considérant sa courte demi-vie, l’interruption de l’allaitement n’est pas nécessaire.
Serynox® peut donc être utilisé pendant l’allaitement.
Fertilité
Des études menées chez l’animal ont montré des effets indésirables sur les organes reproducteurs et sur la fertilité masculine et féminine (voir «Données précliniques»). Des risques potentiels ne peuvent être exclus en cas d’exposition chronique sur le lieu de travail (voir rubrique «Mises en garde et précautions».

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En raison de ses effets secondaires possibles, Serynox® peut avoir une influence sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines. Après inhalation de Serynox®, les patients ne doivent ni conduire ni utiliser de machines; ils doivent d’abord recouvrer leur vigilance initiale.

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants peuvent apparaître pendant le traitement et disparaissent dans les minutes qui suivent l’arrêt de l’inhalation:
Le protoxyde d’azote se diffuse à l’intérieur de toutes les cavités corporelles contenant de l’air plus vite que l’azote n’en sort. L’utilisation de protoxyde d’azote peut entraîner une expansion des cavités closes contenant des gaz.
Les effets indésirables sont rangés par classe de système d’organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante : « très fréquents » (≥1/10), « fréquents » (≥1/100 à <1/10), « occasionnels » (≥1/1000 à <1/100), « rares » (≥1/10 000 à <1/1000), « très rares » (<1/10 000), « Fréquence inconnue » (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence inconnue : anémie mégaloblastique, pancytopénie (observée dansdes circonstances prédisposantes: déficit en cobalamine, abus de substance), leucopénie,agranulocytose (observée après une exposition prolongée à forte dose pour le traitement du tétanosdans les années 50).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence inconnue: Déficience en vitamine B12.
Affections psychiatriques
Rares : Euphorie, agitation, angoisse, rêves, hallucinations.
Fréquence inconnue : Désorientation, dépendance, abus, dépressions, psychoses organiques
Affections du système nerveux
Rares : Paresthésies, sédation excessive.
Fréquence inconnue : Sensation vertigineuse, myélopathie, neuropathie, maux de tête, augmentation de la pression intracrânienne, crises convulsives généralisées.
Affections oculaires
Fréquence inconnue : atteinte visuelle sévère (engendrée par l’expansion d’un gaz intraoculaire, voir rubriques «Contre-indications» et «Interactions»).
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Fréquence inconnue : otalgies, affections de l’oreille moyenne, perforation du tympan (en cas de non perméabilité de la trompe d’Eustache)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence inconnue : dépression respiratoire (chez le nouveauné,quand le protoxyde d’azote a été utilisé pendant l’accouchement, voir rubrique «Mises en garde et précautions» et rubrique «Grossesse, Allaitement»).
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausées, vomissement.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

En cas de conservation inappropriée, à une température inférieure à 0 °C, les deux gaz peuvent se séparer. Cette séparation entraîne un risque de surdosage du protoxyde d’azote pouvant provoquer une augmentation de la sensation d’étourdissements, perte de conscience, cyanose et décès par anoxie.
Dans ces circonstances le traitement doit immédiatement être arrêté et les mesures appropriées doivent être prises.

Propriétés/Effets

Code ATC
N01AX63
Mécanisme d’action/Pharmacodynamique
Il est évident que le protoxyde d’azote agit directement ou indirectement sur une série de systèmes de neurotransmission du cerveau et de la moelle épinière. Un des mécanismes d’action centrale pourrait être l’interaction avec les systèmes endogènes des récepteurs opiacés du système nerveux central. De plus, certaines découvertes viennent soutenir la théorie selon laquelle le protoxyde d’azote favorise la libération de norépinéphrine au niveau de la corne dorsale de la moelle épinière et certains de ses effets antianxioceptifs proviennent d’une inhibition spinale. Même si le mécanisme d’action du protoxyde d’azote n'est pas encore totalement expliqué, une interaction avec une série de neurotransmetteurs est de plus en plus évidente.
Le protoxyde d’azote, à une concentration de 50 % dans la fraction inspirée, possède un effet analgésique, avec diminution du seuil de perception de différents stimuli douloureux.
L’intensité de l’effet analgésique varie en fonction de l’état psychique du patient.
À cette concentration, le protoxyde d’azote ne possède pas d’effet anesthésique mais entraîne un état de sédation consciente : le patient est relaxé, détendu avec une attitude détachée de l’environnement. Une analgésie, provoquée par le protoxyde d’azote, peut être observée.
Efficacité clinique
Aucune information.

Pharmacocinétique

Absorption
L’absorption et l’élimination du protoxyde d’azote par voie pulmonaire ont lieu très rapidement en raison de sa faible solubilité dans le sang et les tissus. Cette propriété explique son effet analgésique rapide et la rapidité du retour à l’état initial à l’arrêt de l’inhalation.
Distribution
Sa distribution n'a lieu que sous forme dissoute dans le sang. Dans les tissus fortement irrigués, en particulier le cerveau, la concentration accède presque à la concentration inhalée en moins de 5 minutes.
Métabolisme
Le protoxyde d’azote n’est pas métabolisé dans l’organisme humain.
Élimination
L’élimination du protoxyde d’azote se fait sous forme inchangée, par voie pulmonaire.
La capacité de diffusion très élevée du protoxyde d’azote dans les cavités contenant de l’air expliqu distickstoffmonoxide certaines de ses contre-indications (voir rubrique «Contre-indications»).
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucune information.

Données précliniques

Toxicité neurologique
Une toxicité neurologique a été observée exclusivement en cas d’inhalation prolongée dans le cadre d’un comportement d’addiction, ainsi que dans un cas d’utilisation chronique.
Une exposition continue et prolongée au protoxyde d’azote à une concentration de 5 à 15 % induit une neuropathie chez la chauve souris, le porc et le singe.
Toxicité hématologique
Dans des circonstances normales d’utilisation clinique, aucune toxicité hématologique n’est constatée. Une utilisation prolongée, pendant de nombreuses heures, a été décrite comme cause possible de modifications mégaloblastiques de la moelle osseuse, réversibles une fois le traitement terminé.
Les données précliniques issues des études conventionnelles sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité en administration répétée, la génotoxicité, la carcinogénicité et la toxicité pour la reproduction n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Il n’existe aucune donnée de sécurité connue spécifique à l’utilisation de la préparation.
Toxicité sur la reproduction
Des études réalisées sur les rongeurs ont montré des effets néfastes sur les organes reproducteurs. Une exposition chronique au protoxyde d’azote à faible dose (≤ 1 %) a affecté la fertilité des rats mâles et femelles (tendance dose-dépendante à une augmentation de la résorption des fœtus et à une diminution des naissances vivantes). Une étude de la fertilité réalisée sur des rats mâmes a montré que l’ensemble des animaux ayant reçu 20% de protoxyde d’azote pendant 14 jours présentent des lésions réversibles de la spermatogenèse.
Un effet tératogène a été observé chez la rate.

Remarques particulières

Incompatibilités
Non pertinent.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Aufbewahrung von Druckbehältnissen
Ne pas congeler.
Le mélange est instable en dessous de 5°C. L’exposition à des températures inférieures à 5°C peut entraîner la liquéfaction d’une partie du protoxyde d’azote et donc l’inhalation d’un mélange inégal contenant trop d’oxygène en début d’administration (mélange peu antalgique), et trop de protoxyde d’azote en fin d’administration (mélange hypoxique).
Ne jamais exposer les bouteilles à des températures inférieures à 0°C.
Instructions de stockage des bouteilles :
Stocker les bouteilles pleines pendant 48 heures minimum avant utilisation en POSITION HORIZONTALE à une température supérieure à 10 °C dans une zone tampon à l’intérieur de la pharmacie et/ou dans le service utilisateur.
Dans toutes les autres situations (stockage des bouteilles pleines dans le local de stockage des bouteilles, bouteilles pleines en cours d’utilisation, transport des bouteilles pleines vers un établissement de santé et dans les véhicules, stockage des bouteilles vides), stocker les bouteilles arrimées en POSITION VERTICALE.
Les différents types de gaz médicinaux doivent être isolés les uns des autres. Les bouteilles pleines et vides doivent être stockées séparément.
Stockage des bouteilles pleines dans un local de stockage réservé à cet effet
Les bouteilles pleines doivent être stockées en POSITION VERTICALE dans un local propre, bien ventilé, n’abritant pas de matières inflammables et à l’abri des intempéries. Le local doit être réservé au stockage des gaz médicinaux et être fermé à clé.
Les bouteilles vides et les bouteilles pleines doivent être stockées séparément.
Les bouteilles pleines doivent être protégées des risques de choc et de chute, à l’abri des sources de chaleur ou d’ignition, des matières inflammables et des intempéries, en particulier du froid. A la livraison par le fabricant, le système de garantie d’inviolabilité des bouteilles doit être intact.
Stockage des bouteilles pleines durant les 48 heures précédant l’utilisation
Durant 48 heures minimum avant leur utilisation, les bouteilles pleines doivent être stockées EN POSITION HORIZONTALE à une température supérieure à 10 °C, dans une zone tampon à l’intérieur de la pharmacie et/ou dans le service utilisateur
La bouteille doit être installée dans un emplacement la protégeant des chocs, à l’abri des sources de chaleur ou d’ignition et des matières inflammables.
Les bouteilles doivent être stockées robinets fermés.
Transport des bouteilles pleines
Dans les établissements de santé, les bouteilles pleines doivent être transportées EN POSITION VERTICALE et être solidement arrimées par des moyens appropriés (chariot muni de chaînes, de ridelles ou de barreaux) pour les protéger contre les risques de choc et de chute. Dans les véhicules, les bouteilles pleines doivent être transportées EN POSITION VERTICALE et être solidement arrimées. Les services de secours doivent veiller à protéger les bouteilles du froid, que ce soit dans les véhicules ou lors de leur utilisation en extérieur. Une attention toute particulière doit également être portée à la fixation du manodétendeur des bouteilles munies d’une vanne de pression résiduelle, afin d’éviter les risques de détérioration accidentelle.
Stockage des bouteilles vides
Les bouteilles vides doivent être maintenues EN POSITION VERTICALE, solidement arrimées.
Les robinets doivent être fermés.
Remarques concernant la manipulation
Précautions d’ordre général
Les bouteilles de Placynox sont destinées exclusivement à un usage médical.
Les locaux dans lesquels Placynox est régulièrement utilisé doivent être équipés d’un système adéquat d’évacuation des gaz résiduaires ou de ventilation (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
Ne jamais utiliser d’huile ou de graisse, même en cas de blocage du robinet d’ouverture ou de difficultés à raccorder le manodétendeur. La manipulation des robinets et équipements connexes doit se faire les mains propres et non grasses (crème pour les mains, etc.).
Fermer l’équipement en cas d’incendie et lors des périodes de non utilisation. En cas de risque d’incendie, mettre la bouteille en lieu sûr.
Utiliser exclusivement du matériel standard prévu pour un mélange de 50 % de N2O et 50 % d’O2.
Vérifier le système de garantie d’inviolabilité avant la première utilisation.
Préparation avant utilisation
Retirer le système d’inviolabilité du robinet et le capuchon protecteur (le cas échéant) avant utilisation.
Utiliser exclusivement des manodétendeurs prévus pour un mélange de 50 % de N2O et 50 % d’O2.
Vérifier que le raccord rapide et le manodétendeur sont propres et que les raccords sont en bon état.
Ne jamais utiliser d’outil pour raccorder un manodétendeur ou un débitmètre destiné à être raccordé manuellement, car cela pourrait endommager le branchement.
Ouvrir lentement le robinet de la bouteille en le tournant d’au moins 180 degrés.
Toujours suivre les instructions fournies avec le manodétendeur. Vérifier l’absence de fuites conformément aux instructions fournies avec le manodétendeur. En cas de fuite du robinet ou de l’équipement, ne pas tenter d’arrêter la fuite soi même autrement qu’en changeant la bague ou le joint.
En cas de fuite, fermer le robinet et débrancher le manodétendeur. Si la bouteille continue de fuir, la vider à l’extérieur. Les bouteilles défectueuses doivent être étiquetées, stockées dans un local destiné aux équipements faisant l’objet d’une réclamation et retournées au fournisseur. Si le robinet est défectueux, ne pas l’utiliser ni tenter de le réparer.
Si le robinet de la bouteille est muni d’un manodétendeur intégré, aucun manodétendeur externe n’est nécessaire. Ces robinets sont munis d’un raccord rapide destiné au raccordement des masques « à la demande », mais également d’une sortie distincte pour l’administration en continu permettant de régler le débit entre 0 et 15 litres par minute.
Utilisation de la bouteille
Les bouteilles de grande taille doivent être transportées au moyen d’un chariot adapté. Veiller tout particulièrement à ce que les dispositifs raccordés ne se desserrent pas accidentellement.
Il est strictement interdit de fumer et d’utiliser des flammes nues dans les locaux où Placynox est administré.
Lors de son utilisation, la bouteille doit être fixée à un support adapté.
Après utilisation, le robinet de la bouteille doit être fermé (serrage à la main). Dépressuriser le manodétendeur ou le raccord.
Ne pas jeter les bouteilles vides. Les bouteilles vides doivent être retournées au fournisseur.

Numéro d’autorisation

68550 (Swissmedic)

Présentation

Une bouteille de 2 l remplie à 170 bars, contient 0,59 m3 de gaz à 1 bar et 15 °C (590 litres) [B]
Une bouteille de 5 l remplie à 170 bars, contient 1,49 m3 de gaz à 1 bar et 15 °C (1490 litres) [B]
Une bouteille de 11 l, remplie à 170 bars, contient 2,97 m3 de gaz à 1 bar et 15 °C (2970 litres) [B]
Une bouteille de 15 l, rempli à 170 bars, contient 4,46 m3 de gaz à 1 bar et 15 °C (4460 litres) [B]
Une bouteille de 20 l, rempli à 170 bars, contient 5,95 m3 de gaz à 1 bar et 15 °C (5950 litres) [B]
Bouteille en aluminium et/ou en acier (identification par une ogive bleu et blanc et un corps blanc), équipée d’une vanne à pression résiduelle et/ou de robinets avec manodétendeur intégré avec (dans les deux cas) un raccord de sortie spécifique.

Titulaire de l’autorisation

Messer Schweiz AG, 5600 Lenzburg

Mise à jour de l’information

Septembre 2021

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