CompositionPrincipes actifs
Citrate de sodium
Excipients
Eau pour préparations injectables
Acide chlorhydrique 25% (pour ajuster le pH)
1 l de solution contient 9,4 g de sodium.
Indications/Possibilités d’emploiCifoban est utilisé pour l’anticoagulation régionale au citrate (ARC) dans le cadre d’une hémodialyse veino-veineuse continue (continuous venovenous haemodialysis, CVVHD), d’une hémodiafiltration veino-veineuse continue (continuous venovenous haemodiafiltration, CVVHDF), d’une dialyse (quotidienne) prolongée à efficacité réduite (sustained low efficiency [daily] dialysis, SLEDD) et d’un échange plasmatique thérapeutique (EPT) par séparation de la membrane plasmique.
Cifoban est indiqué chez l’adulte et chez l’enfant de tout âge (à l’exception du prématuré).
Posologie/Mode d’emploiL’administration de Cifoban doit être réalisée uniquement sur prescription médicale par un médecin expérimenté en matière d’ARC dans le cadre des procédures de CVVHD, CVVHDF, SLEDD et/ou EPT. Concernant la population pédiatrique, Cifoban doit être prescrit et surveillé par des médecins ayant l’expérience des procédures thérapeutiques mentionnées ci-dessus chez l’enfant.
Posologie
Adultes
Le débit de perfusion préfiltre de Cifoban doit être ajusté proportionnellement au débit sanguin du circuit extracorporel afin d’obtenir une suppression suffisante du calcium ionisé du sang dans le filtre, conformément au protocole d’ARC appliqué. D’une manière générale, l’objectif est d’obtenir une concentration de calcium ionisé post-filtre inférieure à 0,3 - 0,35 mmol/l, ce qui est habituellement obtenu avec l’administration de 4 à 5 mmol de citrate par litre de sang traité. Le débit nécessaire de Cifoban (en ml/min) peut être calculé en multipliant la dose de citrate envisagée avec le débit sanguin (en ml/min) et en le divisant par 136 mmol/l (c’est-à-dire la concentration de citrate de Cifoban). La concentration systémique de calcium ionisé du patient doit être maintenue dans la plage physiologique normale, ce qui nécessite généralement une supplémentation en calcium.
Le volume d’application de Cifoban chez les patients adultes ne doit pas dépasser 10,4 litres/jour. Le débit sanguin extracorporel doit être suffisant pour atteindre les objectifs du traitement, mais doit rester suffisamment faible pour éviter toute perfusion inutile de citrate et favoriser la clairance du citrate dans le filtre appliqué. Cela limite le risque de surcharge en citrate et d’accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»). Des débits sanguins plus élevés associés à l’administration d’une dose plus faible de Cifoban peuvent réduire inutilement la durée de fonctionnement du filtre. En ce qui concerne la composition des liquides de dialyse et de substitution dans le cadre du protocole de traitement indiqué, des solutions sans calcium et à faible teneur en sodium et en bicarbonate doivent être envisagées. Celles-ci doivent être sélectionnées en tenant compte de l’apport en sodium et en tampon associé à Cifoban selon le protocole d’ARC appliqué.
Un dialysat sans calcium doit notamment être envisagé pour les thérapies continues. Un dialysat contenant du calcium peut être envisagé pour la SLEDD lorsqu’une solution appropriée sans calcium n’est pas disponible. Dans ce cas, une concentration plus élevée de calcium ionisé post-filtre peut être acceptée compte tenu de la durée relativement courte du traitement ou bien Cifoban peut être administré à une concentration plus élevée par litre de sang traité. Des concentrations plus élevées de calcium ionisé post-filtre peuvent également être appropriées dans l’EPT, en particulier lorsque le liquide de substitution contient du citrate (voir «Mises en garde et précautions»). Cifoban doit alors être administré à une concentration plus faible par litre de sang traité.
En cas d’utilisation en association avec un dialysat sans calcium pour la CVVHD ou la CVVHDF avec une teneur en sodium de 133 mmol/l et une teneur en bicarbonate de 20 mmol/l, la quantité de citrate cible ajoutée au sang avant d’entrer dans le filtre de dialyse doit être comprise entre 3 et 5 mmol/l de sang pour la procédure de CVVHD et entre 3 et 5,5 mmol/l de sang pour la procédure de CVVHDF. Des recommandations posologiques similaires peuvent s’appliquer à d’autres protocoles de traitement.
Populations particulières
Patients présentant des troubles du métabolisme du citrate
Le Cifoban peut être utilisé chez les patients présentant un risque des troubles du métabolisme du citrate (par exemple, choc avec acidose lactique sévère, insuffisance hépatique sévère).
Le traitement doit être instauré avec une dose de citrate suffisamment basse.
Lors d’un traitement par CVVHD ou CVVHDF et un débit sanguin faible allant jusqu’à 100-120 ml/min maximum, l’apport de citrate reste généralement suffisamment faible. L’administration du citrate peut être instaurée à la dose de 4-5 mmol/l de sang, selon le protocole, et ne doit être réduite qu’en cas de signes manifestes d’accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»).
Lors d’un traitement par SLEDD avec un débit sanguin maximal d’env. 150-200 ml/min, un débit de dialysat au moins aussi élevé et une durée de traitement de 12 heures maximum, l’apport de citrate côté patient reste généralement suffisamment faible. Si un dialysat contenant du calcium est utilisé, l’administration du citrate peut être instaurée à la dose de 6-7 mmol/l de sang, selon le protocole, et ne doit être réduite qu’en cas de signes manifestes d’accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»).
Pour l’EPT, l’élimination du citrate via le filtre est généralement limitée et comparativement plus faible en raison des fractions de filtration maximales admissibles. L’exposition au citrate peut encore être majorée par l’utilisation de plasma frais congelé (FFP) pour l’échange.
Lors d’un échange avec du FFP, un débit sanguin maximal de 100-120 ml/min est recommandé. L’administration du citrate peut être instaurée à la dose de 3-4 mmol/l de sang, selon le protocole, et ne doit être réduite qu’en cas de signes manifestes d’accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»).
Une surveillance étroite pour éviter toute accumulation de citrate est recommandée pour tous les traitements cités (voir «Mises en garde et précautions»).
Patients âgés
Les patients âgés peuvent présenter un risque d’altération du métabolisme du citrate. Il n’est pas nécessaire de réduire la dose. Une surveillance étroite est recommandée afin de détecter toute accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»).
Enfants et adolescents
La sécurité et l’efficacité de Cifoban chez le prématuré n’ont pas encore été établies. Les données disponibles sont insuffisantes (voir «Mises en garde et précautions»).
Cifoban peut être utilisé chez des enfants de toutes les tranches d’âge (des nourrissons à terme aux adolescents), lorsque la charge de citrate du patient reste suffisamment basse. Il convient de noter que pour les patients les plus petits, les données disponibles sont peu nombreuses. L’équipement utilisé doit permettre une utilisation dans la population pédiatrique en fonction du poids, y compris avec les faibles débits sanguins nécessaires.
Recommandations sur le débit sanguin et la dose de citrate par tranche d’âge
·Nouveau-nés jusqu’aux jeunes enfants (0 à 23 mois) : si un débit sanguin de 7-8 ml/kg/min (ou plus) est nécessaire en fonction de l’équipement utilisé, l’administration du citrate peut être instaurée à la dose d’environ 3 mmol/l de sang.
·Enfants (2 à 11 ans) : le débit sanguin ne doit pas dépasser 5-6 ml/kg/min; l’administration du citrate peut être instaurée à la dose d’environ 4 mmol/l de sang, selon le protocole.
·Adolescents (12 à 17 ans) : le débit sanguin doit être suffisant pour atteindre les objectifs thérapeutiques et ne doit généralement pas dépasser les débits sanguins utilisés chez les adultes de poids similaire. L’administration du citrate peut être instaurée à la dose d’environ 4 mmol/l de sang, selon le protocole.
Il peut s’avérer nécessaire de réduire la dose de citrate en cas de signes manifestes d’accumulation de citrate (voir «Mises en garde et précautions»). Lors d’un traitement par CVVHD ou CVVHDF, il est préférable de cibler une concentration de calcium ionisé post-filtre inférieure à 0,3-0,35 mmol/l, mais cette concentration cible dépend de la dose de citrate qu’il est possible d’administrer.
Une surveillance étroite afin de prévenir toute accumulation de citrate est requise chez les nouveau-nés jusqu’aux jeunes enfants, et recommandée chez les enfants et les adolescents.
En outre, veuillez-vous référer aux recommandations posologiques indiquées ci-dessus pour les patients présentant des troubles du métabolisme du citrate. Afin de limiter la charge de citrate du patient, un taux d’échange modeste est nécessaire lorsque l’échange avec du plasma frais congelé est indiqué et une substitution calcique en parallèle est recommandée pour maintenir une concentration systémique normale de calcium ionisé.
Des exemples de volume de perfusion maximal chez les nouveau-nés à terme jusqu’aux adolescents sont indiqués dans le tableau ci-dessous en fonction du poids. Il convient de noter que les volumes d’application quotidiens habituels restent nettement inférieurs à ces limites en raison de l’utilisation de débits sanguins modérés comme décrit ci-dessus.
Poids corporel (kg)
|
Volume d’application maximal (litres/jour)
|
2,5
|
1,6
|
3
|
1,9
|
5
|
2,2
|
10
|
3,2
|
20
|
4,9
|
30
|
6,4
|
40
|
8,5
|
50 et plus
|
10,4
|
Mode d’administration
Utilisation extracorporelle. Pour perfusion dans le circuit extracorporel uniquement.
La perfusion doit uniquement être réalisée à l’aide d’une pompe intégrée dans le dispositif d’épuration sanguine extracorporelle, qui a été conçue par son fabricant pour permettre de perfuser une solution de citrate concentrée dans le segment avant pompe du système de tubulure d’accès («ligne d’accès sanguin») afin de limiter le risque de surdosage accidentel (voir «Surdosage»). Le dispositif doit également éliminer le volume apporté par Cifoban dans l’effluent afin de prévenir une surcharge liquidienne (voir «Effets indésirables»).
Les mises en garde spéciales et précautions d’emploi mentionnées dans «Mises en garde et précautions» doivent être prises en considération, notamment celles concernant la surveillance et la nécessité de substitutions supplémentaires.
En outre :
·Cifoban doit uniquement être utilisé conformément à un protocole approprié d’ARC. Il doit uniquement être utilisé par un médecin compétent dans l’application de l’ARC, ou sous sa responsabilité, et par des professionnels de santé suffisamment expérimentés dans les thérapies indiquées et dans l’application des produits concernés.
·Les instructions de manipulation du dispositif d’épuration sanguine extracorporelle et du système de tubulure fournies par le fabricant doivent être respectées.
·Cifoban peut être utilisé pour l’ARC dans une unité de soins intensifs ou dans des conditions similaires sous surveillance médicale étroite et continue.
Pour les instructions concernant la manipulation du médicament avant administration, voir «Remarques concernant la manipulation».
Contre-indications·Hypersensibilité au principe actif
·Troubles sévères connus du métabolisme du citrate (voir «Mises en garde et précautions» - «Accumulation de citrate en raison d’une déficience métabolique»).
Mises en garde et précautionsMises en garde
Fréquences de surveillance des valeurs sériques du patient
Les thérapies indiquées nécessitent une surveillance étroite de l’état hémodynamique, de l’équilibre hydrique, du taux de glucose, de l’équilibre électrolytique et de l’équilibre acido-basique du patient avant et pendant le traitement. La fréquence exacte dépend de l’état du patient et de la rapidité à laquelle le traitement peut provoquer des changements dans le volume et la composition du sang du patient : par exemple, l’EPT peut provoquer ces changements plus rapidement que la CVVHD. Le protocole de traitement et d’ARC doit en tenir compte.
Lors de l’utilisation de Cifoban, les fréquences et conditions de surveillance suivantes peuvent s’appliquer :
·Le calcium ionisé, le pH et le bicarbonate, le sodium et le lactate du patient, selon les besoins cliniques, doivent être mesurés avant le début du traitement ou au moins 1 heure après le début du traitement. Autres exemples de fréquences de mesure : toutes les heures pour l’EPT, toutes les 3 à 4 heures pour la SLEDD, et jusqu’à toutes les 6 à 8 heures pour la CVVHD et la CVVHDF.
·Lorsque des solutions équilibrées sont utilisées, une mesure avant et après le traitement (EPT, SLEDD) ou une mesure quotidienne (CVVHD, CVVHDF) du magnésium et du calcium total peut suffire.
·Une surveillance étroite nécessite généralement une fréquence 2 à 4 fois plus élevée.
·Un analyseur des gaz du sang doit être directement accessible.
·Un accès artériel séparé est préférable comme lieu d’échantillonnage. Un port d’échantillonnage dans la ligne d’accès est souvent disponible; cependant, son utilisation peut entraîner des résultats de mesure erronés en cas de recirculation à l’extrémité du cathéter.
Si la surveillance du calcium ionisé du circuit fait partie du protocole d’ARC appliqué, un port d’échantillonnage correspondant est nécessaire. Le protocole d’ARC peut demander une première mesure dans les 20 à 30 minutes suivant le début du traitement pour confirmer la bonne configuration du circuit et des mesures ultérieures après chaque ajustement de la dose de Cifoban (attendre > 5 minutes après l’ajustement avant de prélever l’échantillon pour établir la nouvelle concentration de calcium ionisé).
Accumulation de citrate en raison d’une déficience métabolique
Chez les enfants et les adultes dont le métabolisme du citrate est réduit, par exemple chez les patients présentant une insuffisance hépatique, une hypoxie (hypoxémie) ou une perturbation du métabolisme de l’oxygène, l’ARC peut entraîner une accumulation de citrate. Les signes sont une hypocalcémie ionisée, un besoin accru de substitution calcique, un rapport calcium total sur calcium ionisé supérieur à 2,25 et/ou une acidose métabolique. Les premiers signes peuvent inclure une diminution de la clairance du lactate pendant le traitement. Il peut alors être nécessaire d’augmenter le débit du dialysat, de réduire le débit sanguin, de diminuer la dose de citrate ou d’arrêter l’utilisation de Cifoban pour l’anticoagulation. Une surveillance renforcée est recommandée.
Surcharge en citrate
Cifoban est hypernatrémique et, une fois métabolisé, il est une source de bicarbonate. Lors de la composition des autres liquides dans le cadre du protocole d’ARC, il est préférable d’opter pour des concentrations faibles en sodium et bicarbonate (voir «Posologie/Mode d’emploi»). Une alcalose métabolique et une hypernatrémie iatrogènes peuvent néanmoins se développer et peuvent être gérées en réduisant le débit sanguin ou, lorsque le protocole d’ARC appliqué le prévoit, en augmentant le débit du dialysat. Ces interventions réduisent la charge de citrate de sodium du patient. En outre, pour l’alcalose métabolique, la perfusion contrôlée, par exemple de 0,9% de chlorure de sodium peut être considérée. De la même façon, pour l’hyponatrémie, la perfusion contrôlée, par exemple, d’une solution de glucose à 5%, peut être considérée. Dans les deux cas, un volume de charge additionnel pourra être envisagé par le médecin traitant.
De manière alternative, le colmatage du filtre (c’est-à-dire une perméabilité réduite du filtre) peut entraîner une surcharge en citrate. Le colmatage du filtre peut réduire l’élimination du calcium, du citrate, du sodium et d’autres substances et entraîner une hypercalcémie, une alcalose métabolique, une hypernatrémie et d’autres déviations par rapport à l’effet thérapeutique attendu. Dans une telle situation, il n’est probablement plus possible de corriger les anomalies par les interventions mentionnées ci-dessus. Le filtre doit alors être remplacé.
En cas de surdosage accidentel du médicament, voir «Surdosage».
Charge de citrate insuffisante
Si les autres solutions utilisées dans le protocole d’ARC surcompensent l’apport en tampon de sodium et de bicarbonate de Cifoban, une acidose métabolique et une hyponatrémie iatrogènes peuvent se développer. Ces déséquilibres sériques peuvent être gérés en augmentant le débit sanguin ou, lorsque le protocole d’ARC le prévoit, en diminuant le débit du dialysat. Ces interventions augmentent la charge de citrate de sodium du patient. En outre, l’acidose métabolique et l’hyponatrémie persistantes peuvent être gérées par la perfusion contrôlée d’une solution d’hydrogénocarbonate de sodium.
Immobilisation prolongée du patient
Sous ARC, le signe précoce d’une hypercalcémie ionisée peut être masqué par une diminution du débit de perfusion de calcium. En particulier, les patients en position d’immobilisation prolongée peuvent subir un remodelage/une déminéralisation osseuse, entraînant la libération de calcium par les os. Cela peut finalement conduire à des fractures osseuses. Chez les patients sous ARC pendant plus de 2 semaines en continu ou chez qui le débit de perfusion de calcium diminue progressivement, les marqueurs du renouvellement osseux doivent être étroitement surveillés.
Coagulation précoce malgré l’ARC
Une coagulation précoce peut se produire malgré une ARC adéquate chez les patients qui sont dans un état (suspecté) d’hypercoagulation (par exemple, thrombopénie induite par l’héparine de type II). Un anticoagulant systémique choisi de manière appropriée peut alors être nécessaire. L’ARC peut être utilisée en complément pour améliorer encore la perméabilité du filtre.
Précautions
Intoxications pouvant entraîner un dysfonctionnement mitochondrial
Les patients présentant un dysfonctionnement mitochondrial sévère connu (par exemple, intoxications au paracétamol et à la metformine) peuvent être traités de préférence avec un protocole anticoagulant alternatif afin d’atténuer le risque d’accumulation de citrate (voir plus haut dans cette même section). Si un traitement par Cifoban est instauré, la posologie pour les populations particulières mentionnées sous «Posologie/Mode d’emploi» doit être respectée.
Hypocalcémie préexistante
Les patients gravement malades peuvent présenter une hypocalcémie. Avec l’ARC, il peut y avoir une baisse de la concentration systémique de calcium ionisé pendant les premières heures du traitement, qui se rétablit ensuite. Par conséquent, il est préférable de traiter une hypocalcémie préexistante avant de commencer la procédure afin de réduire le risque de survenue d’une hypocalcémie cliniquement pertinente après le début du traitement.
Complexation et élimination du calcium et du magnésium
Le citrate chélate les ions calcium et magnésium qui, par élimination ultérieure dans le filtre, pourraient provoquer une hypocalcémie (voir «Effets indésirables» et «Surdosage») et/ou une hypomagnésémie (voir «Effets indésirables»). La perfusion de calcium pour compenser les pertes est souvent une pratique courante et une supplémentation en magnésium pourrait également être nécessaire. La nécessité d’une compensation doit faire partie du protocole d’ARC.
Substitution de produits sanguins (EPT)
Les produits de plasma sanguin contenant du citrate, par exemple le plasma frais congelé, font régulièrement partie du protocole d’échange pour l’EPT chez les patients gravement malades. En plus de fournir une charge de citrate, les produits sanguins peuvent également être hypernatrémiques. Par conséquent, le risque d’accumulation de citrate et de surcharge en citrate est accru (voir ci-dessus). La conduite à tenir doit faire partie du protocole d’ARC.
InteractionsAucune interaction médicamenteuse pharmacodynamique n’est attendue avec les constituants de Cifoban. Des interactions ne peuvent être attendues qu’en cas d’utilisation thérapeutique inadéquate ou incorrecte de la solution (voir «Mises en garde et précautions» et «Surdosage»).
Aucune étude d’interaction ou de compatibilité avec d’autres médicaments n’a été réalisée. Aucune autre substance ni aucune autre solution ne doit donc être ajoutée à Cifoban (voir également «Incompatibilités»).
Les solutions contenant du calcium administrées au niveau du filtre (liquide de dialyse) ou en amont du filtre peuvent réduire l’effet de Cifoban.
Des interactions sont possibles avec les produits enrichis en sodium, qui peuvent majorer le risque d’hypernatrémie (voir «Effets indésirables»). De la même manière, les produits contenant de l’hydrogénocarbonate (ou des précurseurs métabolisés produisant de l’hydrogénocarbonate, comme l’acétate par exemple) peuvent majorer le risque de concentration élevée en hydrogénocarbonate dans le sang (alcalose métabolique, voir «Effets indésirables»). De même, les produits sanguins contenant du citrate peuvent augmenter le risque d’une concentration plus élevée de citrate dans le sang (hypocalcémie, acidose métabolique, voir «Effets indésirables») et augmenter le risque d’une concentration élevée d’hydrogénocarbonate dans le sang (alcalose métabolique, voir «Effets indésirables»).
Grossesse, allaitementGrossesse et allaitement
Il n’existe pas de données sur l’utilisation de Cifoban chez la femme enceinte ou qui allaite.
Les études effectuées chez l’animal sont insuffisantes pour permettre de conclure sur la toxicité sur la reproduction.
Cifoban ne doit pas être utilisé pendant la grossesse et l’allaitement, à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement par ARC.
Fertilité
Aucune donnée n’est disponible concernant l’effet du sodium et du citrate sur la fertilité chez l’être humain.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesNon pertinent.
Effets indésirablesDes effets indésirables peuvent résulter de l’utilisation de la solution de Cifoban ou du traitement de dialyse.
Les classes de système d’organes (SOC), les fréquences et les effets indésirables (termes préférés) sont présentés ci-dessous. Les fréquences suivantes sont utilisées pour l’évaluation des effets indésirables :
Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10 000 à <1/1000), très rares (<1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue :
·Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquents :
·Hypocalcémie (< 1,1 mmol/l) (voir «Mises en garde et précautions»)
·Hypernatrémie (> 145 mmol/l) (voir «Mises en garde et précautions»)
·Alcalose métabolique (pH > 7,45) (voir «Surcharge en citrate» dans «Mises en garde et précautions»)
Fréquents :
·Hypocalcémie sévère (< 0,9 mmol/l) (voir «Mises en garde et précautions» et «Surdosage»)
·Hypomagnésémie (< 0,7 mmol/l) (voir chélation du citrate sous «Mises en garde et précautions»)
·Hypernatrémie sévère (> 155 mmol/l) (voir «Mises en garde et précautions» et «Surdosage»)
·Alcalose métabolique sévère (pH > 7,55) (voir Surcharge en citrate sous «Mises en garde et précautions»)
·Acidose métabolique sévère (pH < 7,2) (voir Accumulation de citrate sous «Mises en garde et précautions»)
Fréquence inconnue :
·Surcharge liquidienne (voir Mode d’administration sous «Posologie/Mode d’emploi»)
Affections du système nerveux
Fréquence inconnue :
·Céphalées*
·Convulsion*
·Coma*#
Affections cardiaques
Fréquence inconnue :
·Arythmie*
·Arrêt cardiaque*#
·Œdème pulmonaire (en raison d’une acidose métabolique sévère)
Affections vasculaires
Fréquence inconnue :
·Hypotension*
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence inconnue :
·Bronchospasme*
·Arrêt respiratoire*#
·Tachypnée (respiration de Kussmaul en raison d’une acidose métabolique sévère)
Affections gastro-intestinales
Fréquence inconnue :
·Vomissements*
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence inconnue :
·Crampes musculaires*
* en cas de déséquilibre électrolytique (par exemple, hypocalcémie, hypernatrémie, hypomagnésémie) ou d’alcalose métabolique (sévère)
# engageant potentiellement le pronostic vital
Les effets indésirables peuvent également résulter de l’équipement et des autres solutions utilisées dans le traitement. Voir la notice/le mode d’emploi des produits concernés.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéficerisque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageL’administration accidentelle de volumes trop importants de Cifoban peut conduire à un surdosage, pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient.
La perfusion inappropriée de quantités trop importantes de citrate cause une hypocalcémie aiguë (et une alcalose métabolique, une hypernatrémie) et peut exposer le patient à des complications neurologiques et cardiaques. Ce déséquilibre doit être corrigé en arrêtant immédiatement ou en réduisant la quantité de solution de Cifoban et en administrant du calcium par voie intraveineuse.
Propriétés/EffetsClasse pharmacothérapeutique : Solutions pour hémodialyse et hémofiltration, Solutions pour hémofiltration
Code ATC
B05ZB
Solution pour l’ARC dans le cadre d’une CVVHD, d’une CVVHDF, d’une SLEDD et d’un EPT
Mécanisme d’action
Voir «Pharmacodynamique».
Pharmacodynamique
L’ARC est une méthode permettant l’anticoagulation régionale du sang dans un circuit extracorporel destiné à l’épuration sanguine, sans avoir à utiliser un anticoagulant systémique. L’ARC peut être utilisée dans des circuits extracorporels qui fonctionnent avec des débits sanguins faibles à modérés et où, de préférence, une certaine fraction du citrate est éliminée par le traitement d’épuration sanguine. Les données de la littérature scientifique indiquent que l’ARC peut être utilisée comme anticoagulation de première intention dans les thérapies indiquées et qu’elle peut être particulièrement bénéfique pour les patients présentant un saignement actif ou un risque accru de saignement. Un degré d’anticoagulation plus élevé peut généralement être ciblé par rapport à l’anticoagulation systémique, ce qui profite à la perméabilité des circuits et à l’efficacité du traitement.
Selon la thérapie individuelle d’épuration sanguine extracorporelle sous anticoagulation au citrate, le calcium est retiré du sang du patient en quantité variable, ce qui rend nécessaire sa substitution. De plus, une partie du citrate perfusé dans le cadre de l’ARC pénètre inévitablement dans la circulation systémique du patient avec le sang re-transfusé. Cette situation induit une augmentation de la citratémie systémique, qui se stabilise généralement à un nouveau taux en fonction du débit réel de perfusion de citrate et du métabolisme du citrate dans le foie et d’autres tissus.
Les complexes calcium-citrate qui sont présents dans le sang du patient se dissocient lorsque la quantité de citrate métabolisée est plus importante que la quantité de citrate perfusée au niveau systémique. En fin de compte, le calcium ionisé libre reste dans le sang puis est redistribué dans l’organisme du patient où il joue un rôle essentiel à la fois comme agent de remodelage osseux et comme électrolyte présentant des fonctions cellulaires indispensables (par exemple, dans les cellules musculaires et les neurones).
Efficacité clinique
Aucune donnée disponible.
PharmacocinétiqueChez l’être humain, le citrate est un métabolite normal et un intermédiaire dans le cycle de Krebs. Chez la majorité des patients, cette voie métabolique est, en lien avec la chaine respiratoire, en mesure de métaboliser de grandes quantités de citrate. Le cycle de Krebs se déroule dans les mitochondries; chaque cellule qui contient ces organites cellulaires peut métaboliser le citrate. Les tissus riches en mitochondries, tels que le foie, les muscles squelettiques et les reins disposent donc d’une capacité plus marquée à produire et éliminer le citrate.
Absorption et distribution
L’absorption et la distribution du sodium et du citrate sont déterminées par l’état clinique et métabolique du patient ainsi que par sa fonction rénale résiduelle.
Métabolisme
Chez l’être humain, le citrate est un intermédiaire dans la voie métabolique centrale appelée «cycle de Krebs», comme indiqué ci-dessus. Le citrate est rapidement métabolisé dans différents organes/tissus.
Élimination
Une partie substantielle du citrate est éliminée avec l’effluent.
La quantité de citrate perfusée dans la circulation systémique est métabolisée dans la plupart des cellules somatiques.
Données précliniquesIl n’existe aucune donnée préclinique pertinente pour le médecin prescripteur.
Remarques particulièresIncompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Stabilité après ouverture
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement, le délai d’utilisation et les conditions de stockage relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
Remarques particulières concernant le stockage
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.
Conserver les poches dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
La solution est destinée exclusivement à un usage unique. Toute solution inutilisée et tout emballage endommagé doivent être jetés.
Les poches de solution sont munies d’un connecteur SecuNect ou d’un connecteur Safe●Lock.
Avant d’utiliser la poche de solution, les points suivants doivent être pris en compte :
Une technique aseptique doit être utilisée tout au long de l’administration au patient. La solution doit être utilisée immédiatement après ouverture afin d’éviter toute contamination microbiologique.
Utilisation extracorporelle. Pour perfusion dans le circuit sanguin extracorporel uniquement.
Pour les poches de solution munies d’un connecteur SecuNect (transparent avec un connecteur vert) :

1.Séparer les deux poches à l’endroit où se trouve la soudure détachable sans altérer l’intégrité du suremballage.
2.Retirer le suremballage juste avant d’utiliser la solution. Vérifier la poche de solution (étiquette, date de péremption, limpidité de la solution, intégrité de la poche et du suremballage).
Les emballages en plastique peuvent parfois être endommagés durant le transport du fabricant à la clinique ou à l’hôpital où sera réalisée la dialyse ou au sein même de l’établissement. Cette situation peut entraîner une contamination et une prolifération bactérienne ou fongique dans la solution. Par conséquent, il est essentiel de procéder à une inspection minutieuse de la poche et de la solution avant utilisation. Il convient d’accorder une attention particulière aux moindres dommages présents au niveau de la fermeture, des joints de soudure et des coins de la poche. La solution doit uniquement être utilisée si elle est incolore et limpide et si la poche et le connecteur sont intacts et non endommagés.
3.Accrocher la poche sur l’accessoire prévu à cet effet à l’aide de l’œillet de suspension.
4.Pour réaliser la connexion, retirer le capuchon de protection du connecteur SecuNect avec un connecteur vert. Le connecteur s’adapte uniquement avec la partie correspondante de la même couleur afin d’éviter toute erreur de connexion. Ne pas toucher les parties internes, en particulier la pointe du connecteur. La partie interne du connecteur est stérile et il n’est pas prévu de désinfection chimique supplémentaire. Brancher le connecteur de la poche avec le connecteur de la tubulure et les visser ensemble jusqu’à la butée et entendre un «clic» (ce qui peut demander un peu de force). La connexion est alors bien réalisée.
5.Avant le début du traitement et en cas de changement de poche, rompre la tige détachable du connecteur de la poche et veiller à ce qu’elle soit entièrement rompue.
6.Poursuivre avec les étapes suivantes comme indiqué dans le protocole d’ARC appliqué au traitement.
Pour les poches de solution munies d’un connecteur Safe●Lock (transparent) :

1.Séparer les deux poches à l’endroit où se trouve la soudure détachable sans altérer l’intégrité du suremballage.
2.Retirer le suremballage juste avant d’utiliser la solution. Vérifier la poche de solution (étiquette, date de péremption, limpidité de la solution, intégrité de la poche et du suremballage).
Les emballages en plastique peuvent parfois être endommagés durant le transport du fabricant à la clinique ou à l’hôpital où sera réalisée la dialyse ou au sein même de l’établissement. Cette situation peut entraîner une contamination et une prolifération bactérienne ou fongique dans la solution. Par conséquent, il est essentiel de procéder à une inspection minutieuse de la poche et de la solution avant utilisation. Il convient d’accorder une attention particulière aux moindres dommages présents au niveau de la fermeture, des joints de soudure et des coins de la poche. La solution doit uniquement être utilisée si elle est incolore et limpide et si la poche et le connecteur sont intacts et non endommagés.
3.Accrocher la poche sur l’accessoire prévu à cet effet à l’aide de l’œillet de suspension.
4.Pour réaliser la connexion, retirer le capuchon de protection du connecteur Safe●Lock transparent. Le connecteur s’adapte uniquement avec la partie correspondante afin d’éviter toute erreur de connexion. Ne pas toucher les parties internes, en particulier la pointe du connecteur. La partie interne du connecteur est stérile et il n’est pas prévu de désinfection chimique supplémentaire. Brancher le connecteur de la poche avec la partie correspondante et les visser ensemble.
5.Avant le début du traitement et en cas de changement de poche, rompre la tige du connecteur de la poche et veiller à ce qu’elle soit entièrement rompue.
6.Poursuivre avec les étapes suivantes comme indiqué dans le protocole d’ARC appliqué au traitement.
La solution n’est pas destinée à être utilisée pour ajouter tout autre médicament.
Numéro d’autorisation68996 (Swissmedic).
PrésentationLe médicament est disponible par paire sous la forme de deux poches de solution identiques qui peuvent être séparées le long d’une soudure détachable.
La poche de solution est composée d’un mélange polypropylène/élastomère. Chaque poche est munie d’une tubulure de connexion en polypropylène/élastomère ainsi que d’un connecteur en polycarbonate et est recouverte par un film protecteur multicouche à base de polyoléfine.
Tailles des emballages
Système de connecteur SecuNect :
8 poches de 1500 ml [B]
Système de connecteur Safe●Lock :
8 poches de 1500 ml [B]
Titulaire de l’autorisationFresenius Medical Care (Suisse AG, 6370 Oberdorf NW.
Mise à jour de l’informationAvril 2023
Historique de révision
N° de demande
|
Jalon
|
Date de création
|
Modification
|
Initiales
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|