CompositionPrincipes actifs
Latanoprostum
Excipients
Triglycérides à chaîne moyenne, chlorure de cétalkonium, Polysorbate 80, glycérol (E422), eau pour préparations injectables.
Indications/Possibilités d’emploiCatiolanze est indiqué dans la réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients adultes atteints de glaucome à angle ouvert ou de pression intraoculaire élevée (hypertension oculaire) en particulier en cas d'affection concomitante de la surface oculaire (OSD) ou le risque de développer une telle affection.
Posologie/Mode d’emploiPosologie usuelle
Une goutte par jour dans l'œil atteint. On obtient un effet optimal lorsque Catiolanze est administré le soir. L'instillation de Catiolanze doit se limiter à une fois par jour, car une fréquence d'administration supérieure diminue l'effet hypotenseur sur la pression intraoculaire.
Traitement associé
Des études pivots ont montré que latanoprost est efficace en monothérapie, et que le latanoprost est efficace en association avec des antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques (timolol). En outre, des études de courte durée indiquent que le latanoprost a une action additive lorsqu'il est associé à des agonistes adrénergiques (dipivéfrine) et à des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique oraux (acétazolamide) et une action au moins partiellement additive lorsqu'il est associé à des agonistes cholinergiques (pilocarpine).
En cas d'association à un autre collyre, les instillations des deux collyres devront être espacées d'au moins 5 minutes.
Enfants et adolescents
L'utilisation du Catiolanze n'est pas autorisée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Il n'existe pas de données sur l'utilisation pédiatrique du Catiolanze. Il existe des données limitées sur l'utilisation pédiatrique du latanoprost.
Prise retardée
En cas d'oubli d'une instillation du médicament, le traitement pourra être poursuivi normalement par l'instillation suivante.
Mode d’administration
Voie ophtalmique.
Réservé à un usage unique.
Un récipient unidose contient suffisamment d’émulsion pour traiter les deux yeux.
Pour réduire une possible absorption systémique, il est recommandé, comme pour d'autres collyres, de comprimer le sac lacrymal (occlusion ponctuelle) en dessous du canthus interne pendant une minute. Ceci doit être effectué immédiatement après chaque instillation.
Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation du collyre et remises au plus tôt 15 minutes après (voir « Mises en garde et précautions »).
Il doit être recommandé aux patients d’ :
éviter tout contact entre l’extrémité du récipient unidose et l’œil ou la paupière.
utiliser le collyre en émulsion immédiatement après l’ouverture du récipient unidose et de jeter celui-ci après usage.
Contre-indicationsHypersensibilité au latanoprost ou à l'un des excipients (voir « Composition »).
Mises en garde et précautionsModifications de la pigmentation de l'iris
Catiolanze peut accentuer progressivement la proportion des pigments bruns dans l'iris. Avant l’instauration du traitement, les patients doivent être informés du risque de modification permanente de la couleur de l’œil.
La modification de la couleur de l'iris est due à une augmentation de la teneur en mélanine des mélanocytes du stroma de l'iris et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Généralement, la pigmentation brune entourant la pupille s'étend de façon concentrique vers la périphérie dans les yeux concernés, et l'iris peut devenir, totalement ou partiellement, brun plus foncé. La modification de la couleur de l'iris est généralement faible et n'est souvent pas décelable cliniquement. L'augmentation de la pigmentation de l'iris dans un œil ou dans les deux yeux a principalement été observée chez des patients ayant l’iris de plusieurs couleurs, dont le brun, au début de l'étude, c’est-à-dire bleu-marron, gris-marron, jaune-marron ou vert-marron. On a constaté une augmentation de la pigmentation de l'iris chez plus de deux tiers de ces patients. Chez les patients ayant l’iris de plusieurs couleurs, l’incidence a été de 7 à 85%, l’incidence la plus élevée ayant été observée chez les patients ayant l’iris de couleur jaune-marron.
Chez les patients ayant des yeux bleus de couleur uniforme, aucun changement de couleur n’a été observé et chez les patients ayant des yeux de couleur uniforme gris, verts ou marron, ces changements de couleur ont été rarement observés.
Les naevi et éphélides présents sur l'iris n'ont pas été modifiés par le traitement. Aucune accumulation de pigments dans le trabéculum ou à un autre endroit de la chambre antérieure n'a été observée lors des essais cliniques.
Une étude clinique a investigué la pigmentation de l'iris pendant cinq ans sans mettre en évidence de conséquences négatives découlant d'une augmentation de cette pigmentation, même lorsque l'administration de latanoprost s'est poursuivie. Ces résultats correspondent à l'expérience accumulée dans le cadre de l'observation post-marketing depuis 1996. En outre, la réduction de la pression intraoculaire était similaire chez tous les patients, en présence ou non d'une augmentation de la pigmentation de l'iris. Le traitement par latanoprost peut donc également se poursuivre chez les patients présentant une augmentation de la pigmentation de l'iris. Ces patients doivent être régulièrement étudiés et la décision d'interrompre ou non le traitement doit reposer sur la situation clinique du patient.
L'augmentation de la pigmentation de l'iris survient en général au cours de la première année de traitement, dans de rares cas également durant la deuxième et la troisième année, mais elle n'a jamais été observée après la quatrième année de traitement. Le taux de progression de la pigmentation de l'iris diminue avec le temps et s'avère stable après cinq ans. Les effets d'une pigmentation de l'iris accentuée n'ont pas été étudiés au-delà de cinq ans.
Dans un essai clinique en ouvert étudiant sur cinq ans la tolérance du latanoprost, 33% des patients ont développé une augmentation de la pigmentation irienne (voir « Effets indésirables » Dans les études cliniques, aucune poursuite de l'augmentation de la pigmentation brune de l'iris après l'arrêt du traitement n'a été observée, mais les modifications de couleur qui en découlent peuvent être définitives. Cet effet n’a été associé à aucun symptôme ni modification pathologique dans les essais cliniques jusqu’à ce jour.
Le traitement d'un seul œil peut avoir pour conséquence une hétérochromie.
Modifications palpébrales et des cils
Un assombrissement de l'épiderme palpébral de certains patients traités par latanoprost a été rapporté ; cet effet peut être réversible.
Le latanoprost peut entraîner une modification progressive des cils et du duvet sur la paupière de l'œil traité ; parmi ces changements, on trouve des cils plus long s et plus épais, une pigmentation des cils, un nombre accru de cils ou de duvet sur la paupière et une croissance mal orientée des cils. Les modifications des cils sont réversibles à l'arrêt du traitement.
Glaucome
L'expérience est limitée concernant l'emploi de latanoprost dans les glaucomes d'origine inflammatoire, les glaucomes néovasculaires, les glaucomes à angle fermé ou congénitaux. Seule une expérience limitée existe chez les patients pseudophaques présentant un glaucome à angle ouvert et un glaucome pigmentaire.
Latanoprost a un effet faible ou inexistant sur la pupille, mais aucune expérience n'est actuellement disponible dans le cas du glaucome aigu à angle fermé. En conséquence, Catiolanze doit être utilisé avec prudence dans ces situations jusqu'à ce que l'expérience soit suffisante.
Opérations de la cataracte
Seules des données limitées sont disponibles sur l'emploi de latanoprost en phase périopératoire d'opérations de la cataracte. Catiolanze doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
Œdème maculaire
L'apparition d'œdèmes maculaires, y compris cystoïdes, a été observée sous traitement par latanoprost. Il s'agissait principalement de patients aphaques, de patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire de la chambre postérieure ou chez des patients ayant des facteurs de risque connus d'œdème maculaire cystoïde (tels que les rétinopathies diabétiques et les occlusions veineuses rétiniennes), (connus révélés notamment par une angiographie en fluorescence réalisée au sortir d’une opération de la cataracte). Catiolanze doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
Kératite herpétique
Catiolanze doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique. Éviter d'utiliser Catiolanze en cas de kératite active à Herpes simplex et chez les patients ayant des antécédents de kératites chroniques récidivantes à Herpes simplex, notamment en rapport avec des analogues des prostaglandines.
Iritis/uvéites
Catiolanze doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risques connus d’iritis/uvéites,
Patients asthmatiques
L’expérience de latanoprost chez les patients asthmatiques est limitée, toutefois des cas d’aggravation d’asthme et/ou de dyspnée ont été rapportés après commercialisation. Catiolanze doit être utilisé avec précaution chez les patients asthmatiques jusqu’à ce que l’expérience soit suffisante voir « Effets indésirables ».
Modification de la coloration de la peau périorbitaire
Une modification de la coloration de la peau périorbitaire a été observée, la majorité des cas reportés concernant des patients japonais. A ce jour, l’expérience montre que la modification de la coloration de la peau périorbitaire n’est pas définitive voire même, réversible dans certains cas, alors que le traitement par latanoprost est poursuivi.
Autre
L’utilisation concomitante de latanoprost avec prostaglandines, analogues de prostaglandine, ou dérivés de prostaglandine n’est pas recommandée (voir « Interactions »).
Recommandations pour les porteurs de lentilles de contact
Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation du collyre et il convient d'attendre au moins 15 minutes avant de les remettre.
InteractionsDes rapports font cas d'une élévation paradoxale de la pression intraoculaire après l'administration concomitante de deux analogues de la prostaglandine. En conséquence, l'utilisation de deux prostaglandines ou plus, de deux analogues de la prostaglandine ou plus ou de deux dérivés de la prostaglandine ou plus est déconseillée.
Des études cliniques ont montré que l'effet hypotenseur du latanoprost sur la pression intraoculaire était renforcé par les antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques (timolol), les agonistes adrénergiques (dipivéfrine), les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique (acétazolamide), et au moins partiellement renforcé par les agonistes cholinergiques (pilocarpine). Aucune interaction avec d'autres médicaments n'a été étudiée.
Des études d'interaction n'ont été réalisées que chez les adultes.
Grossesse, AllaitementGrossesse
On ne dispose d'aucune étude appropriée et correctement contrôlée chez la femme enceinte. Catiolanze possède des effets pharmacologiques potentiellement dangereux sur le déroulement de la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né. Par conséquent, Catiolanze ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.
Allaitement
Le latanoprost ainsi que ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Par conséquent, Catiolanze ne doit pas être utilisé chez la femme qui allaite ou bien l’allaitement doit être interrompu.
Fertilité
Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n’a été observé lors des études chez l’animal (voir « Données précliniques »).
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesCatiolanze a une légère influence sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines.
L'instillation d'un collyre dans l'œil peut provoquer une vision floue passagère. Il est recommandé aux patients de ne pas conduire et de ne pas utiliser de machines jusqu'à la disparition de cette gêne.
Effets indésirablesRésumé du profil de sécurité
La majorité des effets indésirables se rapporte au système oculaire. Dans un essai clinique en ouvert étudiant sur 5 ans la tolérance du latanoprost, 33% des patients ont développé une augmentation de la pigmentation irienne (voir « Mises en garde et précautions »). D’autres effets indésirables oculaires sont généralement passagers et surviennent à l’administration de la dose.
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables du collyre en solution de latanoprost avec conservateur, observés dans les études cliniques et les données recueillies après commercialisation ainsi que les effets secondaires observés dans les études cliniques portant sur Catiolanze, collyre en émulsion (caractérisés par ¥) sont mentionnés ci-dessous.
Les effets indésirables sont rangés par classe de système d’organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante :
« très fréquents » (≥1/10), « fréquents » (≥1/100 à <1/10), « occasionnels » (≥1/1000 à <1/100), « rares » (≥1/10 000 à <1/1000), « très rares » (<1/10 000), « fréquence inconnue » (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Infections et infestations
Rares : kératite herpétique*§.
Affections du système nerveux
Occasionnels : céphalées*, vertiges*.
Affections oculaires
Très fréquents : hyperpigmentation de l'iris (voir « Mises en garde et précautions »).
Fréquents : hyperémie conjonctivale légère à modérée ; irritations oculaires (sensation de brûlure, démangeaisons, prurit, piqûre et sensation de corps étranger, sensation anormale) ¥, kératite ponctuée le plus souvent asymptomatiques, conjonctivite*, douleurs oculaires, photophobie.
Occasionnels :, kératite*, vision floue ¥, œdème maculaire, y compris œdème maculaire cystoïde* (voir « Mises en garde et précautions »), uvéite*, œdème palpébral¥, modifications des cils et du duvet sur la paupière (augmentation de la longueur, de l'épaisseur, de la pigmentation et du nombre de cils) ¥, sécheresse oculaire, blépharite¥.
Rares : œdème cornéen*, érosion de la cornée, iritis*, œdème périorbitaire, trichiasis* distichiasis, kyste de l'iris *§, réactions cutanées localisées sur les paupières, assombrissement de la peau des paupières, pseudo-pemphigoïde de la conjonctive *§.
Très rares : modifications périorbitaires et palpébrales, se traduisant par un creusement du sillon palpébral.
Affections cardiaques
Occasionnels : angor, palpitations*.
Très rares : angor instable.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels : dyspnée*, asthme*.
Rares : aggravation d'un asthme.
Affections gastro-intestinales
Occasionnels : nausées*, vomissements*.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels : rash.
Rares : prurit.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels : arthralgie*, myalgie*.
Troubles généraux
Occasionnels : douleurs thoraciques*.
¥ Fréquence des effets indésirables estimée à partir d’études spécifiques à Catiolanze, collyre, en émulsion
* Effets indésirables identifiés lors de la surveillance post-commercialisation
§ Fréquence de l’effet indésirable estimée en utilisant “La règle de 3”
Description d’effets indésirables spécifiques et informations complémentaires
On dispose de données de sécurité relatives à Catiolanze provenant de 330 patients atteints d’hypertension oculaire ou de glaucome à angle ouvert présentant ou non des signes et symptômes d’une affection de la surface oculaire qui avaient participé à deux études de phase II et à une étude de phase III et qui avaient été traités par Catiolanze. Le profil de sécurité de Catiolanze à la semaine 12 était semblable à celui du collyre de latanoprost, en solution, bien que moins de patients aient rapporté des effets secondaires médicamenteux oculaires présumés (5,8% vs 10,9%).
Les données de tolérance à long terme ont été obtenues à partir d’une étude de Phase III au cours de laquelle 137 patients ont reçu Catiolanze pendant au moins 481 jours. Le profil de tolérance du Catiolanze à long terme ne différait pas de celui observé pendant les 3 premiers mois du traitement.
Les effets indésirables oculaires les plus fréquents rapportés pendant l’utilisation du Catiolanze à long terme comprenaient : hyperhémie oculaire et conjonctivale (4,4%), sensation anormale dans l’œil (2,2%), et croissance des cils (2,2%).
Population pédiatrique
On ne dispose d’aucune donnée relative à l’utilisation de Catiolanze chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageLa probabilité d’un surdosage après une administration oculaire est faible. En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique.
Signes et symptômes
Une irritation oculaire et une hyperémie conjonctivale sont les seuls effets indésirables connus d'un surdosage de latanoprost.
Traitement
Les informations suivantes peuvent être utiles en cas d'ingestion accidentelle de latanoprost. Plus de 90% du principe actif est métabolisé lors du premier passage hépatique voir « Pharmacocinétique ».
Un récipient unidose Catiolanze 50 µg/mL collyre contient 0,3 mL émulsion avec 15 µg de latanoprost. L'injection intraveineuse de latanoprost chez des volontaires sains à raison de 3 μg/kg n'a entraîné l'apparition d'aucun symptôme, tandis qu'une dose comprise entre 5,5 et 10 μg/kg a provoqué des nausées, des douleurs abdominales, des vertiges, une fatigue, des bouffées congestives et une sécrétion de sueur. Chez le singe, le latanoprost a été injecté par voie intraveineuse à des doses allant jusqu'à 500 μg/kg, sans qu'apparaissent des effets sur le système cardio-vasculaire. L'administration intraveineuse de latanoprost chez le singe a été associée à une bronchoconstriction transitoire (voir « Données précliniques »), En revanche, aucune bronchoconstriction n'a été observée chez les patients présentant un asthme modéré après l'instillation de la latanoprost dans l'œil à une dose égale à 7 fois la dose thérapeutique recommandée.
Propriétés/EffetsCode ATC
S01EE01
Mécanisme d’action
Le principe actif, le latanoprost, un analogue de la prostaglandine F2α, est un agoniste sélectif des récepteurs FP aux prostanoïdes qui abaisse la pression intraoculaire en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse. Des études conduites chez l'animal et chez l'être humain indiquent que le latanoprost agit principalement en accroissant l'écoulement par la voie uvéosclérale. Chez l'être humain, une certaine augmentation de l'écoulement de l'humeur aqueuse par diminution de la résistance trabéculaire a également été décrite.
Pharmacodynamique
La diminution de la pression intraoculaire débute chez l'être humain environ 3 à 4 heures après l'administration et atteint son effet maximal après 8 à 12 heures. La réduction de la pression intraoculaire persiste durant au moins 24 heures.
Des études cliniques ont montré que le latanoprost n'a pas d'effet significatif sur la production de l'humeur aqueuse.
Une hyperémie conjonctivale et/ou épisclérale faible à modérée peut survenir lors d'un traitement local.
Des études effectuées chez le singe montrent que l'effet du latanoprost sur la circulation sanguine intraoculaire est nul ou négligeable s'il est employé aux doses cliniques.
Le latanoprost n'a aucune influence sur la barrière hémato-aqueuse. Après un traitement chronique par du latanoprost chez le singe ayant subi auparavant une extraction du cristallin extracapsulaire, aucune lésion des vaisseaux sanguins rétiniens n'a été mise en évidence par l'angiographie à la fluorescéine.
Chez l'être humain, un traitement de courte durée par le latanoprost n'a pas induit de fuite de la fluorescéine dans le segment postérieur de l'œil pseudophaque.
Administré aux doses cliniques, le latanoprost n'a été associé à aucun effet significatif sur l'appareil cardio-vasculaire ou respiratoire.
Catiolanze est une nanoémulsion cationique interagissant avec les différentes couches du film lacrymal, principalement avec la couche lipidique du film lacrymal (Tear Film Lipid Layer, TFLL). L’émulsion cationique agit sur la couche de mucine chargée négativement qui recouvre l’épithélium de la cornée et de la conjonctive afin d’améliorer sa distribution et son temps de séjour sur la surface oculaire. La nanoémulsion cationique stimule également la cicatrisation et exerce un effet antiinflammatoire. Toutes ces propriétés pourraient être bénéfiques au traitement de patients atteints de glaucome à angle ouvert ou de pression intraoculaire accrue, en particulier pour les patients atteints d’une comorbidité de la surface oculaire (Ocular Surface Disease, OSD) ou présentant un risque de développer une telle comorbidité.
Efficacité clinique
L’efficacité et la sécurité de Catiolanze ont été évaluées dans deux études de phase II et dans une étude de phase III pertinente pour l’autorisation.
NVG09E115 était une étude de phase II multicentrique, ouverte, à un bras, prospective, d’une durée de 3 mois, visant à évaluer les effets d’un passage à Catiolanze chez des patients qui avaient été initialement traités par un collyre de latanoprost, en solution, contenant du chlorure de benzalkonium (BAK) comme conservateur, pour hypertension oculaire (HTO) ou glaucome à angle ouvert (Open Angle Glaucoma, OAG) lié(e) à une OSD légère à modérée. Dans cette étude, 20 patients ont été traités pendant 3 mois. La modification moyenne de la pression intraoculaire par rapport à la valeur initiale était de - 0,6 mm Hg au bout d’un mois de traitement et de - 0,8 mm Hg au bout de trois mois de traitement, une amélioration des signes et symptômes de l’OSD étant observée.
L’étude NVG10E118 était une étude de phase II contrôlée contre principe actif, avec observateur en aveugle, randomisée, multicentrique visant à évaluer la sécurité et l’efficacité de Catiolanze par comparaison avec Travoprost 40 microgrammes/ml, collyre avec conservateur, à laquelle 105 patients avec OAG, HTO et OSD ont participé. La pression intraoculaire moyenne était numériquement plus basse dans le groupe Catiolanze au bout d’un mois et au bout de trois mois à tout moment après le traitement (8h00, 10h00 et 16h00) que dans le groupe comparatif, à l’exception du moment 16h00 au cours du mois 1. Au bout de trois mois, le groupe Catiolanze a présenté une amélioration du score CFS de 30% par rapport à 5% dans le groupe comparatif sur l’échelle ORA (valeur p nominale < 0,05).
L’étude 0130A01SA était une étude de phase III de non-infériorité contrôlée, en simple aveugle, randomisée, portant sur 386 adultes avec OAG ou HTO visant à comparer Catiolanze, collyre, en émulsion, avec un collyre de latanoprost, en solution, avec BAK comme conservateur. Le critère d’évaluation principal était la modification du pic et du creux de la pression intraoculaire (Intraocular Pressure, IOP) par rapport aux valeurs initiales pour comparaison entre les groupes de traitement sur une phase de traitement de 12 semaines avec une limite de non-infériorité de 1,5 mm Hg fixée préalablement. Les comparaisons entre les effets sur l’amélioration des signes et symptômes de l’OSD constituaient les objectifs secondaires. Les données démographiques et les caractéristiques de la maladie au début de l’étude étaient comparables au sein des groupes, l’âge moyen se situant dans l’ensemble (SD) à 61,1 ans (11,16). La majorité (61,5%) des participants étaient des femmes et 96,4 % des blancs. 75,8% (n = 291) des patients avaient un OAG primaire et 21,1% (n = 81) une HTO; les autres avaient un glaucome pseudo-exfoliatif (2,1%) et un glaucome pigmentaire (1,0%).
Efficacité
Le critère d’évaluation principal a été satisfait car la non-infériorité de Catiolanze versus le latanoprost à 0,005% collyre en solution, avec conservateur, a été démontrée à la Semaine 12. La limite supérieure de l’IC à 97,5% unilatéral pour la différence de la pression intraoculaire se situait à ≤ 1,5 mm Hg aux deux moments (9h00 et 16h00) (voir Tableau).
La moyenne des moindres carrés de la différence de traitement entre les groupes Catiolanze et le latanoprost en solution avec conservateur, aux points temporels maximum et minimum était de -0,6 (IC à 95% -1,2, -0,1) et de -0,5 (IC à 95% -1,0, 0,1), respectivement. En outre, Catiolanze s’est avéré supérieur au collyre de latanoprost, en solution, avec conservateur (valeur p nominale = 0,0226) au moment de la valeur maximale de l’IOP et numériquement meilleur que le collyre de latanoprost, en solution, avec conservateur en ce qui concerne le creux de l’IOP (valeur p nominale = 0,0803.
Les deux critères d’évaluation secondaires principaux de l’efficacité étaient la modification du score CFS à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale chez les participants présentant une valeur initiale CFS de ≥ 1 ainsi que la modification du score de symptômes OSD moyen à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale chez les participants présentant un score des symptômes moyen > 0 au début de l’étude.
Catolianze s’est avéré supérieur par rapport au contrôle en ce qui concerne l’amélioration du score CFS à la semaine 12 (valeur p = 0,0006), et le score des symptômes OSD moyen était numériquement meilleur pour Catiolanze que pour le collyre de latanoprost, en solution, avec conservateur (valeur p = 0,0900) (voir Tableau).
À la semaine 12, 52,4% (n = 100) des patients du groupe Catiolanze qui avaient remis un Global Rating Treatment Summary (résumé de l’évaluation générale du traitement) et 36,3% (n = 69) dans le groupe de contrôle ont qualifié le traitement comme étant « très satisfaisant » (valeur p nominale = 0,0001).
Tableau 1 Résultats d’efficacité : MMRM sur les cas observés (Étude Eye, ensemble d’analyse complet)
Critère d’évaluation (évaluation à la Semaine 12)
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Résultat
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Catiolanze (N = 192)
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Latanoprost en solution avec conservateur (N = 192)
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Critère d’évaluation principal
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Évaluation à 9 h 00
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Variation de la PIO par rapport à la référence
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N
|
188
|
189
|
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Moyenne MC (ES)
|
-8,8 (0,25)
|
-8,2 (0,26)
|
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IC à 95% de différence
|
-1,2, -0,1
|
|
|
Évaluation à 16 h 00
|
|
|
|
Valeur de p
|
0,0226
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|
|
N
|
186
|
188
|
|
Moyenne MC (ES)
|
-8,6 (0,24)
|
-8,1 (0,25)
|
|
IC à 95% de différence
|
-1,0, 0,1
|
|
|
Valeur de p
|
0,0803
|
|
Critère d’évaluation secondaire principal
|
N
|
80
|
86
|
Variation du CFS par rapport à la référence chez les patients ayant un score CFS de référence ≥1
|
Moyenne MC (ES)
|
-0.71 (0.069)
|
-0.41 (0.077)
|
|
IC à 95% CI de différence
|
-0,46, -0,13
|
|
|
Valeur de p
|
0,0006
|
|
Modification des symptômes OSD par rapport à la valeur initiale chez les patients avec un score de symptômes OSD initial de > 0
|
N
|
99
|
104
|
|
Moyenne MC (ES)
|
-0,26 (0,058)
|
-0,17 (0,060)
|
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IC à 95% CI de différence
|
-0,20, 0,01
|
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Valeur de p
|
0,0900
|
|
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CFS, coloration cornéenne à la fluorescéine (Corneal fluorescein staining) ; IC, intervalle de confiance ; EAC, ensemble d’analyse complet ; n, nombre de patients ; moyenne des moindres carrés ; MMRN, modèle à effets mixtes pour mesures répétées (mixed-effects model for repeated measures) ; OSD : Affection de la surface oculaire (Ocular Surface Disease) ES : écart à la moyenne (standard error).
L’analyse s’applique à tous les patients de l’EAC ayant un score CFS de référence ≥1 pour la CFS et est utilisée pour les symptômes de l’OSD chez tous les patients présentant un score initial moyen de > 0 pour les symptômes de l’OSD. Les valeurs p nominales pour les critères d’évaluation principaux se réfèrent à la supériorité.
Modification moyenne non ajustée de la PIO par rapport à la valeur initiale avec SE après visite d’évaluation –FAS

Sécurité :
Des événements indésirables liés au traitement ont été signalés dans l’étude de phase III 0130A01SA chez 5,7% (n = 11) des patients dans le groupe Catiolanze et chez 10,9% dans le groupe traité par le latanoprost avec conservateur.
Les événements indésirables survenant chez au moins 1% des patients dans l’un des deux groupes de traitement étaient une hyperémie oculaire (1,6% des patients dans le groupe Catiolanze et 2,6% dans le groupe de contrôle), une hyperémie conjonctivale (1,0% vs 1,6%), un inconfort au niveau de l’œil (0 vs 1,6%) et des douleurs au site d’instillation (0 vs 1,6%).
Aucun événement indésirable sévère lié au traitement n’est survenu durant l’étude.
Efficacité chez les patients pédiatriques
On ne dispose d’aucune donnée relative à l’utilisation de Catiolanze chez des patients pédiatriques. L'efficacité du principe actif latanoprost pour le collyre avec conservateur chez les patients pédiatriques d'un âge inférieur ou égal à 18 ans a été démontrée dans une étude clinique en double aveugle de douze semaines ayant comparé le latanoprost au timolol chez 107 patients présentant une pression intraoculaire augmentée et un glaucome infantile. Les prématurés devaient avoir un âge gestationnel d'au moins 36 semaines. Les patients ont reçu soit du latanoprost à 0.005% une fois par jour soit du timolol à 0.5% (ou en option à 0.25% chez les enfants de moins de 3 ans) deux fois par jour. Le critère d'efficacité principal était la diminution moyenne de la pression intraoculaire à la 12e semaine de l'étude par rapport à la valeur initiale. La diminution moyenne de la pression intraoculaire dans le groupe traité par le latanoprost a été semblable à celle dans le groupe traité par le timolol. Dans tous les groupes d'âge étudiés (de 0 à <3 ans, de 3 à <12 ans et de 12 à 18 ans), la diminution moyenne de la pression intraoculaire à la 12e semaine a été semblable dans le groupe traité par latanoprost et dans le groupe traité par timolol. Les données d'efficacité dans le groupe d'âge de 0 à<3 ans ont été recueillies chez 13 patients traités par le latanoprost et aucune efficacité importante n'a été enregistrée chez les quatre patients ayant représenté le groupe d'âge de 0 à <1 an dans l'étude clinique menée chez les patients pédiatriques.
Dans le sous-groupe présentant un glaucome congénital/infantile primitif (PCG), la diminution de la pression intraoculaire dans le groupe traité par le latanoprost a été semblable à celle dans le groupe traité par le timolol. Les résultats observés dans le sous-groupe non-PCG (par ex. avec un glaucome juvénile à angle ouvert, glaucome aphaque) ont été similaires à ceux du sous-groupe présentant un glaucome congénital/infantile primitif.
Les effets sur la pression intraoculaire sont apparus après la première semaine de traitement et se sont maintenus, pendant les douze semaines de l'étude.
PharmacocinétiqueLe latanoprost (PM 432,58) est une prodrogue de type ester isopropylique, inactive en elle-même, qui devient biologiquement active après hydrolyse en acide de latanoprost.
Absorption
La prodrogue est bien absorbée par la cornée et la totalité de la substance pénétrant dans l’humeur aqueuse est hydrolysée au cours du passage à travers la cornée.et s'en trouve ainsi activé.
Distribution
Les études conduites chez l’homme ont montré que le pic de concentration dans l’humeur aqueuse est atteint environ deux heures après administration locale. Après application locale chez le singe, le latanoprost est principalement distribué dans le segment antérieur, la conjonctive et les paupières. Seule une quantité infime atteint le segment postérieur.
Métabolisme
L’acide de latanoprost n’est pratiquement pas métabolisé dans l’œil. Le métabolisme est principalement hépatique.
Élimination
Chez l'être humain, l'acide de latanoprost est rapidement éliminé du plasma. La demivie plasmatique chez l’homme est de17 minutes.
Les études animales ont montré une activité biologique faible, voire nulle, des métabolites principaux, le 1,2-dinor et le 1,2,3,4-tétranor, qui sont principalement éliminés dans l’urine.
Données précliniquesToxicité en cas d’administration répétée
Des données non cliniques portant sur Catiolanze sur la base d’une étude de toxicité ne montrent aucun danger particulier pour l’homme lors de l’administration répétée.
Génotoxicité
Les tests de mutation réverse sur bactéries, les tests de lymphome de souris, ainsi que le test du micronoyau chez la souris se sont révélés négatifs avec le latanoprost. Des aberrations chromosomique sont été observées in vitro sur des lymphocytes humains. Des effets similaires ont été observés avec une prostaglandine naturelle, la prostaglandine F2α, indiquant un effet spécifique de classe. D'autres études de mutagenèse menées chez le rat (sur la synthèse non programmée d'ADN in vitro/in vivo) ont été négatives et indiquent que le latanoprost ne possè de pas de propriétés mutagènes.
Carcinogénicité
Les études de carcinogenèse chez la souris et le rat ont été négatives.
Toxicité sur la reproduction
Aucune influence du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n'a été observée lors d'études chez l'animal. Dans l'étude d'embryotoxicité menée chez le rat, aucun effet embryotoxique n'a été démontré après administration intraveineuse de latanoprost aux doses de 5, 50 et 250 μg/kg/jour. Toutefois, le latanoprost a induit un effet embryolétal chez le lapin à des doses égales ou supérieures à 5 μg/kg/jour.
La dose de 5 μg/kg/jour (environ 100 fois la dose thérapeutique) a entraîné une toxicité embryofœtale significative, caractérisée par une survenue accrue de résorptions tardives, d'avortements, ainsi que par une diminution du poids à la naissance.
Aucun effet tératogène n'a été observé.
Remarques particulièresIncompatibilités
Des études réalisées invitro ont montré que le mélange du collyre en solution de latanoprost avec un collyre contenant du thiomersal provoque une précipitation.
Si le patient doit utiliser ces deux types de collyre, il devra respecter un intervalle d'au moins 5 minutes entre les deux instillations.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention « EXP » sur l’emballage.
Stabilité après ouverture
Après ouverture du sachet en aluminium, conserver les récipients unidoses dans le sachet d’origine, à l'abri de la lumière et afin d’éviter toute évaporation.
Les récipients unidoses ne doivent pas être conservés plus de 28 jours dans le sachet ouvert. Jeter tout récipient unidose ouvert immédiatement après utilisation.
L’émulsion d’un récipient unidose doit être utilisé immédiatement après l’ouverture pour une administration dans l’œil ou les yeux affecté(s). Dans la mesure où la stérilité de l'émulsion sans conservateur ne peut être maintenue après l’ouverture du récipient unidose, tout contenu résiduel doit être jeté immédiatement après l’administration. Jeter tout récipient unidose ouvert immédiatement après utilisation.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 30°C.
Conserver hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation69231 (Swissmedic)
PrésentationChaque récipient unidose contient 0,3 mL de Catiolanze, collyre en émulsion.
Un sachet contient cinq récipients unidoses.
Présentations :
30 récipients unidoses
90 récipients unidoses [B]
Titulaire de l’autorisationSanten SA, Genève
Mise à jour de l’informationNovembre 2023
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