PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration orale, la fésotérodine n'a pas été détectée dans le plasma, car elle est rapidement et largement hydrolysée par des estérases plasmatiques non spécifiques.
La biodisponibilité du métabolite actif 5-hydroxyméthyl-toltérodine (5-HMT) est de 52%. Dans un intervalle posologique de 4 à 28 mg, la cinétique d'absorption est linéaire. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes au bout d'environ 5 heures. Les concentrations plasmatiques thérapeutiques sont atteintes dès la première utilisation de fésotérodine. Il n'y a pas d'accumulation après administration de doses multiples. L'état d'équilibre est atteint au troisième jour de traitement. Il ressort des études cliniques une variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques de 30 à 40%.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques de la 5-HMT n'est que d'environ 50%, elle se lie aussi bien à l'albumine qu'à la glycoprotéine acide alpha-1. Le volume de distribution moyen à l'état d'équilibre après perfusion intraveineuse du métabolite actif était de 169 l.
Métabolisme
Après administration orale, la fésotérodine est rapidement et largement hydrolysée pour former son métabolite actif, la 5-HMT. La 5-HMT, est ensuite métabolisée dans le foie pour former les métabolites carboxy, carboxy-N-déisopropyl et N-déisopropyl avec l'intervention du CYP2D6 et du CYP3A4. Aucun de ces métabolites ne participe de façon significative à l'activité antimuscarinique de la fésotérodine.
La Cmax moyenne et l'AUC du métabolite actif sont respectivement 1.7 et 2 fois supérieures chez les métaboliseurs lents, en comparaison des métaboliseurs rapides du CYP2D6.
Élimination
Aussi bien le métabolisme hépatique que l'excrétion rénale contribuent de façon significative à l'élimination du métabolite actif. Après administration orale de fésotérodine, environ 70% de la dose administrée a été retrouvée dans les urines sous forme de métabolite actif (16%), de métabolite carboxy (34%), de métabolite carboxy-N-déisopropyl (18%) ou de métabolite N-déisopropyl (1%); une quantité plus faible (7%) a été retrouvée dans les fèces. La demi-vie terminale du métabolite actif après administration orale est d'environ 7 heures.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
La pharmacocinétique de la fésotérodine ne diffère pas de manière significative entre les sujets jeunes (âge moyen de 30 ans) et les sujets âgés (âge moyen de 68 ans) de sexe masculin en bonne santé.
Troubles de la fonction hépatique
Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B), la Cmax et l'AUC du métabolite actif augmentent respectivement de 1.4 et 2.1 fois par rapport aux sujets sains. La pharmacocinétique de la fésotérodine n'a pas été étudiée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A) ou sévère (Child-Pugh C).
Troubles de la fonction rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère à modérée (DFG de 30-80 ml/min), la Cmax et l'AUC du métabolite actif ont augmenté respectivement jusqu'à 1.5 et 1.8 fois par rapport aux sujets sains. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (DFG <30 ml/min), la Cmax et l'AUC ont augmenté respectivement de 2.0 et 2.3 fois.
Sexe
La pharmacocinétique de la fésotérodine ne diffère pas de manière significative entre les sujets masculins et féminins.
|