La préparation Cetrotide®, poudre et solvant pour solution injectable, comportant comme principe actif le cétrorélix, a obtenu une autorisation de mise sur le marché le 30e avril 2003 pour l'indication suivante:
Prévention de l'ovulation prématurée chez les patientes incluses dans un protocole de stimulation ovarienne contrôlée, suivie de prélèvement d'ovocytes et de techniques de reproduction assistée.
Dans les études cliniques, Cetrotide a été administré en association avec de la HMG (gonadotrophine de femme ménopausée) lors de stimulation ovarienne contrôlée. Une expérience plus réduite acquise en association avec la FSH recombinante suggère une efficacité équivalente.
Cétrorélix est un antagoniste du facteur de libération de l'hormone lutéinisante (LHRH). Le cétrorélix entre en compétition avec la LHRH endogène au niveau des récepteurs membranaires des cellules hypophysaires. La sécrétion des gonadotrophines (LH et FSH) peut ainsi être contrôlée.
La suppression de FSH et LH et la durée d'action sont dépendantes de la dose. Chez la femme, le pic de LH est par conséquent retardé, ce qui empêche une ovulation prématurée survenant avant une maturation folliculaire suffisante. La suppression se produit presque immédiatement et sans effet stimulant initial, contrairement aux agonistes de la LHRH.
Cetrotide ne sera prescrit que par un spécialiste de l'indication concernée.
Cetrotide est administrée en injection sous-cutanée, et est disponible soit pour une dose journalière de 0,25 mg soit pour une administration unique de 3 mg (éventuellement complétées par la suite par des doses journalières de 0,25 mg).
Des administrations répétées sur plusieurs cycles n'ont pas été étudiées.
Cetrotide est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité au cétrorélix ou à tout autre analogue structural de la gonadoréline, aux hormones peptidiques exogènes ou aux excipients (mannitol), ainsi que chez les patientes présentant une insuffisance rénale ou hépatique. Le traitement par Cetrotide n'est pas recommandé chez les femmes souffrant d'épisodes allergiques graves. Comme lors de tout processus de stimulation ovarienne par des gonadotrophines, un syndrome d'hyperstimulation ovarienne peut survenir. Des réactions au site d'injection et des réactions pseudo-allergiques / anaphylactiques ont également été observées.
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