PharmacocinétiqueNi les formes galéniques disponibles, ni les différents principes actifs, n'ont fait l'objet d'études de résorption et de pénétration.
Dans les conditions normales d'une peau saine, la résorption percutanée d'un corticoïde n'est que minime. Le taux de pénétration et de perméation dépend de la région cutanée traitée, de l'état de la peau, de la formule galénique, de l'âge du patient et du mode d'application. Les corticoïdes fluorés ne pénètrent la peau pas plus facilement que l'hydrocortisone. La liaison des corticoïdes aux protéines plasmatiques est très forte. Ils sont métabolisés en majeure partie dans le foie et à un degré moindre dans les reins. L'élimination se fait par voie rénale.
En application topique sur la peau saine, le sulfate de néomycine n'est pas résorbé. En revanche, la substance est rapidement résorbée à la suite d'une application sur des plaies, sur une peau dont la couche cornée est érodée (blessures, brûlures, ulcérations, etc.) sur une peau enflammée ou recouverte d'un pansement occlusif. Dans ces cas-là, l'application de sulfate de néomycine en quantités importantes peut se traduire par une concentration plasmatique considérable. Une fois résorbé, le sulfate de néomycine est rapidement éliminé sous forme active par voie rénale. La demi-vie est de 2 à 3 heures. Lors d'une insuffisance rénale, la clairance plasmatique de la néomycine se trouve réduite (voir «Posologie lors d'insuffisance rénale»).
En application topique, le clioquinol est résorbé et passe dans la circulation générale. Deux études effectuées avec une crème et une pommade contenant le clioquinol associé à un corticoïde ont démontré qu'en moyenne 2 à 3% de la dose de clioquinol appliquée peuvent être décelés dans le sang. Au cours d'une autre étude effectuée avec le clioquinol seul, une crème contenant 3% de cette substance fut appliquée et l'endroit traité recouvert d'un pansement occlusif pendant 12 heures. Dans ce laps de temps-là, le taux de résorption percutanée augmenta à 40% de la dose administrée.
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