CompositionPrincipe actif: norethisteronum.
Excipients: excipiens pro compresso.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéComprimés à 0,35 mg de norethisteronum.
Indications/Possibilités d’emploiContraception hormonale.
Posologie/Mode d’emploiLes comprimés pelliculés doivent être pris quotidiennement avec un peu d’eau pendant 28 jours au même moment de la journée (par ex. le matin à la même heure) en suivant l’ordre indiqué. Une fois la plaquette terminée, entamer une nouvelle plaquette et poursuivre le traitement dès le lendemain sans interruption.
Début de la prise
Pour les femmes qui n’ont pas utilisé de contraceptif hormonal au cours du dernier mois
La prise des comprimés doit commencer le 1er jour du cycle menstruel normal (donc le 1er jour de saignement). Il est possible également de commencer le traitement entre le 2ème et le 5ème jour, mais dans ce cas, l’utilisation complémentaire d’une méthode non hormonale de contraception (à l’exception de la méthode Ogino Knaus ou de la méthode de la mesure de la température) pendant les 7 premiers jours de prise au cours du 1er cycle est recommandée.
Passage d’un traitement sous contraceptif hormonal combiné (y compris anneau vaginal ou patch transdermique) à Micronovum
Le premier comprimé de Micronovum doit être absorbé le jour suivant la prise du dernier comprimé hormonal ou bien après retrait de l’anneau vaginal ou du patch transdermique. Dans ce cas l’emploi d’une méthode non hormonale de contraception supplémentaire n’est pas nécessaire.
Passage d’un traitement sous progestérone en mono-préparation (minipilule, injections, implant, DIU [= dispositif intra utérin]) à Micronovum
La transition entre une autre minipilule et Micronovum peut se faire n’importe quel jour; après retrait d’un implant ou d’un DIU, le plus tôt possible le jour du retrait, et en cas d’injection, à la date où la prochaine injection aurait dû avoir lieu. Dans toutes ces éventualités vous devez utiliser une méthode complémentaire non hormonale pendant les 7 premiers jours de prise de Micronovum.
Après une interruption de grossesse au 1er trimestre
La prise de Micronovum peut commencer immédiatement. Des mesures de contraception supplémentaires ne sont pas nécessaires dans ce cas. Remarque: une ovulation peut survenir dès 10 jours après un avortement.
Après une interruption de grossesse au 2ème trimestre ou après un accouchement
Il est recommandé de commencer le traitement entre le 21ème et le 28ème jour après l’accouchement ou l’avortement. Si le traitement commence plus tard, il est conseillé d’utiliser en plus un contraceptif mécanique pendant les 7 premiers jours de prise. Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il faut attendre l’exclusion de toute grossesse éventuelle ou l’apparition des premières règles naturelles avant de débuter le traitement. Pour les femmes qui allaitent, se reporter à la rubrique «Grossesse/Allaitement».
Prescription en cas d’oubli du comprimé
En cas d’oubli de la prise du comprimé au moment habituel et prise de conscience dans les 3 heures maximum, prendre le comprimé immédiatement. Les comprimés suivants devront être avalés à l’heure habituelle. Cet oubli n’aura alors pas d’incidence sur l’effet contraceptif.
En cas d’oubli de prise du comprimé et prise de conscience au-delà des 3 heures qui suivent, l’effet contraceptif peut être réduit. Prendre le comprimé oublié dès que l’oubli a été constaté – même si 2 comprimés doivent être avalés le même jour. Les comprimés suivants doivent être pris à l’heure habituelle. L’utilisation d’une méthode complémentaire non hormonale est recommandée pendant les 7 jours suivants.
Posologie en cas de vomissements/diarrhées
En cas de vomissement dans les 2 heures suivant la prise du comprimé ou en cas de diarrhées sévères pendant plus de 24 heures, l’absorption peut se révéler incomplète. Respecter dans ce cas les règles de base du paragraphe «Prescription en cas d’oubli du comprimé».
Afin que le schéma de prise puisse être respecté, prendre le comprimé supplémentaire dans une plaquette de réserve. Si les désordres gastro-intestinaux persistent, l’utilisation d’autres méthodes de contraception doit être envisagée.
Saignements intermenstruels et spotting
En cas de saignement intermenstruel ou bien de spotting, il faut poursuivre la prise de Micronovum. Les saignements intermenstruels sont courants chez les femmes qui utilisent la minipilule. Si les saignements persistent ou bien s’ils sont associés à des douleurs ventrales, il est indispensable de consulter un médecin afin d’éliminer toute suspicion de grossesse ou de maladie organique.
Groupes particuliers de patientes
Insuffisance rénale: Micronovum n’a pas été testé chez les femmes souffrant d’insuffisance rénale. On ne peut donc pas faire de recommandation posologique.
Insuffisance hépatique: Micronovum ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant d’insuffisance hépatique.
Enfants et adolescentes: l’efficacité et l’innocuité de Micronovum ont été évaluées chez les femmes âgées de 18 ans et plus. On recommande pour les adolescentes le même dosage que pour les adultes.
Micronovum n’est pas indiqué chez les prépubères.
Contre-indications·Saignements vaginaux irréguliers d’origine inconnue;
·maladies thrombo-emboliques veineuses aiguës;
·affections hépatiques existantes ou antérieures graves, tant que les valeurs de la fonction hépatique sont anormales;
·tumeurs du foie bénignes ou malignes;
·tumeurs hormonodépendantes (par ex. cancer du sein);
·Grossesse confirmée ou suspectée;
·hypersensibilité au principe actif ou à un des excipients de Micronovum.
Mises en garde et précautionsAvant de prescrire un contraceptif hormonal le médecin doit procéder à une anamnèse personnelle et familiale ainsi qu’à un examen général et gynécologique, afin de déceler toute pathologie éventuelle nécessitant un traitement et tout facteur de risque et d’exclure toute grossesse. Ces examens incluent la pression artérielle, l’examen des seins, de l’abdomen et des organes génitaux, y compris la cytologie cervicale et les analyses de laboratoire pertinentes.
Pour évaluer les risques, le médecin doit savoir quelles maladies/quels facteurs peuvent entraîner des complications en relation avec l’utilisation de contraceptifs hormonaux:
·maladies existantes ou antérieures artérielles/cardiovasculaires (par ex. sclérose coronarienne, sclérose cérébrale, infarctus du myocarde, apoplexie);
·autres facteurs de risque cardiovasculaire (par ex. tabac, hypertension, adiposité, hyperlipidémie);
·migraines;
·grossesse ectopique dans l’anamnèse.
Les patientes souffrant de ces pathologies ou présentant des facteurs de risque doivent être particulièrement surveillées au cours du traitement par Micronovum. Cela concerne également les patientes souffrant d’hypercoagulabilité, diabète mellitus (ou d’une réduction de la tolérance au glucose), porphyrie, maladies de la vésicule biliaire, de troubles fonctionnels rénaux, de rétention d’eau, de maladie bénigne du sein, de fibromyome utérin, de dépression, d’épilepsie, d’asthme bronchique, d’ostéosclérose ou de varices profondes.
Un chloasma peut survenir occasionnellement sous traitement hormonal. Les femmes qui ont déjà souffert de chloasma (par ex. pendant une grossesse) doivent éviter les rayons UV au cours de l’utilisation de Micronovum.
Les situations suivantes nécessitent un arrêt immédiat de Micronovum
·premiers signes de processus thrombo-phlébitiques ou thrombo-emboliques
·manifestation première de céphalées migraineuses ou de maux de tête exceptionnellement fréquents et répétés;
·troubles sévères de la vue ou de l’ouïe;
·première manifestation de troubles épileptiques ou de crises de convulsion;
·immobilisation prolongée (par ex. après un accident ou une intervention chirurgicale importante; ou 4 à 6 semaines avant une opération programmée)
·apparition d’un ictère ou bien d’un prurit généralisé;
·augmentation du foie (hépatomégalie) avec suspicion de tumeur hépatique;
·augmentation de la tension artérielle;
·croissance manifeste des myomes;
·grossesse confirmée ou suspectée.
Des études épidémiologiques montrent un risque accru de maladies thrombo-emboliques (par ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde et apoplexie) lors de la prise de contraceptifs hormonaux combinés. L’importance clinique des résultats de cette étude concernant l’utilisation de la noréthistérone en tant que contraceptif en mono-préparation avec un composant oestrogène n’est pas connue. C’est pourquoi Micronovum doit être interrompu en cas d’apparition de thrombose. Les femmes ayant déjà souffert d’une maladie thrombo-embolique doivent être informées de la possibilité de réapparition de la maladie.
Chez les fumeuses utilisant un contraceptif hormonal, il existe un risque élevé en particulier de thromboembolie artérielle. Le risque augmente proportionnellement à l’âge et à la consommation de cigarettes. Les femmes de 35 ans et plus ne devraient donc pas fumer si elles sont sous contraceptif hormonal.
Maladies tumorales
Certaines études épidémiologiques mettent en évidence un risque accru de néoplasies cervicales intraépithéliales si le contraceptif hormonal combiné est utilisé pendant une longue période. On ne sait pas si ce risque accru apparaît suite à la prise d’un contraceptif hormonal, d’un comportement sexuel à risque ou d’autres facteurs, comme les papillomavirus humains. L’état actuel des données ne permet pas d’affirmer que la prise d’une mono-préparation de progestérone accroît le risque de néoplasie cervicale intraépithéliale.
Une méta analyse de 54 études épidémiologiques a révélé que le risque relatif (RR) de cancer du sein chez les femmes sous contraceptif hormonal combiné augmente légèrement (RR= 1,24). À l’arrêt du contraceptif hormonal combiné, le risque diminue progressivement et n’est plus décelable après 10 ans. Les cancers du sein étant rares avant 40 ans, le nombre de cancers du sein diagnostiqués en relation avec le risque global est faible chez les femmes utilisant une contraception hormonale combinée ou qui l’utilisaient il y a peu. Ces études ne donnent aucune information sur les causalités. Chez les femmes sous contraceptif hormonal combiné, l’aggravation du risque peut être liée aussi bien à un dépistage prématuré qu’à des effets biologiques du contraceptif hormonal combiné, ou bien aux deux facteurs. Au moment de l’établissement du diagnostic, le cancer du sein avait tendance à être moins avancé chez les femmes qui prennent un contraceptif hormonal combiné que chez celles qui n’en ont jamais utilisé.
Il se peut que, pour les utilisatrices de mono-préparation de progestérone, le risque soit comparable à celui observé pour les utilisatrices de CHC, mais les données disponibles concernant les mono-préparations de progestérone sont trop peu nombreuses pour pouvoir donner des chiffres.
Tumeurs hépatiques
Dans de rares cas de traitement contraceptif hormonal combiné, on observe des tumeurs hépatiques bénignes ou plus rarement encore, malignes, dont les complications possibles, par ex. des saignements intra-abdominaux, peuvent mettre la vie des patientes en danger. On ignore si l’utilisation d’une mono-préparation de progestérone augmente le risque de ce type de tumeur. En cas d’apparition de douleurs importantes dans l’abdomen supérieur, d’hépatomégalie ou de signes de saignements intra-abdominaux, la présence d’une tumeur hépatique doit être vérifiée par un diagnostic différentiel.
Suite à une hépatite, il faut attendre trois mois après le retour à la normale des valeurs hépatiques (six mois après une maladie plus grave), avant de prescrire un contraceptif oral.
Grossesse ectopique
L’incidence de grossesse ectopique sous progestatif oral en mono-préparation concerne 5 femmes sur 1’000 par an. Elle est cependant plus élevée que chez les femmes qui utilisent une autre méthode contraceptive, mais comparable chez les femmes sans contraception. Selon les études cliniques relatives, il s’agit de grossesse extra-utérine dans 10% des cas ou moins.
Les maux de ventre et les saignements vaginaux peuvent être le signe d’une grossesse ectopique.
Ralentissement de l’atrésie folliculaire/du système ovarien
Lorsque les follicules se développent, l’atrésie folliculaire peut être ralentie et le follicule peut devenir aussi grand que lors d’un cycle normal. En général ces grands follicules disparaissent spontanément et sont le plus souvent asymptomatiques; ils sont associés à des douleurs ventrales légères. Dans de rares cas on constate une torsion axiale ou une rupture de l’ovaire, nécessitant une intervention chirurgicale.
Autres précautions
Les progestatifs peuvent agir sur la tolérance au glucose et sur les concentrations d’insuline plasmatique. Une adaptation de la dose d’insuline n’est en général pas nécessaire chez les diabétiques selon l’état actuel des données. Mais ces patientes doivent être particulièrement surveillées au cours des premiers mois de traitement par Micronovum.
Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante (y compris la forme familiale) peuvent présenter un risque aggravé de pancréatite si elles prennent un contraceptif hormonal combiné.
On ne sait toutefois pas si cela s’applique aussi aux mono-préparations de progestérone.
Des règles irrégulières sont fréquentes chez les femmes sous progestatif oral en mono-préparation. Cela se manifeste aussi bien par des saignements plus fréquents ou plus longs que par des saignements plus rares ou une absence de règles. En cas de saignements irréguliers persistants, un examen est nécessaire pour exclure toute cause organique. Une aménorrhée persistante doit faire penser à l’éventualité d’une grossesse.
Il convient d’informer les patientes sur le fait qu’un contraceptif hormonal n’offre aucune protection contre les infections VIH (SIDA) et autres maladies sexuellement transmissibles.
InteractionsLes interactions entre les contraceptifs hormonaux et d’autres médicaments peuvent entraîner des saignements intermenstruels et compromettre la protection contraceptive.
L’utilisation concomitante d’inducteurs des enzymes CYP peut augmenter la clairance des hormones sexuelles. Voici quelques exemples: aprépitant ou fosaprépitant, barbituriques, bosentan, carbamazépine, felbamate, oxcarbazépine, phénytoïne, primidone, rifabutine, rifampicine, rufinamide, topiramate et millepertuis (hypericum).
L’induction enzymatique maximale est généralement atteinte après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après l’arrêt de ces médicaments.
La prudence est également de rigueur lors de l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de protéase (p.ex. ritonavir et nelfinavir ainsi que leurs associations) ou d’inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse dont on sait qu’il s’agit de puissants inhibiteurs du cytochrome P450, mais qui ont des propriétés inductrices lors de l’utilisation concomitante d’hormones stéroïdiennes.
Les femmes qui prennent de tels médicaments sur une courte durée doivent être informées d’utiliser temporairement une méthode contraceptive barrière en plus de Micronovum, c.-à-d. pendant l’utilisation du médicament associé et pendant 28 jours après l’arrêt. Dans le cas d’un traitement de longue durée par des inducteurs enzymatiques, il convient d’utiliser des méthodes contraceptives non hormonales.
L’action contraceptive de Micronovum peut être réduite par la prise concomitante d’isotrétinoïne. C’est pourquoi il ne faut pas utiliser de préparations uniquement à base de progestatif telles que Micronovum pour la contraception pendant un traitement systémique par isotrétinoïne.
Des études in vitro montrent que le charbon activé est lié à la noréthistérone. Cependant l’effet thérapeutique de celle-ci n’est pas prouvé lorsque le charbon activé est administré 3 heures après ou 12 heures avant la dose de noréthistérone.
Les contraceptifs hormonaux peuvent inhiber les enzymes microsomales hépatiques ou induire la conjugaison hépatique, notamment la glucuronidation. Par conséquent, les concentrations plasmatiques et tissulaires d’autres médicaments peuvent soit augmenter (p.ex. ciclosporine, tizanidine), soit diminuer (p.ex. lamotrigine).
Il est conseillé de consulter également l’information professionnelle des médicaments pris simultanément.
Grossesse/AllaitementLa prise de Micronovum est contre-indiquée pendant une grossesse. Avant de commencer le traitement, toute suspicion de grossesse doit être exclue. Si une grossesse est confirmée ou suspectée au cours du traitement, il faut arrêter immédiatement celui-ci et consulter son médecin.
L’état actuel des données sur l’utilisation de Micronovum pendant la grossesse est insuffisant, et certains effets indésirables ne peuvent donc pas être évalués. Des études épidémiologiques complètes n’ont pas montré de risque accru d’infirmité congénitale chez les enfants dont la mère avait pris un contraceptif hormonal avant la grossesse, ni d’effets tératogènes lorsque ceux-ci avaient été utilisés par erreur au cours de la grossesse. De même les études sur les animaux sont insuffisantes en ce qui concerne les effets nocifs possibles.
Les expériences sur les animaux ont montré qu’à hautes doses, les substances à base de progestérone avaient un effet virilisant sur les fœtus féminins (cf. «Données précliniques»).
La noréthistérone passe dans le lait maternel en petites quantités. Ces minuscules concentrations sont décelables.
Les mono-préparations à base de progestatifs n’ont montré cependant aucune influence négative sur la quantité et la qualité du lait maternel. Les données existantes sur ces mono-produits ne permettent pas d’affirmer qu’il existe un risque pour les nourrissons allaités.
Micronovum peut être utilisé pendant l’allaitement.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucun effet de Micronovum sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines n’a été constaté.
Effets indésirablesLes effets indésirables les plus graves associés à la prise de contraceptifs hormonaux sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (consulter cette rubrique).
La sécurité de Micronovum a été examinée dans le cadre de 2 études cliniques auprès d’une population totale de 3 099 sujets. Dans une étude, 2 925 sujets ont reçu 1 comprimé de Micronovum 0.35 mg par jour. Dans l’autre étude, 174 sujets ont reçu 1 comprimé de Micronovum 0,35 mg par jour pendant 21 jours par mois (cycle de traitement de 21 jours).
En se basant sur les données de sécurité de ces études, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient les suivants: métrorragie (34.3%), nausées (8.7%), céphalées (5.6%) et aménorrhée (5.4%).
Les effets indésirables rapportés lors de l’utilisation de Micronovum dans des études cliniques ou dans le cadre de la surveillance post-marketing sont présentés ci-dessous par système d’organes et fréquence.
Les fréquences indiquées correspondent à la convention suivante: très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 à <1/10) occasionnels (≥1/1000 à <1/100); rares (≥1/10 000 à <1/1000); très rares (<1/10000); fréquence inconnue (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Infections
Occasionnel: candidose vaginale.
Système immunitaire
Rare: hypersensibilité.
Fréquence inconnue: réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnel: modifications pondérales (prise ou perte de poids).
Troubles psychiatriques
Occasionnels: humeur depressive, nervosité, modifications de la libido.
Système nerveux
Fréquents: céphalées, vertiges.
Troubles vasculaires
Rare: augmentation de la tension artérielle.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: nausées, vomissements.
Occasionnel: douleurs abdominales.
Troubles hépatobiliaires
Occasionnel: ictère cholestatique.
Rare: hépatite.
Troubles cutanés
Occasionnels: éruption cutanée, acné, alopécie, hirsutisme.
Fréquence inconnue: prurit.
Système musculosquelettique
Occasionnel: douleurs dans les extrémités.
Troubles de l’appareil génital et des seins
Très fréquent: métrorragie (34.3%).
Fréquents: aménorrhée, sensation de tension dans les seins;
Occasionnels: kystes ovariens, pertes vaginales, ménorragie.
Fréquence inconnue: modifications des règles (p.ex. saignements irréguliers ou retardés), douleurs mammaires, suppression de la lactation, absence de règles après l’arrêt du médicament.
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
Fréquent: fatigue.
Occasionnel: œdème.
SurdosageLes intoxications aiguës lors de l’ingestion en une prise d’une grande quantité de comprimés sont rares, même chez l’enfant. Les symptômes d’un surdosage peuvent être les suivants: nausées, vomissements, ainsi qu’un léger saignement vaginal chez les fillettes.
Propriétés/EffetsCode ATC: G03AC01
La noréthistérone, progestatif contenu dans Micronovum, agit comme contraceptif; il augmente la viscosité de la glaire cervicale et empêche ainsi la pénétration des spermatozoïdes. Par ailleurs, il entraîne des modifications de l’endomètre, entravant ainsi la nidation. D’autres facteurs, responsables de l’action anticonceptionnelle, dont le mécanisme d’action exact n’est pas connu devraient être pris en compte.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration orale, la noréthistérone est rapidement et complètement résorbée. La concentration sanguine maximale est atteinte après env. 2 heures.
Distribution
La noréthistérone est liée dans le sérum à la SHBG (à env. 35%) et à l’albumine (à env. 60%). Seuls env. 3–4% de la concentration sérique totale se retrouvent sous forme de stéroïde libre.
Métabolisme
La noréthistérone est essentiellement métabolisée dans le foie. Le métabolisme de la noréthistérone se distingue nettement du métabolisme du progestatif endogène, la progestérone. Sa dégradation s’effectue en 4 étapes.
Élimination
La noréthistérone n’est excrétée sous forme inchangée qu’en petites quantités.
L’urine contient comme catabolites d’excrétion des conjugués des dérivés isomères 5α/5β-androstan-3α/β-ol, ce qui prouve la circulation entérohépatique de divers métabolites. Pour la noréthistérone la demi-vie est de 6 à 12 heures.
Cinétique de certains groupes de patientes
Les données sur la pharmacocinétique chez les femmes souffrant d’insuffisance hépatique ou rénale ne sont pas connues.
Données précliniquesLes examens précliniques sur la toxicité, la génotoxicité et le potentiel carcinogène des mono-préparations de progestérone après une prise répétée n’ont donné aucune information fiable sur les risques particuliers pour les êtres humains.
Les expériences sur les animaux ont montré que les substances à base de progestérone avaient un effet létal sur l’embryon et, à hautes doses, ont révélé un effet virilisant sur les foetus féminins. Aucun effet tératogène n’a été constaté chez les rats, les souris et les lapins au cours des études toxicologiques de reproduction.
Remarques particulièresIncompatibilités
Aucune connue.
Influence sur les méthodes de diagnostic
La prise d’un contraceptif oral peut modifier certains examens de laboratoire:
Coagulation: élévation de la prothrombine et des facteurs VII, VIII, IX et X; diminution de l’antithrombine III, élévation de l’agrégation thrombocytaire induite par la norépinéphrine.
Système endocrinien: augmentation des taux sériques de thyroxine totale (T4) et de triiodothyronine totale (T3) avec diminution de la fraction résine uptake T3. La concentration en T4 et T3 libres n’est pas modifiée.
Autres variations: baisse du taux sérique de l’acide folique, troubles du métabolisme du tryptophane, diminution de l’excrétion du prégnandiol, baisse de la SHBG.
Fonction hépatique: rétention accrue de la bromesulfonephtaléine.
Tolérance au glucose: légèrement diminuée.
Métabolisme lipidique: abaissement des coefficients HDL-cholestérol et LDL-cholestérol.
On retrouve les valeurs d’origine de ces paramètres enregistrées avant le début de la prise dès l’arrêt du traitement par contraceptifs hormonaux.
Conservation
Micronovum ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Informations particulières de stockage
Conserver à température ambiante (15 à 25 °C) et hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation36272 (Swissmedic).
PrésentationMicronovum cpr 28. (B)
Titulaire de l’autorisationJanssen-Cilag AG, Zug, ZG.
Mise à jour de l’informationJanvier 2013.
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