Mises en garde et précautionsL'utilisation de Flammazine n'est pas recommandée en cas d'hypersensibilité connue aux sulfamides. Si Flammazine est néanmoins utilisé, un contrôle régulier de la numération leucocytaire est nécessaire.
En cas d'utilisation prolongée ou sur une grande surface, une absorption systémique est possible.
Dans certains cas particuliers (par exemple dans le cadre d'une polymédication en cas de brûlures graves), la sulfadiazine d'argent peut s'accumuler dans l'organisme. Dans les cas suivants, Flammazine ne doit donc être utilisé qu'après une évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque au cas par cas et avec une prudence particulière:
insuffisance rénale sévère,
insuffisance hépatique sévère ou hépatite aiguë,
déficit avéré ou suspecté en glucose-6-phosphate déshydrogénase,
porphyrie aiguë,
anomalies de l'hémoglobine (par exemple Hb Cologne ou Hb Zurich),
altérations pathologiques de la formule sanguine avec leucopénie,
antécédents d'érythème polymorphe,
acétylateurs lents.
En particulier, en cas de déficit (suspecté) en glucose-6-phosphate déshydrogénase, une surveillance attentive de la formule sanguine s'impose en raison du risque d'hémolyse.
Dans les études cliniques menées avec la sulfadiazine d'argent, une leucopénie (principalement une neutropénie) a été observée chez 0,4 % des patients; toutefois, dans la plupart des cas, elle s'est normalisée malgré la poursuite du traitement. Un lien de causalité entre l'apparition d'une leucopénie et le traitement par Flammazine n'a pas été clairement établi. En cas d'apparition de symptômes évocateurs d'une leucopénie, une numération leucocytaire est nécessaire.
En cas d'application sur une grande surface, en particulier en cas de brûlures graves, il convient également de rechercher une cristallurie dans les urines.
Les sulfamides peuvent provoquer un ictère nucléaire. Flammazine est donc contre-indiqué chez les prématurés et les nouveau-nés jusqu'au 2e mois de vie, ainsi qu'au cours du troisième trimestre de la grossesse.
La prudence est également de mise en cas de troubles de la fonction thyroïdienne ainsi qu'en cas d'hypersensibilité connue aux sulfonylurées ou aux diurétiques à base de sulfamides.
Des cas de réactions cutanées potentiellement mortelles (syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et nécrolyse épidermique toxique (NET)) ont été rapportés en association avec l'utilisation de Flammazine. Les patients doivent être informés des symptômes possibles de ces effets indésirables graves et faire l'objet d'une surveillance étroite quant à l'apparition de réactions cutanées. Le risque d'apparition d'un SJS ou d'une TEN est le plus élevé au cours des premières semaines de traitement. En cas de signes évocateurs d'un SJS ou d'une TEN (par exemple, une éruption cutanée progressive, souvent accompagnée de formation de cloques ou de lésions des muqueuses), le traitement par Flammazine doit être immédiatement interrompu. Si un SJS ou un TEN est survenu lors de l'utilisation de Flammazine, le patient ne doit plus jamais être traité par Flammazine.
Une coloration grise de la peau due à un dépôt d'argent (argyrose) peut survenir, en particulier sous l'effet des rayons UV. Il convient donc d'éviter toute exposition intense aux UV (bains de soleil, solarium) et de protéger les parties du corps traitées par Flammazine contre la lumière du soleil et les autres rayons UV (par exemple en les couvrant avec des vêtements appropriés).
Flammazine contient de l'alcool cétylique et du propylène glycol. L'alcool cétylique peut provoquer des réactions cutanées locales (par exemple, une dermatite de contact). Le propylène glycol peut provoquer des irritations cutanées.
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