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Information professionnelle sur Baypress®/- mite:Bayer (Schweiz) AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Nitrendipine.
Excipients
Baypress comprimés: Stéarate de magnésium, amidon de maïs, cellulose microcristalline, dodécylsulfate sodique, povidone.
Baypress mite comprimés: Monohydrate de lactose, stéarate de magnésium, amidon de maïs, cellulose microcristalline, dodécylsulfate sodique, povidone, rouge d’oxyde de fer (E 172).

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé de Baypress contient 20 mg de nitrendipine.
1 comprimé de Baypress mite contient 10 mg de nitrendipine.

Indications/Possibilités d’emploi

Hypertension artérielle.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement avec Baypress doit être adapté individuellement au degré de gravité de l’hypertension.
Il est recommandé de commencer le traitement par 1 comprimé de Baypress (20 mg) 1 fois par jour, à prendre après le petit déjeuner, sans le croquer, avec un peu de liquide (pas de jus de pamplemousse!). En cas de besoin, la dose de 20 mg peut être remplacée par la prise de 2× 1 comprimé/par jour de Baypress mite (10 mg). En cas de nécessité, la dose peut être progressivement augmentée à 2× 1 comprimé à 20 mg par jour (le matin et le soir) (40 mg).
Des posologies plus élevées sont envisageables. Toutefois, afin d’éviter les effets secondaires (plus susceptibles de se produire aux fortes doses) une association avec d’autres antihypertenseurs, p.ex. les bêta-bloquants, est préférable. Les contre-indications et les recommandations en vigueur pour ces médicaments doivent être prises en considération.
Après un traitement prolongé (2 à 4 semaines), il est possible de réduire le cas échéant la dose à 1 comprimé de Baypress mite (10 mg) par jour.
Instructions spéciales de dosage
Patients souffrant d’insuffisance hépatique
La nitrendipine est métabolisée dans le foie. C’est pourquoi la dégradation et l’élimination de la substance sont ralenties chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique. Une adaptation posologique individuelle, en fonction de la gravité de la maladie, est nécessaire. Il est recommandé de débuter avec une dose de 5 mg de nitrendipine (½ comprimé de Baypress mite) en surveillant soigneusement la tension artérielle, étant donné que l’effet peut être accentué ou prolongé.
Patients souffrant d’insuffisance rénale
Il n’est pas nécessaire d’adapter la posologie chez un patient en insuffisance rénale.
Enfants
Les expériences avec l’administration chez les enfants sont insuffisantes.

Contre-indications

– En cas d’hypersensibilité connue à l’égard de la nitrendipine ou en cas d’hypersensibilité connue à l’égard d’autres constituants;
– angor instable;
– traitement dans les 30 jours postinfarctus;
– grossesse.
Sur la base des expériences faites avec la nifédipine, un antagoniste du calcium d’une structure similaire, il faut s’attendre à ce que la rifampicine accélère le métabolisme de la nitrendipine, par induction enzymatique, faisant que les concentrations plasmatiques efficaces de nitrendipine pourraient ne pas être atteintes. C’est pourquoi le traitement simultané par la rifampicine est contre-indiqué.

Mises en garde et précautions

Les antagonistes du calcium à effet rapide, de type DHP, peuvent aggraver un angor. Les antagonistes du calcium à effet rapide, de type DHP, peuvent provoquer une brusque chute tensionnelle et une tachycardie à évolution défavorable.
La nitrendipine est métabolisée par le système enzymatique du cytochrome P4503A4. De ce fait les médicaments induisant ou inhibant ce système enzymatique peuvent influencer l’effet de premier passage ou la clairance de la nitrendipine (voir «Interactions»).
Pour cette raison, les médicaments connus comme inhibiteurs du cytochrome P4503A4 peuvent augmenter la concentration plasmatique de la nitrendipine, p.ex.:
– macrolides (p.ex. érythromycine);
– inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir);
– antimycosiques azolés (p.ex. kétoconazole);
– les antidépresseurs néfazodone et fluoxétine;
– quinupristine/dalfopristine;
– cimétidine, ranitidine;
– acide valproïque.
Lors d’un traitement simultané avec ces médicaments, il faut contrôler la tension artérielle et le cas échéant, envisager une réduction de la dose de nitrendipine.
Dans des cas isolés de fécondation in vitro, les antagonistes du calcium ont été associés à des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête des spermatozoïdes ce qui s’est traduit par une réduction de leur fonction.
Les comprimés de Baypress-mite contenant du lactose comme excipient, les patients présentant une intolérance au galactose, une maladie héréditaire rare, un déficit en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose/galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Le traitement de l’hypertension artérielle par ce médicament nécessite une surveillance médicale régulière.

Interactions

Effets d’autres médicaments sur la nitrendipine
L’effet hypotenseur de la nitrendipine peut être renforcé par l’administration simultanée d’autres agents antihypertenseurs tels que les autres antagonistes du calcium ou les bêtabloquants. Une dysrégulation orthostatique a été constatée sous traitement en parallèle par alphabloquants tels que la prazosine. La prise concomitante de diurétiques peut initialement déclencher une natriurèse plus marquée.
La nitrendipine est métabolisée par le système du cytochrome P4503A4. De ce fait l’administration simultanée de médicaments induisant ou inhibant ce système peut en principe donner lieu à des interactions.
L’importance et également la durée des interactions doivent être prises en compte lorsque la nitrendipine est administrée simultanément avec un des médicaments suivants:
Cimétidine, ranitidine
La cimétidine, et dans une moindre mesure la ranitidine, peuvent faire augmenter les concentrations plasmatiques de nitrendipine, ce qui en augmente l’efficacité.
Rifampicine
Sur la base de l’expérience accumulée avec la nifédipine, antagoniste du calcium, il faut s’attendre à ce que la rifampicine accélère le métabolisme de la nitrendipine, par induction enzymatique. C’est pourquoi l’efficacité de la nitrendipine peut être réduite lors d’un traitement simultané par la rifampicine. L’association de nitrendipine et de rifampicine est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).
Antiépileptiques inducteurs du système du cytochrome P4503A4, par exemple phénobarbital, phénytoïne et carbamazépine
Sur la base des expériences avec d’autres antagonistes du Ca-1,4-dihydropyridines, il ne peut être exclu que l’administration concomitante de phénytoïne, carbamazépine ou phénobarbital, en raison de leur effet enzymo-inducteur, puisse abaisser les concentrations plasmatiques de nitrendipine, et donc atténuer son effet.
Acide valproïque
Lors de l’administration parallèle d’acide valproïque, et d’après les expériences avec d’autres antagonistes du Ca-1,4-dihydropyridines, il faut s’attendre à une élévation de la concentration plasmatique de nitrendipine, et donc à une augmentation de son effet.
Macrolides (p.ex. érythromycine)
Aucune étude d’interactions avec la nitrendipine et des macrolides n’a été réalisée. Certains macrolides sont des inhibiteurs connus du système du cytochrome P4503A4. C’est pourquoi cette interaction ne peut pas être exclue à l’heure actuelle. Pour cette raison, les macrolides ne doivent pas être administrés en association avec la nitrendipine (voir «Mises en garde et précautions»).
Malgré la structure similaire avec le groupe des macrolides, l’azithromycine n’a aucun effet inhibiteur sur le CYP3A4.
Antimycosiques azolés (p.ex. kétoconazole)
Aucune étude d’interactions destinée à évaluer la possibilité d’une interaction médicamenteuse entre la nitrendipine et le kétoconazole n’a été réalisée. Les antimycosiques azolés sont des inhibiteurs connus du système enzymatique du cytochrome P4503A4. De plus, il existe divers rapports évoquant des interactions avec d’autres antagonistes du calcium de type dihydropyridine. Lors d’une administration orale concomitante avec la nitrendipine, une augmentation significative de la biodisponibilité systémique de la nitrendipine ne peut donc pas être exclue en raison d’un métabolisme de premier passage réduit (voir «Mises en garde et précautions»).
Inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir)
Aucune étude visant à évaluer les interactions potentielles entre la nitrendipine et les inhibiteurs de la protéase du VIH n’a été réalisée. Selon des rapports, des inhibiteurs puissants du cytochrome P4503A4 font partie de cette classe de médicaments. C’est pourquoi la possibilité d’une augmentation majeure et cliniquement significative de la concentration plasmatique de nitrendipine ne peut être exclue lors du traitement concomitant par ces inhibiteurs de la protéase (voir «Mises en garde et précautions»). Surveiller de près la tension artérielle et adapter la dose de nitrendipine si nécessaire.
Néfazodone
Aucune étude visant à évaluer une interaction potentielle entre la nitrendipine et la néfazodone n’a été réalisée. Selon des rapports, cet antidépresseur est un inhibiteur puissant du cytochrome P4503A4. Par conséquent, une augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine ne peut être exclue lors du traitement concomitant par la néfazodone (voir «Mises en garde et précautions»).
Fluoxétine
Selon des expériences faites avec la nimodipine, un DHP de structure similaire, qui a augmenté d’environ 50% les concentrations plasmatiques de nimodipine à l’état d’équilibre lors de l’administration simultanée de l’antidépresseur fluoxétine, une augmentation cliniquement significative de la concentration plasmatique de nitrendipine ne peut être exclue. L’exposition à la fluoxétine était nettement réduite, alors que son métabolite actif, la norfluoxétine, n’a pas été affecté.
Quinupristine, Dalfopristine
Selon des expériences faites avec l’antagoniste du calcium nifédipine, une augmentation des concentrations plasmatiques de nitrendipine ne peut être exclue lors du traitement concomitant par quinupristine ou dalfopristine (voir «Mises en garde et précautions»).
Effets de la nitrendipine sur d’autres médicaments
Antihypertenseurs
La nitrendipine peut potentialiser l’effet hypotenseur d’antihypertenseurs administrés simultanément, p.ex.:
– diurétiques;
– bêtabloquants;
– inhibiteurs de l’ECA;
– antagonistes alpha1;
– autres antagonistes du calcium;
– inhibiteurs alpha-adrénergiques;
– inhibiteurs de la PDE5;
– alpha-méthyldopa.
Si une telle association devait s’avérer nécessaire, le patient doit être surveillé avec une prudence particulière.
Digoxine
Il faut s’attendre à ce que les concentrations plasmatiques de digoxine soient augmentées lors d’un traitement concomitant par ce médicament. Il s’agit donc de surveiller les patients à la recherche d’un surdosage de digoxine, si necessaire, il faudra surveiller les taux plasmatiques de la digoxine. Réduire la dose de ce glucoside si nécessaire.
Myorelaxants
Le traitement par la nitrendipine peut potentialiser la durée et l’effet des myorelaxants tels que le pancuronium.
Interactions avec des aliments
Jus de pamplemousse
Le jus de pamplemousse est un inhibiteur du système enzymatique du cytochrome P4503A4. L’administration concomitante d’antagonistes du calcium de type dihydropyridine et de jus de pamplemousse augmente les concentrations plasmatiques et prolonge l’effet de la nitrendipine. Ceci repose sur une réduction du métabolisme de premier passage ou une diminution de la clairance. Dans ces conditions, l’effet antihypertenseur peut être accentué et persister au moins jusqu’à 3 jours après la dernière ingestion de jus de pamplemousse.
Pendant le traitement par la nitrendipine, il faut donc renoncer à consommer des pamplemousses/du jus de pamplemousse (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Interactions inexistantes
L’administration parallèle d’énalapril ou de midazolam et de nitrendipine ne donne lieu à aucune interaction.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Comme d’autres antagonistes du calcium, la nitrendipine peut provoquer des effets pharmacologiques toxiques sur le foetus.
Baypress et Baypress mite ne doivent pas être utilisés pendant toute la durée de la grossesse (voir «Contre-indications»).
Allaitement
La nitrendipine passe dans le lait maternel. On ignore actuellement si des effets pharmacologiques peuvent survenir chez le nourrisson; par précaution, il est toutefois recommandé d’entreprendre un sevrage.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L’aptitude à la conduite d’un véhicule ou à la manipulation de machines peut être diminuée par des réactions individuelles, notamment au début du traitement, en cas de changement de la médication et lors de la consommation d’alcool.

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été observés dans des études cliniques menées avec la nitrendipine (études contrôlées contre placebo: Nitrendipine N= 824; Placebo N= 563; mise à jour: 27 sept. 2006) ou dans des rapports de post-marketing (mise à jour: 30 sept. 2006):
Troubles du système immunitaire
Occasionnel (0,1–1%): réactions allergiques (y comp. réactions cutanées), oedème allergique/oedème de Quincke.
Troubles sanguins et lymphatiques
Très rare (<0,01%): leucopénie, agranulocytose.
Troubles psychiatriques
Fréquent (1–10%): réactions d’anxiété.
Occasionnel (0,1–1%): nervosité, troubles du sommeil.
Troubles nerveux
Fréquent (1–10%): céphalées.
Occasionnel (0,1–1%): confusion, migraine, hypesthésie, vertiges, somnolence.
Troubles oculaires
Occasionnel (0,1–1%): troubles visuels, vision floue.
Oreille et oreille interne
Occasionnel (0,1–1%): acouphènes.
Troubles cardiaques
Fréquent (1–10%): palpitation.
Occasionnel (0,1–1%): angine de poitrine, tachycardie.
Troubles vasculaires
Très fréquent: vasodilatation (11%), oedèmes périphériques.
Occasionnel (0,1–1%): hypotension.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Occasionnel (0,1–1%): douleurs thoraciques, dyspnée, épistaxis.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquent (1–10%): ballonnements, nausées.
Occasionnel (0,1–1%): douleurs dans le bas ventre, constipation, diarrhée, dyspepsie, vomissements, sécheresse buccale, gastroentérite.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Occasionnel (0,1–1%): prurit, rash, urticaire.
Très rare (<0,01%): hyperplasie des gencives, gynécomastie.
Troubles de la musculature squelettique, du tissu conjonctif et osseux
Occasionnel (0,1–1%): myalgie.
Troubles rénaux et urinaires
Occasionnel (0,1–1%): polyurie.
Foie et bile
Occasionnel (0,1–1%): augmentation transitoire des enzymes hépatiques.
Troubles généraux et au site d’application
Fréquent (1–10%): asthénie, sensation de malaise.
Occasionnel (0,1–1%): douleurs diffuses.
Examens
Rare (0,01–0,1%): tests de la fonction hépatique anormaux.

Surdosage

Symptômes
Lors d’une intoxication grave par la nifédipine, un autre antagoniste du calcium du type DHP, les symptômes suivants ont été observés, et leur survenue est également à prévoir par la nitrendipine:
– troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma;
– érythème facial plus fréquent;
– céphalées;
– chute tensionnelle avec collapsus;
– arythmies tachycardisantes/bradycardisantes;
– hyperglycémie;
– acidose métabolique;
– hypoxie;
– choc cardiogène avec oedème pulmonaire.
Mesures
La première mesure thérapeutique est un lavage gastrique avec instillation subséquente de charbon actif. Surveiller les fonctions vitales. En cas de chute tensionnelle massive, dopamine ou noradrénaline, tout en surveillant les effets indésirables éventuels des catécholamines (dont surtout arythmies).
Si comme après surdosage/intoxication par d’autres antagonistes du calcium une bradycardie s’installe, l’atropine, ou l’orciprénaline, est indiquée.
Selon les expériences des intoxications avec d’autres antagonistes du calcium, l’injection intraveineuse à répétition de 10 ml de gluconate ou de chlorure de calcium, puis la perfusion continue (attention: hypercalcémie) procure généralement une amélioration rapide de la symptomatologie; les catécholamines se sont également avérées efficaces, mais uniquement à hautes doses.
Le traitement visera en outre les symptômes majeurs.
Ni l’hémoperfusion ni la plasmaphérèse ne seront efficaces (voir «Pharmacocinétique»), et de plus l’expérience d’un tel traitement fait défaut.

Propriétés/Effets

Code ATC: C08CA08
Mécanisme d’action
Le principe actif nitrendipine appartient à la classe des dihydropyridines dont le mécanisme d’action repose sur l’inhibition de la pénétration du calcium dans les cellules.
Pharmacodynamie
La nitrendipine possède les propriétés suivantes
– Un effet antihypertenseur démontrable objectivement après administration orale, se maintenant en général jusqu’à 24 heures, permettant ainsi, dans la plupart des cas, une administration quotidienne unique (le matin);
– un effet de diminution de la résistance vasculaire périphérique, dû à une vasodilatation;
– un effet natriurétique discret, surtout en début de traitement.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale des comprimés Baypress, le principe actif, la nitrendipine, est résorbé rapidement et en quasi totalité (environ 88%). Les pics de concentration plasmatique les plus élevés sont atteints entre 1 et 3 heures après l’absorption. Les pics de concentration plasmatique pour le comprimé à 10 mg se situent en moyenne autour de 4,7 µg/l, et entre 6,1 et 19 µg/l pour le comprimé à 20 mg. En raison d’un effet de premier passage important, la biodisponibilité systémique est de 20–30%.
Distribution
La nitrendipine est liée aux protéines plasmatiques (à l’albumine) à raison de 96–98%, elle n’est donc pas dialysable. Le volume de distribution à l’état d’équilibre est de 5–9 l/kg de poids corporel, ce qui fait que ni l’hémoperfusion ni la plasmaphérèse ne sont efficaces.
Métabolisme
Le principe actif nitrendipine est pratiquement intégralement métabolisé par le foie, par réactions oxydatives. Après absorption orale, la nitrendipine est soumise à un effet de premier passage important. Moins de 0,1% d’une dose orale est éliminée dans l’urine sous forme de nitrendipine non métabolisée. Les métabolites n’ont aucune activité pharmacodynamique. Les métabolites de la nitrendipine sont éliminés pour l’essentiel par voie rénale (environ 77% d’une dose orale); le reste est éliminé par les selles.
Elimination
La demi-vie d’élimination des comprimés est de 8–12 heures. Aucune accumulation n’a été constatée une fois atteint l’état d’équilibre, pas plus pour la substance active que pour les métabolites.
Le jus de pamplemousse augmente la biodisponibilité de la nitrendipine par inhibition du métabolisme de premier passage.

Données précliniques

Toxicité de reproduction
Dans les études de toxicité de reproduction menées sur le rat, aucun effet nocif sur la fertilité et le développement péri-/postnatal n’a été constaté jusqu’à une dose de 10 mg/kg de poids corporel p.o. Chez les rats et les lapins, la nitrendipine n’a montré ni un effet embryotoxique, ni tératogène. Les résultats d’une étude de toxicité embryonnaire menée sur des singes ont montré que la dose de 100 mg/kg de poids corporel nettement toxique pour la mère, provoque des lésions au niveau des phalanges.
Potentiel mutagène et carcinogène
Dans plusieurs tests in vitro et in vivo, la nitrendipine n’a montré aucun potentiel mutagène. Après l’administration chronique pendant 2 ans à des rats (doses allant jusqu’à 125 mg/kg de poids corporel) resp. pendant 21 mois à des souris (doses allant jusqu’à 100 mg/kg de poids corporel), aucun indice d’un effet carcinogène n’a été constaté. Des effets toxiques spécifiques à la substance n’ont donc été observés dans aucune étude.
À la dose journalière maximale recommandée pour l’homme de 40 mg de nitrendipine (correspondant à une dose d’environ 0,5 à 0,7 mg par kg de poids corporel), il existe une marge thérapeutique suffisante.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne peut être utilisé que jusqu’à la date indiquée sur le récipient par «EXP».
Remarques concernant la manipulation
Conserver à température ambiante (15–25 °C).
Le principe actif contenu dans les comprimés est photosensible. Par conséquent, la plaquette avec les comprimés ne devrait être retirée de son emballage qu’au moment de la prise des comprimés.

Numéro d’autorisation

46811 (Swissmedic).

Présentation

Baypress cpr 30. (B)
Baypress cpr 100. (B)
Baypress mite cpr 30. (B)
Baypress mite cpr 100. (B)

Titulaire de l’autorisation

Bayer (Schweiz) AG, Zurich.

Mise à jour de l’information

Février 2010.

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