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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Propofolum (diisopropyl-2,6 phénol),
Excipients: Sojae oleum 100 mg/ml, Phosphatidum ovi depuratum, Glycerolum, Dinatrii edetas, Aqua ad iniectabilia.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Emulsion pour injection/perfusion
Disoprivan 1%: Flaconsampoules (20 ml): 10 mg/ml
Flacons de perfusion (50 ml/100 ml): 10 mg/ml
PFS (seringue prête à l'emploi 50 ml): 10 mg/ml
Disoprivan 2%: Flacons de perfusion (50 ml): 20 mg/ml
PFS (seringue prête à l'emploi 50 ml): 20 mg/ml

Indications/Possibilités d'emploi

Induction et maintien d’une anesthésie générale chez les adultes et les enfants dès 6 mois.
Sédation de courte durée lors de procédures chirurgicales et diagnostiques chez les adultes et les enfants dès 1 mois.
Sédation des adultes ventilés en soins intensifs. L’emploi de Disoprivan pour la sédation des enfants de moins de 16 ans en soins intensifs est contre-indiqué.

Posologie/Mode d'emploi

Recommandations d’emploi
L'administration d'analgésiques en complément à Disoprivan est en général nécessaire.
S'il existe un risque spécifique de syndrome de surcharge lipidique (fat overload syndrom, il est recommandé de surveiller la lipémie et d'adapter l'administration du Disoprivan aux résultats d'analyse.
Si le patient reçoit simultanément d’autres lipides par voie intraveineuse, la quantité de ces lipides devra être réduite afin de prendre en compte la quantité apportée par l’émulsion Disoprivan. 1,0 ml de Disoprivan 1% et 2% contient environ 0,1g de lipides.
Disoprivan 2%: Disoprivan 2% ne doit jamais être injecté en bolus; seul l’emploi en perfusion est autorisé (voir «Mises en garde et précautions»).
Recommandations posologiques
Utilisation chez l'adulte
Induction d'une anesthésie générale chez l'adulte
Chez les patients prémédiqués ou non, il est recommandé de titrer Disoprivan en fonction de la réponse du patient jusqu’à l’obtention des signes cliniques de narcose (injecter en bolus ou perfuser env. 40 mg/10 sec chez les adultes en bonne santé et de constitution moyenne). Les adultes de moins de 55 ans requièrent généralement 1,5 à 2,5 mg/kg de propofol.
On peut réduire la dose totale nécessaire en diminuant la vitesse d’administration (20-50 mg/min).
Disoprivan 1%: pour l’induction de l’anesthésie, Disoprivan 1% peut être administré en injection lente ou en perfusion. Afin d’atténuer la douleur à l'injection, Disoprivan 1% peut être mélangé avec de la lidocaïne.
Disoprivan 2%: Disoprivan 2% doit être exclusivement utilisé en perfusion et seulement chez les patients dont l’anesthésie sera ensuite maintenue avec Disoprivan 2%.
Maintien d'une anesthésie générale chez l'adulte
L'anesthésie peut être maintenue soit par perfusion (Disoprivan 1%/2%), soit par des injections répétées en bolus (Disoprivan 1%).
Perfusion: Disoprivan 1% et 2% peuvent être utilisés. La vitesse d’administration requise varie d'un patient à l'autre. Un débit de 4-12 mg/kg/h devrait permettre d'obtenir une profondeur d'anesthésie suffisante. Une vitesse de perfusion un peu plus élevée peut être nécessaire durant les 10-20 premières minutes.
Injections répétées en bolus: à titre d’alternative, on peut administrer des injections répétées en bolus de Disoprivan 1%; en fonction de la réponse du patient, on recommande des doses unitaires de 25 à 50 mg (2,5 à 5 ml).
Sédation de courte durée chez l'adulte lors de procédures chirurgicales et diagnostiques
La posologie est choisie en fonction de la profondeur de sédation souhaitée et de la réponse clinique.
La dose administrée pour induire la sédation chez l'adulte est généralement de 0,5 à 1,0 mg de propofol/kg en 1 à 5 minutes.
Le maintien de la sédation est obtenu par ajustement de la posologie en fonction de la profondeur de sédation souhaitée. La dose se situe en général entre 1,5 et 4,5 mg de propofol/kg/h chez l'adulte.
S’il est nécessaire d’augmenter rapidement la profondeur de la sédation, un bolus de 10 à 20 mg de propofol peut être administré en plus de la perfusion de Disoprivan 1%.
Il est possible que, chez les patients ASA grade 3 et 4, une réduction de la dose et de la vitesse de perfusion soient nécessaires. De même, une posologie plus basse peut s'avérer nécessaire chez les patients de plus de 55 ans.
Sédation chez l'adulte ventilé en soins intensifs
Pour la sédation des adultes ventilés en soins intensifs, il est conseillé d’administrer une perfusion continue. La profondeur de la sédation doit être contrôlée régulièrement. Le débit de la perfusion est ajusté à la dose minimale nécessaire au maintien d'une sédation suffisante . Des doses de 0,3 à 4,0 mg/kg/h devraient permettre d'obtenir une sédation suffisante (voir «Mises en garde et précautions»).
La perfusion doit être arrêtée progressivement afin de minimiser le risque de symptômes de sevrage (agitation, angoisse).
Posologies spéciales
Classes de risque ASA 3 et 4
Chez ces patients, l'induction doit se faire plus lentement (environ 20 mg toutes les 10 secondes).
Patients âgés (plus de 55 ans)
Les patients âgés de plus de 55 ans requièrent des doses ou des concentrationscibles (TCI) de Disoprivan moins élevées, aussi bien lors de l'induction et du maintien de l'anesthésie, que lors d’une sédation en soins intensifs. L’état général et l’âge du patient doivent être pris en considération afin de déterminer la réduction de la dose. Disoprivan doit être titré en fonction de la réaction du patient.
Les patients ASA grade 3 et 4 nécessitent une réduction supplémentaire de la dose et de la vitesse de perfusion.
L’injection par bolus chez les patients âgés n’est pas recommandée, car elle pourrait provoquer une dépression cardiorespiratoire.
Utilisation chez l'enfant
En règle générale, le Disoprifusor TCI ne doit pas être utilisé chez les enfants (<16 ans).
Induction d'une anesthésie générale chez l'enfant
Les enfants de moins de 6 mois ne doivent pas être anesthésiés avec Disoprivan.
Pour induire l'anesthésie chez les enfants de plus de 6 mois, il est recommandé d'administrer Disoprivan lentement jusqu'à l’obtention des signes cliniques de d’anesthésie . La dose doit être adaptée à l'âge et/ou au poids de l'enfant. La plupart des patients de plus de 8 ans nécessitent une dose d'environ 2,5 mg/kg de propofol pour l’induction de l'anesthésie. La dose requise chez les enfants entre 6 mois et 8 ans est vraisemblablement plus élevée. Une dose plus faible est recommandée chez les enfants ASA grade 3 ou 4 (voir aussi «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).
Afin d’atténuer la douleur à l'injection, Disoprivan 1% peut être mélangé dans une seringue de manière aseptique avec de la lidocaïne; mélanger 20 parties de Disoprivan 1% avec 1 partie de lidocaïneinjectable 0,5% ou 1% (sans agent antimicrobien), immédiatement avant l'utilisation (voir «Interactions»).
Maintien d'une anesthésie générale chez l'enfant
Disoprivan ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins 6 mois.
L'anesthésie peut être maintenue par perfusion ou par injections répétées en bolus. Seul Disoprivan 1% doit être utilisé pour des injections en bolus.
La posologie requise varie fortement d'un patient à l'autre; des doses de 9 à15 mg/kg/h permettent généralement d'atteindre un degré satisfaisant d'anesthésie.
Sédation de courte durée chez l'enfant dès 1 mois lors de procédures chirurgicales et diagnostiques
Disoprivan 1% ne doit pas être utilisé chez des enfants de moins de 1 mois.
Dioprivan 2% ne doit pas être utilisé chez des enfants de moins de 3 ans.
On administrera Disoprivan 1% aux enfants âgés de 1 mois à 3 ans. Il est possible d'administrer Disoprivan 1% et Disoprivan 2% aux enfants de plus de 3 ans.
La posologie est choisie en fonction de la profondeur souhaitée de la sédation et de la réponse clinique. La plupart des patients pédiatriques nécessitent 1 à 2 mg de propofol par kg pendant au moins 1 minute pour l’induction de la sédation. Le maintien de la sédation se fait par titration de la perfusion de Disoprivan , jusqu'à obtention de la profondeur de sédation souhaitée. La plupart des patients pédiatriques nécessitent 1,5 à 9 mg de propofol/kg/h pour une sédation satisfaisante.
Si une augmentation rapide de la profondeur de la sédation est requise, il est possible d'injecter des bolus de 1 mg/kg de propofol avec Disoprivan 1%, en plus de la perfusion.
Les patients pédiatriques ASA de grade 3 et 4 nécessitent vraisemblablement une réduction de la dose et de la vitesse de perfusion.
Sédation chez l'enfant en soins intensifs
Disoprivan est contre-indiqué pour la sédation des enfants (<16 ans), la sécurité et l'efficacité du médicament n'étant pas prouvées (voir «Mises en garde et précautions»).
Target Controlled Infusion (TCI)
Administration de Disoprivan au moyen du Disoprifusor TCI chez l'adulte
L’administration de Disoprivan au moyen du système Disoprifusor TCI (Target Controlled Infusion) se limite à l’induction et au maintien d’une anesthésie et à la sédation chez l’adulte ventilé en soins intensifs. Le Disoprifusor TCI ne doit pas être utilisé chez les enfants (<16 ans).
Avec le système Disoprifusor TCI, l’anesthésiste peut déterminer et adapter le temps d’induction et la profondeur de l’anesthésie ou de la sédation souhaités en définissant une concentration-cible de propofol. Le système Disoprifusor TCI adapte automatiquement la vitesse de perfusion en fonction de la concentration de Disoprivan. Certains systèmes Disoprifusor où d’autres modalités d’administration sont possibles, seul le mode par TCI, qui se base sur des concentrations sanguines de propofol prédéterminées, est recommandé.
Veuillez observer les «Directives posologiques pour l’administration par le Disoprifusor TCI» figurant ci-après. Le système spécialement mis au point pour l’administration de Disoprivan, dénommé Disoprifusor TCI, contient le logiciel Disoprifusor. Ce système ne fonctionne qu’après reconnaissance de la marque électronique de Disoprivan PFS 1% ou PFS 2%.
Le système Disoprifusor-TCI part du principe que la concentration initiale de propofol du patient est nulle. Si la concentration plasmatique de propofol n’est pas nulle au départ, le système Disoprifusor-TCI ne doit pas être utilisé. Si la pompe a été désactivée après une sédation par le système Disoprifusor TCI, le système TCI ne doit pas être réactivé, car la suppression des données pharmacocinétiques et des données du patient va entrainer une concentration-cible erronée. Dans ce cas, il est recommandé de poursuivre la sédation avec la perfusion conventionnelle de Disoprivan.
Directives posologiques pour l’administration par Disoprifusor TCI
Compte tenu de la variabilité de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie du propofol chez les patients prémédiqués ou non, la concentration-cible de Disoprivan doit être titrée en fonction de la réponse du patient, jusqu’à obtention de la profondeur d’anesthésie souhaitée.
Induction d'une anesthésie générale à l'aide de Disoprifusor TCI
Adultes de moins de 55 ans: une anesthésie peut généralement être induite avec des concentrations-cibles de propofol allant de 4 à 8 µg/ml. Chez le patient prémédiqué, on recommande une concentration-cible initiale de 4 µg/ml, contre 6 µg/ml chez le patient non prémédiqué. A ces concentrations, le temps d’induction est généralement de 60 à 120 sec. Une augmentation de la concentration-cible permet de raccourcir le temps d’induction au risque d’une dépression circulatoire et respiratoire accrue.
Patients de plus de 55 ans et patients ASA 3 ou 4: on choisira une concentration-cible initiale inférieure, que l’on pourra augmenter par paliers de 0,5 à 1,0 µg/ml toutes les minutes, afin d’obtenir une induction progressive.
Maintien d'une anesthésie générale à l'aide de Disoprifusor TCI
L’administration complémentaire d’analgésiques est généralement requise. La quantité d’analgésiques administrée simultanément permet une réduction de la concentration-cible de Disoprivan nécessaire au maintien de l’anesthésie. Des concentrations-cibles de 3 à 6 µg/ml permettent normalement de maintenir une anesthésie satisfaisante.
Le patient se réveille généralement à une concentration-cible de 1,0-2,0 µg/ml, ceci dépendant de la quantité d’analgésiques administrés durant le maintien de l’anesthésie.
Utilisation chez l'enfant
Disoprifusor TCI ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 16 ans (voir «Mises en garde et précautions»).
Sédation chez l'adulte à l'aide du Disoprifusor TCI en soins intensifs
Pour la sédation en soins intensifs, une concentration-cible de 0,2 à 2,0 μg/ml est généralement nécessaire. L’administration doit débuter avec une faible concentration-cible à adapter en fonction de la réponse du patient, jusqu’à l’obtention de la profondeur de sédation souhaitée.
Si le système Disoprifusor TCI a été utilisé pour l’anesthésie, il peut être maintenu pendant la période postopératoire pour la sédation en soins intensifs avec une concentration cible adaptée

Contre-indications

Disoprivan ne doit pas être utilisé en cas d’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.
Disoprivan est contre-indiqué pour la sédation en soins intensifs d’enfants de moins de 16 ans (voir «Mise en garde et précautions»).

Mises en garde et précautions

Disoprivan doit être administré par du personnel spécialisé en anesthésie ou du personnel de soins intensifs, spécialement formé. Les patients doivent être constamment surveillés et le matériel nécessaire pour le maintien de la perméabilité des voies respiratoires, pour une ventilation artificielle et une réanimation, ainsi que de l'oxygène, doivent être disponibles.
Disoprivan ne doit pas être administré par la personne qui procédera elle-même à l'intervention chirurgicale ou diagnostique.
Pendant l'induction de l'anesthésie, une hypotension ou une apnée transitoire peuvent se produire, qui dépendent de la posologie du produit, de la prémédication et des autres médicaments utilisés.
Disoprivan n’a pas de propriétés vagolytiques. Une bradycardie, liée à une augmentation du tonus vagal pouvant résulter d'un acte chirurgical ou de l’utilisation concomitante d'autres narcotiques ou de curarisants, peut survenir, pouvant conduire à un arrêt cardiaque/une asystolie ou à un bloc cardiaque complet. C'est pourquoi il est conseillé d'administrer un anticholinergique en prémédication ou pendant l'anesthésie, en particulier dans les situations où un tonus vagal peut dominer ou lorsque des médicaments ayant une action chronotrope négative sont utilisés.
En phase postopératoire, une perte de connaissance avec augmentation possible du tonus musculaire peut survenir dans de très rares cas. La perte de connaissance peut également survenir après que le patient a déjà repris connaissance. Bien que cet état soit spontanément réversible, il convient de surveiller attentivement le patient inconscient. La possibilité d’une telle complication devra être notamment prise en compte lors d’une anesthésie en ambulatoire.
Lorsque Disoprivan est appliqué pour la sédation pendant des interventions chirurgicales, des mouvements involontaires peuvent survenir comme avec d’autres substances sédatives. Ceci peut être dangereux lors d’opérations qui requièrent une immobilité complète.
Disoprivan 2% ne doit pas être utilisé pour une injection en bolus.
La prudence est de mise chez les patients présentant une insuffisance cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique, une hypovolémie, et chez les patients affaiblis (voir «Posologies spéciales»).
Il y a un risque éventuel de convulsions lorsque Disoprivan est administré à des patients épileptiques.
Il convient d’agir avec circonspection chez les patients présentant des troubles du métabolisme lipidique ou lors de toute autre situation où l'utilisation d'émulsions lipidiques nécessite la prudence.
Neurotoxicité pédiatrique: Dans des études publiées d’expérimentation animale, il est démontré que l’administration pendant plus de trois heures d’anesthésiques et de sédatifs qui bloquent les récepteurs NMDA et/ou potentialisent l’activité de GABA entraîne une augmentation de l’apoptose neuronale dans le cerveau en développement et des déficits cognitifs à long terme. La signification clinique de cette observation n’est pas claire. Sur la base de comparaisons supra-spécifiques, on admet toutefois que la fenêtre temporelle vulnérable pour ces modifications présente une corrélation avec des expositions pendant le troisième trimestre et pendant les trois premiers mois de vie mais peut aussi s’étendre, chez l’être humain, jusqu’à la fin de la troisième année de vie environ (voir sous «Grossesse/Allaitement» et «Données précliniques»).
Les enfants de moins de 6 mois ne doivent pas être anesthésiés avec Disoprivan. Disoprivan ne doit pas être utilisé pour la sédation des enfants (<16 ans) en soins intensifs, la sécurité et l'efficacité du médicament n'étant pas prouvées. Des effets indésirables graves (y compris des décès) ont été rapportés suite à une utilisation non conforme du propofol pour la sédation des enfants de moins de 16 ans. Une relation de cause à effet n'a toutefois pas été établie. Acidose métabolique, hyperlipidémie, rhabdomyolyse et/ou défaillance cardiaque ont notamment été observés. Ces effets indésirables sont survenus le plus souvent chez des enfants présentant une infection des voies respiratoires et recevant des doses supérieures à celles a recommandées pour la sédation de l'adulte en soins intensifs.
De même, de très rares cas d'acidose métabolique, de rhabdomyolyse, d'hyperkaliémie, de modifications de l’ECG (sus-décalage du segment ST en forme de dôme similaire aux anomalies de l’ECG du syndrome de Brugada) et/ou de défaillance cardiaque à évolution rapide (dans certains cas avec issue fatale) ont été observés chez des adultes traités pendant plus de 58 heures par du propofol à une posologie supérieure à 5 mg/kg/h. Cette posologie est supérieure à la posolgie maximale de 4 mg/kg/h de propofol actuellement recommandée pour la sédation en soins intensifs. Les patients concernés présentaient principalement (mais pas uniquement) des traumatismes crâniens et une hypertension intracrânienne. Dans ces cas, la défaillance cardiaque n'a généralement pas répondu au traitement inotrope de soutien. C'est pourquoi les prescripteurs doivent veiller le plus possible à ne pas dépasser la posologie de propofol de 4 mg/kg/h. L'apparition des symptômes décrits doit être soigneusement surveillée. Au moindre signe de ces effets, la posologie devra être diminuée ou le passage à un autre sédatif envisagé. Lors d’un changement de traitement chez un patient ayant une hypertension intracrânienne, des mesures appropriées doivent être mises en place pour maintenir la perfusion cérébrale.
L’EDTA forme des complexes avec les ions métalliques, y compris avec le zinc. Une substitution de zinc doit être envisagée lors de l’administration prolongée de Disoprivan, la concentration sérique de zinc pouvant baisser d’environ 5%, en particulier chez les patients prédisposés à une carence en zinc (patients souffrant de brûlures, diarrhées, infections sévères et cirrhose hépatique). Une carence en zinc peut déclencher les problèmes suivants: retardement de la croissance, alopécie, dermatite, diarrhée, troubles de la fonction immunitaire , troubles du développement, troubles psychiques, atrophie des gonades, troubles de la spermatogenèse et malformations congénitales.

Interactions

Disoprivan a été utilisé en association avec des anesthésies rachidiennes et épidurales, avec les prémédications habituelles, des curarisants, des anesthésiques par inhalation, et des analgésiques. Aucune incompatibilité pharmacologique n’a été observée. Les taux sanguins de Disoprivan peuvent être plus élevés en présence de fentanyl.
On a signalé une leuco-encéphalopathie chez des patients recevant en même temps de la ciclosporine et des émulsions lipidiques (telles que propofol).

Grossesse, allaitement

Il n’existe aucune donnée clinique sur l’application chez les femmes enceintes. Des expérimentations sur l’animal n’ont pas montré de toxicité pour la reproduction. Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.
En outre, des études publiées d’expérimentation animale ont montré que l’administration pendant plus de trois heures d’anesthésiques et de sédatifs peut entraîner une neurotoxicité dans le cerveau en développement de la descendance (voir sous «Mises en garde et précautions»).
Disoprivan ne devrait donc pas être utilisé pendant la grossesse.
Le propofol passe la barrière placentaire et peut provoquer une dépression néonatale. Disoprivan ne devrait donc pas être utilisé lors d’interventions obstétricales. On ne dispose d'aucune donnée relative à la sécurité du nourrisson en cas d’utilisation pendant la période d'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Après une anesthésie générale, il faut prévoir un temps de rétablissement suffisant avant la sortie du patient.
Les patients doivent être informés du fait que leur aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines peut être perturbée pendant un certain temps à la suite d'une anesthésie générale.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus souvent cités sont des effets indésirables pharmacologiquement prévisibles pour les anesthésiques, comme l'hypotension.
L'anesthésie et les patients en soins intensifs présentant en eux-mêmes un risque plus élevé, les événements rapportés en relation avec l'anesthésie et la médecine intensive, peuvent être également dus aux interventions médicales ou à l'état du patient.
Très fréquent: >1/10; fréquent: >1/100, <1/10; occasionnel: >1/1000, <1/100; rare: >1/10’000, <1/1000; très rare: <10’000
Infections
Très rare: fièvre postopératoire.
Système immunitaire
Très rare: anaphylaxie, angioœdème, bronchospasme, érythème et hypotension.
Système nerveux
Des signes d'excitation peuvent être observés au cours de l’induction de l’anesthésie.
Fréquent: maux de tête pendant la phase de réveil.
Rare: mouvements épileptiformes, dont convulsions et opisthotonos pendant les phases d'induction, de maintien et de réveil.
Très rare: une perte de connaissance peut survenir en phase postopératoire avec augmentation possible du tonus musculaire.
Troubles psychiatriques
Rare: humeur euphorique
Système cardiaque
Fréquent: bradycardie. Des bradycardies sévères sont rares. Des cas isolés de progression jusqu'à l'asystolie ont été rapportés (voir «Mises en garde et précautions»).
Occasionel: thromboses, phlébites.
Très rare: œdème pulmonaire.
Système vasculaire
Fréquent: hypotension; l'administration de liquides intraveineux et une diminution de la vitesse d’administration de Disoprivan peuvent être occasionnellement nécessaires.
Système respiratoire
Fréquent: apnée transitoire pendant l’induction de l’anesthésie.
Système gastro-intestinal
Fréquent: nausées et vomissements pendant la phase de réveil.
Foie
Très rare: pancréatite.
Muscles, squelette et os
Très rares: rhabdomyolyse.
Système urogénital
Très rare: coloration de l'urine après une utilisation prolongée de Disoprivan.
Système de reproduction
Très rare: désinhibition sexuelle.
Troubles généraux
Très fréquent: douleurs locales. Elles peuvent survenir au site d’administration pendant l'injection et peuvent être atténuées si Disoprivan 1% est injecté dans les grosses veines de l'avant-bras ou du pli du coude.
Pour réduire la douleur à l'injection, Disoprivan 1% peut également être mélangé à de la lidocaïne (voir «Remarques particulières»: «Remarques concernant la manipulation»).
Des rapports d'utilisation "off-label" montrent que l'utilisation de la posologie pédiatrique (entre 6 mois et 16 ans) pendant l’induction d’une anesthésie chez le nouveau-né peut entrainer une dépression cardio-respiratoire (voir «Posologie/mode d’emploi»).
De très rares cas d'acidose métabolique, de rhabdomyolyse, d'hyperkaliémie ou de défaillance cardiaque, parfois avec issue fatale, ont été observés lors d’utilisation du propofol à des posologies supérieures à 4 mg/kg/h dans le cadre des soins intensifs (voir «Mises en garde et précautions»).

Surdosage

Un surdosage accidentel peut provoquer une dépression cardiorespiratoire. La dépression respiratoire doit être traitée par ventilation artificielle avec de l'oxygène. Une dépression cardiovasculaire nécessite de mettre patient en position déclive et, dans les cas graves, d’administrer des expanseurs plasmatiques et de vasopresseurs.

Propriétés/Effets

Code ATC: N01AX10
Mécanisme d’action/pharmacodynamie
Le propofol est un anesthésique général intraveineux à brève durée d'action, à délai d'action rapide, d'environ 30 secondes. Le réveil est généralement rapide. Comme pour tous les anesthésiques généraux, le mécanisme d'action du propofol est peu connu.
Pendant l'induction et le maintien d'une anesthésie générale par Disoprivan, on observe normalement une baisse de la pression artérielle et une diminution de la fréquence cardiaque. Des modifications hémodynamiques défavorables sont rarement observées.
Après l'administration de Disoprivan, une dépression respiratoire peut survenir, dont l’évolution est qualitativement semblable à celle provoquée par d'autres anesthésiques intraveineux.
Disoprivan diminue le flux sanguin cérébral, la pression intracrânienne et le métabolisme cérébral. La réduction de la pression intracrânienne est plus marquée chez les patients ayant une hypertension intracrânienne.
De manière générale, les nausées et les vomissements postopératoires sont plus rares après une anesthésie par Disoprivan que par des anesthésiques par inhalation.

Pharmacocinétique

Absorption
Deux minutes après une injection i.v. de 2,5 mg/kg (dose d’induction), la concentration sanguine est d'environ 4 mg/ml. Le patient se réveille à une concentration sanguine d'environ 1 mg/ml.
Lors d’une perfusion de Disoprivan pour le maintien de l’anesthésie, le taux sanguin se rapproche, de manière asymptotique, d’une concentration d'équilibre («steady state») correspondant à la vitesse de perfusion. La pharmacocinétique est linéaire dans les limites des doses recommandées.
Distribution
Le propofol est lié pour environ 98% aux protéines plasmatiques . Le volume de distribution est d’environ 10 l/kg de poids corporel.
Métabolisme
Le propofol est inactivé principalement au niveau du foie, tant par conjugaison, que par hydroxylation suivie d’une conjugaison.
Elimination
La baisse de la concentration sanguine, après une injection en bolus ou à la fin d’une anesthésie, peut être décrite à l’aide d’un modèle à trois compartiments. Dans la première phase - la phase a -, la demi-vie est de 2 à 4 minutes. Elle est suivie de la phase b, dont la demi-vie est de 30 à 60 minutes. La phase finale, plus lente, est marquée par une redistribution de la substance à partir des tissus plus faiblement vascularisés.
La clairance totale est de 1,5 à 2 l/min. Les conjugués du propofol et leur dérivé quinolique correspondant sont éliminés par les reins.
Le propofol est fortement lipophile; la fraction extrarénale Q0 est égale à 1,0.

Données précliniques

Des études publiées menées sur des fœtus de macaques rhésus ont montré que l’administration d’anesthésiques (isoflurane) et de médicaments entraînant une sédation (propofol, kétamine) qui bloquent les récepteurs NMDA et/ou potentialisent l’activité de GABA augmente l’apoptose de neurones et d’oligodendrocytes dans le cerveau en développement de la descendance. La signification clinique de ces résultats non cliniques n’est pas claire. Des études menées chez des animaux juvéniles laissent supposer qu’il existe une corrélation entre la neuro-apoptose et des déficits cognitifs à long terme.
Propofol n’était pas mutagène dans les études de génotoxicité. Aucune étude de carcinogénicité n’a été réalisée . A hautes doses, on a constaté des effets toxiques sur l’embryon, mais pas d’effets tératogènes.

Remarques particulières

Incompatibilités
Disoprivan est incompatible avec les solutions injectables ou de perfusion et ne doit pas être mélangé avec celles-ci (p.ex. incompatibilité avec les solutions de NaCl ou les solutions de Ringer lactate). Si la même voie d'accès veineux est utilisée pour d'autres médicaments, ceux-ci doivent être ajoutés à la fin de la ligne de perfusion.
L’atracurium et le mivacurium sont entre autres incompatibles avec Disoprivan et ne doivent pas être administrés par la même ligne de perfusion sans rinçage préalable.
Exceptions: voir «Remarques concernant la manipulation».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date indiquée sur l'emballage.
L'utiliser au plus tard dans les 6 heures suivant l’ouverture et la dilution. Tous les restes doivent être jetés.
Chaque ampoule, flacon de perfusion ou seringue est à usage unique et destiné à un seul patient. Disoprivan doit être ouvert juste avant son emploi et, comme pour les autres émulsions lipidiques, utilisé au plus tard dans les 8 heures qui suivent.
Stockage
Ne pas conserver l’émulsion au-dessus de 25 °C. Ne pas congeler.
Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Agiter chaque emballage avant l’emploi.
Disoprivan ne contient pas d’agents conservateurs et offre aux microorganismes des conditions de croissance favorables. Par conséquent, pendant toute la manipulation, il est indispensable d'observer toutes les précautions visant à assurer l'asepsie. Des filtres antimicrobiens ne peuvent pas être utilisés.
Une fois l'administration de Disoprivan terminée, mais au plus tard après 8 heures , le récipient, de même que le matériel de perfusion, doivent être remplacés. Toute quantité de Disoprivan restant ne doit pas être utilisée ultérieurement.
Disoprivan peut être administré en parallèle à une solution de glucose 5%, de NaCl 0,9% ou de glucose 4% et de NaCl 0,18% (solutions de perfusion Ph. Helv. VII) au moyen d'un raccord en Y placé près du site d'injection, Disoprivan ne doit cependant pas être mélangé à des solutions de NaCl avant son utilisation.
Disoprivan 1%: Disoprivan 1% peut être dilué avec du glucose 5% (solution de perfusion Ph. Helv. VII). Des flacons de perfusion en verre ou en PVC, de même que des poches de perfusion en PVC, conviennent parfaitement. La dilution ne devrait pas dépasser 1:5 (2 mg de propofol par ml). La solution diluée doit être préparée de manière aseptique immédiatement avant l'emploi et utilisée au plus tard dans les 6 heures qui suivent.
Disoprivan 1% peut être mélangé à une solution pour injection d'alfentanil 0,5 mg/ml selon un rapport entre 20:1 et 50:1 (V/V). Les mélanges doivent être préparés de manière aseptique immédiatement avant l'emploi et utilisés au plus tard dans les 6 heures qui suivent. Afin d’atténuer la douleur à l'injection, Disoprivan 1% peut être mélangé dans une seringue de manière aseptique avec de la lidocaïne; mélanger 20 parties de Disoprivan 1% avec 1 partie de lidocaïne solution injectable 0,5% ou 1% (sans agent antimicrobien), immédiatement avant l'utilisation.
Disoprivan peut être administré sans dilution à partir de flacons de perfusion, de seringues en plastique ou de seringues prêtes à l'emploi Disoprivan PFS. Si Disoprivan est utilisé non dilué pour le maintien de l'anesthésie, il est recommandé d'utiliser un pousse-seringue ou une pompe volumétrique pour réguler la vitesse de perfusion.
La perfusion de Disoprivan dilué doit être effectuée au moyen d'un système de perfusion contrôlé (burette, compte-gouttes ou pompe volumétrique) afin d'éviter l’administration accidentelle de quantités excessives de Disoprivan. Au moment de décider du volume maximal que doit contenir le système de perfusion, il convient de tenir compte du risque de perfusion incontrôlée.
Si on utilise du matériel de perfusion en PVC, le réservoir de perfusion doit être toujours plein. Aussi, le volume prévu pour Disoprivan doit être d'abord prélevé de la poche de perfusion, puis remplacé par un volume identique de Disoprivan 1%.
La seringue en verre de Disoprivan PFS a une résistance de frottement inférieure à celle des seringues usuelles en plastique. Si Disoprivan est administré au moyen d’une seringue Disoprivan PFS tenue à la main, on veillera par conséquent à ne pas laisser la ligne de perfusion ouverte sans surveillance entre la seringue et le patient.
Si on utilise une seringue Disoprivan PFS avec un pousse-seringue, il faut veiller à ce que les deux soient compatibles. Le pousse-seringue doit être conçu de manière à exclure notamment un effet siphon, et être muni d’une alarme d'occlusion (pas plus de 1000 mmHg). Si on utilise un pousse-seringue programmable compatible avec plusieurs types de seringues, il faut choisir pour Disoprivan PFS la position de réglage «BD 50/60 ml PLASTIPAK».
Les utilisateurs du système TCI doivent être familiarisés non seulement avec le mode de fonctionnement de la pompe de perfusion, mais aussi avec celui de Disoprivan en TCI et de l’emploi correct du système d’identification des seringues.
Remarques concernant la préparation de la seringue prête à l’emploi de Disoprivan PFS
1.Retirer la seringue en verre de l’étui et vérifier son intégrité; agiter. Retirer le capuchon en plastique. Désinfecter le bouchon de caoutchouc avec de l’alcool à 70% et laisser sécher.
2.Retirer l’unité de connexion Luer de l’étui. Retirer le manchon de l’aiguille.
3.Tenir le corps de la seringue en verre verticalement sur une surface stable. Enfoncer fermement l’aiguille de l’unité de connexion Luer afin qu’elle perce la membrane de caoutchouc et que l’embout masque complètement le capuchon.
4.Insérer le piston dans le cylindre en verre de la seringue en vissant dans le sens des aiguilles d’une montre. Attention: le piston doit être complètement vissé.
5.Visser l’unité de connexion Luer et éliminer les bulles d’air de la seringue. Fixer la seringue à la tubulure et la placer dans le système de perfusion.

Numéro d'autorisation

47162 / 53943 (Swissmedic)

Présentation

Disoprivan 1%: 5 Flaconsampoule à 20 ml. B
Flacons de perfusion à 50 ml et 100 ml. B
PFS (seringue prête à l'emploi) à 50 ml. B
Disoprivan 2%: Flacons de perfusion à 50 ml. B
PFS (seringue prête à l'emploi) à 50 ml. B.

Titulaire de l’autorisation

Aspen Pharma Schweiz GmbH, Baar

Mise à jour de l'information

Juin 2018.

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