ch.oddb.org
 
Analyses | Apotheken | Hôpital | Interactions | LiMA | Médecin | Médicaments | Services | T. de l'Autorisation
Information professionnelle sur Budenofalk® 3 mg:Vifor SA
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsAfficher la Heatmapimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Budésonide.
Excipients: Color.: E 127, excip. pro capsula.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Microgranules gastrorésistants en capsules à 3 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

1) Pour l'instauration d'une rémission chez les patients présentant une poussée d'intensité légère à modérée de la maladie de Crohn et affectant l'iléon terminal et le côlon proximal. Un traitement par Budenofalk 3 mg ne semble pas indiqué chez les patients avec crises sévères de la maladie de Crohn ainsi que lorsque le système gastro-intestinal proximal ou le côlon distal sont atteints. Parce que Budenofalk 3 mg déploie une action locale, aucun effet ne peut être attendu en cas de symptômes extra-intestinaux de la maladie.
2) Colite collagène.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
1) Maladie de Crohn
Adultes: 3 capsules en une seule prise le matin ou, si cela convient mieux au patient, 1 capsule 3× par jour (matin, midi, soir) environ ½ heure avant les repas.
2) Colite collagène
Adultes: La dose journalière recommandée comporte 3 capsules 1 fois par jour le matin ½ heure avant le petit-déjeuner.
Enfants: Budenofalk 3 mg ne doit pas être administré chez l'enfant car l'expérience est insuffisante pour les patients de cette tranche d'âge.
Mode d'administration correct
Les capsules, avec leurs microgranules gastrorésistants, doivent se prendre avant les repas, sans être croqués, avec beaucoup de liquide (par ex. 1 verre d'eau).
Durée du traitement
Le traitement dure généralement 8 semaines. Budenofalk 3 mg ne doit pas être interrompu brusquement, mais progressivement. Réduire la dose à 2 capsules (matin et soir) pendant la 1ère semaine, puis à 1 capsule (matin) pendant la 2ème semaine. La prise peut alors être arrêtée.

Contre-indications

Budenofalk 3 mg ne doit pas être administré en cas de:
Hypersensibilité au budésonide ou à un autre des constituants du produit; troubles sévères de la fonction hépatique; infections bactériennes, fongiques ou virales.

Mises en garde et précautions

La prudence est recommandée en présence d'une tuberculose latente ou d'une réaction tuberculinique positive, cette maladie pouvant être activée par une corticothérapie; de tels patients doivent recevoir des tuberculostatiques à titre prophylactique s'ils sont traités à long terme par des stéroïdes.
Le traitement par Budenofalk 3 mg peut conduire à des taux systémiques de stéroïdes plus bas que ceux obtenus avec des corticostéroïdes conventionnels par voie orale. Le passage d'un autre traitement par stéroïdes peut provoquer des symptômes comme ceux observés lors de changements des taux systémiques de stéroïdes.
La prudence est recommandée chez les patients avec hypertension, diabète sucré, ostéoporose, ulcère gastro-intestinal, glaucome, cataracte; diabète et glaucome dans l'anamnèse familiale.
Infections
La suppression des réactions inflammatoires et du système immunitaire augmente le risque d'infection ainsi que leur degré de sévérité. Le tableau clinique peut souvent être atypique et des infections sévères comme septicémie ou tuberculose peuvent être masquées, et atteindre un stade avancé avant d'être reconnues.
Varicelle
La varicelle doit être spécialement surveillée, car cette maladie normalement sans danger peut avoir des conséquences fatales chez les patients immunodéprimés. Les patients sans antécédents de varicelle doivent éviter tout contact avec des patients atteints de varicelle ou de Herpès zoster et doivent immédiatement consulter le médecin en cas d'exposition.
Chez l'enfant, les parents doivent être informés de ces mesures à observer. Une vaccination passive avec des immunoglobulines contre Varicella Zoster (VZIG) est nécessaire chez les patients exposés, non immunisés s'ils prennent des corticostéroïdes par voie systémique ou en ont pris dans les 3 mois précédents; l'administration doit avoir lieu dans les 10 jours suivant l'exposition à la varicelle. Si le diagnostic de la varicelle est confirmé, un traitement immédiat par un spécialiste est obligatoire. L'administration des corticostéroïdes ne doit pas être interrompue et la dose doit éventuellement être augmentée.
Vaccins vivants
Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés aux personnes ayant une réponse immunitaire insuffisante. La réaction des anticorps à d'autres vaccins peut être atténuée. Les corticostéroïdes peuvent supprimer l'axe hypophyso-surrénalien et réduire une réponse au stress.
En cas d'opération ou d'autres facteurs de stress, une administration supplémentaire de corticostéroïdes systémiques est recommandée.
Chez les patients avec troubles de la fonction hépatique, les taux sanguins de glucocorticoïdes peuvent être accrus.
L'administration simultanée de kétoconazole ou d'autres inhibiteurs puissants du CYP3A4 doit être évitée (voir «Interactions»).
Amibiase
Les corticostéroïdes peuvent réactiver une amibiase latente. Il est donc recommandé d'exclure toute amibiase latente ou active avant d'instaurer une corticothérapie chez tous les patients ayant séjourné sous les tropiques, ou qui présentent une diarrhée d'étiologie inconnue.
Salicylés
La prudence est également recommandée lors d'un traitement concomitant et de longue durée par salicylés, en raison du risque accru d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux, pouvant aller jusqu'à la perforation. Dans ce cas, toute diminution de la dose du glucocorticoïde doit être entreprise prudemment compte tenu du risque d'intoxication aux salicylés.

Interactions

Interactions pharmacodynamiques
Glucosides cardiaques: L'effet des glucosides peut être potentialisé par l'hypokaliémie.
Salidiurétiques: L'excrétion urinaire de potassium peut être potentialisée.
Interactions pharmacocinétiques
Cytochrome P450, inhibiteurs du CYP3A4:
Les corticostéroïdes (y compris le budésonide) sont métabolisés par le CYP3A4. L'administration concomitante de puissants inhibiteurs du CYP3A4 (par ex. kétoconazole, itraconazole, clarythromycine, ritonavir, produits qui contiennent du cobicistat) peut entraîner une augmentation de l'exposition aux corticostéroïdes et, de ce fait, un risque accru d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes. Le bénéfice d'une administration concomitante doit être soigneusement pesé au regard du risque potentiel d'effets systémiques des corticostéroïdes; le cas échéant, on surveillera les patients pour détecter la survenue d'éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.
Le kétoconazole dosé à 200 mg 2×/jour par voie orale induit une augmentation de la concentration plasmatique de budésonide (3 mg en dose unique) d'un facteur d'environ 6 lors d'administration concomitante. L'administration du kétoconazole 12 heures après celle du budésonide induit une augmentation de la concentration plasmatique d'un facteur d'environ 3. Parce que les données sur les recommandations posologiques sont insuffisantes, une administration simultanée est à éviter.. De plus, renoncer à la prise simultanée de jus de pamplemousse.
Inducteurs du CYP3A4 comme par ex. rifampicine, phénytoïne: Les produits comme la carbamazépine peuvent diminuer la disponibilité systémique et locale du budésonide au niveau de la muqueuse intestinale. Une adaptation posologique de la dose de budésonide peut s'avérer nécessaire.
Substrats du CYP3A4: Les substances métabolisées par le CYP3A4 peuvent entrer en concurrence avec le budésonide et conduire à un taux plasmatique accru de budésonide, pour autant que l'affinité de la substance concurrente au CYP3A4 soit plus élevée. Inversement, la liaison du budésonide au CYP3A4 peut être plus forte et provoquer une élévation du taux plasmatique de la substance concurrente et de ce fait rendre nécessaire une adaptation/réduction posologique de cette substance.
Une élévation des concentrations plasmatiques de corticostéroïdes ainsi qu'une entrée en action retardée ont été observées chez les femmes sous estrogènes ou contraceptifs oraux. Cet effet n'a pas été observé chez les femmes prenant des contraceptifs oraux faiblement dosés.
La cimétidine aux doses recommandées et en association au budésonide a un effet faible et non significatif sur la pharmacocinétique du budésonide.
L'oméprazol n'a aucune influence sur la pharmacocinétique du budésonide.
Substances liant les stéroïdes: Une interaction théoriquement possible avec les résines synthétiques liant les stéroïdes comme la colestyramine et les antiacides ne peut pas être exclue. L'administration simultanée avec Budenofalk 3 mg peut induire une diminution de l'effet du budésonide. C'est pourquoi un intervalle de 2 heures au moins doit être respecté entre les prises de ces différents médicaments.
Dérivés coumariniques: L'effet anticoagulant peut être atténué.
Anti-inflammatoires/anti-rhumatismaux non stéroïdiens: Le risque d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux peut être augmenté.

Grossesse/Allaitement

Aucune étude contrôlée chez l'animal ni chez la femme enceinte n'est disponible. Comme tous les glucocorticoïdes, le budésonide traverse la barrière placentaire. C'est pourquoi un trouble de croissance intra-utérine ne peut être exclu lors d'un traitement prolongé pendant la grossesse. En cas de traitement vers la fin de la grossesse, le foetus court le risque d'une atrophie de la corticosurrénale. C'est pourquoi Budenofalk 3 mg, comme tous les corticostéroïdes, ne doit pas être administré pendant la grossesse, principalement durant les trois premiers mois, sauf en cas de nécessité absolue.
On ignore si le budésonide passe dans le lait maternel. C'est pourquoi l'allaitement est contre-indiqué pendant un traitement par Budenofalk 3 mg.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune entrave n'est connue.

Effets indésirables

Les définitions de fréquence sont indiqués comme suit
Très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100, <1/10), occasionnels (>1/1000, <1/100), rares (>1/10'000, <1/1000), très rares (<1/10'000).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rares: oedèmes aux jambes, syndrome de Cushing.
Système nerveux
Très rares: pseudotumeur cérébrale (hypertension intracrânienne bénigne) chez les adolescents.
Troubles gastro-intestinaux
Très rare: constipation.
Troubles musculosquelettiques
Très rares: douleurs et faiblesse musculaires diffuses, ostéoporose.
Troubles généraux
Très rares: fatigue, malaise.
Certains effets indésirables se sont manifestés après une exposition à long terme.
Des effets indésirables typiques pour les glucocorticostéroïdes à effet systémique peuvent occasionnellement se manifester. Ils dépendent de la posologie, de la durée du traitement, d'un traitement simultané ou antérieur par des glucocorticostéroïdes et de la sensibilité individuelle.
Système immunitaire
Occasionnels: le passage des glucocorticostéroïdes à effet systémique à Budenofalk 3 mg d'action locale peut conduire à une augmentation ou une réapparition des manifestations extra-intestinales (principalement au niveau de la peau et des articulations).
Troubles du métabolisme et de la nutrition:
Occasionnels: syndrome de Cushing: visage lunaire, obésité tronculaire; diminution de la tolérance au glucose, diabète, rétention saline avec apparition d'oedèmes, kaliurie augmentée, inactivité ou atrophie de la corticosurrénale, retard de la croissance chez l'enfant, perturbation de la sécrétion des hormones sexuelles (par ex. aménorrhée, hirsutisme, impuissance).
Système nerveux
Occasionnels: dépressions, irritabilité, euphorie.
Troubles oculaires
Occasionnels: glaucome, cataracte.
Troubles vasculaires
Occasionnels: hypertension, risque accru de thrombose, vasculite (syndrome de sevrage après traitement de longue durée).
Troubles gastro-intestinaux
Occasionnels: douleurs gastriques, ulcère duodénal, pancréatite.
Troubles cutanés
Occasionnels: exanthème allergique, vergetures pourpres, pétéchies, ecchymoses, acné stéroïdien, retard de cicatrisation des plaies, dermite de contact.
Troubles musculosquelettiques
Occasionnels: nécroses osseuses aseptiques (têtes du fémur et de l'humérus).

Surdosage

Aucun cas de surdosage au budésonide n'a été signalé jusqu'ici. Par les propriétés de Budenofalk 3 mg et de son principe actif budésonide, un surdosage avec conséquences toxiques est hautement improbable.

Propriétés/Effets

Code ATC: A07EA06
Mécanisme d'action
Le mécanisme d'action exact du budésonide dans le traitement de la maladie de Crohn est inconnu. Les données issues des études cliniques contrôlées et pharmacologiques indiquent que l'effet de Budenofalk 3 mg capsules est principalement local au niveau de la muqueuse intestinale.
Pharmacodynamie
Le budésonide est un glucocorticostéroïde doté d'un effet local anti-inflammatoire puissant. Comparé aux doses cliniques équivalentes de glucocorticostéroïdes à effet systémique, le budésonide provoque une suppression de l'axe hypophyso-surrénalien significativement plus faible et influence moins les marqueurs de l'inflammation.
Le budésonide possède un effet dose-dépendant sur le taux plasmatique de cortisol.
Efficacité clinique
Budenofalk 3 mg capsules a été testé dans quelques études ouvertes, mais principalement dans des études en double aveugle contre un traitement standard de glucocorticostéroïdes à effet systémique; elles ont analysé son efficacité thérapeutique et l'incidence de ses effets indésirables dans la maladie de Crohn active.
Une étude de titration de la dose randomisée, en double aveugle et multicentrique, a été menée avec Budenofalk 3 mg chez un total de 104 patients pendant 6 semaines. Les doses journalières étaient de 6, 9 et 18 mg de Budenofalk 3 mg. Il s'est avéré que la dose de 9 mg de Budenofalk 3 mg (3× 3 mg) par jour, avec un taux de rémissions de 55% et une incidence d'effets indésirables de 21%, présentait le meilleur rapport bénéfice/risque pour les patients ayant une activité discrète à modérée de leur maladie.
Une autre étude multicentrique, randomisée et en double aveugle, a comparé pendant 8 semaines Budenofalk 3 mg à la 6-méthylprednisolone chez un total de 67 patients ayant une activité discrète à modérée de leur maladie. La dose de Budenofalk 3 mg était de 9 mg (3× 3 mg) par jour. La dose de 6-méthylprednisolone est passée d'une dose initiale de 48 mg/jour durant la première semaine à 8 mg/jour à la semaine 8 par réduction progressive de la dose. Le taux de rémissions sous Budenofalk 3 mg (56%) était inférieur à celui sous 6-méthylprednisolone (73%) au terme de cette étude, mais l'incidence des effets indésirables des stéroïdes était en faveur de Budenofalk 3 mg (29% pour Budenofalk 3 mg contre 70% pour la 6-méthylprednisolone).
Une troisième étude multicentrique, randomisée et en double aveugle, a comparé pendant 8 semaines Budenofalk 3 mg à la prednisone chez un total de 201 patients ayant une activité discrète à modérée de leur maladie. La dose de Budenofalk 3 mg était de 9 mg (3× 3 mg) par jour, la dose initiale de prednisone était de 40 mg par jour pendant 2 semaines, avec diminution hebdomadaire de 5 mg par la suite. Au terme de la période de traitement, les taux de rémission étaient équivalents (51% pour Budenofalk 3 mg et 52,5% pour la prednisone), alors que les effets indésirables des stéroïdes étaient de 44% pour Budenofalk 3 mg contre 66% pour la prednisone.
Les meilleurs résultats avec Budenofalk 3 mg ont été obtenus dans le groupe de patients présentant une poussée discrète à modérée de leur maladie de Crohn, avec atteinte de l'iléon terminal et du côlon ascendant. Dans toutes les études, Budenofalk 3 mg a provoqué significativement moins d'effets indésirables stéroïdiens que les substances standard à effet systémique.
L'efficacité d'une dose de 9 mg de budésonide administrée en une seule prise par jour (9 mg 1×/j) versus 3 doses partielles de 3 mg (3 mg 3×/j) a été évaluée dans une étude randomisée, en double aveugle, à double placebo, chez des patients atteints d'une forme modérément sévère de la maladie de Crohn (200< CDAI <400) au niveau de l'iléon terminal et/ou de côlon ascendant.
Le critère primaire était défini comme le pourcentage de patients se trouvant en rémission (CDAI <150) au bout de 8 semaines.
L'étude a inclus 471 patients au total (full analysis set, FAS), dont 439 ont pu être inclus à l'analyse per protocole (PP). Aucune différence significative n'a été trouvée entre les deux groupes de traitement. L'analyse confirmatoire a montré que 71,3% des patients ayant reçu 9 mg 1×/j et 75,1% des patients ayant reçu 3 mg 3×/j étaient en rémission (PP) (p: 0,01975). Ceci a démontré la non-infériorité de 9 mg de budésonide en une seule prise par jour par rapport à 3 prises de 3 mg de budésonide.
Les évènement indésirables graves (SAE) n'ont pas été reportés.

Pharmacocinétique

Absorption
Les microgranules gastrorésistants Budenofalk ont une libération retardée de 2–3 h. Chez les volontaires sains et les patients atteints de la maladie de Crohn, des taux plasmatiques de 1–2 ng/ml ont été mesurés environ 5 h après la prise d'une capsule de Budenofalk 3 mg avant le repas. La libération maximale a lieu dans l'iléon terminal et le caecum, soit les endroits où l'inflammation est la plus grande dans la maladie de Crohn.
Chez les patients iléostomisés, la libération de Budenofalk 3 mg est comparable à celle observée chez les volontaires sains ou chez les patients atteints de la maladie de Crohn. Entre 30 et 40% du budésonide libéré a pu être retrouvé dans la poche iléostomie, ce qui signifie qu'une proportion importante du budésonide atteint le côlon.
La prise avec un repas peut retarder le passage des microgranules dans l'estomac de 2–3 h et retarder la libération du principe actif de 4–6 h, sans toutefois modifier le taux de résorption.
Distribution
Le volume de distribution du budésonide s'élève à 3 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques est en moyenne de 85–90%.
Métabolisme
La métabolisation du budésonide se fait très rapidement dans le foie (environ 90%) et conduit à la formation de 2 métabolites principaux, le 6β-hydroxy-budésonide et la 16α-hydroxy-prednisolone dont l'effet est inférieur à 1% de celui du budésonide.
Elimination
La demi-vie d'élimination s'élève en moyenne à 3–4 h. La disponibilité systémique chez les volontaires sains ainsi que chez les patients à jeun atteints de la maladie de Crohn s'élève à 9–13%. La clairance est de 10–15 l/min pour budésonide lors d'une mesure par HPLC.
Cinétique pour certains groupes de patients
Le métabolisme du budésonide peut être diminué en fonction du degré et du mode de l'affection hépatique et en considérant le fait que le métabolisme du budésonide passe par le CYP3A4. C'est pourquoi une augmentation de la disponibilité systémique est possible chez les patients avec altération de la fonction hépatique, comme c'est le cas chez les patients avec hépatite auto-immune (HAI).

Données précliniques

Les données précliniques issues d'études sur la toxicité aiguë, sub-chronique et chronique menées avec le budésonide montrent une régression du thymus et de la surrénale, ainsi qu'une diminution des lymphocytes.
Le budésonide n'a montré aucun effet mutagène dans une série de tests in vitro et in vivo.
Une légère augmentation du nombre des foyers basophiles hépatiques a été observée lors d'études à long terme chez le rat.
Les études de cancérogénicité ont montré une incidence accrue de néoplasies hépatocellulaires primaires, d'astrocytomes (chez le rat mâle) et de tumeurs mammaires (chez le rat femelle). Ces tumeurs sont dues vraisemblablement à une surcharge métabolite accrue du foie et à des effets anaboliques. Ces résultats sont également connus d'études menées avec d'autres glucocorticostéroïdes chez le rat et représentent un effet de classe. Des effets similaires n'ont pas été observés ni dans les études cliniques ni dans les rapports spontanés.
Chez l'animal gravide, le budésonide, comme d'autres glucocorticostéroïdes, a provoqué des anomalies du développement foetal. La pertinence de ces résultats pour l'homme n'a pas fait l'objet d'études (voir également «Grossesse/Allaitement»).

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune connue.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).

Numéro d’autorisation

53259 (Swissmedic).

Présentation

Budenofalk caps 3 mg 50. (B)
Budenofalk caps 3 mg 100. (B)

Titulaire de l’autorisation

Vifor SA, 1752 Villars-sur-Glâne.

Mise à jour de l’information

Octobre 2018.

2018 ©ywesee GmbH
Einstellungen | Aide | FAQ | Identification | Contact | Home