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Information professionnelle sur Sonata®:MEDA Pharma GmbH
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

OEMéd

Composition

Principe actif: Zaleplonum.
Excipients: Color: E 132; Excip. pro caps.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Capsules à 10 mg et à 5 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Sonata est indiqué dans le traitement à court terme (14 jours au maximum) des troubles de l’endormissement sans cause médicale ou psychiatrique connue (troubles primaires de l’endormissement). Le retard de l’endormissement doit être sévère, invalidant ou à l’origine d’une souffrance majeure pour les patients.
Sonata ne provoque pas d’allongement du sommeil ni de diminution des périodes d’éveil nocturnes. L’efficacité et la sécurité d’emploi de Sonata ne sont pas démontrées dans l’insomnie secondaire à des maladies psychiatriques ou pour une utilisation comme prémédication.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement doit être aussi court que possible. La durée maximale du traitement par Sonata est de deux semaines.
Sonata doit être pris immédiatement avant le coucher ou lorsque le patient vient de se coucher et qu’il a des difficultés à s’endormir.
Posologie usuelle
La dose recommandée chez l’adulte <65 ans est de 10 mg.
La dose totale quotidienne de Sonata ne doit dépasser en aucun cas 10 mg. Une deuxième dose ne doit pas être prise au cours de la même nuit.
Instructions spéciales pour le dosage
Patients âgés: les patients de plus de 65 ans peuvent s’avérer plus sensibles aux effets des somnifères; par conséquent, la dose de Sonata recommandée pour ces patients est de 5 mg.
Insuffisance rénale: une adaptation posologique n’est pas nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à moyenne, étant donné que le profil pharmacocinétique du zaleplon chez ces patients ne diffère pas significativement de celui observé chez les volontaires sains. Toutefois, les insuffisants rénaux sont exposés à des taux plus élevés de métabolites inactifs de zaleplon. La sécurité d’emploi n’est pas démontrée chez les patients ayant une limitation sévère de la fonction rénale (voir «Cinétique pour certains groupes de patients»).

Contre-indications

Insuffisance hépatique.
Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients conformément à la composition; y compris au carmin d’indigo (E132).
Syndrome d’apnée du sommeil.
Myasthénie grave.
Insuffisance respiratoire sévère.
Enfants et adolescents (âgés de moins de 18 ans).
Alcoolisme et toxicomanie.

Mises en garde et précautions

Somnambulisme et comportements associés ont été rapportés par des patients qui avaient pris du zaleplon (Sonata) ou des somnifères apparentés à cette préparation et n’étaient pas complètement réveillés. Parmi ces com­portements, on peut citer le somnambulisme en conduisant, en préparant des repas et en mangeant, en téléphonant ou pendant des rapport sexuels, sans que les personnes concernées ne s’en souviennent (amnésie). Des cas isolés de comportement d’automutilation ont également été rapportés dans ce contexte. La prise d’alcool et d’autres dépresseur du SNC ou substances d’action centrale semblent accroître le risque de tels comportements en association avec le zaleplon (Sonata). Le même principe s’applique en cas de prise de Sonata à des doses supérieures à la dose maximale recommandée. Le traitement avec Sonata doit être arrêté chez les patients rapportant de tels comportements.
Des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes graves ont été décrites avec l’utilisation d’hypnotiques-sédatifs dont le zaleplon. Des cas d’oedème de Quincke touchant la langue, la glotte ou le larynx ont été décrits chez des patients après la première prise ou lors des prises suivantes d’hypnotiques-sédatifs, dont le zaléplon. Certains patients prenant des hypnotiques-sédatifs ont présenté des symptômes supplémentaires comme une dyspnée, un laryngospasme ou des nausées et vomissements.
Certains patients ont nécessité un traitement médical aux urgences. Si l’oedème de Quincke touche la langue, la glotte ou le larynx, il peut se produire une obstruction des voies aériennes pouvant être fatale. En cas de survenue d’un oedème de Quincke après le traitement par le zaleplon, la même substance active ne doit pas être réadministrée au patient.
L’insomnie peut être la manifestation d’une maladie physique ou psychique sous-jacente. Une insomnie persistante ou s’aggravant après un brève traitement par le zaleplon peut signaler la nécessité d’examiner à nouveau le patient.
Le zaleplon ayant une demi-vie courte, un autre traitement devra être envisagé dans les cas de réveil matinal précoce. Le patient doit être informé qu’il ne doit pas prendre une deuxième dose au cours d’une même nuit.
Parce que les patients souffrant de dépression ont tendance à prendre intentionnellement des doses excessives, le zaleplon doit être prescrit avec précaution lors de signes d’une dépression.
Pour réduire le risque de troubles psychomoteurs ou de la mémoire, le patient devra rester couché au moins 4 heures après la prise de zaleplon.
Les hypnotiques ainsi que le zaleplon peuvent, tout comme lors de la prise d’alcool ou d’autres substances à effet dépresseur central, provoquer des pensés anormales et des modifications du comportement y compris une baisse du seuil de tolérance à l’agressivité et à l’extraversion. Les autres modifications se présentent comme réactions inappropriées, agitation, hallucinations ou troubles de la personnalité. Il faut noter que ces modifications peuvent avoir une origine iatrogène ou peuvent apparaître spontanément ou en raison d’une souffrance psychiatrique ou physique. Chaque nouveau symptôme ou signe doit être contrôlé soigneusement et immédiatement.
La sécurité d’emploi du zaleplon n’a pas été étudiée chez le patient présentant une limitation sévère de la fonction hépatique (voir «Contre-indications»).
Tolérance
Une certaine diminution de l’effet hypnotique des benzodiazépines à courte durée d’action et des produits similaires aux benzodiazépines comme le zaleplon, peut apparaître après une utilisation répétée sur quelques semaines.
Dépendance
L’utilisation des benzodiazépines et des produits similaires aux benzodiazépines comme le zaleplon peut entraîner une dépendance physique et psychique. Le risque de dépendance augmente avec la dose et la durée du traitement. Ce risque de dépendance est plus grand chez les patients ayant des antécédents d’alcoolisme et d’abus de médicaments. Lorsqu’une dépendance physique s’est établie, l’arrêt brutal du traitement sera suivi de symptômes de sevrage. Ceux-ci peuvent consister en des céphalées, des douleurs musculaires, une anxiété prononcée, une tension, une agitation, une confusion mentale et une irritabilité. Les symptômes suivants peuvent apparaître dans les cas sévères: perte de la notion de réalité, dépersonnalisation, hyperacousie, insensibilité et fourmillements au niveau des membres, hypersensibilité à la lumière, au bruit et au contact physique, hallucinations ou convulsions. Des cas de dépendance liée au zaleplon, notamment en association à d’autres substances psychotropes, ont été rapportés après l’introduction sur le marché.
Sur la base des données actuellement disponibles, des symptômes de sevrage après la prise de Sonata ne peuvent pas être complètement exclus.
Insomnie de rebond
Un syndrome transitoire avec réapparition exacerbée des symptômes ayant motivé le traitement par une benzodiazépine ou une substance similaire aux benzodiazépines comme le zaleplon, peut survenir à l’arrêt du traitement. Il peut s’accompagner d’autres réactions, y compris des modifications de l’humeur, une anxiété ou des troubles du sommeil et une nervosité.
Etats anxieux diurnes
Des observations suggèrent que des phénomènes de sevrage peuvent se manifester dans l’intervalle entre les doses, avec les benzodiazépines ou les substances similaires aux benzodiazépines à courte durée d’action, notamment à fortes doses.
Des études thérapeutiques avec des doses atteignant 20 mg n’ont toutefois révélé aucune augmentation de la fréquence des états anxieux diurnes dans l’intervalle entre les doses de Sonata.
Durée du traitement
Il peut être utile d’informer le patient au moment de l’instauration du traitement, que celui-ci sera de durée limitée. Il est important que le patient soit conscient de la possibilité des phénomènes de rebond, afin de minimiser son anxiété en cas de survenue de tels symptômes à l’arrêt du traitement et dans l’intervalle entre deux doses.
Amnésie
Limitation de la capacité de se souvenir et des capacités psychomotrices:
Les benzodiazépines et les substances similaires aux benzodiazépines peuvent induire une amnésie antérograde et une altération psychomotrice. Ces phénomènes se manifestent dans la plupart des cas au cours des quelques heures qui suivent la prise du produit. L’amnésie antérograde a été mise en évidence aux doses thérapeutiques de zaleplon par rapport au placebo.
Le risque peut être réduit si les patients peuvent bénéficier d’un sommeil ininterrompu pendant 4 heures au moins après la prise de Sonata et ne s’adonnent en aucun cas à des activités nécessitant une faculté intacte de la coordination psychomotrice.
Réactions psychiatriques et paradoxales
On sait que des réactions telles qu’une agitation, une excitation, une irritabilité, une désinhibition, une agressivité, des pensées anormales, des idées délirantes, un accès de colère, des cauchemars, des hallucinations, des psychoses, un comportement inapproprié et d’autres effets comportementaux, peuvent survenir lors de l’utilisation de benzodiazépines ou de substances similaires aux benzodiazépines comme le zaleplon. Le médicament concerné doit être stoppé en cas de survenue de telles réactions. Ces réactions se manifestent principalement chez l’enfant et le patient âgé.
Alcoolisme et abus de médicaments
Sonata ne doit pas être pris en même temps que de l’alcool. L’effet sédatif peut être majoré lorsque Sonata est utilisé en association à l’alcool.
L’association avec d’autres produits agissant sur le SNC doit être prise en compte. Une accentuation de la sédation centrale peut survenir en cas de prise simultanée d’antipsychotiques (neuroleptiques), de somnifères, d’anxiolytiques/sédatifs, d’agents antidépresseurs, d’analgésiques narcotiques, d’anticonvulsivants, d’anesthésiques et d’antihistaminiques sédatifs.
Insuffisance respiratoire
Lors d’une administration de 10 mg de zaleplon, les études contrôlées n’ont montré aucun signe d’une modification de la gazométrie sanguine ou de l’index apnée/hypopnée chez le patient ayant une limitation de la fonction respiratoire.
La prudence est recommandée lors de la prescription de médicaments sédatifs aux patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique.
Psychoses, dépression
Sonata n’est pas indiqué pour le traitement des troubles de l’endormissement qui reposent sur une affection médicale ou psychiatrique connue (p.ex. dépression, psychoses, douleurs posttraumatiques ou postopératoires).
Le zaleplon ne doit pas être administré aux patients souffrant d’une intolérance héréditaire rare au galactose, d’un déficit en lactase ou d’un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose.

Interactions

Prise simultanée d’alcool. L’effet sédatif peut être accentué lorsque le produit est utilisé en association à l’alcool.
Association à d’autres substances agissant sur le SNC. Une accentuation de la sédation centrale peut survenir en cas de prise simultanée d’antipsychotiques (neuroleptiques), de somnifères, d’anxiolytiques/sédatifs, d’agents antidépresseurs, d’analgésiques narcotiques, d’anticon­vulsivants, d’anesthésiques et d’antihistaminiques sédatifs.
L’administration simultanée d’une dose unique de 10 mg de zaleplon avec 75 mg ou 150 mg de venlafaxine par jour (capsules à libération retardée) n’a aucune influence sur la capacité de se souvenir (mémoire à long terme et à court terme pour les mots) ni sur la capacité psychomotrice (test de substitution chiffre-symbole). De plus, aucune interaction pharmacocinétique pertinente n’a été observée entre le zaleplon et la venlafaxine (capsules à libération retardée).
En cas d’association à un analgésique narcotique, une accentuation de l’euphorie peut également survenir, entraînant une accentuation de la dépendance physique.
L’élimination du zaleplon se fait en faible quantité par l’isoenzyme CYP3A4 (environ 10% de la dose administrée).
L’administration simultanée de cimétidine, un inhibiteur modéré non spécifique de plusieurs enzymes hépatiques incluant à la fois l’aldéhyde oxydase et le CYP3A4, a entraîné une augmentation de 85% des taux plasmatiques de zaleplon. En effet, la cimétidine inhibe à la fois l’aldéhyde oxydase et le CYP3A4, enzymes primaire et secondaire responsables du métabolisme du zaleplon. En conséquence, la prudence est recommandée en cas d’administration concomitante de cimétidine et de Sonata.
L’administration concomitante de zaleplon et d’érythromycine, puissant inhibiteur sélectif du cytochrome P3A4 provoque une augmentation de 34% des taux plasmatiques de zaleplon. L’administration concomitante de Sonata avec d’autres puissants inhibiteurs sélectifs du CYP3A4 comme le kétoconazole peut entraîner une augmentation similaire de la concentration plasmatique du zaleplon. En conséquence, la prudence est recommandée en cas d’administration concomitante de ces médicaments et de Sonata.
A l’opposé, l’administration concomitante de rifampicine, un inducteur puissant de plusieurs enzymes hépatiques dont le CYP3A4, conduit à une diminution par quatre du taux plasmatique du zaleplon. L’administration concomitante de Sonata et d’inducteurs du CYP3A4, comme la rifampicine, la carbamazépine et le phénobarbital, peut conduire à une diminution de l’efficacité du zaleplon.
Sonata n’influence pas les profils pharmacocinétique et pharmacodynamique de la digoxine et de la warfarine (non autorisée en Suisse). En outre, l’ibuprofène n’a montré aucune interaction avec Sonata.

Grossesse/Allaitement

Des études de reproduction chez l’animal n’ont pas montré d’effet tératogène ou embryotoxique pour le foetus, mais on ne dispose d’aucune étude contrôlée chez la femme enceinte. Pour ces raisons, Sonata ne doit pas être administré durant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Si, pour des raisons médicales impérieuses, le médicament est administré à forte dose en fin de grossesse, certains effets pharmacologiques sur le nouveau-né sont prévisibles, tels qu’une hypothermie, une hypotonie et une détresse respiratoire modérée.
Le nourrisson dont la mère a régulièrement pris des benzodiazépines ou des substances similaires aux benzodiazépines en fin de grossesse, peut avoir développé une dépendance physique et donc encourir un risque de présenter une relaxation musculaire sévère et des symptômes de sevrage après la naissance.
Le zaleplon a été mesuré dans le lait maternel et Sonata ne doit pas être administré aux mères qui allaitent.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une sédation, une amnésie, une diminution de la faculté de concentration et des troubles de la fonction musculaire sont susceptibles de diminuer l’aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines. La prudence est recommandée chez les patients qui doivent résoudre des problèmes complexes.

Effets indésirables

Indications des fréquences
Très rare: <0,01%; rare: ≥0,01% – <0,1%; occasionnel: ≥0,1% – <1%; fréquent: ≥1% – <10%; très fréquent: ≥10%.
Les effets indésirables sont énumérés dans chaque groupe de fréquence en commençant par ceux les plus fréquemment annoncés.
Troubles du système immunitaire
Très rare: réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes y compris réactions graves.
Inconnu: oedème de Quincke.
Troubles psychiatriques
Réactions psychiatriques et «paradoxales»: l’apparition de réactions de type nervosité, agitation, irritabilité, agressivité, troubles de la pensée, accès de colère, cauchemars, hallucinations, psychose, comportement déraisonnable et autres effets indésirables sur le comportement est connue lors de l’utilisation de benzodiazépines ou de substances similaires aux benzodiazépines comme le zaleplon. Ces réactions sont plus fréquentes chez les enfants et les personnes âgées (voir «Mises en garde et précautions»).
Dépression: une dépression préexistante peut être révélée au cours d’un traitement par les benzodiazépines ou les substances similaires aux benzodiazépines.
Système nerveux
Fréquent: amnésie, paresthésie, somnolence.
Amnésie: une amnésie antérograde peut survenir aux doses thérapeutiques recommandées. Les effets amnésiants peuvent être associés à un trouble du comportement (voir «Mises en garde et précautions»).
Occasionnel: apathie, ataxie, troubles de la coordination, confusion, diminution de la capacité de concentration, dépersonnalisation, dépression, vertiges, hallucinations, sensibilité au bruit, trouble de l’élocution (dysarthrie, langage imprécis), hallucination olfactive, trouble de la sensibilité.
Inconnu: somnambulisme.
Yeux
Occasionnel: vue anormale, diplopie.
Système gastro-intestinal
Occasionnel: nausée.
Foie
Occasionnel: élévation des transaminases.
Organes de reproduction
Fréquent: dysménorrhée.
Organisme en général
Occasionnel: anorexie, asthénie, hypoesthésie, malaise, photosensibilité.
Dépendance
L’utilisation du produit (même aux doses thérapeutiques) peut entraîner le développement d’une dépendance physique: l’arrêt du traitement peut entraîner des phénomènes de sevrage ou de rebond (voir «Mises en garde et précautions»). Une dépendance psychique peut survenir.

Surdosage

En raison de ses effets thérapeutiques, un surdosage de Sonata se manifeste par une majoration de la dépression nerveuse centrale de gravité variable, allant de l’obnubilation jusqu’au coma. Les symptômes comprennent obnubilation, confusion et léthargie et dans les cas sévères, ataxie, diminution du tonus musculaire, chute de la tension artérielle, dépression respiratoire, rarement coma et extrêmement rarement décès.
L’expérience clinique disponible concernant les effets d’un surdosage aigu de Sonata est limitée et le taux sanguin d’un surdosage n’a pas été déterminé chez l’être humain.
Lors du traitement d’un surdosage médicamenteux, il faudra par principe penser à la possibilité d’une poly intoxication.
Après un surdosage par voie orale de benzodiazépines ou de substances similaires aux benzodiazépines, les vomissements seront induits (dans l’heure qui suit) si le patient est conscient, ou un lavage gastrique avec protection des voies aériennes sera réalisé si le patient est inconscient. Si la vidange de l’estomac n’apporte aucun bénéfice, du charbon activé sera administré afin de réduire l’absorption du produit. Les fonctions respiratoires et cardio-vasculaires seront particulièrement surveillées en unité de soins intensifs.
Le flumazénil (Anexate®), un antagoniste des benzodiazépines, peut être utilisé comme antidote. Des études chez l’animal suggèrent que le flumazénil est un antagoniste du zaleplon et son administration doit être envisagée lors de la prise en charge d’un surdosage de Sonata. Toutefois, aucune expérience clinique concernant l’utilisation du flumazénil comme antidote après un surdosage de Sonata n’est disponible.
Une coloration bleu verte des urines a été rapportée lors de surdosage de zaleplon.

Propriétés/Effets

Code ATC: N05CF03
Mécanisme d’action
Sonata est un somnifère de type pyrazolopyrimidine, qui se différencie sur le plan de sa structure des benzodiazépines et de tous les hypnotiques et tranquillisants connus. Le zaleplon se lie sélectivement au récepteur benzodiazépine de type I du complexe du canal chlore du GABA A du cerveau.

Pharmacocinétique

Absorption
Le zaleplon est rapidement et quasiment complètement absorbé après administration orale et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 1 heure environ. Le zaleplon subit partiellement un métabolisme pré-systémique et sa biodisponibilité absolue est de 30% environ.
En cas d’ingestion d‘un repas riche en graisses simultanément ou immédiatement avant, l’absorption est retardée et la concentration maximale est atteinte 3,7 h après l’administration. Sonata ne doit pas être pris dans de tels cas.
Distribution
Le zaleplon est lipophile avec un volume de distribution d‘environ 1,4 ± 0,3 l/kg après administration intraveineuse. La liaison in vitro aux protéines plasmatiques est d’environ 60%.
Métabolisme
Le zaleplon est principalement métabolisé par l’aldéhyde oxydase en 5-oxo-zaleplon. Par ailleurs, le zaleplon est métabolisé par le cytochrome P4503A4 en déséthylzaleplon, lequel est rapidement transformé en 5-oxo-déséthylzaleplon par l’aldéhyde oxydase. Ces métabolites résultant de l’oxydation sont eux-mêmes métabolisés par glucuronoconjugaison. Tous les métabolites du zaleplon sont inactifs, tant chez les modèles comportementaux animaux qu’au niveau des tests d’activité in vitro.
Les taux plasmatiques du zaleplon augmentent de façon linéaire avec la dose et le zaleplon ne montre aucun signe d’accumulation après administration d’une dose quotidienne atteignant 30 mg/jour.
Elimination
Le zaleplon est éliminé sous forme de métabolites inactifs, principalement dans l’urine (71%) et également dans les fèces (17%). 57% de la dose administrée sont retrouvés dans l’urine sous forme de 5-oxo-zaleplon et 9% supplémentaires sous forme de 5-oxo-déséthylzaleplon, ainsi que leurs métabolites glucuronoconjugués respectifs. Le reste du produit retrouvé dans les urines consiste en des métabolites mineurs. Le principal métabolite dans les fèces est le 5-oxo-zaleplon. La demi-vie d’élimination du zaleplon est d‘environ une heure.
Cinétique pour certains groupes de patients
Le profil pharmacocinétique du zaleplon chez les patients ayant une insuffisance rénale moyenne ne montre aucune différence significative par rapport à celui observé chez les volontaires sains, mais ces patients sont exposés à des concentrations plus élevées de métabolites inactifs du zaleplon.
La biodisponibilité du zaleplon est augmentée plusieurs fois chez les patients insuffisants hépatiques ce qui en fait une contre-indication (les dosages disponibles ne permettent pas un ajustement adéquat des doses).
Cinétique chez les patients âgés
Le profil pharmacocinétique du zaleplon chez les hommes et les femmes âgés, y compris de plus de 75 ans, ne montre aucune différence significative par rapport à celui observé chez les volontaires sains jeunes.

Données précliniques

L’administration répétée de zaleplon chez le rat et le chien à des doses plusieurs fois supérieures à la posologie thérapeutique maximale a provoqué une augmentation du poids du foie et des surrénales. Ces effets étaient réversibles et n’étaient pas associés à des modifications dégénératives microscopiques de ces organes.
Lors d’une étude sur 3 mois menée sur le chien n’ayant pas encore atteint la maturité sexuelle, l’administration de doses plusieurs fois supérieures à la posologie thérapeutique maximale a provoqué une diminution significative du poids de la prostate et des testicules.
L’administration de zaleplon au rat n’induit aucune tumeur et l’augmentation des tumeurs bénignes observée chez la souris représente vraisemblablement un effet d’adaptation, sans signification chez l’être humain lors de l’administration de doses thérapeutiques.

Remarques particulières

Lorsque le contenu d’une capsule de Sonata est dissout dans un liquide, ce liquide change de couleur et devient trouble.
Stabilité
Sonata ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).

Numéro d’autorisation

54835 (Swissmedic).

Présentations

Quantité

CHF

SM

Catégories de remb.

SONATA caps 5 mg

7 pce

7.65

B

LS

SONATA caps 10 mg

7 pce

13.95

B

LS

14 pce

18.35

B

LS

Titulaire de l’autorisation

MEDA Pharma GmbH, 8602 Wangen-Brüttisellen.

Mise à jour de l’information

Mai 2009.

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