OEMédCompositionPrincipe actif: Mometasonum (ut Mometasoni furoas).
Excipients: Lactosum (contient des traces de protéines lactiques), Excip. ad pulverem.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéInhalateur à poudre multi-dose contenant respectivement 200 et 400 microgrammes par unité.
Indications/Possibilités d’emploiTraitement de fond de l’asthme bronchique de l’adulte et de l’adolescent à partir de l’âge de 16 ans.
Posologie/Mode d’emploiCette substance ne doit être utilisée que sous forme d’inhalation.
Les posologies recommandées dépendent de la gravité de l’asthme bronchique (voir les critères ci-dessous).
Adultes et adolescents à partir de l’âge de 16 ans
Patients présentant un asthme bronchique persistant léger à modéré
Pour la plupart de ces patients, la posologie initiale recommandée est de 400 microgrammes une fois par jour. Les données indiquent que l’asthme est mieux maîtrisé par une prise quotidienne le soir. Chez certains patients, le contrôle de l’asthme est amélioré par la prise quotidienne de 400 microgrammes répartie en deux doses (soit 200 microgrammes deux fois par jour).
La dose d’Asmanex doit être adaptée de manière individuelle en fonction du patient et doit être maintenue à un niveau aussi faible que possible tout en permettant un contrôle efficace de l’asthme. Chez certains patients, une dose quotidienne réduite à 200 microgrammes administrée le soir peut représenter une dose de maintien efficace.
Patients présentant un asthme bronchique sévère
La posologie initiale recommandée est de 400 microgrammes deux fois par jour, cette dose est la plus forte recommandée. Lorsque les symptômes sont maîtrisés, il est recommandé de titrer le médicament pour atteindre la dose efficace la plus faible d’Asmanex.
L’effet thérapeutique maximal est atteint après une à deux semaines voire plus tardivement.
Il n’existe pas de preuves que l’administration d’une dose plus forte que celle recommandée augmente l’efficacité.
Chez les patients atteints d’asthme sévère, Asmanex est initialement administré en même temps que la dose d’entretien des corticoïdes systémiques prescrits jusqu’alors. Dès que le patient se trouve dans une phase stable (après environ une semaine), la réduction progressive des corticoïdes systémiques débute, au cours de laquelle la dose est diminuée tous les jours ou tous les deux jours. En général, cette réduction de la posologie ne doit pas excéder 2,5 mg de prednisone ou de son équivalent par jour.
Une diminution progressive lente, éventuellement effectuée par paliers, est fortement conseillée. Lors de l’arrêt d’une corticothérapie orale, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance minutieuse à la recherche de signes suggérant un asthme instable, avec des mesures objectives des fonctions respiratoires, et une insuffisance surrénalienne (voir «Mises en garde et précautions»).
Au cours de la réduction de la posologie, certains patients peuvent souffrir d’un sevrage des corticoïdes, avec par ex. des douleurs articulaires et/ou musculaires, une fatigue et une dépression, bien que la fonction pulmonaire soit maintenue voire améliorée. La poursuite du traitement d’Asmanex doit être encouragée, les patients devant toutefois faire l’objet d’une surveillance avec recherche des signes objectifs d’insuffisance surrénalienne. Lorsqu’une insuffisance surrénalienne devient manifeste, les corticoïdes systémiques devront être augmentés de manière passagère, par la suite leur réduction devra avoir lieu plus lentement. Dans les situations de stress ou lors de crises d’asthme sévères, un traitement supplémentaire associant des corticoïdes systémiques peut s’avérer nécessaire.
Mode d’emploi
Le patient doit être instruit qu’il ne faut pas utiliser Asmanex Twisthaler «à la demande», comme médicament de secours pour le traitement de symptômes aigus, et que ce traitement doit être administré de façon régulière, même en l’absence de symptômes pour que son efficacité thérapeutique soit maintenue.
Le patient doit être informé sur la façon d’utiliser correctement l’inhalateur. Un mode d’emploi détaillé se trouve dans la notice explicative destinée aux patients.
Contre-indicationsPatients présentant une hypersensibilité connue vis-à-vis du principe actif furoate de mométasone ou des protéines lactiques contenues dans l’excipient lactose.
Mises en garde et précautionsAsmanex ne convient pas au traitement des crises aiguës ou aux exacerbations d’asthme bronchique. Dans ces cas-là, l’inhalation d’un broncho-dilatateur à action rapide est indiquée.
Au cours d’études cliniques, une infection à Candida de la muqueuse buccale et pharyngée a été observée chez certains patients ayant utilisé ce groupe de médicaments. Cette infection peut rendre nécessaire l’utilisation d’un antimycosique voire l’arrêt du traitement par Asmanex (voir «Effets indésirables»).
Comme dans le cas des autres médicaments à inhaler contre l’asthme, un bronchospasme associé à une recrudescence immédiate de la respiration sifflante peut se produire après utilisation du médicament.
Lorsqu’un bronchospasme apparaît dans le cadre de la prise d’Asmanex, il est conseillé de traiter le patient immédiatement par un broncho-dilatateur inhalé à action rapide. Le traitement par le Twisthaler Asmanex devra alors être interrompu et une autre thérapie sera instaurée.
Lors du passage au traitement par Asmanex, il est recommandé de surveiller particulièrement les patients traités par des corticoïdes systémiques car des décès sont survenus chez des patients asthmatiques suite à une insuffisance surrénalienne, après le remplacement d’une corticothérapie systémique par des corticoïdes inhalés moins actifs sur le plan systémique et pendant la période suivant cette transition. A l’arrêt d’une corticothérapie systémique, le rétablissement de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) peut nécessiter plusieurs mois.
Dans des situations de stress comme par exemple lors d’un traumatisme, d’une intervention chirurgicale, d’infections ou d’une crise d’asthme sévère, les patients chez qui les corticoïdes systémiques ont été substitués par Asmanex nécessitent une brève corticothérapie systémique qui sera diminuée progressivement dès la régression des symptômes. Il est conseillé aux patients de d’avoir avec eux une réserve en corticoïdes oraux et une carte d’identité indiquant le besoin en corticoïdes systémiques ainsi que la posologie recommandée dans les situations de stress. Il est recommandé de surveiller périodiquement la fonction surrénalienne, en particulier en mesurant la concentration matinale de cortisol plasmatique.
La substitution d’une corticothérapie systémique par Asmanex peut révéler une allergie latente qui avait été jugulée jusqu’alors par la corticothérapie systémique.
Asmanex ne doit pas être considéré comme un broncho-dilatateur et n’est pas indiqué pour l’élimination rapide d’un bronchospasme.
Veuillez informer les patients qu’ils doivent consulter immédiatement leur médecin si les crises d’asthme deviennent réfractaires aux broncho-dilatateurs au cours du traitement par Asmanex. Dans ces cas de figure, une corticothérapie systémique peut s’avérer nécessaire.
Dans de nombreux cas, Asmanex Twisthaler permet de maîtriser les symptômes de l’asthme tout en maintenant une suppression fonctionnelle de l’axe HPA bien plus faible que celle occasionnée par des doses thérapeutiques orales équivalentes de prednisone. Bien que le furoate de mométasone possède une faible biodisponibilité systémique aux posologies conseillées, il se retrouve dans la circulation générale et peut avoir des effets systémiques à des doses plus élevées. Afin de conserver une suppression minime de l’axe HPA, les doses d’Asmanex ne doivent donc pas excéder les posologies recommandées et doivent, pour chaque patient, être titrées au niveau efficace le plus faible. Lors de la prescription d’Asmanex Twisthaler, les médecins sont invités à tenir compte des différences de sensibilité (variant d’un patient à l’autre) quant aux effets du traitement sur la production de cortisol.
Les corticoïdes inhalés peuvent avoir des effets systémiques, en particulier lors de la prescription de doses plus élevées sur une période prolongée. La probabilité d’apparition de ces effets est cependant beaucoup plus faible que lors d’une corticothérapie orale. Les effets systémiques possibles regroupent la suppression surrénalienne, le ralentissement de la croissance chez les patients plus jeunes, la diminution de la densité minérale osseuse, la cataracte et le glaucome. C’est la raison pour laquelle il est important de maintenir la posologie des corticoïdes inhalés à un niveau aussi faible que possible qui permette, cependant, de maintenir un contrôle efficace de l’asthme.
Chez les patients présentant une tuberculose pulmonaire active ou latente, de même qu’en cas de mycoses non traitées, d’infections bactériennes et virales systémiques ou d’infections oculaires à Herpes simplex, Asmanex ne doit être utilisé qu’avec prudence voire pas du tout.
Veuillez informer les patients traités par des corticostéroïdes ou par d’autres immunosuppresseurs des risques qu’ils encourent lorsqu’ils sont exposés à certaines infections (p.ex. varicelle, rougeole) et de la nécessité de consulter un médecin lorsqu’une telle exposition a lieu.
Au cours d’un traitement par des corticoïdes inhalés, une insuffisance surrénalienne significative sur le plan clinique est possible, en particulier après administration de doses supérieures aux posologies recommandées. Ceci doit être pris en considération lors de situations de stress ou lorsqu’une intervention chirurgicale est envisagée et qu’une corticothérapie systémique complémentaire est nécessaire.
Cependant, les études cliniques n’ont pu démontrer une suppression de l’axe HPA après un traitement prolongé par Asmanex à des doses quotidiennes ≤800 µg.
La sécurité et l’efficacité du traitement chez les enfants de moins de 16 ans n’ont pas encore été démontrées. Asmanex ne devrait pas être utilisé chez ces patients.
Chez 175 patients âgés de 65 ans et plus qui ont été traités dans le cadre d’études cliniques contrôlées, aucune différence concernant la sécurité n’a été constatée entre ceux-ci et des patients plus jeunes. De même, aucune différence entre les patients jeunes et âgés n’a été rapportée dans le cadre d’autres essais cliniques. Une sensibilité plus importante chez certains sujets âgés n’est cependant pas exclue.
Dans de rares cas, une corticothérapie inhalée peut dévoiler une pathologie sous-jacente allant de pair avec une éosinophilie (p.ex. syndrome de Churg-Strauss). Ces cas ont été principalement associés à l’arrêt d’une corticothérapie systémique ou à la réduction posologique de celle-ci. Un lien causal direct avec le traitement inhalé n’a pu être démontré. De même, lors du passage des corticoïdes systémiques aux corticoïdes inhalés, des allergies se produisant en dehors du système bronchique et maîtrisées jusqu’alors par les corticoïdes, peuvent apparaître.
Un ralentissement de la courbe de croissance chez l’enfant et l’adolescent peut être la conséquence d’une surveillance insuffisante du traitement de maladies chroniques telles que l’asthme ou être dû au traitement de ces affections par les corticoïdes. Il est recommandé aux médecins de surveiller étroitement la croissance des adolescents traités par des corticoïdes (indépendamment de la forme galénique). En cas de ralentissement de la croissance, le traitement doit être réexaminé avec si possible une réduction des corticoïdes dont la dose doit être la plus faible possible tout en assurant un traitement efficace des symptômes.
Comme pour d’autres glucocorticoïdes, il faut songer au risque de réactions d’hypersensibilité, par exemple éruptions cutanées, urticaire, prurit et érythème, ou encore oedèmes au niveau des yeux, du visage, des lèvres et de la gorge.
Comme pour d’autres traitements par inhalation, il faut toujours songer au risque de bronchospasme paradoxal. Dans un tel cas, le traitement par Asmanex doit être interrompu et le patient doit immédiatement être traité avec un bronchodilatateur à action rapide à inhaler.
InteractionsL’administration concomitante d’Asmanex et d’inhibiteurs enzymatiques du CYP3A4 potentiels tels que le kétoconazole fait approximativement doubler la concentration plasmatique de furoate de mométasone.
Grossesse/AllaitementIl n’existe pas d’études conduites chez des femmes enceintes et on ignore si le furoate de mométasone passe dans le lait maternel. Comme d’autres corticoïdes inhalés, Asmanex ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou au cours de l’allaitement, à moins que son administration ne soit absolument indiquée. Les nouveau-nés de patientes ayant pris des corticoïdes pendant la grossesse, doivent faire l’objet d’une surveillance minutieuse à la recherche de signes d’insuffisance surrénalienne.
Lors de la prise d’Asmanex, l’allaitement est contre-indiqué.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesL’effet du furoate de mométasone inhalé sur la capacité à la conduite et au maniement de machines n’a pas fait l’objet d’études spécifiques.
Effets indésirablesAu cours des études cliniques contrôlées par placebo, les candidoses orales sont apparues très fréquemment (>10%) dans le groupe ayant reçu 400 microgrammes deux fois par jour; les autres effets secondaires fréquents (1–10%) ayant nécessité un traitement sont la pharyngite, les céphalées et une dysphonie (Tableau 1).
Tableau 1: Effets indésirables classés en fonction du schéma posologique
Asma- Asma- Asma- Asma- Pla-
nex nex nex nex cebo
1× 1× 2× 2×
200 µg 400 µg 200 µg 400 µg
Infections
Candidoses 2% 2% 6% 15% 1%
----------------------------------------------------
Larynx et cordes vocales
Dysphonie <1% 1% 2% 3% 1%
----------------------------------------------------
Voies respiratoires supérieures
Pharyngite 4% 2% 4% 8% 2%
----------------------------------------------------
Système nerveux
Céphalées 4% 4% 3% 4% 3%
Fréquence (CIOMS): occasionnel = <1%, fréquent = >1%–10%, très fréquent = >10%.
Chez les patients traités par une corticothérapie orale, ayant reçu 400 microgrammes d’Asmanex deux fois par jour pendant 12 semaines, une candidose orale est survenue dans 20% des cas et une dysphonie dans 7% des cas. Ces effets secondaires ont été considérés comme dus au traitement.
Les corticoïdes inhalés peuvent avoir des effets systémiques, en particulier lorsque des doses élevées sont prescrites sur une période prolongée.
De rares cas de glaucome, d’élévation de la pression oculaire interne et de cataracte ont été rapportés.
On a rapporté post-commercialisation des réactions d’hypersensibilité comme par exemple éruptions cutanées, prurit, angio-oedèmes et réactions anaphylactiques, ainsi que des cas d’aggravation de l’asthme avec éventuellement des symptômes tels que toux, dyspnée, ronchus et bronchospasme.
SurdosageEn raison de la faible biodisponibilité systémique d’Asmanex, il est peu probable qu’un surdosage nécessite d’autres mesures que la surveillance du patient. Par la suite, le traitement peut à nouveau être administré à la dose précédemment prescrite. L’inhalation ou l’administration orale de doses excessives de corticoïdes peuvent entraîner une suppression fonctionnelle de l’axe HPA.
Propriétés/EffetsCode ATC: R03BA07
Mécanismes d’action
Le furoate de mométasone est un glucocorticoïde synthétique très puissant exerçant une action anti-inflammatoire locale.
L’effet antiallergique et anti-inflammatoire du furoate de mométasone est vraisemblablement dû à sa capacité d’inhiber la libération des médiateurs de l’inflammation. Le furoate de mométasone inhibe de manière importante la libération de leucotriènes à partir des leucocytes des patients allergiques.
Dans des cultures cellulaires, le furoate de mométasone a fait la preuve de sa grande efficacité dans l’inhibition de la synthèse et de la libération de IL1, IL5, IL6 et du TNFα. Le furoate de mométasone est également un inhibiteur puissant de la production des cytokines Th 2 IL 4 et IL5 à partir de lymphocytes T CD4+ humains.
In vitro , le furoate de mométasone manifeste une affinité de liaison pour les récepteurs humains des glucocorticoïdes qui est environ douze fois plus forte que celle de la dexaméthasone, sept fois plus forte que celle de l’acétonide de triamcinolone, cinq fois plus forte que celle du budésonide et une fois et demie plus importante que celle de la fluticasone.
Efficacité clinique
Dans une étude clinique, la mométasone/Asmanex a diminué la réaction des voies respiratoires au monophosphate d’adénosine chez des patients hyperréactifs. Dans une autre étude, un traitement d’Asmanex sur une période de cinq jours, a réduit les réactions immédiates et tardives après inhalation d’allergènes et a également diminué l’hyperréactivité à la méthacoline induite par les allergènes.
Le traitement par Asmanex diminue également l’augmentation de cellules inflammatoires (taux global des éosinophiles ainsi que les éosinophiles activés) dans l’expectoration induite après exposition à un allergène et à la méthacholine. La signification clinique de cette observation n’est pas connue.
Dans deux études cliniques comprenant respectivement 60 et 64 participants adultes (de sexe masculin et féminin), les valeurs de l’AUC du cortisol plasmatique sur 24 heures ont été comparées après administration de 400 µg, 800 µg et 1200 µg d’Asmanex une fois par jour, ainsi que de 200 µg d’Asmanex deux fois par jour ou d’un placebo sur une période de 28 jours. Aucune différence n’a été observée en fonction de la dose. Les valeurs de l’AUC du cortisol sérique ont été réduites de 5 à 15% par rapport au placebo.
Des études en double aveugle, contrôlées par placebo sur 12 semaines ont montré que le traitement par Asmanex avec administration de 100–800 µg par jour a entraîné une amélioration de la fonction pulmonaire (constatée grâce à la mesure du volume maximal expiré en une seconde et du débit expiratoire maximal), un meilleur contrôle des symptômes de l’asthme et une diminution du besoin en bêta-sympathomimétiques inhalés. L’effet thérapeutique maximal a été atteint après 1 à 2 semaines voire plus tard. L’amélioration de la fonction pulmonaire a persisté pendant toute la durée du traitement.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après inhalation orale d’Asmanex aux posologies recommandées de 200°µg à 400 µg par jour, les valeurs de la concentration plasmatique en fonction du temps ont varié très fortement, avec des valeurs moyennes situées en général près du seuil de détection (LOQ) ou en-dessous de celui-ci dans le test analytique (50 pg/ml).
Distribution
Après inhalation orale, ni la demi-vie ni le volume de distribution (Vd surface ) ne peuvent être mesurés. Après injection d’un bolus intraveineux, la demi-vie moyenne a représenté 4,5 heures et le volume de distribution (Vd surface ) 332 l.
Métabolisme
Après inhalation orale de furoate de mométasone, les études cliniques ont montré une biodisponibilité systémique réduite (<1%) et un métabolisme de premier passage intégral chez les participants volontaires.
Aucun métabolite principal du furoate de mométasone n’a été identifié, la concentration des nombreux métabolites se trouvant au-dessous du seuil de détection lors de l’administration à des doses thérapeutiques (seuil quantitatif de détection [LOQ] = 50 pg/ml).
Élimination
L’élimination a lieu essentiellement dans les selles (74%).
Données précliniquesL’exposition de longue durée au furoate de mométasone provoque une toxicité inhérente à ce type de substances, imputable à un effet pharmacologique excessif des glucocorticoïdes.
Des études pré-cliniques ont montré que le furoate de mométasone ne présente pas d’effet androgénique, anti-androgénique, oestrogénique ou anti-oestrogénique, mais a tendance, comme les autres glucocorticoïdes, à avoir des propriétés anti-utérotrophes et retarde, dans les modèles animaux, l’ouverture du vagin après administration orale de doses élevées: 56 mg/kg/jour et 280 mg/kg/jour.
Dans les études de reproduction, l’administration sous-cutanée de 15 µg/kg de furoate de mométasone a prolongé la grossesse et entraîné des contractions puissantes, avec une diminution des chances de survie de la descendance en rapport avec une diminution du poids corporel ou une baisse de prise de poids. Aucun effet sur la fertilité n’a été constaté.
Comme les autres glucocorticoïdes, le furoate de mométasone exerce des effets tératogènes sur les rongeurs et les lapins. Les effets qui ont été constatés sont des hernies ombilicales chez le rat, des fentes palatines chez la souris ainsi qu’une agénésie de la vésicule biliaire, des hernies ombilicales et une torsion de la patte avant chez le lapin.
De plus, un ralentissement de la prise de poids chez les mères, des conséquences sur la croissance foetale (poids foetal réduit et/ou retard d’ossification) chez les rats, les lapins et les souris ainsi qu’une diminution des chances de survie de la descendance des souris ont été observés.
Chez les rats Sprague-Dawley, le furoate de mométasone n’a provoqué aucune augmentation statistiquement significative de la fréquence tumorale lors de l’inhalation d’une dose de 67 µg/kg (pour une exposition systémique correspondant à environ huit fois celle de la dose quotidienne maximale conseillée chez l’adulte).
Chez les souris CD1, le furoate de mométasone n’a provoqué aucune élévation statistiquement significative de la fréquence tumorale lors de l’inhalation d’une dose de 160 µg/kg (pour une exposition correspondant à environ douze fois celle de la dose quotidienne maximale conseillée chez l’adulte).
A des doses cytotoxiques, le furoate de mométasone provoque in vitro une augmentation des aberrations chromosomiques dans des cultures de cellules ovariennes de hamster chinois dans la phase de non activation, mais non en présence de la fraction S9 de foie de rat. Le furoate de mométasone ne montre aucun effet mutagène dans les tests suivants: test du lymphome de souris, test sur microsomes de salmonelles/E. coli/rongeurs, tests d’aberrations chromosomiques sur cellules pulmonaire de hamsters chinois (CHL), test de clastogénicité in vivo par recherche d’aberrations chromosomiques/micronoyaux sur des érythrocytes de moelle osseuse de souris et test de clastogénicité par recherche d’aberrations chromosomiques sur des gamètes masculins de souris. In vivo , le furoate de mométasone n’a montré aucun effet sur la synthèse d’ADN des hépatocytes de rats.
Remarques particulièresIncompatibilités
Aucune connue.
Stabilité
Le médicament ne doit être utilisé que jusqu’à la date de péremption indiquée par le sigle «Exp» sur l’emballage.
Une fois entamé, le médicament ne peut être utilisé que dans les 6 mois au maximum en tenant compte de la date de péremption.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).
Après ouverture du film protégeant l’emballage, conserver à l’abri de l’humidité.
Conserver dans l’emballage original.
Numéro d’autorisation55231 (Swissmedic).
Présentations
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Quantité
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SM
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Catégories de remb.
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ASMANEX Twisthaler 200 mcg/dose (nc)
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30 dos (nc)
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B
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60 dos (nc)
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B
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ASMANEX Twisthaler 400 mcg/dose
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30 dos
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62.95
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B
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LS
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60 dos
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98.30
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B
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LS
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Titulaire de l’autorisationMSD Merck Sharp & Dohme AG, Lucerne.
Mise à jour de l’informationAvril 2010.
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