CompositionPrincipe actif: Oxybutynini hydrochloridum.
Excipients: Lactosum, Antioxidans: E 321, Excip. pro compresso obducto.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéComprimés à libération retardée du principe actif («comprimés retard») pour administration orale:
Comprimés ronds et jaunes d’un diamètre d’env. 7,5 mm, avec «5 XL» imprimé en noir sur une face, dosés à 5 mg de chlorhydrate d’oxybutynine.
Comprimés ronds et roses d’un diamètre d’env. 7,5 mm, avec «10 XL» imprimé en noir sur une face, dosés à 10 mg de chlorhydrate d’oxybutynine.
Comprimés ronds et gris d’un diamètre d’env. 7,5 mm, avec «15 XL» imprimé en noir sur une face, dosés à 15 mg de chlorhydrate d’oxybutynine.
Indications/Possibilités d’emploiAdultes
Incontinence urinaire et/ou miction fréquente avec urgence, comme cela peut être observé chez les patients ayant une vessie hyperactive (par exemple, vessie neurogène spastique).
Enfants et adolescents (de 6 à 18 ans)
Traitement symptomatique en cas d’hyperréflexie du détrusor associée à un trouble neurogène (p.ex. spina bifida).
Posologie/Mode d’emploiLes comprimés retard de Lyrinel Oros doivent être avalés entiers avec un peu de liquide. Ils ne doivent pas être croqués, écrasés ou partagés de quelque façon que ce soit, car la libération retardée du principe actif s’en trouverait altérée.
Lyrinel Oros peut être pris au cours ou en dehors des repas (voir «Pharmacocinétique»).
Adultes
Dose initiale: la dose initiale recommandée est d’un comprimé retard de 5 mg par jour.
Adaptation de la posologie: la dose quotidienne peut être augmentée de 5 mg par semaine (jusqu’à une dose max. de 20 mg par jour) pour obtenir un équilibre entre l’efficacité et la tolérance.
Chez les patients prétraités par l’oxybutynine à libération rapide, il faut tenir compte de la posologie actuelle de la forme galénique à libération rapide dans le choix de la dose initiale. Il convient de rechercher la dose minimale permettant d’obtenir le meilleur rapport entre l’efficacité et la tolérance.
En cas d’oubli d’une dose, le patient ne doit pas prendre celle-ci plus tard, mais prendre la dose suivante à l’heure habituelle.
Enfants à partir de 6 ans et adolescents
Dose initiale: la dose initiale recommandée s’élève à un comprimé retard de 5 mg par jour.
Adaptation de la posologie: La dose quotidienne peut, au plus tôt après 1 semaine, être augmentée par paliers de 5 mg jusqu’à une dose maximale de 15 mg par jour. Entre les modifications de la dose, il convient de respecter un intervalle d’au moins une semaine.
Le comprimé retard ne doit en aucun cas être écrasé ou partagé de quelque façon que ce soit. Chez les enfants qui ne sont pas capables d’avaler les comprimés retard sans les croquer, ou s’il n’est pas possible d’exclure le fait que les comprimés retard soient croqués, il convient de préférer une autre forme galénique de l’oxybutynine.
Les patients doivent être avertis du fait que l’enveloppe des comprimés peut être retrouvée intacte dans les selles. Cela n’a aucune incidence sur l’efficacité du produit.
Recommandations posologiques spéciales
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (voir «Pharmacocinétique»).
Enfants de moins de 6 ans
La sécurité et l’efficacité de Lyrinel Oros n’ont pas été évaluées chez les enfants de moins de 6 ans.
L’utilisation de Lyrinel Oros n’est donc pas recommandée pour ce groupe d’âge.
Insuffisance hépatique et rénale
La pharmacocinétique de Lyrinel Oros n’a pas été évaluée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique et rénale. Aucune recommandation posologique ne peut donc être formulée.
Contre-indications– Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients;
– pollakiurie ou nycturie liée à une insuffisance cardiaque ou rénale (dans ce cas traiter la maladie sous-jacente);
– troubles mictionnels d’origine organique (p.ex. sténose urétérale, hyperplasie de la prostate ou sténose urétrale) en raison du risque de rétention urinaire;
– mégacôlon toxique;
– maladie gastro-intestinale obstructive comme l’iléus paralytique et l’atonie intestinale;
– colite ulcéreuse sévère;
– glaucome à angle fermé ou chambre antérieure peu profonde;
– myasthénie grave;
– tachyarythmie.
La plupart des contre-indications sont dues à l’action anticholinergique de l’oxybutynine.
Mises en garde et précautionsComme avec tous les traitements de la vessie instable, les autres causes (p.ex. troubles de la fonction rénale ou insuffisance cardiaque) d’urgence mictionnelle et de mictions fréquentes doivent être envisagées avant le traitement.
En présence d’une infection urinaire, il faut instaurer un traitement antibiotique approprié.
L’oxybutynine est associée à un risque d’effets anticholinergiques sur le système nerveux central (SNC) (voir «Effets indésirables»). Les patients doivent être surveillés quant aux effets anticholinergiques sur le SNC, en particulier durant les premiers mois du traitement ou après l’augmentation de la dose. Si un patient présente des effets anticholinergiques sur le SNC, il faut envisager une réduction de la dose ou un arrêt du médicament.
La survenue d’un angio-oedème a été rapportée en relation avec l’oxybutynine. Dans certains cas, des angio-oedèmes sont déjà survenus après la première dose. L’oxybutynine doit être immédiatement arrêtée en cas de survenue d’un angio-oedème.
A fortes doses, l’oxybutynine peut réduire la motilité intestinale. En raison du risque d’iléus paralytique, la prudence est donc de rigueur lors de l’utilisation de Lyrinel Oros chez des patients présentant des troubles de la motilité du tractus digestif, en particulier en présence d’un reflux gastro-oesophagien ou d’une rectocolite hémorragique (risque d’iléus paralytique).
L’oxybutynine pouvant provoquer un glaucome à angle fermé, l’acuité visuelle et la pression intraoculaire doivent être régulièrement contrôlées pendant le traitement. Il faut recommander aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de perte brutale de l’acuité visuelle.
L’oxybutynine doit être utilisée avec prudence dans les cas suivants:
– Patients âgés (car ils peuvent être plus sensibles à l’oxybutynine).
– Troubles de la fonction hépatique et rénale.
– Syndrome parkinsonien préexistant et/ou trouble cognitif lors d’un traitement par des inhibiteurs de la cholinestérase (en raison du risque d’aggravation des symptômes).
– Démence préexistante, traitée par des inhibiteurs de la cholinestérase (en raison du risque d’aggravation des symptômes).
– Patients traités simultanément par des médicaments susceptibles de provoquer ou d’aggraver une oesophagite (p.ex. biphosphonates).
L’oxybutynine peut aggraver les symptômes d’une hyperthyroïdie, d’une hypertension, d’une tachycardie, d’une insuffisance cardiaque congestive, d’arythmies cardiaques et d’une hyperplasie bénigne de la prostate.
L’oxybutynine peut entraîner une baisse de la sudation, ce qui peut induire la survenue d’un coup de chaleur en cas d’augmentation des températures extérieures ou chez les patients fébriles.
L’oxybutynine peut provoquer une baisse de la production salivaire, ce qui peut favoriser la survenue de caries dentaires, d’une parodontose ou d’une candidose buccale.
Comme avec tout matériel indéformable, Lyrinel Oros doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des sténoses sévères du tractus gastro-intestinal.
Les patients présentant des troubles congénitaux rares à type d’intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre Lyrinel Oros en raison de sa teneur en lactose.
InteractionsInteractions pharmacodynamiques
L’administration concomitante d’oxybutynine avec d’autres anticholinergiques ou des substances à effet anticholinergique peut provoquer une augmentation de l’incidence et/ou de la sévérité des effets parasympatholytiques. Cela s’applique aux médicaments ci-dessous:
– atropine et autres anticholinergiques;
– antihistaminiques;
– neuroleptiques et antidépresseurs tricycliques;
– antiparkinsoniens;
– amantadine;
– quinidine;
– digitaline.
En cas d’utilisation simultanée d’oxybutynine et de ce type de médicaments, la prudence est recommandée.
Les substances à effet anticholinergique peuvent, en raison de leur effet anticholinergique sur la motilité gastro-intestinale, modifier la résorption de quelques médicaments administrés simultanément. Ceci doit être notamment pris en considération lors d’une administration simultanée de médicaments ayant une fourchette thérapeutique étroite (p.ex. digitaliques).
Des substances anticholinergiques telles que l’oxybutynine peuvent aussi antagoniser les effets gastro-intestinaux procinétiques du métoclopramide et de la dompéridone. Cependant, aucune interaction entre des procinétiques et l’oxybutynine n’a été constatée à ce jour.
Les nitrates administrés par voie sublinguale peuvent ne pas se dissoudre sous la langue en raison de la sécheresse buccale, ce qui peut provoquer une diminution de leur efficacité thérapeutique.
Interactions pharmacocinétiques
L’oxybutynine est, entre autres, métabolisée par le cytochrome P450-3A4. La concentration plasmatique moyenne d’oxybutynine était, en cas d’utilisation simultanée de Lyrinel Oros et de kétoconazole, un puissant inhibiteur du CYP-3A4, environ deux fois supérieure à la concentration obtenue en cas d’utilisation seule de Lyrinel Oros. Les inhibiteurs du système enzymatique du cytochrome P450-3A4, tels que les antimycosiques (par exemple, kétoconazole, itraconazole ou voriconazole) ou les antibiotiques du groupe des macrolides (p.ex. érythromycine et clarithromycine) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de l’oxybutynine. L’incidence clinique de telles interactions potentielles n’est pas connue. La prudence est recommandée en cas d’administration simultanée de ce type de médicaments.
Des interactions avec le phénobarbital, la phénytoïne, la warfarine, la phénylbutazone et le tolbutamide ont pu être exclues.
Grossesse/AllaitementL’expérience concernant la sécurité d’utilisation de l’oxybutynine pendant la grossesse chez l’être humain est insuffisante.
Lors des études expérimentales d’embryotoxicité et de fertilité chez l’animal, des effets sur le processus de reproduction ont pu être mis en évidence à des doses toxiques pour la mère (voir «Données précliniques»). L’oxybutynine ne doit donc pas être administrée pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Allaitement
L’oxybutynine passe en faibles quantités dans le lait maternel. L’incidence sur le nouveau-né/nourrisson n’est pas connue. Lyrinel Oros ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.
Fertilité
Les études précliniques de reproduction, réalisées avec l’oxybutynine, n’ont pas montré de diminution de la fertilité.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude correspondante n’a été réalisée. Comme l’oxybutynine peut provoquer des étourdissements ou des troubles de la vision, les réactions et la capacité à utiliser des machines peuvent être altérées. Il convient d’informer les patients de ce risque. Les patients doivent en outre être prévenus que l’absorption concomitante d’alcool peut majorer les effets indésirables.
Effets indésirablesLes effets indésirables les plus fréquents de l’oxybutynine sont dus à ses propriétés anticholinergiques. Les effets indésirables ont le plus souvent été dose-dépendants.
L’effet indésirable observé le plus fréquemment dans les études cliniques a été la sécheresse buccale. Celle-ci a cependant été rapportée plus rarement sous Lyrinel Oros que sous les formulations d’oxybutynine à libération rapide. En outre, l’incidence de la sécheresse buccale a été nettement plus faible sous la dose d’entretien de 5 ou 10 mg de Lyrinel Oros que sous les doses plus élevées.
Les effets indésirables sévères associés à l’oxybutynine comprennent des effets anticholinergiques sur le système nerveux central (voir «Mises en garde et précautions»).
La sécurité de Lyrinel Oros a été évaluée dans cinq études cliniques en double aveugle, contrôlées (par un placebo ou un produit comparatif actif) dans le traitement de la vessie hyperactive, au cours desquelles 759 adultes ont reçu des doses comprises entre 5 et 20 mg/jour.
Les effets indésirables figurant ci-dessous sont répertoriés selon les systèmes d’organes et les fréquences, et ont été rapportés au cours des études cliniques réalisées avec Lyrinel Oros ou sont issus de l’expérience post-marketing.
Indications de fréquence: très fréquents: ≥1/10; fréquents: ≥1/100, <1/10; occasionnels: ≥1/1000, <1/100; rares: ≥1/10’000, <1/1000; très rares: <1/10’000; fréquence inconnue: les annonces issues de la surveillance post-marketing ne permettent pas d’évaluer la fréquence exacte.
Infections
Fréquents: infections urinaires, bronchite, infection des voies respiratoires supérieures.
Système immunitaire
Occasionnels: réaction allergique.
Fréquence inconnue*: réactions anaphylactiques, angio-oedème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: anorexie, rétention hydrique, déshydratation, hyperglycémie, augmentation des taux d’urée et de créatinine.
Rares: augmentation de l’appétit.
Troubles psychiatriques
Fréquents: nervosité, confusion, dépression.
Occasionnels: rêves inhabituels, excitation, anxiété, troubles de la mémoire, hallucinations.
Fréquence inconnue*: troubles psychotiques.
Système nerveux
Fréquents: somnolence, vertiges, céphalées, insomnie, troubles gustatifs.
Occasionnels: paresthésies, migraine, crises convulsives.
Rares: tremblement, acouphènes.
Troubles oculaires
Fréquents: yeux secs, vision floue.
Occasionnels: photophobie, diplopie, augmentation de la pression intraoculaire.
Rares: glaucome.
Troubles cardiaques
Fréquents: palpitations.
Occasionnels: tachycardie, arythmies ventriculaires et supraventriculaires, bradycardie.
Troubles vasculaires
Fréquents: hypertension.
Occasionnels: flush.
Rares: hypotension.
Organes respiratoires
Fréquents: sécheresse de la gorge, sécheresse du nez, maux de gorge, toux.
Occasionnels: obstruction nasale, dysphonie, épistaxis.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents: sécheresse de la bouche (selon la dose, jusqu’à 42%).
Fréquents: ballonnements, douleurs abdominales, nausées, constipation, diarrhée, dyspepsie, vomissements, reflux gastro-oesophagien.
Occasionnels: dysphagie, ulcérations buccales, glossite, stomatite.
Rares: gastrite, atonie gastrique, sténose oesophagienne.
Troubles hépatiques
Rares: augmentation des taux de phosphatase alcaline, de lactate déshydrogénase ou de transaminases.
Troubles cutanés
Fréquents: sécheresse cutanée, prurit.
Occasionnels: éruption cutanée, urticaire, eczéma, acné, alopécie, diminution de la sudation, coloration de la peau, troubles de la formation des ongles, photosensibilité.
Rares: exanthème maculo-papuleux.
Troubles musculosquelettiques
Fréquents: dorsalgies, arthralgie, douleurs des extrémités.
Occasionnels: crampes musculaires, myalgie.
Rares: arthrite.
Troubles rénaux et urinaires
Fréquents: difficultés mictionnelles et autres troubles mictionnels, dysurie.
Occasionnels: urgence mictionnelle, pollakiurie, nycturie, hématurie, résidu post-mictionnel, rétention urinaire, pyurie.
Rares: incontinence urinaire.
Organes de reproduction et seins
Fréquents: douleurs mammaires.
Occasionnels: vaginite.
Rares: leucorrhée et autres troubles vulvovaginaux et cervicaux.
Fréquence inconnue: impuissance.
Troubles généraux
Fréquents: fatigue, asthénie, oedèmes périphériques.
Occasionnels: soif, sécheresse des muqueuses, douleurs thoraciques, chute.
Rares: fièvre, symptômes d’allure grippale, coup de chaleur, rigidité.
Patients pédiatriques
La sécurité de Lyrinel Oros a en outre été évaluée dans une étude clinique ouverte, à trois bras, au cours de laquelle 60 patients pédiatriques âgés de 5 à 15 ans ont reçu des doses de 10 ou 15 mg/jour. Les effets indésirables rapportés dans cette étude sont énumérés ci-dessous, pour autant qu’ils se différencient par leur nature et/ou leur fréquence des effets indésirables observés chez l’adulte.
Troubles du métabolisme et nutrition
Fréquents: anorexie.
Troubles vasculaires
Fréquents: flush.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents: constipation (10,0%).
Fréquents: diarrhée.
Troubles cutanés
Occasionnels: éruption, prurit.
Les effets indésirables suivants ont par ailleurs été rapportés sous d’autres anticholinergiques utilisés pour le traitement des troubles mictionnels:
Apathie, désorientation, mydriase, cycloplégie, inhibition de la lactation.
SurdosageLors d’un surdosage d’oxybutynine, les signes d’une intoxication à l’atropine sont au premier plan, avec une mydriase, une forte réduction de la salivation et une paralysie des muscles lisses. Cette dernière peut se traduire par exemple par une rétention urinaire. Par ailleurs, les symptômes touchant le SNC, mentionnés dans la rubrique «Effets indésirables» (allant d’une nervosité à une excitation), peuvent survenir avec une plus grande intensité et des troubles circulatoires (flush, chute de la pression artérielle, insuffisance circulatoire), une insuffisance respiratoire, des paralysies et un coma peuvent apparaître. Enfin, de la fièvre, des vomissements, une déshydratation et des troubles du rythme cardiaque sont possibles. Tous les symptômes cités peuvent être d’intensité légère à sévère.
Les mesures à prendre sont:
– donner du charbon actif;
– utiliser le cas échéant un inhibiteur de la cholinestérase pour le traitement symptomatique d’un syndrome anticholinergique.
La fièvre doit être traitée symptomatiquement avec des compresses tièdes ou de la glace. En cas d’excitation ou d’inquiétude prononcées, du diazépam peut être administré par voie intraveineuse. La tachycardie peut être traitée par le propranolol intraveineux et la rétention urinaire par un sondage.
En cas de paralysie respiratoire progressive, une assistance respiratoire doit être instaurée.
La libération prolongée d’oxybutynine provenant des comprimés retard doit être prise en compte lors d’un surdosage. Le patient doit être surveillé pendant au moins 24 heures.
Propriétés/EffetsCode ATC: G04BD04
De par sa structure, l’oxybutynine appartient à la famille des spasmolytiques neuromusculotropes.
Lyrinel Oros a une activité antispasmodique directe et inhibe les effets muscariniques de l’acétylcholine sur les muscles lisses. L’oxybutynine a un effet anticholinergique sur le détrusor dix à vingt fois moins puissant que celui de l’atropine, sa puissance antispasmodique par contre est quatre à dix fois plus forte. Lyrinel Oros corrige les troubles mictionnels liés à une hypercontractilité du muscle vésical.
Chez l’animal, l’effet analgésique après injection sous-cutanée en fonction du poids est plus fort que celui de l’acide acétylsalicylique. Son efficacité anesthésique locale correspond à celle de la lidocaïne.
Les spasmolytiques neurotropes (parasympatholytiques, inhibiteurs des récepteurs m-cholinergiques) déplacent de manière compétitive l’acétylcholine des récepteurs muscariniques situés au niveau des organes cibles des neurones post-ganglionnaires parasympathiques et bloquent ainsi les effets de type muscarinique de l’acétylcholine. Il en résulte une relaxation des muscles lisses des bronches, du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et de la vessie en particulier en cas de spasticité vésicale. En outre, la sécrétion salivaire, bronchique, gastrique et pancréatique diminue. Aux doses élevées, la fréquence cardiaque est accélérée. La paralysie du sphincter pupillaire provoque une dilatation des pupilles et celle du muscle ciliaire des troubles de l’accommodation.
Les effets musculotropes de l’oxybutynine comme ceux de la papavérine sont dus à une modification de la concentration intracellulaire des ions calcium. La perte de tonus qui en résulte affecte tous les muscles lisses, y compris les muscles des vaisseaux, des bronches et de l’intestin ainsi que les muscles des voies excrétrices biliaires et urinaires. L’action des spasmolytiques musculotropes est particulièrement marquée lorsque l’augmentation du tonus (spasmes) des muscles lisses est au premier plan.
Études cliniques chez des patients pédiatriques (>6 ans)
La sécurité et l’efficacité de Lyrinel Oros ont été évaluées dans une étude ouverte de 24 semaines, menée chez 60 enfants âgés de 6 à 15 ans. Tous présentaient des symptômes d’une hyperactivité du détrusor associée à une maladie neurologique (p.ex. spina bifida) et étaient déjà prétraités par l’oxybutynine. L’oxybutynine associée à un sondage intermittent de la vessie a augmenté le volume urinaire moyen par sondage ainsi que la capacité cystométrique maximale de la vessie et a diminué la pression moyenne du détrusor lorsque la capacité cystométrique de la vessie était maximale.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après la première dose de Lyrinel Oros, les concentrations plasmatiques d’oxybutynine augmentent pendant 4 à 6 heures; puis les concentrations restent constantes pendant environ 24 heures. Les fluctuations entre les concentrations maximales et minimales, observées avec l’oxybutynine à libération rapide, restent faibles avec Lyrinel Oros.
La cinétique d’absorption de l’oxybutynine et de son métabolite, la déséthyloxybutynine, est linéaire dans la fourchette de doses comprise entre 5 et 20 mg.
La biodisponibilité absolue de l’oxybutynine à libération rapide est estimée à 2–11%.
Les biodisponibilités relatives de la Roxybutynine et de la Soxybutynine de Lyrinel Oros sont respectivement de 156% et 187% comparée à l’oxybutynine. Après une dose unique de 10 mg de Lyrinel Oros, les concentrations maximales de Roxybutynine et de Soxybutynine, atteintes après respectivement 12,7 ± 5,4 et 11,8 ± 5,3 heures, sont de 1,0 ± 0,6 et 1,8 ± 1,0 ng/ml, et les profils de concentration en fonction du temps des deux énantiomères sont de forme similaire.
La prise d’aliments n’affecte pas les paramètres pharmacocinétiques de Lyrinel Oros.
Après administration répétée de Lyrinel Oros, l’état d’équilibre des concentrations plasmatiques d’oxybutynine est atteint le troisième jour. Il n’y a pas de signe d’accumulation de l’oxybutynine ou de son métabolite, la déséthyloxybutynine.
Distribution
Après absorption systémique, l’oxybutynine est largement distribuée dans les tissus. Le volume de distribution après administration intraveineuse de 5 mg de chlorhydrate d’oxybutynine a été estimé à 193 l. Les deux énantiomères de l’oxybutynine et de la déséthyloxybynine sont fortement (>97%) liés aux protéines plasmatiques, essentiellement à l’alpha-1 glycoprotéine acide.
Métabolisme
L’oxybutynine est intensivement métabolisée par le foie, principalement par le système du cytochrome P450, en particulier le CYP3A4 trouvé principalement dans le foie et la paroi de l’intestin.
Ses métabolites incluent la déséthyloxybutynine pharmacologiquement active et l’acide phénylcyclohexylglycolique pharmacologiquement inactif. Suite à l’administration de Lyrinel Oros, les concentrations plasmatiques de R- et Sdéséthyloxybutynine représentent respectivement 73% et 92% des concentrations plasmatiques obtenues avec l’oxybutynine à libération immédiate.
Elimination
La clearance de l’oxybutynine a été estimée à 26 l/h. Moins de 0,1% de la dose administrée est excrétée inchangée dans l’urine. La demi-vie d’élimination est de 13,2 ± 10,3 heures pour la Roxybutynine et de 12,4 ± 6,1 heures pour la Soxybutynine.
Cinétique pour certains groupes de patients
Âge/Sexe
La pharmacocinétique de Lyrinel Oros a été similaire chez tous les patients étudiés, quel que soit leur âge ou leur sexe.
Patients pédiatriques
La pharmacocinétique à l’état d’équilibre de Lyrinel Oros a été évaluée chez 19 enfants âgés de 5 à 15 ans atteints d’une hyperactivité du détrusor associée à une maladie neurologique (p.ex. spina bifida). Les paramètres pharmacocinétiques de l’oxybutynine et de son métabolite actif, observés chez les patients pédiatriques, ont été comparables à ceux notés chez les adultes.
Insuffisance rénale et hépatique
La pharmacocinétique de Lyrinel Oros n’a pas été étudiée chez les patients insuffisants rénaux et hépatiques.
Données précliniquesLes données non cliniques reposant sur des études conventionnelles de toxicité à doses multiples, de génotoxicité et du potentiel carcinogène, n’ont pas mis en évidence de risque chez l’homme. Les études de reproduction (uniquement effectuées sur le rat), à une dose toxique pour la mère et largement supérieure à la dose maximale humaine, ont montré une incidence sur la reproduction avec une mortalité/toxicité postnatale probablement liée et des malformations limitées du foetus (défauts du septum ventriculaire et côtes surnuméraires).
Remarques particulièresLe flacon en plastique contient un agent dessicant. L’agent dessicant ne doit pas être ingéré.
Stabilité
Conserver le médicament dans l’emballage d’origine à température ambiante (15–25 °C) et hors de la portée des enfants.
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Numéro d’autorisation55402 (Swissmedic).
PrésentationLyrinel Oros cpr ret 5 mg 30. (B)
Lyrinel Oros cpr ret 5 mg 90. (B)
Lyrinel Oros cpr ret 10 mg 30. (B)
Lyrinel Oros cpr ret 10 mg 90. (B)
Lyrinel Oros cpr ret 15 mg 30. (B)
Lyrinel Oros cpr ret 15 mg 90. (B)
Titulaire de l’autorisationJanssen-Cilag AG, Zug, ZG.
Mise à jour de l’informationMars 2012.
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