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Information professionnelle sur Moclo A®:Sandoz Pharmaceuticals AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Moclobemidum.
Excipients: Excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Moclo A 150: comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité) à 150 mg de moclobémide.
Moclo A 300: comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité) à 300 mg de moclobémide.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de syndromes dépressifs.
Traitement de la phobie sociale.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
a) Syndromes dépressifs
La posologie initiale recommandée est de 300 mg/jour, généralement répartis en deux à trois prises journalières et ingérés après les repas. Lors de dépressions graves, la posologie peut être augmentée jusqu'à 600 mg/jour si besoin est.
Dans le traitement des dépressions sévères, le moclobémide doit être administré trois fois par jour.
Un délai d'une semaine doit s'écouler avant toute augmentation de la posologie initiale, étant donné que la biodisponibilité continue d'augmenter dans cet intervalle (voir «Pharmacocinétique»).
Lors d'un changement de traitement et de passage au moclobémide, la posologie ne doit pas dépasser 300 mg/jour au cours de la première semaine.
Le traitement doit durer au moins 4 à 6 semaines pour que l'on puisse juger de l'efficacité du médicament.
b) Phobie sociale
La posologie recommandée du moclobémide est de 600 mg/jour, répartis en deux à trois prises. Pour que l'effet du médicament puisse être évalué, le traitement doit durer au moins 4 mois.
Mode d'administration
Comprimés pelliculés à prendre par voie orale après un repas.
Instructions spéciales pour la posologie
Patients âgés
Chez les patients âgés et les insuffisants rénaux, il n'est pas nécessaire de procéder à une adaptation particulière de la posologie de Moclo A.
Troubles de la fonction hépatique
En cas de troubles graves du métabolisme hépatique dus à une hépatopathie ou à une inhibition de la mono-oxygénase microsomique causée par d'autres médicaments, p.ex. la cimétidine, les concentrations plasmatiques habituelles doivent être obtenues avec des doses journalières de Moclo A réduites de moitié ou d'un tiers (voir «Interactions» et «Cinétique pour certains groupes de patients»).
Patients pédiatriques
L'administration de Moclo A aux patients de moins de 18 ans n'a pas été étudiée et ne peut donc être recommandée.

Contre-indications

Moclo A est contre-indiqué dans les cas suivants:
·Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients selon la composition,
·états confusionnels aigus,
·l'utilisation concomitante de Moclo A avec les médicaments suivants est contre-indiquée:
·sélégiline
·bupropion
·triptans
·péthidine
·tramadol
·dextrométhorphane
·linézolide,
·autres médicaments ayant une action sérotoninergique tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les antidépresseurs tricycliques, etc. (voir «Interactions»). Entre la fin d'un traitement par des ISRS et le début d'un traitement par Moclo A, il est recommandé de respecter une période de «wash out» correspondant à 4−5 fois la demi-vie du principe actif et de ses métabolites actifs.
·Utilisation chez l'enfant et l'adolescent, étant donné qu'on ne dispose pas d'une expérience clinique suffisante chez ces patients.

Mises en garde et précautions

Comme c'est le cas avec d'autres antidépresseurs, une exacerbation des symptômes schizophréniques est possible lors du traitement de patients atteints de psychoses schizophréniques ou schizo-affectives. Dans la mesure du possible, le traitement par des neuroleptiques à action prolongée devrait être maintenu chez ces patients.
Le traitement par Moclo A n'exige pas de restrictions diététiques chez les patients présentant des habitudes alimentaires normales. Il est conseillé aux patients de renoncer à la consommation de grandes quantités d'aliments riches en tyramine.
Des réactions anaphylactoïdes ont été décrites dans des cas isolés. Urticaire, œdème de Quincke, asthme, baisse de la pression artérielle, e. a., peuvent en être les symptômes. De telles réactions peuvent nécessiter des mesures thérapeutiques rapides (adrénaline SC, etc.) ainsi que l'arrêt du moclobémide.
Des considérations d'ordre pharmacologique, purement théoriques, laissent supposer que les inhibiteurs de la monoamine oxydase pourraient déclencher des réactions hypertensives chez les patients atteints de thyréotoxicose ou de phéochromocytome. Étant donné que l'on ne dispose d'aucune expérience en la matière avec le moclobémide jusqu'à présent, ce dernier n'est pas recommandé chez ces groupes de patients.
Chez les patients recevant Moclo A, la prudence est de rigueur lors de l'administration concomitante de médicaments ayant des effets sérotoninergiques, comme p.ex. certains antidépresseurs (surtout des associations de plusieurs substances). Ceci s'applique en particulier à la clomipramine (voir «Interactions»).
L'administration concomitante de moclobémide et de dextrométhorphane, substance contenue dans certains antitussifs, n'est pas recommandée (voir «Interactions»).
La prudence est de rigueur lorsque des produits phytothérapeutiques contenant du millepertuis (Hypericum) sont utilisés en association avec le moclobémide, étant donné que cela peut entraîner une augmentation de la concentration de sérotonine.
Une dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, d'automutilation et de suicide. Une aggravation des pensées et des comportements suicidaires peut survenir pendant un traitement antidépresseur. L'analyse d'études contrôlées montre en outre que ce risque est le plus élevé au début du traitement et en général chez les enfants et les adolescents.
Les patients traités par des antidépresseurs doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter les signes d'une aggravation de la dépression, en particulier du comportement suicidaire, ainsi que de l'inquiétude ou de l'agitation psychomotrice; ces symptômes surviennent surtout en début de traitement et lors des changements de doses. Cette surveillance doit cependant être maintenue même après l'arrêt du traitement, car de tels symptômes peuvent être le signe d'un manque lié au sevrage ou du début d'une rechute.
On sait que les patients ayant des antécédents de comportements suicidaires ainsi que les patients présentant une tendance accrue aux fantasmes suicidaires avant le traitement ont un risque accru d'idées suicidaires ou de tentatives de suicide. Ces patients doivent donc faire l'objet d'une surveillance particulièrement attentive. Une méta-analyse d'études cliniques contrôlées contre placebo, portant sur l'utilisation d'antidépresseurs chez des adultes souffrant de maladies psychiatriques, a montré que les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs ont un risque accru de comportements suicidaires par comparaison avec les patients correspondants sous placebo.
Il convient par ailleurs de rendre les proches de ces patients attentifs à ce risque et de leur indiquer quel comportement adopter en cas de survenue de symptômes suspects.
Un traitement antidépresseur n'est pas indiqué pour éviter une hospitalisation pour cause de mise en danger du patient par lui-même. Au début du traitement en particulier, il convient de prescrire le médicament dans le plus petit conditionnement disponible, afin de diminuer le risque de mise en danger du patient par lui-même.
Outre la dépression, d'autres diagnostics psychiatriques peuvent être associés à un risque accru de comportement suicidaire et il convient d'observer les mêmes mesures de précaution que dans le cadre du traitement d'une dépression.
Lorsque l'excitation ou l'agitation prédominent sur le plan clinique, une association avec un sédatif peut être envisagée. À cet égard, la prudence est particulièrement de rigueur chez les patients souffrant de troubles bipolaires.
La prudence est également de rigueur chez les patients présentant une hypertension non contrôlée.
Vigilance/Capacité de réaction: les réactions individuelles (vertiges, p. ex.; cf. «Effets indésirables») doivent être surveillées durant la phase initiale du traitement en particulier à une posologie élevée.
Une insomnie, une nervosité ou un état d'excitation au début du traitement par le moclobémide peuvent justifier une réduction de la dose ou un traitement symptomatique transitoire. Dans le cas de manies, d'hypomanies ou d'apparition de symptômes précoces de ces affections (délire mégalomaniaque, hyperactivité pouvant inclure un besoin accru de parler, témérité), il faut interrompre le traitement par Moclo A et initier un traitement alternatif.
Le médecin et le patient doivent être conscients du fait que les chances de succès d'un traitement de la phobie sociale par Moclo A sont très faibles en cas d'alcoolisme (consommation continue d'alcool).

Interactions

Opiacés
Chez l'animal, le moclobémide potentialise l'action des opiacés. Les données relatives à l'administration concomitante de moclobémide et de morphine, de fentanyl et d'analogues du fentanyl ainsi que de codéine sont encore insuffisantes.
Le cas échéant, la posologie de ces produits doit donc être adaptée et ceux-ci ne doivent être utilisés que dans le cadre d'un contrôle strict.
Des cas isolés d'effets indésirables sévères au niveau du système nerveux central ont été observés lors d'une co-administration de moclobémide et de dextrométhorphane. Comme les médicaments contre la toux et les maladies respiratoires peuvent contenir du dextrométhorphane, ils ne doivent pas être pris sans avis préalable du médecin. Des alternatives sans dextrométhorphane seront utilisées, si possible. L'association du produit avec le dextrométhorphane et le dextropropoxyphène est déconseillée (voir «Mises en garde et précautions»).
L'association avec la péthidine est contre-indiquée en raison du risque accru de syndrome sérotoninergique (état confusionnel, fièvre, convulsions, ataxie, hyperréflexie, myoclonie, diarrhée).
Autres inhibiteurs de la MAO
Le moclobémide ne doit pas être administré en même temps que la sélégiline, le linézolide ou d'autres inhibiteurs de la MAO (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Cimétidine et autres inhibiteurs des mono-oxygénases microsomiques
Lors d'une prise concomitante de médicaments qui inhibent l'activité de certaines enzymes hépatiques (les mono-oxygénases microsomiques), comme p.ex. la cimétidine, la dose journalière de Moclo A doit être réduite à la moitié ou au tiers pour l'obtention des taux plasmatiques usuels.
Substances sérotoninergiques
Chez les patients traités par Moclo A, l'administration concomitante de médicaments augmentant les concentrations de sérotonine, ce qui est le cas de nombreux autres antidépresseurs (surtout lorsqu'il s'agit d'associations) ou de substances à action sérotoninergique (ISRS, triptans, L-tryptophane, tramadol, linézolide, lithium, fentanyl, hypericum), doit être évitée (voir «Contre-indications»). Ceci s'applique surtout aux antidépresseurs tels que la venlafaxine, la fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine, la clomipramine, le citalopram, l'escitalopram, la sertraline et le bupropion. Cette précaution est due au fait que, dans des cas isolés, on a observé la survenue d'un syndrome sérotoninergique, un ensemble de symptômes sévères – hyperthermie, confusion mentale, hyperréflexie, agitation, tremblement, ataxie, hyperhidrose, diarrhée, frissons et myoclonie – plaidant en faveur d'une hyperactivité sérotoninergique. Lorsque de tels symptômes surviennent simultanément, il convient que les patients soient placés sous stricte surveillance médicale et, éventuellement, hospitalisés. Un traitement approprié doit être instauré.
Autres antidépresseurs
Le passage de Moclo A à des antidépresseurs tricycliques non sérotoninergiques, ou vice-versa, peut avoir lieu sans période de sevrage, c'est-à-dire d'un jour à l'autre, avec la prudence qui s'impose dans de tels cas. Lors du passage d'autres antidépresseurs à Moclo A, il est recommandé de respecter une phase de «wash-out» dépendant de la demi-vie de l'antidépresseur utilisé jusque-là. On recommande généralement un intervalle de 14 jours lors du passage d'un inhibiteur irréversible de la MAO au moclobémide. Lors de passage à Moclo A, la posologie ne doit pas dépasser 300 mg/jour pendant la première semaine.
Benzodiazépines
Dans une étude sur les interactions potentielles avec le diazépam, une benzodiazépine, le moclobémide a entraîné, à l'état d'équilibre, un doublement des concentrations plasmatiques de diazépam et de son principal métabolite actif (N-déméthyldiazépam = nordiazépam), probablement en raison d'une inhibition de la CYP2C19 par le moclobémide. Les concentrations plasmatiques de moclobémide, quant à elles, sont restées inchangées. Le risque de telles interactions existe également avec d'autres benzodiazépines dotées du même métabolisme.
Le moclobémide inhibe l'enzyme hépatique CYP450 2D6, dont fait partie la débrisoquine hydroxylase. Cette enzyme est responsable du métabolisme de nombreuses substances telles que les antidépresseurs tricycliques, le dextrométhorphane, certains antiarythmiques, de nombreux neuroleptiques, etc. Il peut en résulter une potentialisation de l'effet de ces substances. L'influence d'une inhibition de la CYP450 2D6 sur le métabolisme du moclobémide ne semble pas importante (voir «Pharmacocinétique»).
Sympathomimétiques
Il est possible que l'effet pharmacologique de sympathomimétiques ou d'anorexigènes administrés par voie générale soit potentialisé et prolongé en cas de traitement concomitant par le moclobémide (risque de crise hypertensive) (p.ex. agents adrénergiques).
Triptans
Le moclobémide retarde le métabolisme des triptans (p.ex. sumatriptan, rizatriptan, zolmitriptan, almotriptan, naratriptan, frovatriptan, élétriptan). La co-administration de Moclo A et d'un triptan est contre-indiquée parce qu'il s'agit de puissants agonistes du récepteur de sérotonine, métabolisés par les monoamines oxydases (MAO) et différentes enzymes du cytochrome P450, ce qui entraîne une augmentation de la concentration plasmatique des triptans.
Médicaments métabolisés par voie du CYP2C19
La prudence est recommandée lors de l'utilisation de moclobémide en association avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19, étant donné que le moclobémide inhibe cette enzyme. Les concentrations plasmatiques de ces médicaments – comme les inhibiteurs de la pompe à protons (p.ex. oméprazole), fluoxétine ou fluvoxamine – peuvent augmenter lors d'une co-administration de moclobémide. Ainsi, le moclobémide inhibe le métabolisme de l'oméprazole chez les métaboliseurs rapides pour le CYP2C19 et peut ainsi faire doubler l'exposition à l'oméprazole.
Inhibiteurs de la recapture de monoamines
La prudence est recommandée lors d'une utilisation en association avec la timipramine et la maprotiline, étant donné que la concentration plasmatique de ces inhibiteurs de la recapture de monoamines augmente lors d'une co-administration de moclobémide.
Sibutramine
Comme la sibutramine est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline qui accroît les effets des inhibiteurs de la MAO, son administration en association avec le moclobémide n'est pas recommandée.
Dextropropoxyphène
L'utilisation en association avec le dextropropoxyphène n'est pas recommandée parce que les effets du dextropropoxyphène peuvent être potentialisés.
Autres médicaments
Les résultats des études cliniques ne fournissent aucun indice d'interactions du moclobémide avec l'hydrochlorothiazide (HCT) chez les patients présentant une hypertension artérielle, ou les contraceptifs oraux, la digoxine, la phenprocoumone et l'alcool.
Aliments
Du fait de son action sélective et réversible, Moclo A n'a témoigné que d'un potentiel minime d'interactions avec la tyramine, comme l'ont montré (chez l'animal et chez l'homme) diverses études pharmacologiques (voir «Mises en garde et précautions»).
La potentialisation de l'effet hypertensif a été moindre ou ne s'est même pas manifestée lorsque le moclobémide a été administré après les repas.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Les études de reproduction chez l'animal n'ont pas démontré de risque fœtal, mais on ne dispose pas d'études contrôlées chez la femme enceinte. Faute d'expérience suffisante en ce qui concerne l'utilisation du moclobémide pendant la grossesse, son emploi chez la femme enceinte n'est pas recommandé pour l'instant.
Allaitement
Bien que seule une petite quantité de moclobémide passe dans le lait maternel (environ 1/30 de la dose maternelle), Moclo A ne doit pas être administré pendant la période d'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

La survenue occasionnelle de vertiges et de céphalées ainsi que l'apparition de convulsions dans de très rares cas peut compromettre l'aptitude à la conduite ainsi que la capacité à commander des machines et utiliser des outils.

Effets indésirables

Il est difficile de déterminer dans chaque cas si l'on est en présence d'effets indésirables du médicament, car les mêmes symptômes peuvent être déclenchés par la maladie. De tels effets indésirables peuvent disparaître spontanément en cours de traitement.
La fréquence des effets indésirables est indiquée comme suit au sein des classes d'organes (terminologie MedDRA): «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10'000), «très rares» (<1/10'000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rares: dyscrasies.
Affections du système immunitaire
Très rares: réactions anaphylactiques.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rares: appétit réduit*, hyponatrémie*.
Affections psychiatriques
Très fréquents: troubles du sommeil.
Fréquents: agitation, sensations d'anxiété, nervosité, irritabilité.
Occasionnels: idées suicidaires, états confusionnels (disparaissant rapidement après l'arrêt du traitement) (voir «Mises en garde et précautions»).
Rares: comportement suicidaire, délires*.
Affections du système nerveux
Très fréquents: vertiges et céphalées.
Fréquents: neuropathies périphériques, tant motrices que sensitives, paresthésies.
Occasionnels: troubles de la faculté gustative.
Rares: syndrome sérotoninergique* (co-administration avec des médicaments faisant augmenter la sérotonine, des inhibiteurs de la recapture et beaucoup d'autres antidépresseurs) (voir «Interactions»).
Très rares: convulsions.
Affections oculaires
Occasionnels: troubles de la vision.
Affections vasculaires
Fréquents: hypotension.
Occasionnels: sensation de chaleur.
Rares: hypertension.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: nausées, sécheresse buccale.
Fréquents: vomissements, diarrhée, constipation.
Rares: sensation de réplétion, pyrosis.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: légère augmentation des taux d'enzymes hépatiques (sans conséquence clinique).
Très rares: hépatite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: éruption cutanée.
Occasionnels: réactions cutanées telles qu'œdèmes, prurit et rougeur, urticaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Très rares: gynécomastie, galactorrhée.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Occasionnels: asthénie.
* Les effets indésirables qui n'ont été rapportés qu'après la commercialisation, sans avoir été observés auparavant dans les études cliniques, sont marqués d'un astérisque (*).

Surdosage

Symptômes
Un surdosage de moclobémide seul cause généralement des symptômes légers et réversibles au niveau du système nerveux central ainsi que des irritations gastro-intestinales.
Traitement d'un surdosage
Le traitement d'un surdosage doit viser en premier lieu au maintien des fonctions vitales.
Comme pour d'autres antidépresseurs, une intoxication mixte par le moclobémide et d'autres médicaments sérotoninergiques ou des sympathomimétiques peut, en fonction de la toxicité de ces substances, compromettre le pronostic vital (voir «Interactions» en ce qui concerne les symptômes sérotoninergiques, auxquels peuvent venir s'ajouter des crises épileptiques et des symptômes circulatoires). Dans de tels cas, les patients doivent donc être hospitalisés et faire l'objet d'une étroite surveillance.

Propriétés/Effets

Code ATC: N06AG02
Mécanisme d'action/Pharmacodynamique
Le moclobémide est un antidépresseur qui influe sur le système neurotransmetteur monoaminergique du cerveau. Son action est due à une inhibition réversible de la monoamine oxydase, plus spécialement la monoamine oxydase A (RMAO-A). Il en résulte une réduction du métabolisme de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine, ce qui donne lieu à des concentrations extracellulaires accrues de ces neuromédiateurs. L'effet de relèvement de l'humeur et l'amélioration de l'activité psychomotrice entraînent un allègement des symptômes tels que dysphorie, épuisement, manque d'initiative et difficultés de concentration. Dans la plupart des cas, l'effet intervient au cours de la première semaine de traitement. Moclo A soulage également les symptômes associés à une phobie sociale. Bien qu'à de faibles doses moclobémide ne possède pas de propriétés sédatives, il améliore la qualité du sommeil des patients dépressifs en peu de jours. Moclo A n'affecte pas la capacité d'attention. Lors des études à court et à long terme chez l'animal, la toxicité s'est avérée faible. Aucun effet toxique sur le foie ni le cœur n'a été mis en évidence.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale, le moclobémide est entièrement absorbé dans la circulation portale à partir du tractus gastro-intestinal. Étant donné l'effet de premier passage dans le foie, la fraction de principe actif disponible sur le plan systémique (biodisponibilité [F]) est diminuée en fonction de la dose (40−80%). Cette diminution est plus importante après une dose unique (F: 60%) qu'après administration répétée (F: >80%).
Distribution
Le moclobémide est lipophile. Le volume apparent de distribution est de 1,0 l/kg environ. La liaison aux protéines plasmatiques − principalement à l'albumine − est de 50%. La concentration plasmatique maximale est atteinte environ une heure après l'administration. Lors de prises répétées, la concentration plasmatique du moclobémide augmente au cours de la première semaine de traitement et se stabilise par la suite. En cas d'augmentation de la dose journalière, la concentration à l'état d'équilibre s'accroît plus que proportionnellement.
Métabolisme
Le principe actif est presque entièrement métabolisé. Le métabolisme intervient en grande partie via des réactions oxydatives sur la fraction morpholine de la molécule. Des produits de dégradation actifs sur le plan pharmacologique ne sont présents qu'à de très faibles concentrations dans la circulation chez l'homme. Les principaux métabolites dans le plasma sont un dérivé lactame et un dérivé N-oxyde.
Le moclobémide est partiellement métabolisé par les isoenzymes polymorphes CYP450 2C19 (polymorphisme de la méphénytoïne) et CYP450 2D6 (polymorphisme de la débrisoquine). Aussi le métabolisme du moclobémide pourrait-il être modifié chez des patients présentant un métabolisme lent d'origine héréditaire ou médicamenteuse. Deux études menées pour étudier l'influence de ces effets montrent que, compte tenu des nombreuses autres voies de métabolisation existantes, seul le polymorphisme de la méphénytoïne (CYP450 2C19) revêt une importance sur le plan thérapeutique et pourrait nécessiter une adaptation de la posologie.
Élimination
Le moclobémide est rapidement éliminé de l'organisme via les processus métaboliques. La clairance totale est de l'ordre de 20-50 l/h. La demi-vie d'élimination est de deux à quatre heures. Moins de 1% d'une dose est éliminé sous forme inchangée par voie rénale. Les métabolites sont également éliminés par voie rénale.
Cinétique pour certains groupes de patients
Personnes âgées
L'absorption et la distribution ne sont pas modifiées chez les personnes âgées.
Trouble de la fonction rénale
Une atteinte rénale ne modifie pas le profil d'élimination du moclobémide.
Trouble de la fonction hépatique
Chez les patients souffrant d'une hépatopathie évoluée, le métabolisme est réduit (voir «Posologie/Mode d'emploi»).

Données précliniques

Potentiel mutagène et cancérogène
Des études de mutagénicité in vitro (test d'Ames, tests d'aberrations chromosomiques dans des cellules de hamster et des lymphocytes humains, induction d'une réparation de l'ADN dans des hépatocytes de rat et des fibroblastes humains) et in vivo (test du micronoyau sur la moelle osseuse de souris) n'ont fait apparaître, même à des concentrations et des doses élevées, aucun signe d'effet mutagène du moclobémide.
Des études de cancérogénicité menées chez la souris avec des doses de 250 mg/kg et chez le rat avec des doses de 225 mg/kg n'ont mis en évidence aucun potentiel cancérogène significatif du moclobémide.
Toxicité sur la reproduction
Dans les études de toxicité sur la reproduction chez le rat et le lapin, il n'a pas été constaté d'effet embryotoxique ou tératogène, pas même à des doses légèrement toxiques pour la mère. Le taux de survie légèrement réduit de jeunes animaux allaités par des mères ayant reçu des doses élevées doit être vraisemblablement imputé à l'effet pharmacologique de la substance et est donc sans signification pour l'homme.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

55547 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité) à 150 mg: 30 et 100. [B]
Comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité) à 300 mg: 30 et 60. [B]

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Février 2018.

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