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Information professionnelle sur Lansoprazol-Mepha capsules:Mepha Pharma AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Lansoprazole.
Excipients
Contenu de la capsule: laurylsulfate de sodium (E487), méglumine, mannitol (E421), hypromellose, macrogol 6000, talc, polysorbate 80, dioxyde de titane (E171), copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1), saccharose, amidon de maïs, eau purifiée.
Enveloppe de la capsule: jaune de quinoléine (E104) (capsules de 15 mg seulement), dioxyde de titane (E171), gélatine, eau purifiée.
Les capsules de Lansoprazol-Mepha 15 mg contiennent 0.001 mg de sodium et au maximum 108.73 mg de saccharose.
Les capsules de Lansoprazol-Mepha 30 mg contiennent 0.001 mg de sodium et au maximum 217.47 mg de saccharose.

Indications/Possibilités d’emploi

Adultes
·Ulcère duodénal/ulcère gastrique inclus ulcère duodénal/ulcère gastrique induits par les AINS chez les patients nécessitant la poursuite d'un traitement par un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS)
·Prévention de l'ulcère duodénal et de l'ulcère gastrique induits par les AINS chez les patients nécessitant la poursuite d'un traitement par un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) et dont le risque de développer un ulcère induit par un AINS est élevé. Les études contrôlées menées pour démontrer l'efficacité et la tolérance étaient de 12 semaines
·Éradication de l'Helicobacter pylori lors d'ulcères gastriques, d'ulcères duodénaux ainsi que de gastrites associées à un Helicobacter pylori lors de l'administration simultanée de 2 antibiotiques pendant 7 jours, un des antibiotiques devant être la clarithromycine
·Oesophagite de reflux (inclus prévention et traitement de longue durée)
·Reflux gastro-oesophagien symptomatique sans oesophagite de reflux érosive ulcérative
·Syndrome de Zollinger-Ellison
·Traitement symptomatique de courte durée des troubles épigastriques (comme régurgitations acides, aigreurs et douleurs épigastriques).
Enfants à partir de 12 mois
·Oesophagite de reflux.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
Les capsules doivent être avalées le matin sans croquer avec un peu d'eau, au moins 30 minutes avant la prise de nourriture.
Chez les patients ayant des difficultés de déglutition/les enfants: pour faciliter la prise, il est possible d'ouvrir les capsules et de mélanger les granulés avec un peu de l'eau, du jus de pomme ou du jus de tomate ou de les saupoudrer sur une petite quantité d'aliment mou (par ex. yaourt, compote de pommes). Lorsque la capsule a été ouverte et les granulés ont été mélangés avec 40 ml de jus de pommes, Lansoprazol-Mepha peut aussi être administré par sonde naso-gastrique. Le médicament doit être administré immédiatement après la préparation de la suspension ou du mélange.
Posologie chez l'adulte:
Ulcère duodénal:
En général 30 mg 1× par jour.
Chez la plupart des patients, les troubles disparaissent rapidement. L'ulcère guérit normalement au bout de 2 semaines. Si un traitement de deux semaines ne suffit pas, la guérison est obtenue dans la plupart des cas à l'issue de la poursuite du traitement pendant deux semaines supplémentaires.
Ulcère gastrique:
En général 30 mg 1× par jour.
Les troubles disparaissent généralement en quelques jours, l'ulcère guérit chez la plupart des patients en quatre semaines. Si un traitement de quatre semaines ne suffit pas, la guérison est généralement obtenue à l'issue de la poursuite du traitement pendant deux à quatre semaines supplémentaires.
Traitement de l'ulcère gastrique et de l'ulcère duodénal induits par les AINS:
30 mg 1× par jour pendant 4 à 8 semaines.
Prévention de l'ulcère gastrique et de l'ulcère duodénal induits par les AINS:
15 mg 1× par jour.
Eradication de l'Helicobacter pylori («triple-thérapie»):
30 mg le matin et le soir pendant 7 jours en association avec 2 antibiotiques appropriés, l'un des deux devant être de la clarithromycine: par ex. 1 g d'amoxicilline 2× par jour, plus 250 à 500 mg de clarithromycine 2× par jour ou 400 à 500 mg de métronidazole 2× par jour, plus 250 mg de clarithromycine 2× par jour.
L'utilisation d'un régime thérapeutique à base de 30 mg de lansoprazole 2× par jour, 1 g d'amoxicilline 2× par jour et 400 à 500 mg de métronidazole 2× par jour a aussi été étudiée. Sous cette association, des taux d'éradication plus bas que ceux rapportés avec les régimes utilisant de la clarithromycine ont été observés. Ce traitement peut toutefois être indiqué chez les personnes ne pouvant pas prendre de la clarithromycine dans le cadre d'un traitement d'éradication si les taux de résistance locaux au métronidazole sont faibles.
Lors du choix d'une association, il y a lieu de tenir compte des directives cliniques actuelles relatives aux résistances bactériennes, à la durée du traitement (7 jours dans la plupart de cas, mais parfois jusqu'à 14 jours) et à l'utilisation conforme des antibactériens.
Oesophagite de reflux:
En général 30 mg 1× par jour.
Les symptômes sont rapidement supprimés, chez la plupart des patients la guérison survient au bout de quatre semaines. Si un traitement de quatre semaines ne suffit pas, la guérison est obtenue dans la plupart des cas à l'issue de la poursuite du traitement pendant deux semaines supplémentaires.
Traitement de longue durée et prévention des lésions de l'oesophage dues à l'acide gastrique:
15 mg ou 30 mg 1× par jour.
Reflux gastro-oesophagien symptomatique:
15 mg 1× par jour pendant 4 semaines.
Si les symptômes devaient persister après ces 4 semaines de traitement, on recommande de réaliser des examens complémentaires.
Après disparition des symptômes, les troubles récurrents peuvent être traités avec 15 mg 1× par jour selon les besoins.
Syndrome de Zollinger-Ellison:
La posologie doit être adaptée individuellement. On recommande de commencer le traitement avec une dose initiale de 60 mg de lansoprazole par jour. Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps qu'il est cliniquement indiqué. Des doses allant jusqu'à 90 mg de lansoprazole 2× par jour ont été utilisées pour le traitement. Répartir la dose journalière sur 2 prises si elle est supérieure à 120 mg.
Traitement symptomatique de courte durée des troubles épigastriques:
15 mg 1× par jour pendant 2 semaines maximum.
Si les symptômes devaient persister après ces 2 semaines de traitement, la réalisation d'examens à visée diagnostique est recommandée.
Instructions posologiques particulières
L'expérience chez l'enfant insuffisant rénal ou hépatique n'est pas suffisante pour recommander l'utilisation de Lansoprazol-Mepha chez ce groupe de patients.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère, la posologie est en général de 15 mg de lansoprazole par jour.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale, aucune réduction particulière de la dose n'est indiquée.
Patients âgés
Chez les patients âgés, la posologie est en général de 15 mg de lansoprazole par jour.
Chez les patients âgés et les patients atteints d'insuffisance rénale, la dose journalière de 30 mg de lansoprazole ne doit pas être dépassée.
Posologie chez les enfants et adolescents
Enfants âgés de 1 à 11 ans:
Dans les études cliniques, le lansoprazole n'a pas été utilisé pendant plus de 12 semaines chez les enfants âgés de 1 à 11 ans. On ne sait donc pas si l'innocuité et l'efficacité du lansoprazole peuvent être garanties s'il est utilisé plus longtemps que la durée de traitement recommandée. Ne pas dépasser la dose et la durée d'utilisation recommandées chez l'enfant comme indiqué ci-dessous (voir aussi «Données précliniques»).
Oesophagite de reflux:
La dose recommandée est de 15 mg 1× par jour chez les patients avec un poids corporel ≤30 kg pour un maximum de 12 semaines et 30 mg 1× par jour chez les patients avec un poids corporel >30 kg pour un maximum de 12 semaines.
Adolescents âgés de 12 à 17 ans:
Oesophagite de reflux:
La dose recommandée est de 30 mg 1× par jour pour un maximum de 8 semaines.

Contre-indications

Hypersensibilité au lansoprazole ou à l'un des excipients conformément à la composition.

Mises en garde et précautions

Affections gastriques et œsophagiennes malignes
À l'instar des autres thérapies anti-ulcéreuses, il convient d'exclure une éventuelle tumeur gastrique maligne avant tout traitement par Lansoprazol-Mepha dans la mesure où le lansoprazole peut masquer les symptômes et retarder la pose du diagnostic.
De même, on exclura des affections malignes de l'œsophage avant de traiter une oesophagite de reflux.
Une réaction symptomatique au lansoprazole n'exclut pas la présence d'affections gastriques malignes.
Fonction hépatique restreinte
Le lansoprazole doit être utilisé avec précaution chez les patients qui présentent un dysfonctionnement hépatique modéré à sévère (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Pharmacocinétique»).
Méthotrexate
La prise concomitante de méthotrexate à fortes doses peut augmenter et prolonger la concentration sérique de méthotrexate et/ou de son métabolite et ainsi provoquer éventuellement une toxicité du méthotrexate.
Infections gastro-intestinales bactériennes
Un traitement par IPP peut être associé à un risque accru d'infection à Clostridium difficile.
Il est probable que la diminution de l'acidité gastrique induite par le lansoprazole s'accompagne d'une augmentation du nombre de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Le traitement par lansoprazole peut entraîner un risque légèrement accru d'infections gastro-intestinales, notamment par Salmonella et Campylobacter.
Chez les patients atteints d'un ulcère gastroduodénal, la possibilité d'infections à H. pylori constitue un facteur étiologique à prendre en compte.
En cas d'utilisation concomitante de lansoprazole et d'antibiotiques en vue d'éradiquer H. pylori, il est primordial de se conformer aux instructions d'utilisation des antibiotiques concernés.
Colite microscopique
Des cas très rares de colite microscopique (épaississement de la bande de collagène ou infiltration de cellules inflammatoires dans la sous-muqueuse sans modifications macroscopiquement visibles de la muqueuse) ont été rapportés chez des patients sous lansoprazole. L'interruption du traitement doit donc être envisagée en cas de diarrhée aiguë ou persistante. Dans la plupart des cas, les symptômes de la colite disparaissent à l'arrêt du lansoprazole.
Traitement simultané avec des AINS
La prophylaxie de l'ulcère peptique chez les patients nécessitant un traitement permanent par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) doit se limiter aux patients à haut risque (antécédents de saignements, de perforations ou d'ulcères gastro-intestinaux, âge avancé, prise concomitante de médicaments connus pour favoriser l'apparition d'effets indésirables au niveau de la partie supérieure du tractus gastro-intestinal [notamment, corticostéroïdes ou anticoagulants], présence d'importants facteurs de comorbidité ou usage prolongé d'AINS aux doses maximales recommandées).
Hypomagnésémie
Des cas d'hypomagnésémie sévère ont été rapportés chez des patients traités avec des IPP (inhibiteurs de la pompe à protons) comme le lansoprazole pendant au moins 3 mois et dans la plupart des cas pendant un an. Des formes sévères d'hypomagnésémie telles que fatigue, vertiges, crampes, tétanie, délire et arythmie ventriculaire peuvent survenir. Elles peuvent se déclarer de manière insidieuse et ne pas être remarquées. Chez la plupart des patients concernés, l'hypomagnésémie s'est améliorée après l'arrêt de l'IPP et un apport en magnésium.
Chez les patients probablement traités sur une longue période ou qui prennent des IPP avec de la digoxine ou des médicaments pouvant causer l'hypomagnésémie (p.ex. diurétiques), la mesure du taux de magnésium doit être prise en considération avant le traitement par IPP et pendant celui-ci à intervalles réguliers.
Fractures osseuses
Les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent, en particulier lorsqu'ils sont utilisés à fortes doses et sur une longue période (>1 an), légèrement augmenter le risque de fractures de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, surtout chez les personnes âgées ou celles qui présentent d'autres facteurs de risque. Des études d'observation indiquent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque de fractures de 10 à 40%. Une partie de cette hausse peut être le fait d'autres facteurs de risque. Les patients présentant un risque d'ostéoporose doivent être traités selon les directives cliniques actuelles et recevoir suffisamment d'apports en calcium et vitamine D.
Influence sur l'absorption de la vitamine B12
Le traitement quotidien prolongé (pendant plusieurs années) par des médicaments qui bloquent la sécrétion acide peut provoquer une malabsorption de la cyanocobalamine (vitamine B12) par hypochlorhydrie ou achlorhydrie. Une carence en cyanocobalamine doit être envisagée chez les patients atteints du syndrome de Zollinger-Ellison et dans des cas états hypersécrétoires pathologiques nécessitant un traitement prolongé. Cette carence peut également survenir chez les personnes présentant une baisse des réserves de l'organisme, des facteurs de risque de réduction de l'absorption de la vitamine B12 (telles que chez les personnes âgées) pendant un traitement au long cours ou en présence de symptômes cliniques importants.
Effet sur les examens de laboratoire
Au cours du traitement par des médicaments antiacides, la gastrine sérique augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide. De la même manière, la chromogranine A (CgA) augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide. Cette augmentation du taux de CgA peut interférer avec les analyses réalisées lors de tumeurs neuroendocriniennes. Des données de la littérature mentionnent que tout traitement par un IPP doit être interrompu 5 à 14 jours avant un dosage de la CgA réalisé dans le cadre du bilan ou du contrôle de l'évolution de tumeurs neuroendocriniennes, car les taux de CgA accrus suite au traitement se normalisent en l'espace de 5 à 14 jours – ou plus dans de rares cas. Le dosage doit être répété si les taux de CgA sont encore trop élevés après ce délai.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à de très rares cas de lupus érythémateux cutané subaigu (LECS). Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager l'arrêt de Lansoprazol-Mepha. La survenue d'un LECS après un traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS lors de la prise d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
Intolérance au sucre
Lansoprazol-Mepha contient du saccharose: les patients atteints de troubles héréditaires tels qu'une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou une insuffisance en saccharose-isomaltase ne doivent donc pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par capsule, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Les patients présentant une intolérance au fructose-galactose (maladie héréditaire rare), une malabsorption du glucose-galactose ou une insuffisance en sucrase-isomaltase ne doivent pas utiliser ce médicament.

Interactions

Le métabolisme du lansoprazole passe par les cytochromes P450, particulièrement par les isoenzymes des CYP3A et CYP2C19. Lors d'études menées avec des volontaires sains, aucune interaction de pertinence clinique n'a été mise en évidence entre le lansoprazole et d'autres médicaments également métabolisés par les cytochromes P450 comme la warfarine, le paracétamol, l'indométacine, l'ibuprofène, la phénytoïne, le propranolol, la prednisone, le diazépam ou la clarithromycine. Ces substances sont métabolisées par différentes isoenzymes, notamment les CYP1A2, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 et CYP3A.
Le lansoprazole peut augmenter les concentrations plasmatiques des principes actifs métabolisés par le CYP3A4. La prudence est donc de mise en cas d'administration simultanée de lansoprazole et de médicaments métabolisés par cet enzyme et ayant une fenêtre thérapeutique réduite.
Inhibiteurs ou inducteurs du CYP2C19
Une diminution de la dose du lansoprazole devrait être envisagée s'il est associé à la fluvoxamine, un inhibiteur du CYP2C19. Les concentrations plasmatiques du lansoprazole peuvent être jusqu'à quatre fois supérieures dans ce cas.
Les inducteurs enzymatiques du CYP2C19 et du CYP3A4, tels que la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum), peuvent aussi diminuer considérablement les concentrations plasmatiques du lansoprazole.
Effet du lansoprazole sur d'autres médicaments
Théophylline
Lors de l'administration concomitante de lansoprazole et de théophylline, qui est métabolisée par le CYP1A2 et le CYP3A, une légère augmentation (10%) de la clairance de la théophylline a été observée, qui n'avait toutefois aucune pertinence clinique.
Le patient doit être régulièrement surveillé lors de la prise concomitante de lansoprazole et de théophylline.
Tacrolimus
L'administration concomitante de lansoprazole augmente l'exposition moyenne au tacrolimus (un substrat du CYP3A et de la P-gp) jusqu'à 81%. Il est donc nécessaire de surveiller les concentrations plasmatiques de tacrolimus lors de l'instauration ou de l'interruption d'un traitement concomitant au lansoprazole.
P-glycoprotéine
Les observations in vitro ont révélé que le lansoprazole inhibe la protéine de transport appelée P-glycoprotéine (P-gp). La pertinence clinique de ce phénomène reste inconnue.
Anticoagulants coumariniques
Chez les volontaires sains, l'administration unique ou répétée de 60 mg de lansoprazole n'a influencé ni la pharmacocinétique des énantiomères de la warfarine, ni le temps de prothrombine. Toutefois, des rapports existent décrivant une augmentation du taux de prothrombine (INR, International Normalized Ratio) et une prolongation du temps de prothrombine chez les patients prenant simultanément de la warfarine et des inhibiteurs de la pompe à protons y compris le lansoprazole. Un contrôle de l'INR et du temps de prothrombine est éventuellement nécessaire chez les patients traités simultanément par un inhibiteur de la pompe à protons et par warfarine.
Aucune donnée correspondante sur l'acénocoumarol et la phenprocoumone n'est disponible. Pour ces substances également, l'INR doit être contrôlé lors de l'instauration ou de l'interruption du traitement.
Amoxicilline
Aucune interaction de pertinence clinique n'a été observée entre le lansoprazole et l'amoxicilline.
Sucralfate
L'administration simultanée de 30 mg de lansoprazole et de 1 g de sucralfate provoque un retardement de l'absorption du lansoprazole et une diminution de sa biodisponibilité de 17%. C'est pourquoi la prise de l'inhibiteur de la pompe à protons aura lieu au moins 30 min avant celle du sucralfate.
Antacides
Dans les études cliniques, des antacides ont été administrés en même temps que le lansoprazole. Aucune influence sur l'effet n'a été observée.
Médicament dont la cinétique est dépendante du pH
Le lansoprazole induit une inhibition profonde et durable de la sécrétion d'acide gastrique. C'est pourquoi le lansoprazole peut influencer l'absorption des médicaments dont la biodisponibilité dépend du pH gastrique.
Inhibiteurs de protéases du VIH
La prise concomitante de lansoprazole et d'inhibiteurs de protéases du VIH dont l'absorption est dépendante d'un faible pH gastrique (tels que l'atazanavir et le nelfinavir) n'est pas recommandée, car ceci diminue nettement leur biodisponibilité.
Une étude a démontré que l'administration concomitante de lansoprazole (60 mg par jour) et d'atazanavir (400 mg) chez des volontaires en bonne santé entraîne une réduction sensible de l'exposition d'atazanavir (diminution de l'ordre de 90% de l'AUC et de la Cmax).
Antifongiques
L'absorption de kétoconazole et d'itraconazole par le tractus gastro-intestinal est favorisée par la présence d'acide gastrique. L'administration de lansoprazole peut induire des concentrations sous-thérapeutiques de kétoconazole et d'itraconazole, par conséquent l'association de ces principes actifs doit être évitée.
Digoxine
L'administration concomitante de lansoprazole et de digoxine peut entraîner une augmentation de la concentration de digoxine dans le plasma. Lors de l'instauration ou de l'interruption d'un traitement par lansoprazole, ce paramètre doit donc être surveillé et la dose de digoxine ajustée si nécessaire.

Grossesse, allaitement

Grossesse
On ne dispose pas de données suffisantes sur l'utilisation pendant la grossesse. Des études chez l'animal ne donnent aucun indice en faveur d'un effet tératogène. Les études de reproduction ont mis en évidence un taux de survie légèrement réduit et un poids légèrement plus faible chez le rat et le lapin après l'administration de doses très élevées de lansoprazole.
Des effets sur les os n'ont été observés qu'en relation avec un fort retard de croissance dans une étude sur le développement prénatal et postnatal chez le rat. Les résultats de l'étude n'ont montré aucun effet direct sur la croissance osseuse ou le développement osseux.
Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Allaitement
L'expérimentation animale indique que le lansoprazole est excrété dans le lait maternel. Aucune information n'existe sur l'excrétion du lansoprazole dans le lait maternel chez les femmes qui allaitent. L'utilisation de Lansoprazol-Mepha durant l'allaitement doit être évitée, sauf en cas de nécessité absolue.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Compte tenu des possibles effets indésirables (par exemple, étourdissements, vertiges, troubles visuels et somnolence), Lansoprazol-Mepha peut altérer la capacité à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.
Aucune étude correspondante n'a été effectuée.

Effets indésirables

Les fréquences sont définies comme suit: fréquents (≥1/100, <1/10); occasionnels (≥1/1'000, <1/100); rares (≥1/10'000, <1/1'000); très rares (<1/10'000), inconnue (principalement basée sur les annonces spontanées lors de la surveillance post-commercialisation, la fréquence exacte ne peut pas être estimée).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: thrombocytopénie, éosinophilie, leucopénie.
Rares: anémie.
Très rares: agranulocytose, pancytopénie.
Affections du système immunitaire
Rares: réactions d'hypersensibilité avec angioedème.
Très rares: choc anaphylactique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rares: augmentation des triglycérides et du taux de cholestérol dans le sérum, hyponatrémie.
Fréquence inconnue: hyponatrémie, hypomagnésémie (voir également «Mises en garde et précautions», une hypomagnésémie sévère peut être accompagnée d'une hypocalcémie et/ou d'une hypokaliémie).
Affections psychiatriques
Occasionnels: dépression.
Rares: insomnies, hallucinations, confusion.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées, vertiges.
Rares: agitation, vertiges, paresthésie, somnolences, tremblements.
Affections oculaires
Rares: troubles visuels.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausée, diarrhée, maux d'estomac, polypes bénins sur les glandes du fundus, constipation, vomissements, flatulence, sécheresse de la bouche et de la gorge.
Rares: glossite, candidose de l'œsophage, pancréatite, troubles gustatifs.
Très rares: colite, stomatite.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: augmentation des concentrations d'enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, phosphatase alcaline, LDG, gamma-GTP).
Rares: hépatite, ictère.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: urticaire, prurit, éruptions cutanées (rash).
Rares: pétéchies, purpura, alopécie, érythème multiforme, photosensibilité.
Très rares: syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, lupus érythémateux cutané subaigu (voir «Mises en garde et précautions»).
Fréquence inconnue: syndrome DRESS (exanthème médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques).
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: arthralgies, myalgies, fractures de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale.
Affections du rein et des voies urinaires
Rares: néphrite tubulo-interstitielle (pouvant entraîner une insuffisance rénale).
Affections des organes de reproduction et du sein
Rares: gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: fatigue.
Occasionnels: œdème.
Rares: fièvre, hyperhidrose, anorexie, impotence.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté. Des doses quotidiennes allant jusqu'à 180 mg de lansoprazole per os et jusqu'à 90 mg de lansoprazole par voie intraveineuse ont été administrées au cours des études cliniques sans entraîner des effets indésirables significatifs.
Traitement
En cas de suspicion d'un surdosage, le patient doit être surveillé. Le lansoprazole ne peut pas être éliminé d'une manière suffisante par l'hémodialyse. Si nécessaire, il est recommandé de procéder à un lavage gastrique, l'administration du charbon activé et une thérapie symptomatique.

Propriétés/Effets

Code ATC
A02BC03
Mécanisme d'action
Lansoprazole combat l'ulcère en inhibant de manière spécifique l'ATP-ase H+/K+ (pompe à protons) dans les cellules pariétales de l'estomac, en phase finale de la sécrétion acide. La sécrétion acide se trouve ainsi réduite (volume d'acidité et valeurs du pH), indépendamment de la forme de leur stimulation.
Pharmacodynamique
Voir Mécanisme d'action.
Efficacité clinique
Dans les études cliniques, l'utilisation du lansoprazole en association avec la clarithromycine et l'amoxicilline ou le métronidazole (voir «Posologie/Mode d'emploi») a permis d'atteindre des taux d'éradication de H. pylori de jusqu'à 90%.

Pharmacocinétique

Absorption
Les paramètres pharmacocinétiques: absorption, concentrations plasmatiques maximales, biodisponibilité et demi-vie d'élimination présentent d'importantes variations inter- et intra-individuelles.
Après ingestion des capsules (contenant des pellets sous forme gastro-résistante), l'absorption a lieu avec un temps de latence d'une demi-heure environ. La concentration sérique maximale Cmax est d'environ 1'000 ng/ml, et est atteinte après 1.5 heures.
La biodisponibilité absolue du lansoprazole chez des sujets à jeun, comparée à l'administration par voie intraveineuse, est de 70 à 80% pour une dose de 30 mg de lansoprazole administrée le matin. La substance ne présente aucun effet de «premier passage hépatique». La consommation simultanée d'aliments ralentit le taux d'absorption du lansoprazole et réduit la biodisponibilité de jusqu'à 50%.
Les études ont mis à jour la bioéquivalence entre la prise des capsules intactes et la prise des pellets mélangés à de l'eau, du jus d'orange ou de tomate, de la compote de pommes ou de poires ou saupoudrés sur une cuillère à soupe de yaourt, de pudding ou de fromage blanc.
Distribution
Le volume de distribution s'élève à 29 ± 4 l et la liaison aux protéines est de 97%.
Métabolisme
Le lansoprazole est métabolisé essentiellement en dérivé 5-hydroxylé et en sulfone.
L'expérimentation animale a mis en évidence le passage du lansoprazole dans le placenta avec des concentrations plasmatiques foetales supérieures à celles mesurées dans le sang maternel, le passage du lansoprazole et de ses métabolites dans le lait maternel ainsi qu'un faible passage dans le liquide céphalo-rachidien et dans le système nerveux central.
Élimination
La demi-vie d'élimination est d'environ 1.5 heures. L'élimination s'effectue à 32% par l'urine et à 64% par les fèces.
La clairance totale de l'organisme chez le sujet sain après administration unique de 30 mg de lansoprazole varie selon les individus et se situe entre 11 et 18 l/h.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique, les valeurs de l'AUC dans le plasma ont augmenté d'un facteur 2 à 5 en fonction de l'importance de l'atteinte hépatique. Chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique, un allongement de la demi-vie jusqu'à 3 à 7 heures a été noté.
Troubles de la fonction rénale
Chez les patients avec insuffisance rénale prononcée, une diminution d'environ 1 à 1.5% de la liaison aux protéines plasmatiques a été observée après l'administration de 60 mg de lansoprazole. La demi-vie d'élimination et l'AUC sont diminuées chez l'insuffisant rénal. Les variations de la Cmax et du tmax sont minimes par rapport aux patients avec fonction rénale normale. Le lansoprazole n'est pas éliminé par l'hémodialyse.
Patients âgés
Chez les patients âgés, un allongement de la demi-vie jusqu'à environ 2 heures (3 heures au maximum) a été noté. L'AUC plasmatique du lansoprazole a été multipliée par 2 chez les patients âgés.
Enfants et adolescents
Selon les données à disposition, la pharmacocinétique chez l'enfant (dès 12 mois) est comparable à celle observée chez l'adulte dans le domaine posologique recommandé.
Métaboliseurs lents du CYP2C19
Le CYP2C19 est sujet à un polymorphisme génétique et 2 à 6% de la population appelés métaboliseurs lents (ML) sont homozygotes pour la mutation allélique du CYP2C19 et présentent donc un déficit en enzyme CYP2C19 actif. L'exposition au lansoprazole est beaucoup plus élevée chez les ML que chez les métaboliseurs rapides (MR).

Données précliniques

Les données précliniques issues des études conventionnelles sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité sous administrations répétées, la reprotoxicité et la toxicité pour le développement pré et post-natal n'ont pas mis en évidence de risque particulier pour l'être humain.
Carcinogénicité
Des tumeurs de l'estomac ont été observées chez le rat lors d'études menées durant toute la durée de sa vie.
Une incidence plus élevée d'atrophie spontanée de la rétine a été observée chez le rat lors d'études menées durant toute la durée de sa vie. L'apparition de ces lésions est connue chez le rat de laboratoire albinos et n'a pas été observée ni chez le singe ou le chien, ni chez la souris lors d'études menées durant toute la durée de sa vie. Les lésions sont considérées comme des manifestations spécifiques au rat.
Au cours de deux études sur le potentiel cancérogène chez le rat, le lansoprazole a provoqué une hyperplasie dose-dépendante des cellules ECL de l'estomac ainsi que des carcinoïdes à cellules ECL, en relation avec une hypergastrinémie causée par une inhibition de la sécrétion acide. Des métaplasies intestinales ont été observées sous la forme d'hyperplasies des cellules de Leydig et de tumeurs bénignes des cellules de Leydig. Après 18 mois de traitement, une atrophie rétinienne a été notée. Ce phénomène n'a pas été constaté chez le singe, le chien ou la souris. Au cours d'études sur la carcinogénicité chez la souris, une hyperplasie dose-dépendante des cellules ECL de l'estomac et des tumeurs hépatiques ainsi que des adénomes du rete testis ont été observées.
La pertinence clinique de ces observations est inconnue.
Autres données
Études sur les jeunes animaux:
Aucune différence de traitement entre les jeunes et les animaux adultes n'a pu être montrée dans cinq études réalisées avec le lansoprazole sur de jeunes animaux.
Une autre étude de huit semaines chez des rats juvéniles a été menée pour étudier les effets possibles du lansoprazole sur les os. Ces effets n'ont pu être observés qu'en relation avec un fort retard de croissance. Les résultats de l'étude n'ont montré aucun effet direct sur la croissance osseuse ou le développement osseux.
Cette étude de huit semaines a révélé un épaississement de la paroi cardiaque à une dose de 500 mg/kg/jour. Cela correspondait approximativement à 11 fois l'exposition humaine prévue d'après l'ASC. Après une phase de récupération sans traitement de 4 semaines, les changements ont reculé ou ont eu tendance à régresser.
Au cours d'une étude de suite sur la sensibilité du développement au lansoprazole, il est apparu que les rats juvéniles (âgés de moins de 21 jours après la naissance, ce qui correspond environ à 2 ans chez l'homme) sont plus sensibles au développement d'un épaississement des valves cardiaques, cet épaississement apparaissant à une exposition faible (environ 4 fois l'exposition humaine attendue sur la base de l'AUC) chez les animaux exposés à partir du 14ème jour suivant la naissance (âge correspondant à environ 1 an chez l'homme).
L'importance de ces résultats pour les enfants <12 ans n'est pas connue. Les résultats de ces études ne sont pas pertinents pour les adolescents ≥12 ans.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Lansoprazol-Mepha capsules sous blister: conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière et de l'humidité. Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Conserver hors de portée des enfants.
Lansoprazol-Mepha capsules en flacons de HDPE: conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière et de l'humidité. Ne pas conserver au-dessus de 30°C. Ne pas utiliser plus de 6 mois après l'ouverture. Conserver hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

57323 (Swissmedic).

Présentation

Lansoprazol-Mepha 15 mg: 14, 28, 56, 112 capsules (blister), 60 et 100 capsules (flacons en HDPE) (B).
Lansoprazol-Mepha 30 mg: 14, 28, 56 capsules (blister), 60 capsules (flacons de HDPE) (B).

Titulaire de l’autorisation

Mepha Pharma AG, Basel.

Mise à jour de l’information

Avril 2021.
Numéro de version interne: 11.5

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