CompositionPrincipe actif: Vancomycine sous forme de chlorhydrate de vancomycine.
Excipients: –.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéVancomycin Pfizer 500 mg i.v. poudre pour la préparation d’une solution pour perfusion
1 flacon perforable contient 500 mg de vancomycine comme poudre.
Vancomycin Pfizer 1 g i.v. poudre pour la preparation d’une solution pour perfusion
1 flacon perforable contient 1 g de vancomycine comme poudre.
Indications/Possibilités d’emploiEn perfusion intraveineuse
L’usage de Vancomycin Pfizer est indiqué pour le traitement:
des infections dues à des staphylocoques résistants à la méticilline (souches résistantes aux bêtalactamines);
des infections staphylococciques graves en cas d’allergie à la pénicilline ou chez les patients qui n’ont pas répondu aux pénicillines ou céphalosporines;
des infections graves dues à d’autres germes sensibles à la vancomycine mais résistants aux autres antibiotiques;
pour le traitement initial en cas de présomption de souches staphylococciques résistantes à la méticilline (dès que le résultat du test de sensibilité est connu, il faut adapter le traitement en conséquence).
Vancomycin Pfizer est efficace pour le traitement des endocardites à staphylocoques et d’autres infections staphylococciques, y compris septicémies et infections des os, des voies respiratoires basses, de la peau et des parties molles. Pour les infections staphylococciques localisées purulentes, associer les antibiotiques à un traitement chirurgical approprié.
En monothérapie ou en association avec un aminoside, Vancomycin Pfizer est efficace en cas d’endocardite provoquée par S. viridans ou S. bovis. Pour les endocardites entérococciques (à E. faecalis), Vancomycin Pfizer n’est efficace qu’en association avec un aminoside. Vancomycin Pfizer est efficace pour les endocardites à Diphteroïdes et en association avec la rifampicine et/ou un aminoside en cas de début d’endocardite sur prothèse valvulaire provoquée par S. epidermidis ou Diphteroïdes (durée du traitement par la vancomycine: 4 à 6 semaines).
Il faut faire des cultures pour identifier les germes en cause et déterminer leur sensibilité à la vancomycine.
Par voie orale
Pour le traitement de l’entérocolite staphylococcique et de la colite pseudomembraneuse provoquée par l’antibiothérapie et due à C. difficile, il faut administrer la vancomycine par voie orale (il existe à cet effet des formes galéniques orales de vancomycine; on peut aussi diluer le contenu d’un flacon perforable de Vancomycin Pfizer 500 mg et l’administrer par voie orale).
On utilise en outre simultanément la vancomycine par voie orale avec des aminosides pour stériliser l’intestin des patients immunodéprimés.
Il faut respecter les recommandations officielles concernant le bon usage des antibiotiques, en particulier les recommandations destinées à éviter l’augmentation de la résistance aux antibiotiques.
Posologie/Mode d’emploiLa concentration recommandée est de 5 mg/ml (pas plus de 10 mg/ml). Les effets secondaires de la perfusion sont moindres quand le débit est de 10 mg/minute ou moins (voir «Effets indésirables»).
Préparation: Voir «Autres informations/Instructions pour la manipulation». Il ne faut jamais utiliser la solution reconstituée sous forme non diluée.
Patients à fonction rénale normale
Adultes: La posologie intraveineuse usuelle est de 500 mg toutes les 6 heures ou de 1 g toutes les 12 heures. Lors de l’administration de chaque dose, il ne faut pas dépasser un débit de 10 mg/min ou il faut réaliser la perfusion sur au moins 60 minutes (préférer la durée d’administration la plus longue). Des facteurs tels que l’âge ou l’obésité peuvent exiger une modification de la dose journalière usuelle, qui est de 2 g.
Enfants: 40 mg/kg de poids corporel par jour. Il est possible de fractionner la dose journalière et de la mélanger dans la quantité de liquide que l’enfant reçoit sur 24 heures. Chaque dose doit être perfusée en l’espace d’au moins 60 minutes.
Nouveau-nés et nourrissons: La dose journalière peut être moindre pour les nouveau-nés et les nourrissons. Il est recommandé de commencer par une dose de 15 mg/kg et d’utiliser ensuite une dose d’entretien de 10 mg/kg toutes les 12 heures pendant la première semaine de vie et toutes les 8 heures jusqu’à l’âge d’un mois. Chaque dose doit être perfusée en l’espace de 60 minutes.
Un contrôle des taux sériques peut-être nécessaire.
Posologies particulières
Administration intraveineuse de Vancomycin Pifzer avec des aminosides: En cas d’administration concomitante d’un aminoside, la posologie de Vancomycin Pfizer ne doit pas dépasser 500 mg toutes les 8 heures. Il faut étroitement surveiller les patients, à la recherche de signes de néphrotoxicité et d’ototoxicité et il faut ajuster prudemment la posologie des médicaments en cas de perturbation de la fonction rénale.
Insuffisance rénale, patients âgés: Chez ces patients, il faut ajuster la dose. A cet effet, un dosage sérique de la vancomycine peut être précieux, surtout en cas de maladie grave avec fluctuations de la fonction rénale.
Pour la plupart des patients souffrant d’insuffisance rénale ou des patients âgés, on peut utiliser le tableau suivant, à condition que la clairance de la créatinine puisse être déterminée.
La dose de vancomycine (en mg) représente environ 15 fois le taux de filtration glomérulaire (en ml/min).
Tableau posologique pour les adultes présentant une perturbation de la fonction rénale (d’après Moellering et coll., Ann. Intern. Med., 94:343,1981)
Créatinine/clairance Dose de vancomycine
ml/min mg/24 heures
100 1545
90 1390
80 1235
70 1080
60 925
50 770
40 620
30 465
20 310
10 155
Toutefois, la dose initiale doit toujours être d’au moins 15 mg/kg.
Ce tableau n’est pas valable pour les patients qui n’ont pratiquement plus de fonction rénale. Il faut administrer à ces patients une dose initiale de 15 mg/kg pour atteindre des taux sériques thérapeutiques. Les doses d’entretien sont de 1,9 mg/kg/24 heures. En cas de perturbation très sévère de la fonction rénale, on peut simplifier le traitement en remplaçant la dose journalière par une dose d’entretien de 250–1000 mg à plusieurs jours d’intervalle.
En cas d’anurie, la dose recommandée est de 1 g tous les 7 à 10 jours.
Si seul le taux sérique de créatinine est connu, la formule suivante permet de déterminer approximativement la clairance de la créatinine:
Hommes: Poids du patient (en kg) × (140 – nombre d’années d’âge): 72 × créatinine sérique (mg/dl).
Pour les femmes: Même formule × 0,85.
Le taux sérique de créatinine doit correspondre à un état d’équilibre de la fonction rénale. La valeur approximative calculée est généralement supérieure à la clairance de la créatine effective chez les patients suivants:
Patients dont la fonction rénale se dégrade (par exemple en cas de choc, d’insuffisance cardiaque grave ou d’oligurie), patients obèses ou patients présentant des maladies hépatiques, des oedèmes ou une ascite, patients affaiblis, mal nourris ou inactifs. Dans la mesure du possible, il faut déterminer directement la clairance de la créatinine.
Patients âgés: Le taux de filtration glomérulaire diminue physiologiquement avec l’âge, ce qui peut conduire à une augmentation des taux sériques de vancomycine si la dose n’est pas ajustée en conséquence (voir tableau posologique en cas de perturbation de la fonction rénale).
L’administration intrathécale de Vancomycin Pfizer n’a pas été étudiée.
Contre-indicationsIl ne faut pas utiliser Vancomycin Pfizer chez les patients présentant une hypersensibilité connue à l’une des composantes de ce médicament.
Mises en garde et précautionsLa vancomycine est potentiellement néphrotoxique et ototoxique, en particulier chez les patients qui présentent des lésions rénales préexistantes et les patients dont la fonction rénale est normale mais qui sont traités par des doses fortes ou pendant longtemps ou qui reçoivent en même temps d’autres médicaments néphrotoxiques et/ou ototoxiques.
Sous traitement par la vancomycine, il peut survenir une ototoxicité vestibulaire et auditive qui peut aller jusqu’à une perte définitive de l’audition.
Il faut surveiller la fonction rénale et celle du VIIIème nerf crânien pendant le traitement. La perte auditive initiale, qui concerne les hautes fréquences, ne peut être décelée que par des audiogrammes.
Des acouphènes peuvent précéder l’atteinte de la fonction auditive. Dans ce cas, il faut arrêter le traitement par la vancomycine.
Il ne faut pas utiliser la vancomycine chez les patients qui ont des antécédents de troubles auditifs.
Les autres facteurs susceptibles d’augmenter le risque de toxicité sont l’âge avancé et la déshydratation.
Il faut être prudent lors de l’administration de vancomycine à des patients allergiques à la téicoplanine, car des réactions allergiques croisées entre la vancomycine et la téicoplanine ont été signalées.
L’administration prolongée de vancomycine peut provoquer une prolifération de germes résistants. Il faut impérativement surveiller étroitement les patients S’il apparaît une surinfection pendant le traitement, il faut prendre les mesures appropriées.
S’il apparaît une diarrhée sévère et persistante pendant ou après le traitement intraveineux, il faut penser à une entérocolite pseudomembraneuse qui exige un traitement immédiat (par exemple vancomycine orale, 250 mg 4 fois par jour). Les médicaments qui inhibent le péristaltisme sont contre-indiqués.
InteractionsL’administration concomitante ou consécutive d’autres antibiotiques ototoxiques, neurotoxiques et/ou néphrotoxiques (en particulier amphotéricine B, aminosides, bacitracine, polymyxine B, colistine, viomycine) ou de cisplatine exige une surveillance étroite.
L’administration simultanée de Vancomycin Pfizer et d’anesthésiques a provoqué un érythème, une rougeur cutanée ressemblant à une réaction histaminique et des réactions anaphylactoïdes. On peut diminuer ces incidents en administrant la vancomycine en perfusion de 60 minutes avant l’induction de l’anesthésie.
La fréquence des effets indésirables liés à la perfusion augmente pendant l’administration concomitante d’anesthésiques. Une réponse faible à l’administration de vancomycine a été imputée à l’inactivation de la vancomycine par une perfusion d’héparine administrée dans la même tubulure.
Si la vancomycine est utilisée pendant ou immédiatement après des opérations, l’effet des myorelaxants (blocage neuromusculaire) tels que la succinylcholine administrés en même temps peut être accentué et prolongé.
Grossesse/AllaitementIl est impossible de se prononcer formellement sur l’innocuité de la vancomycine pendant la grossesse ou sur son éventuel effet sur la fertilité.
Dans le cadre d’une étude clinique contrôlée, on a évalué les possibles effets ototoxiques et néphrotoxiques de la vancomycine chez l’enfant, en administrant ce médicament à des femmes enceintes toxicomanes, pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse, en raison d’infections staphylococciques graves. La vancomycine a été mise en évidence dans le sang du cordon. Cette étude n’a montré ni troubles auditifs ni néphrotoxicité.
Toutefois, comme cette étude n’a porté que sur un faible effectif de femmes qui n’ont été traitées que pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse, on ignore si la vancomycine induit des lésions foetales. Le chlorhydrate de vancomycine ne doit être administré à des femmes enceintes qu’en cas de nécessité absolue.
Comme la vancomycine est excrétée dans le lait maternel, il ne faut l’utiliser pendant l’allaitement qu’en cas de nécessité absolue.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesVancomycin Pfizer peut avoir une influence (vertiges, troubles auditifs) sur l’aptitude à la conduite de véhicules ou à l’utilisation de machines.
Effets indésirablesFréquences
«Très fréquent» (>1/10), «fréquent» (>1/100, <1/10), «peu fréquent» (>1/1000 <1/100), «rare» (>1/10’000 <1/1000) et «très rare» (<1/10’000).
Effets sur le sang
Peu fréquemment: Neutropénie transitoire, généralement survenue une semaine après le début du traitement ou plus tard ou après l’administration d’une dose totale supérieure à 25 g. La numération-formule sanguine paraît se normaliser rapidement après l’arrêt de l’administration de Vancomycin Pfizer. On a aussi signalé, peu fréquemment, une diminution du taux de plaquettes et parfois une éosinophilie. Une agranulocytose a été signalée, très rarement. Il faut régulièrement contrôler le nombre de leucocytes chez les patients qui reçoivent Vancomycin Pfizer pendant longtemps ou qui reçoivent en même temps des médicaments susceptibles d’induire une neutropénie ou une agranulocytose.
On a rapporté des rares cas de thrombocytopénie.
Système immunitaire
Effets dus à la perfusion
Pendant ou peu après une perfusion rapide de vancomycine, il peut survenir des réactions anaphylactoïdes, y compris chute de tension, dyspnée, urticaire ou prurit.
Une rougeur de la partie supérieure du corps («cou rouge» ou «homme rouge») et des douleurs et crampes dans les muscles du thorax et du dos sont également possibles. En général, ces réactions disparaissent dans les 20 minutes à quelques heures suivant l’arrêt de la perfusion. Comme ces incidents sont rares en cas de perfusion lente, il faut absolument veiller à diluer suffisamment Vancomycin Pfizer et à la perfuser pendant une durée suffisante.
Si la vancomycine est injectée rapidement, par exemple en l’espace de quelques minutes, il peut se produire une forte diminution tensionnelle, y compris choc, et, rarement, arrêt cardiaque.
Réactions d’hypersensibilité
Peu fréquemment, on peut noter des exanthèmes et inflammations des muqueuses, avec ou sans prurit.
Très rarement, on a signalé un larmoiement intense, pouvant durer jusqu’à 10 heures, en relation chronologique avec une perfusion de vancomycine.
Dans de rares cas, on observe des réactions d’hypersensibilité plus sévères avec des symptômes tels que fièvre médicamenteuse, éosinophilie, frisson, vascularite.
Des réactions d’hypersensibilité de tout degré de sévérité – y compris choc – sont possibles.
Les réactions anaphylactoïdes graves exigent parfois un traitement d’urgence.
Dans de rares cas, on a signalé, en relation chronologique avec un traitement par la vancomycine, de graves réactions cutanées s’accompagnant de réactions générales engageant le pronostic vital (par exemple dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson ou syndrome de Lyell).
Une dermatite bulleuse est possible, rarement.
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Peu fréquemment, on a signalé une dégradation temporaire ou irréversible de la fonction auditive pouvant aller jusqu’à une perte définitive de l’audition; ce phénomène a surtout été observé chez des patients qui avaient reçu des doses très fortes de vancomycine ou d’autres médicaments ototoxiques ou bien chez des patients qui avaient une perturbation de la fonction rénale ou présentaient déjà une perturbation de l’audition. Chez ces patients, il faut donc régulièrement contrôler la fonction auditive.
Des vertiges et bourdonnements d’oreilles ont également été observés, peu fréquemment.
Effets cardio-vasculaires
Une injection rapide en bolus (en quelques minutes) peut provoquer une chute tensionnelle rapide, y compris un choc et peu fréquemment un arrêt cardiaque.
Effets vasculaires
Des phlébites sont possibles. On peut les atténuer en perfusant lentement des solutions diluées et en changeant de site de perfusion à chaque fois.
Les injections paraveineuses ou intramusculaires accidentelles provoquent des douleurs, une irritation tissulaire et des nécroses.
Troubles gastro-intestinaux
Les nausées sont fréquentes. Très rarement, on a signalé une entérocolite pseudomembraneuse chez des patients ayant reçu de la vancomycine par voie intraveineuse.
Effets cutanés
Voir système immunitaire
Effets rénaux
On a souvent signalé des perturbations de la fonction rénale, ce qui se traduisait essentiellement par une augmentation des taux sériques de créatinine ou des taux sanguins d’urée, en particulier chez des patients traités par de fortes doses de Vancomycin Pfizer. Très rarement, une néphrite interstitielle a été observée. Insuffisance rénale. Le plus souvent, ces effets indésirables sont survenus chez des patients traités simultanément par des aminosides ou présentant une perturbation préexistante de la fonction rénale. Chez la plupart des patients, l’arrêt du traitement par Vancomycin Pfizer a provoqué une diminution de l’azotémie. Chez les patients dont la fonction rénale est déjà altérée ou qui reçoivent en même temps des aminosides, il faut donc régulièrement surveiller la fonction rénale et choisir la posologie de façon particulièrement soigneuse.
Il faut signaler au médecin les premiers signes d’effets secondaires ainsi que le début d’une grossesse. Dans les conditions mentionnées, il convient de surveiller régulièrement la fonction rénale et auditive ainsi que la numération-formule sanguine.
SurdosageLors du traitement d’un surdosage, il faut toujours envisager l’éventualité d’un surdosage en plusieurs médicaments et tenir compte des d’interactions médicamenteuses et d’une cinétique inhabituelle. Le traitement repose avant tout sur des mesures de soutien, avec maintien de la filtration glomérulaire. On a rapporté qu’une hémofiltration et une hémoperfusion avec une résine polysulfone permettaient d’augmenter l’élimination de la vancomycine. L’hémodialyse et la dialyse péritonéale se sont avérées inefficaces.
Propriétés/EffetsCode ATC: J01XA01
Mécanisme d’action
La vancomycine est un antibiotique glycopeptidique hautement purifié, obtenu à partir de Streptomyces orientalis, et qui exerce un effet bactéricide sur de nombreuses bactéries Gram (+). Cet effet bactéricide repose essentiellement sur une inhibition de la biosynthèse de la paroi cellulaire. La vancomycine perturbe en outre la perméabilité de la membrane cellulaire bactérienne et la synthèse d’ARN. C’est probablement cette multiplicité des sites d’action qui explique l’absence de résistance (aussi bien primaire que croisée) à la vancomycine.
Microbiologie
In vitro, la vancomycine est active sur la plupart des souches des germes suivants:
CMI 50 CMI 90
(mg/l) (mg/l)
Germes sensibles
Staphylocoques (y compris les
souches hétérogènes résistantes
à la méticilline)
S. aureus 0,4–1,6 0,9–3,1
Streptocoques, par exemple 0,5 0,5
S. pyogenes
S. pneumoniae (y compris les 0,5–1,0 0,5–2,0
souches résistantes à la
pénicilline)
S. agalactiae 1,6 1,6
Groupe viridans 0,8 1,6
S. bovis 0,25 0,5
Entérocoques (par exemple 1,6 1,6
E. faecalis)
Clostridium difficile (y 1,0 2,0
compris les souches toxigènes
responsables de l’entérocolite
pseudomembraneuse)
Diphtéroïdes 0,8 0,8
Listeria monocytogenes 0,8 1,6
Clostridium sp. 0,8 3,1
Bacillus cereus 2,2 –
Germes de sensibilité inter-
médiaire
S. epidermidis 1,6–2,0 3,1–6,3
Actinomyces sp. 5,0 –
Germes résistants
Lactobacillus sp. 1,25 –
Bactéries Gram (–)
Mycobactéries
Champignons
Tests de sensibilité sur disque
Il faut utiliser des disques chargés de 30 µg de vancomycine.
Pour l’interprétation des résultats, il faut retenir les valeurs suivantes pour les diamètres d’inhibition:
Diamètre d’inhibition >11 mm = germe sensible.
Diamètre d’inhibition compris entre 10 et 11 mm = germe de sensibilité intermédiaire.
Diamètre d’inhibition <10 mm = germe résistant.
Quand on utilise une méthode par dilutions successives, les directives pour l’interprétation des résultats sont les suivantes:
CMI <4 µg/ml = germe sensible.
CMI >4 µg/ml et <16 µg/ml = germe de sensibilité intermédiaire.
CMI >16 µg/ml = germe résistant.
Une résistance à la vancomycine in vitro a été signalée dans quelques pays pour quelques isolats d’entérocoques et de staphylocoques.
Synergie
Un traitement associant Vancomycin Pfizer et un aminoside exerce un effet synergique sur de nombreuses souches de S. aureus, de streptocoques D non-entérococciques, d’entérocoques et de streptocoques du groupe viridans.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration orale, la vancomycine n’est pratiquement pas résorbée. C’est pourquoi on administre la vancomycine par voie parentérale pour obtenir un effet systémique.
Distribution
Après administration intraveineuse, des concentrations inhibitrices efficaces sont atteintes dans le liquide pleural, le liquide péricardique, l’ascite et le liquide synovial, ainsi que dans les urines et le dialysat péritonéal.
En l’absence d’inflammation méningée, la diffusion dans le liquide céphalo-rachidien est faible, mais la diffusion augmente si les méninges sont enflammées par suite d’une infection. Aux concentrations comprises entre 10 et 100 µg/ml, le taux de liaison de la vancomycine aux protéines sériques est de 52–60%.
La vancomycine traverse la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel.
Métabolisme/Elimination
Quand la fonction rénale est normale, la demi-vie sérique est en moyenne de 4 à 6 heures. Environ 75% de la dose de vancomycine administrée par voie i.v. sont éliminés dans les urines par filtration glomérulaire dans les 24 premières heures. La clairance plasmatique moyenne est d’environ 0,058 l/kg/h et la clairance rénale moyenne d’environ 0,048 l/kg/h. La clairance rénale de la vancomycine est relativement constante et représente 70–80% de l’élimination de la vancomycine.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Une altération de la fonction rénale ralentit l’excrétion. Le médicament est essentiellement éliminé par filtration glomérulaire. Plus de 80% d’une dose intraveineuse unique sont excrétés dans les urines en l’espace de 24 heures. De faibles quantités sont également excrétées avec la bile. Chez les patients anéphriques, la demi-vie sérique est en moyenne de 7,5 jours. La vancomycine n’est apparemment soumise à aucun métabolisme.
Dialyse péritonéale
Si de la vancomycine est administrée par voie intrapéritonéale pendant une dialyse péritonéale, environ 60% de la dose parviennent dans la circulation systémique en l’espace de 6 heures. Après l’administration intrapéritonéale de 30 mg/kg, les taux sériques atteignent environ 10 µg/ml. Bien que la vancomycine ne soit efficacement éliminée ni par l’hémodialyse ni par la dialyse péritonéale, on a signalé une élimination par hémoperfusion et hémofiltration.
Données précliniquesChez des rats qui avaient reçu pendant 35 jours des doses orales quotidiennes comprises entre 375 et 3000 mg/kg de poids, on a constaté une réticulocytose et une lymphopénie à partir de 1500 mg/kg de poids et à partir de 750 mg/kg de poids une réduction du poids de la rate et du thymus, comparativement au groupe témoin. Dans tous les groupes traités, les études ont montré une réduction du taux sérique de protéines totales, de glucose et de cholestérol et une perturbation de l’épithélium de la muqueuse du caecum, visible à l’examen histologique.
Des doses intraveineuses de 25 mg/kg (chien) et de 50 mg/kg (singe), de même que l’injection intramusculaire de 50 mg/kg chez le chat ont uniquement provoqué des réactions locales au site d’injection.
Les doses plus fortes (à partir de 50 mg/kg i.v. chez le chien et de 350 mg/kg i.p. chez le rat) se sont avérées néphrotoxiques.
Il n’existe pas d’études de longue durée menées chez l’animal pour évaluer le potentiel cancérogène de la vancomycine. Cependant, les tests effectués in vitro n’ont montré aucun potentiel mutagène.
Les études menées sur des rates et lapines gravides n’ont pas montré de toxicité sélective de la vancomycine sur le développement des animaux.
Remarques particulièresIncompatibilités
Les solutions de vancomycine ont un pH faible (2,5–4,5), ce qui peut compromettre la stabilité d’autres produits (par exemple en cas de mélange avec des barbituriques, de l’aminophylline, du chloramphénicol, de la méticilline, du phosphate sodique de dexaméthasone, de l’héparine et autres).
Il est connu que les mélanges de solutions de vancomycine et d’antibiotiques bêtalactamines sont physiquement incompatibles. Le risque de précipitation augmente avec l’augmentation de la concentration de vancomycine. Il est recommandé de rincer les tubulures intraveineuses entre les administrations de ces antibiotiques. Il est également recommandé de diluer les solutions de vancomycine à 5 mg/ml ou moins.
Vancomycin Pfizer ne doit être mélangé qu’avec les solutions pour perfusions mentionnées à la rubrique «Autres informations/Instructions pour la manipulation».
Bien que l’injection dans le corps vitré ne constitue pas un mode d’emploi autorisé pour la vancomycine, on a signalé la formation de précipités après l’injection de vancomycine et de ceftazidime dans le vitré, à l’aide de seringues et d’aiguilles distinctes, chez des patients souffrant d’endophtalmie. Ces précipités se sont dissous peu à peu jusqu’à clarification complète du corps vitré en l’espace de deux mois, avec amélioration de l’acuité visuelle.
Conservation
Après dissolution de la poudre dans 10 ml ou 20 ml d’eau pour préparations injectables (solution reconstituée), les ampoules peuvent être conservées 14 jours au réfrigérateur (2–8 °C) sans perte notable d’efficacité.
Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l’emploi devrait être utilisée immédiatement après la dilution/reconstitution. Si cela n’est pas possible, le délai d’utilisation et les conditions de stockage relèvent de la responsabilité de l’utilisateur mais, de manière générale, l’entreposage ne devrait pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C, sauf si la dilution/reconstitution se déroule dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
Les solutions pour perfusion de Vancomycin Pfizer diluées avec une solution glucosée à 5% ou avec une solution de NaCl à 0,9% peuvent être conservées 14 jours au réfrigérateur (2–8 °C) sans perte notable d’efficacité.
Les solutions pour perfusion de Vancomycin Pfizer diluées avec les autres solutions mentionnées ci-dessous peuvent être conservées pendant 96 heures au réfrigérateur (2–8 °C).
La solution diluée pour perfusion de Vancomycin Pfizer doit être perfusée au plus tard 14 jours après la reconstitution (conservation au réfrigérateur).
Ne pas utiliser ce médicament au-delà de la date de péremption imprimée sur l’emballage.
Modalités particulières de conservation
Ne pas conserver les flacons perforables à une température dépassant 25 °C.
Instructions pour la manipulation
En perfusion intermittente (mode de perfusion préféré).
Avant l’administration de toute solution parentérale, il faut examiner la solution à la recherche de dépôts ou de colorations anormales. Il faut impérativement veiller à ce que Vancomycin Pfizer soit suffisamment diluée et perfusée correctement dans la veine, en l’espace d’au moins 60 minutes.
Préparation de la solution diluée de Vancomycin Pfizer pour perfusion
Reconstitution de la solution de Vancomycin Pfizer
Commencer par dissoudre la poudre dans 10 ou 20 ml d’eau pour préparations injectables. La solution reconstituée peut être conservée pendant 14 jours au réfrigérateur (2–8 °C) sans perte notable d’efficacité.
Ne jamais perfuser la solution de Vancomycin Pfizer reconstituée sans la diluer auparavant.
Dilution de la solution reconstituée de Vancomycin Pfizer
La solution de Vancomycin Pfizer reconstituée doit être diluée avec au moins 100 ml ou 200 ml d’une solution pour perfusion appropriée. La concentration finale ne doit pas dépasser 10 mg/ml.
Pour diluer la solution reconstituée de Vancomycin Pfizer, on peut utiliser les solutions pour perfusion suivantes:
solution de glucose à 5%;
solution de NaCl à 0,9%;
solution de glucose à 5% et solution de NaCl à 0,9%, USP;
solution de Ringer-lactate, USP;
solution de Ringer-lactate et solution de glucose à 5%;
Normosol®-M et solution de glucose à 5%;
solution de Ringer-acétate.
Numéro d’autorisation60581 (Swissmedic).
PrésentationVancomycin Pfizer subst sèche 500 mg flac 1. (A)
Vancomycin Pfizer subst sèche 1 g flac 1. (A)
Titulaire de l’autorisationPfizer AG, Zürich.
Mise à jour de l’informationJuin 2010.
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