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Information professionnelle sur GastroPant Mepha®:Mepha Pharma AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Pantoprazolum ut Pantoprazolum natricum sesquihydricum .
Excipients: Excipiens pro compresso obducto .

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 Lactab gastro-résistant de GastroPant Mepha contient: 20 mg de pantoprazole .

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement à court terme des symptômes du reflux gastro-oesophagien (p.ex. brûlures d’estomac, renvois acides) chez l’adulte.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes
La dose quotidienne recommandée est de 1 Lactab gastro-résistant de GastroPant Mepha .
Pour améliorer les symptômes, il peut s’avérer nécessaire de prendre des Lactab pendant 2 à 3 jours successifs. Le traitement doit être arrêté dès que le s oulagement des symptômes est complet.
Le traitement ne doit pas dépasser 4 semaines sans consultation médicale.
Si les symptômes ne s’améliorent pas en l’espace de 2 semaines de traitement continu, une consultation médicale s’impose.
Les Lactab gastro-rési stants de GastroPant Mepha ne doivent pas être mâchés ni fractionnés, mais avalés entiers avec un peu d’eau 1 heure avant le repas.
Instructions spéciales pour le dosage
Aucun ajustement de dose n’est nécessaire chez les patients âgés ainsi que chez les pa tients insuffisants rénaux ou hépatiques.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
GastroPant Mepha n’est pas recommandé pour les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, car on ne dispose que de données limitées pour ce groupe d’âge.

Contre-indications

Ne pas utiliser GastroPant Mepha en cas d’hypersensibilité connue au principe actif, aux benzimidazoles substitués ou à l’un des composants de GastroPant Mepha .

Mises en garde et précautions

Une consultation médicale s’impose en cas de:
· perte de poids inexpliquée, anémie, hémorragies gastro-intestinales, dysphagie, vomissements ou hématémèses répétés, antécédents d’ulcères gastriques ou interventions chirurgicales gastro-intestinales, car le traitement par GastroPant Mepha peut masquer les symptômes d’ une maladie sérieuse, retardant ainsi la pose du diagnostic. Il faut exclure une affection maligne;
· prise ininterrompue de médicaments contre des troubles digestifs ou des renvois acides pendant plus de 4 semaines, car les symptômes devraient alors être so us contrôle;
· ictère ou troubles de la fonction hépatique;
· présence simultanée d’une autre maladie sérieuse;
· patients âgés de plus de 55 ans et présentant des symptômes récents ou récemment modifiés.
Les patients souffrant de troubles digestifs ou brûlures gastriques répétés pendant une période prolongée doivent consulter régulièrement leur médecin. Les patients, notamment de plus de 55 ans et prenant tous les jours des médicaments non soumis à ordonna nce contre les troubles digestifs ou les brûlures gastriques doivent en informer leur médecin.
Avant de prendre GastroPant Mepha , les patients doivent consulter leur médecin si une endoscopie ou un test respiratoire à l’urée C13 doit être prochainement eff ectué.
Les patients ne doivent pas prendre simultanément d’autres inhibiteurs de la pompe à protons ou antagonistes H2.
Les patients doivent être informés que les Lactab ne sont pas prévus pour procurer un soulagement immédiat.
Les patients peuvent ressent ir un premier soulagement des symptômes après environ un jour de traitement par le pantoprazole , mais une prise pendant 7 jours peut s’avérer nécessaire pour obtenir le contrôle complet des brûlures d’estomac. Les patients ne doivent pas prendre le pantopr azole à titre préventif.
Une diminution de l’acidité gastrique provoquée par différents facteurs – y compris suite à la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons – augmente le nombre de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Un traitement par des médicaments réduisant l’acidité augmente légèrement le risque d’infections gastro-intestinales, par exemple à salmonelles, Camphylobacter ou C. difficile.
Prise concomitante d’ atazanavir
La prise concomitante d’ atazanavir avec des inhibi teurs de la pompe à protons n’est pas recommandée (voir la rubrique «Interactions»). Si la co -administration d’ atazanavir et d’un inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une étroite surveillance clinique (par exemple de la charge virale) est préconisée en association avec une augmentation de la posologie d’ atazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir .

Interactions

Impact du pantoprazole sur la résorption d’autres médicaments
En raison de l’inhibition profonde et prolongée de la sécrétion d ’acide gastrique, le pantoprazole peut réduire l’absorption des médicaments dont la biodisponibilité dépend du pH, par exemple les antifongiques azolés tels que le kétoconazole , l’ itraconazole , le posaconazole , ainsi que d’autres médicaments tels que l’ erl otinib .
Etudes d’interactions
Le pantoprazole est essentiellement métabolisé au niveau hépatique par le système enzymatique du cytochrome P450. La principale voie métabolique est la déméthylation par le CYP2C19; les autres voies métaboliques incluent l’oxy dation par le CYP3A4.
Aucun signe d’interaction cliniquement significative n’a toutefois été décelé dans le cadre des études d’interactions qui ont été menées avec des médicaments métabolisés par le même système enzymatique, notamment la carbamazépine , le diazépam, le glibenclamide , la nifédipine et un contraceptif oral contenant du lévonorgestrel et de l’ éthinylestradiol .
Les résultats des études d’interactions ont montré que le pantoprazole n’a aucune influence sur la métabolisation des principes actifs p ar les cytochromes CYP1A2 (caféine, théophylline), CYP2C9 ( piroxicam , diclofénac , naproxène ), CYP2D6 ( métoprolol ) et CYP2E1 (éthanol), et qu’il n’interfère pas avec la glycoprotéine P impliquée dans l’absorption de la digoxine .
De même, l’administration co ncomitante d’antiacides ne donne lieu à aucune interaction.
Anticoagulants de type coumarinique
Bien qu’aucune interaction n’ait été observée avec la phenprocoumone et la warfarine lors d’études pharmacocinétiques menées chez l’être humain, des cas isolés de modifications de l’INR ont été rapportés après la commercialisation (phase post-marketing). En conséquence, un contrôle du temps de prothrombine/INR est recommandé chez les patients traités par des anticoagulants de type coumarinique après l’instauratio n d’un traitement par pantoprazole , après son arrêt ainsi que lors d’une utilisation irrégulière de pantoprazole .
Médicaments anti-VIH ( atazanavir )
L’administration concomitante d’inhibiteurs de la pompe à protons avec l’ atazanavir et d’autres médicaments anti-VIH à résorption pH-dépendante peut entraîner une forte diminution de la biodisponibilité des médicaments anti-VIH, et donc entraver leur efficacité. L’administration simultanée d’inhibiteurs de la pompe à protons avec l’ atazanavir et de tels types de médicaments anti-VIH doit par conséquent être évitée (voir «Mises en garde et précautions»).

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Les données disponibles sur l’administration de pantoprazole chez la femme enceinte ne sont pas suffisantes.
Les expérimentations animales ont révélé une toxicité de reproduction (voir «Données précliniques»).
Sauf en cas de nécessité évidente, GastroPant Mepha ne doit pas être administré pendant la grossesse.
Allaitement
Le passage de faibles quantités dans le lait maternel a été constaté en expérimentation animale (voir également «Pharmacocinétique»). Lors de la décision quant à l’arrêt/la poursuite de l’allaitement ou à l’arrêt/la poursuite du traitement par GastroPant M epha , il s’agit dès lors de bien soupeser les avantages de l’allaitement pour l’enfant ainsi que ceux du traitement par GastroPant Mepha pour la mère.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Des effets indésirables, tels que vertige s et troubles visuels, peuvent survenir (voir «Effets indésirables»). Les patients concernés ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser de machines.

Effets indésirables

Environ 5% des patients présentent des effets indésirables. Les effets indésirabl es les plus fréquemment rapportés sont les diarrhées et les céphalées avec une prévalence d’environ 1%.
Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1’000 à <1/100), rares (≥1/10’000 à <1/1’000), très rares (<1/10’000), inconnus (fr équence impossible à évaluer sur la base des données disponibles).
Les effets indésirables ayant été rapportés après la mise sur le marché ne pouvant pas être listés par classe de fréquence, ils entrent dans la catégorie «inconnus».
A l’intérieur de chaque classe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissant.
Effets indésirables observés avec le pantoprazole au cours des études cliniques et après la mise sur le marché:
Troubles de la circulation sanguine et lymphatiqu e
Rares: agranulocytose.
Très rares: leucopénie, thrombopénie, pancytopénie .
Troubles du système immunitaire (voir également troubles cutanés)
Rares: hypersensibilité (dont réactions anaphylactiques et choc anaphylactique).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rares: hyperlipidémie, augmentation des taux de lipides (triglycérides, cholestérol), modifications du poids.
Inconnus: hyponatrémie, hypomagnésémie .
Troubles psychiatriques
Occasionnels: troubles du sommeil.
Rares: dépression, aggravation des d épressions existantes.
Très rares: désorientation, aggravation de symptômes de désorientation préexistants.
Inconnus: hallucinations, confusion mentale, notamment chez les patients prédisposés, et aggravation de ces symptômes si préexistants.
Troubles du s ystème nerveux
Occasionnels: céphalées, vertiges.
Rares: dysgueusie .
Troubles oculaires
Rares: troubles visuels, vision floue.
Troubles gastro-intestinaux
Occasionnels: diarrhée, nausées/vomissements, ballonnements et lourdeurs d’estomac, constipation, séc heresse buccale, douleurs et troubles abdominaux.
Troubles hépato-biliaires
Occasionnels: augmentation des enzymes hépatiques (transaminases, γ -GT).
Rares: augmentation de la bilirubinémie.
Inconnus: lésions des cellules hépatiques, ictère, défaillance hépatique.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Occasionnels: éruption cutanée/exanthème/éruptions, prurit.
Rares: urticaire, oedème de Quincke.
Inconnus: syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, érythème polymorphe, réactions de photosensibilité.
Troubles musculosquelettiques
Rares: arthralgies, myalgies.
Troubles rénaux et urinaires
Inconnus: néphrite interstitielle.
Troubles des organes de reprodu ction et des seins
Rares: gynécomastie.
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
Occasionnels: asthénie, fatigue et malaise.
Rares: augmentation de la température corporelle, oedèmes périphériques.

Surdosage

Les symptômes d’un surdosage ne sont pas connus chez l’être humain. Dans certains cas isolés, des doses de 240 mg ont été administrées par voie i.v . sur 2 minutes et ont été bien tolérées. Hormis l’instauration d’un traitement symptomatique d’appoint, aucune recommandation thérapeuti que spécifique ne peut être donnée en cas de surdosage avec signes cliniques d’intoxication.
Le pantoprazole étant fortement lié aux protéines, la dialyse ne semble pas être une mesure efficace.

Propriétés/Effets

Code ATC: A02BC02
Mécanisme d’action et pha rmacodynamie
Le pantoprazole appartient à la classe des inhibiteurs de la pompe à protons. Il conduit d’une manière spécifique et dépendant de la dose à une inhibition de l’enzyme H+/K+-ATPase des cellules pariétales, responsable de la sécrétion de l’acide gastrique.
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué. Après son absorption, il s’accumule dans le compartiment acide des cellules pariétales, où il est transformé en sa forme active, un sulfénamide cyclique. Ce dernier se fixe ensuite à l’enzyme H+/K +-ATPase et inhibe ainsi la pompe à protons. On obtient ainsi une inhibition durable de la sécrétion basale et de la sécrétion stimulée de l’acide gastrique. Comme l’action du pantoprazole est distale au niveau des récepteurs (sur la pompe à protons), il d iminue la sécrétion acide indépendamment de l’origine du stimulus (acétylcholine, histamine, gastrine).
Après administration orale ou intraveineuse, le pantoprazole inhibe de manière dose-dépendante la sécrétion d’acide gastrique stimulée par la pentagastr ine . Chez des volontaires, une dose orale de 40 mg a permis d’atteindre une inhibition de 51% le jour 1 et de 85% le jour 7. L’acidité basale des 24 heures a baissé de 37% le jour 1 et de 98% le jour 7 sous l’effet de 40 mg par voie orale.
La sélectivité d u pantoprazole repose sur sa propriété de déployer la totalité de son effet uniquement dans le milieu fortement acide (pH <3) des cellules pariétales, alors qu’il reste largement inactif à pH plus élevé. En conséquence, le pantoprazole ne peut développer u n effet pharmacologique complet et donc un effet thérapeutique que dans les cellules pariétales de l’estomac possédant une activité acide.
Dans le cadre d’un processus de rétroaction, cet effet diminue de nouveau dans la même mesure que l’inhibition global e de la sécrétion acide. Dans les traitements au long cours par le pantoprazole , les taux de gastrine à jeun s’inscrivent à la hausse pour atteindre environ le double des valeurs normales. Mais dans la plupart des cas, les concentrations de gastrine n’augm entent pas de manière excessive. Après un traitement par voie orale, les valeurs médianes de la gastrine retombent nettement. La suppression de la sécrétion acide peut provoquer une multiplication de cellules endocrines particulières (les cellules ECL ou e ntérochromaffines ) par l’intermédiaire d’une augmentation de la sécrétion de gastrine (hyperplasie simple à adénomateuse ). Cependant, l’apparition de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de tumeurs carcinoïdes gastriques telle qu’elle a été dé crite chez l’animal (voir «Données précliniques») n’a pas été observée chez l’homme.
Au vu des résultats des expériences menées sur l’animal, il n’est pas totalement exclu que les traitements à long terme de plus d’un an par le pantoprazole aient un impact sur les paramètres endocriniens de la thyroïde.

Pharmacocinétique

Absorption
Le pant oprazole est entièrement absorbé après administration par voie orale. Le taux maximal de principe actif est déjà atteint après une prise orale unique de 20 mg de pantoprazole . Les concentrations sériques maximales, d’environ 1–1,5 µg/ml, sont atteintes en moyenne environ 2,5 heures après l’administration et demeurent à ce niveau, même après une administration multiple.
Les caractéristiques pharmacocinétiques restent les mêmes après une administration unique ou une administration multiple. A l’intervalle pos ologique étudié de 10 à 80 mg, le pantoprazole présente une cinétique presque linéaire. La biodisponibilité absolue des comprimés est de 77%. La prise concomitante de nourriture n’affecte pas l’AUC ni la concentration sérique maximale, ni donc la biodispon ibilité. Seule la variabilité du délai d’absorption est augmentée par la prise simultanée de nourriture.
Distribution
Le volume de distribution est d’environ 0,15 l/kg.
La liaison du pantoprazole aux protéines sériques est de 98%. Le passage transplacentai re du pantoprazole a été étudié sur des rates gravides. Le passage augmente avec l’avancement de la gestation. En conséquence, et indépendamment du mode d’administration, la concentration dans le foetus augmente peu avant la mise-bas.
Au plus, 0,02% de la dose administrée sont excrétés chez le rat dans le lait maternel. Aucune donnée n’est actuellement disponible sur l’excrétion du produit dans le lait chez la femme.
Métabolisme
Le pantoprazole est dégradé presque exclusivement par le foie. La principale vo ie métabolique est la déméthylation par le CYP2C19 avec sulfatation consécutive; les autres voies métaboliques incluent l’oxydation par le CYP3A4.
Dans le sérum, tout comme dans l’urine, le métabolite principal est le desméthyl-pantoprazole conjugué au sul fate. La demi-vie du métabolite principal (environ 1,5 heures) est marginalement supérieure à celle du pantoprazole . Le métabolite principal ne contribue pas à l’inhibition de l’acidité (expérimentation animale).
Elimination
La demi-vie terminale d’élimina tion a été déterminée à environ 1 h et la clairance est d’environ 0,1 l/h/kg. Dans quelques cas, un ralentissement de l’élimination a été observé chez des volontaires. En raison de l’activation spécifique dans les cellules pariétales, la demi-vie d’élimina tion ne présente aucune corrélation avec la durée d’action, beaucoup plus longue (inhibition de la sécrétion acide). La majeure partie des métabolites (environ 80%) est excrétée par voie rénale, et le reste par les selles.
Cinétique pour certains groupes d e patients
Patients atteints d’insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale (y compris les patients sous dialyse), aucune réduction posologique n’est nécessaire. Comme chez les volontaires sains, la demi-vie du pantoprazole est courte. Le pantoprazole n’est dialysé que dans une très faible mesure. Bien que le métabolite principal présente une demi-vie (2–3 heures) modérément plus longue que la substance mère, aucune accumulation ne peut se produire, l’excrétion étant malgré tout rapide.
« Métaboliseurs lents»
Environ 3% de la population européenne présente une déficience fonctionnelle en enzyme CYP2C19 ( poor metabolizers = métaboliseurs lents). Chez ces individus, le métabolisme du pantoprazole est probablement catalysé par le CYP3 A4. Après une administration unique de 40 mg de pantoprazole , l’AUC moyenne était environ six fois plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets chez lesquels l’enzyme CYP2C19 a une activité normale (extensive metabolizers ). Le pic plasmatiq ue moyen était augmenté d’environ 60%. Ces observations n’ont aucune incidence sur la posologie du pantoprazole .
Patients atteints d’insuffisance hépatique, patients âgés
Chez les patients présentant une cirrhose du foie (Child A, Child B), la demi-vie pas se à des valeurs comprises entre 3 et 6 heures ( pantoprazole 20 mg), et entre 7 et 9 heures ( pantoprazole 40 mg), et l’AUC est multipliée par un facteur de 3 à 5 ( pantoprazole 20 mg) et 5 à 7 ( pantoprazole 40 mg). Toutefois, le taux sérique maximal n’augme nte que peu par rapport aux volontaires sains, d’un facteur de 1,3 ( pantoprazole 20 mg) et de 1,5 ( pantoprazole 40 mg). Une légère augmentation de l’AUC et de la Cmax chez les volontaires âgés, par rapport aux volontaires jeunes, n’a aucune pertinence clin ique.

Données précliniques

Les données précliniques issues d’essais conventionnels sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité après administration réitérée et la génotoxicité ne mettent en évidence aucun risque particulier chez l’être humain.
Mutagénici té et carcinogénicité
Les études de mutagénicité , les tests de mutation cellulaire et une étude de fixation sur l’ADN permettent de conclure que le pantoprazole ne présente aucun potentiel génotoxique .
Au cours d’une étude de carcinogénicité sur 2 ans menée chez le rat (correspondant à un traitement à vie chez le rat), des tumeurs neuroendocrines ont été retrouvées. De plus, des papillomes des cellules squameuses sont apparus dans l’estomac antérieur du rat. Le mécanisme entraînant la formation de tumeurs carcinoïdes gastriques par les benzimidazoles substitués a été étudié de façon approfondie et permet de conclure à une réaction indirecte secondaire à l’élévation massive de la gastrinémie chez le rat lo rs de l’administration chronique de la substance.
Durant les études sur 2 ans chez le rat et la souris femelle, une augmentation du nombre des tumeurs hépatiques a été observée et a été considérée comme due au métabolisme hépatique important du pantoprazol e .
Une légère augmentation des transformations néoplasiques de la thyroïde a été notée dans le groupe de rats ayant reçu la plus forte dose. L’apparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole dans la dégradation de l a thyroxine au niveau hépatique chez le rat.
La dose thérapeutique chez l’être humain étant faible, aucun effet sur la glande thyroïde n’est attendu.
Une étude de reproduction chez le rat avec administration par voie orale a permis de mettre en évidence des signes de légère foetotoxicité (ossification incomplète du crâne) au-delà d’un dosage de 5 mg/kg.
Les essais n’ont montré aucune influence sur la fe rtilité ni aucun effet tératogène. Le passage transplacentaire du pantoprazole a été étudié chez le rat et augmente avec l’avancement de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le foetus est élevée peu avant la mise-bas.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Les Lactab GastroPant Mepha doivent être conservés dans leur emballage original et à tem pérature ambiante (15–25 °C).
Tenir les médicaments hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

61407 ( Swissmedic ).

Présentation

G astropant   Mepha lactabs 20 mg 7 pce.
Gastropant   Mepha lactabs 20 mg 14 pce. (C)

Titulaire de l’autorisation

Mepha Pharma SA, Basel.

Mise à jour de l’information

Novembre 2011.

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