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Information professionnelle sur Ibandronat Spirig HC® i.v.:Spirig HealthCare AG
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Acidum ibandronicum ut natrii ibandronas hydricus.
Excipients: chlorure de sodium, sodium acetate de trihydrate, acide acétique glacial, eau pour preparations injectables.
3 ml de solution injectable contiennent 10.63 mg (0.46 mmol) de sodium.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de l'ostéoporose chez la femme ménopausée, pour la réduction du risque de fractures vertébrales.

Posologie/Mode d’emploi

La dose recommandée d'Ibandronate Spirig HC i.v. est de 3 mg; elle est administrée tous les trois mois en injection intraveineuse de 15-30 secondes.
La voie d'administration intraveineuse doit être strictement respectée.
Si l'administration d'une dose a été oubliée, celle-ci doit avoir lieu aussi tôt que possible. Les injections suivantes doivent intervenir tous les trois mois à partir de la date de la dernière injection.
Les patientes doivent recevoir du calcium et/ou de la vitamine D à titre complémentaire (voir «Mises en garde et précautions»).
La durée optimale du traitement d'une ostéoporose par des bisphosphonates n'est pas établie. La nécessité de poursuivre le traitement par Ibandronate Spirig HC doit être réévaluée à intervalles réguliers, en tenant compte du bénéfice et des risques éventuels pour le patient en question, notamment après une durée d'utilisation de cinq ans ou plus.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée (créatinine sérique ≤200 µmol/l (2,3 mg/dl) ou clairance de la créatinine ≥30 ml/min).
L'injection intraveineuse de 3 mg d'Ibandronate Spirig HC i.v. tous les trois mois n'est pas recommandée chez les patientes dont le taux sérique de créatinine est supérieur à 200 µmol/l (2,3 mg/dl) ou chez lesquelles la clairance de la créatinine (mesurée ou estimée) est inférieure à 30 ml/min (voir «Pharmacocinétique»).
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire (voir «Pharmacocinétique»).
Patientes âgées
Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire (voir «Pharmacocinétique»).
Enfants et adolescents
On ne dispose d'aucun élément sur la sécurité d'emploi et l'efficacité d'Ibandronate Spirig HC chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans. Aussi Ibandronate Spirig HC ne doit pas être utilisé en pédiatrie.

Contre-indications

Ibandronate Spirig HC i.v. est contre-indiqué chez les patientes présentant une hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients conformément à la composition.
Ibandronate Spirig HC i.v. est contre-indiqué chez les patientes présentant une hypocalcémie non corrigée (voir «Mises en garde et précautions»).

Mises en garde et précautions

La prudence est de rigueur en cas d'hypersensibilité connue à l'égard d'autres bisphosphonates.
Chez des patients traités par de l'acide ibandronique par voie intraveineuse, des cas de réactions anaphylactiques/choc anaphylactique, y compris des événements avec issue mortelle, ont été rapportés.
Lorsque Ibandronate Spirig HC est administré par voie intraveineuse, un soutien médical et des mesures de surveillance appropriés doivent être disponibles. En cas de réactions anaphylactiques ou d'autres réactions graves allergiques ou d'hypersensibilité, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un traitement approprié instauré.
Comme d'autres bisphosphonates administrés par voie intraveineuse, Ibandronate Spirig HC i.v. peut entraîner une baisse transitoire des taux sériques de calcium.
Une hypocalcémie ainsi que d'autres troubles éventuels du métabolisme osseux et minéral doivent être traités efficacement avant le début du traitement par Ibandronate Spirig HC i.v.. Un apport suffisant de calcium et de vitamine D est essentiel chez toutes les patientes.
La voie d'administration intraveineuse doit être strictement respectée. Il faut veiller à éviter toute administration intra-artérielle ou paraveineuse d'Ibandronate Spirig HC i.v. car cela pourrait entraîner des lésions tissulaires.
Les patientes souffrant d'autres maladies ou prenant des médicaments pouvant avoir de potentiels effets indésirables sur le rein doivent être examinées régulièrement pendant le traitement, conformément aux règles de bonne pratique médicale.
Une ostéonécrose de la mâchoire (ONM) a été rapportée chez des patients traités par des bisphosphonates. La plupart des cas concernaient des patients atteints de cancer ayant subi des interventions dentaires, mais certains cas sont survenus chez des patients atteints d'ostéoporose postménopausique et porteurs d'autres diagnostics. Les ostéonécroses de la mâchoire sont généralement en rapport avec des extractions dentaires et/ou des infections locales (dont une ostéomyélite). Les facteurs de risque connus d'une ostéonécrose de la mâchoire comprennent des affections cancéreuses, des traitements associés (p.ex. chimiothérapie, y compris inhibiteurs de l'angiogenèse, radiothérapie, corticostéroïdes) et des comorbidités (p.ex. anémie, coagulopathie, infection, affections dentaires préexistantes). La plupart des cas rapportés concernaient des patients ayant reçu un traitement intraveineux par des bisphosphonates, mais certains cas sont survenus chez des patients traités par voie orale.
Chez les patients développant une ostéonécrose de la mâchoire (ONM) pendant un traitement par bisphosphonates, une chirurgie dentaire peut entraîner une aggravation de leur état. Pour les patients nécessitant des interventions dentaires, on ne dispose d'aucune donnée indiquant si l'arrêt du traitement par les bisphosphonates réduit le risque d'ONM. Avant l'instauration d'un traitement par des bisphosphonates, un examen dentaire avec des mesures de précaution appropriées doit être envisagé chez les patients présentant des facteurs de risque simultanés (p.ex. cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticostéroïdes, mauvaise hygiène buccale). L'évaluation clinique par le médecin traitant doit servir de guide pour établir le plan thérapeutique de chaque patient, en tenant compte du rapport bénéfice-risque individuel.
Des cas d'ostéonécrose au niveau d'autres sites buccofaciaux, y compris le conduit auditif externe, ont également été rapportés chez des patients traités par des bisphosphonates, dont l'acide ibandronique. Les facteurs de risque sont similaires à ceux de l'ONM. De petites blessures répétées (p.ex. usage habituel de bâtonnets ouatés) peuvent figurer parmi les facteurs de risque supplémentaires. La possibilité d'une ostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patients traités par des bisphosphonates qui présentent des symptômes auriculaires, y compris des otites chroniques.
Ibandronate Spirig HC i.v contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par 3 ml solution injectable, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques, sous-trochantériennes et diaphysaires, ont été rapportées au cours du traitement par des bisphosphonates, essentiellement chez des patients ayant reçu un traitement antiostéoporotique prolongé. Ces fractures transversales ou obliques courtes peuvent survenir à un endroit quelconque le long du fémur, entre la région située immédiatement au-dessous du petit trochanter et les condyles. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou en l'absence de traumatisme et certains patients ressentent déjà des semaines ou des mois avant la formation d'une fracture fémorale complète, des douleurs au niveau de la cuisse ou de l'aine, souvent associées à des signes radiologiques d'une fracture de stress. Les fractures sont souvent bilatérales; une fracture controlatérale doit donc être recherchée chez les patients qui sont traités par des bisphosphonates et souffrent d'une fracture du fût fémoral. Une mauvaise consolidation de ces fractures a également été rapportée. Chez les patients chez qui l'on suspecte une fracture atypique du fémur, il faut envisager l'arrêt du traitement par les bisphosphonates jusqu'à l'évaluation du patient basée sur le rapport bénéfice/risques individuel.
Ces fractures ont été également rapportées chez des patients ostéoporotiques non traités par des bisphosphonates.

Interactions

Des études pharmacocinétiques sur les interactions, réalisées chez des femmes ménopausées, n'ont mis en évidence aucun potentiel d'interaction avec le tamoxifène ou avec un traitement hormonal substitutif (œstrogènes). Aucune interaction n'a été observée chez les patientes avec plasmocytome lors de l'administration concomitante de melphalan/prednisolone.
L'ibandronate n'inhibe pas le système hépatique du cytochrome P450.

Grossesse/Allaitement

Ibandronate Spirig HC i.v. ne doit pas être utilisé durant la grossesse et l'allaitement.
Grossesse
On ne dispose pas de données suffisantes sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Des études chez le rat ont mis en évidence certains effets toxiques sur la reproduction (voir «Données précliniques»). Le risque potentiel pour l'être humain n'est pas connu.
Allaitement
On ignore si l'acide ibandronique passe dans le lait maternel. Dans des études réalisées chez le rat en période d'allaitement, de faibles concentrations d'acide ibandronique ont été observées dans le lait maternel après administration intraveineuse.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n'a été effectuée.

Effets indésirables

Les effets indésirables rapportés comme étant reliés à Ibandronate Spirig HC dans les études sont consignés ci-dessous répartis par les classes d'organes.
Les fréquences ont été définies comme suit: fréquemment (≥1/100), occasionnellement (≥1/1'000 à <1/100), rarement (≥1/10'000 à <1/1'000) et très rarement (<1/10'000).
Troubles du système immunitaire
Rarement: réactions d'hypersensibilité.
Très rarement: Des cas de réactions anaphylactiques/choc anaphylactique, y compris des événements avec issue mortelle, ont été rapportés chez des patients traités par l'acide ibandronique (voir «Mises en garde et précautions»).
Des réactions allergiques incluant des exacerbations asthmatiques ont été rapportées.
Des réactions cutanées indésirables graves ont été rapportées, incluant syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe et dermatose bulleuse.
Troubles du système nerveux
Fréquemment: céphalées.
Troubles oculaires
Très rarement: uvéite, iridosclérite, sclérite. Des événements oculaires inflammatoires, tels qu'une uvéite, une épisclérite et une sclérite ont été rapportés au cours du traitement par des bisphosphonates, dont l'acide ibandronique. Dans certains cas, ces événements n'ont pas guéri avant l'arrêt du bisphosphonate.
Troubles vasculaires
Occasionnellement: phlébite/thrombophlébite.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquemment: dyspepsie, nausées, envie de vomir, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, gastrite.
Troubles de la peau et du tissu sous-cutanés
Fréquemment: exanthème.
Rarement: œdème de Quincke, œdème facial, urticaire.
Troubles musculo-squelettiques
Fréquemment: arthralgies, myalgies, douleurs de l'appareil locomoteur, douleurs dorsales.
Occasionnellement: douleurs osseuses.
Rarement: Des fractures fémorales sous-trochantériennes et diaphysaires atypiques (effet de classe des bisphosphonates) ont été rapportées (voir «Mises en garde et précautions»).
Très rarement: osteonécrose de la mâchoire et d'autres sites buccofaciaux, y compris du conduit auditif externe (voir «Mises en garde et précautions»).
Troubles généraux
Fréquemment: affection pseudo-grippale, fatigue.
Occasionnellement: réactions au site d'injection, asthénie.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucune information spécifique n'est disponible concernant le traitement d'un surdosage par Ibandronate Spirig HC i.v.
Un surdosage par voie intraveineuse peut entraîner une hypocalcémie ou une hypomagnésémie. Une baisse cliniquement significative des taux sériques de calcium, de phosphate et de magnésium doit être corrigée par l'administration intraveineuse de gluconate de calcium, de phosphate de potassium ou de sodium, ou de sulfate de magnésium.

Propriétés/Effets

Code ATC: M05BA06
Mécanisme d'action
L'acide ibandronique fait partie du groupe des bisphosphonates azotés, qui agissent sur le tissu osseux. Son effet sélectif repose sur sa haute affinité pour la substance minérale de l'os. Il inhibe l'activité des ostéoclastes sans toutefois compromettre leur recrutement.
L'acide ibandronique réduit la résorption osseuse sans avoir d'action directe sur la formation des os.
Pharmacodynamie
Chez l'animal, les marqueurs biochimiques du remodelage osseux (désoxypyridinoline ainsi que télopeptides C et N du collagène de type I, par exemple) dans le sérum et l'urine diminuent, la densité minérale osseuse (DMO) augmente et la fréquence des fractures baisse.
L'injection intraveineuse d'Ibandronate Spirig HC i.v. a entraîné une baisse du taux sérique de télopeptide C de la chaîne alpha du collagène de type 1 (CTX) en l'espace de 3-7 jours à partir du début du traitement et a abaissé la concentration d'ostéocalcine en l'espace de trois mois.
Après l'arrêt du traitement, le taux de résorption osseuse est remonté à des valeurs pathologiques, telles qu'elles existaient avant le traitement et telles qu'elles sont typiquement observées lors d'ostéoporose postménopausique.
L'analyse histologique de matériel osseux prélevé par biopsie chez des femmes ménopausées traitées pendant deux à trois ans par des doses orales journalières de 2,5 mg d'Ibandronate Spirig HC ou par des injections intraveineuses pouvant atteindre 1 mg tous les trois mois a mis en évidence une qualité normale des os et n'a fourni aucun élément évoquant un trouble de la minéralisation.
Efficacité clinique
Injection intraveineuse de 3 mg d'ibandronate i.v. tous les trois mois
Une étude multicentrique randomisée de deux ans (BM16550), menée en double aveugle chez 1386 femmes âgées de 55 à 80 ans, souffrant d'ostéoporose postménopausique, a montré que l'injection intraveineuse de 3 mg d'ibandronate i.v. tous les trois mois ou de 2 mg tous les deux mois était, en termes de DMO, aussi efficace que la prise d'une dose orale quotidienne de 2,5 mg d'ibandronate. Le paramètre primaire d'efficacité était l'augmentation de la DMO au niveau de la colonne lombaire avec comparaison entre l'injection i.v. et le traitement oral.
Après un an, l'augmentation de la DMO lombaire dans le groupe sous injection intraveineuse de 3 mg tous les trois mois (n= 365) était de 4,8% (IC à 95%: 4,5%-5,2%;) par rapport à la valeur initiale, contre 3,8% (IC à 95%: 3,4%-4,2%) dans le groupe sous 2,5 mg par jour par voie orale (n= 377).
En termes de DMO lombaire, la différence entre les deux traitements était de 1,05% (IC à 95%: 0,53%-1,57%; p <0,001). L'augmentation moyenne de la DMO au niveau de la hanche était de 2,1% sous traitement i.v. et de 1,5% sous traitement oral. En ce qui concerne la DMO au niveau du col du fémur et du trochanter, les résultats étaient également meilleurs sous traitement i.v..
L'analyse après deux ans a démontré une poursuite au cours de la deuxième année, de l'augmentation significative de la DMO au niveau de la colonne lombaire (6,3%), de la hanche totale (3,1%), du col du fémur (2,8%) et du trochanter (4,9%) dans le groupe qui recevait une injection intraveineuse de 3 mg tous les mois (n= 334).
En ce qui concerne le télopeptide C-terminal du collagène de type 1 (CTX), la modification médiane après 12 mois était de -58,6% par rapport à la valeur initiale.
Administration orale journalière de 2,5 mg d'ibandronate
Une étude randomisée menée en double aveugle pendant 3 ans, contrôlée contre placebo, a mis en évidence, au niveau de la colonne lombaire (CL), une diminution statistiquement significative du nombre de nouvelles fractures vertébrales cliniques et de nouvelles fractures attestées par radiographie et morphométrie. Ont été incluses dans l'étude des femmes âgées de 55 à 80 ans, ménopausées depuis au moins 5 ans, présentant une densité minérale osseuse (DMO) lombaire inférieure de 2 à 5 ET à la valeur moyenne préménopausique (score T) dans au moins une vertèbre (L1-L4) et ayant déjà eu une à quatre fractures vertébrales. Toutes les patientes ont reçu 500 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour. L'efficacité du traitement a été analysée chez 2929 patientes.
Ibandronate 2,5 mg a entraîné une baisse statistiquement significative de 62% du risque relatif de nouvelles fractures vertébrales attestées par radiographie. Les fractures vertébrales cliniques, elles aussi, ont significativement diminué de 49%.
Une réduction statistiquement significative de la diminution de la taille corporelle a également été enregistrée par rapport au groupe placebo.
Lors d'administration quotidienne, on a observé au bout de trois ans une augmentation de 5,3% de la DMO lombaire par rapport au groupe placebo (plus calcium et vitamine D) et de 6,5% par rapport à la valeur initiale.
Après un arrêt du traitement, la résorption osseuse retrouve les valeurs qui étaient les siennes avant l'instauration du traitement.
L'analyse histologique des biopsies osseuses effectuées chez des femmes ménopausées après 2 et 3 ans de traitement a mis en évidence une qualité normale des os et n'a fourni aucun élément évoquant un trouble de la minéralisation.

Pharmacocinétique

Absorption
Aucune.
Distribution
Après l'exposition systémique initiale, l'acide ibandronique se lie rapidement aux os ou est éliminé dans l'urine. Le volume de distribution terminal apparent est d'au moins 90 l et on estime que 40-50% de la dose circulante atteignent le tissu osseux. Dans une étude, la liaison aux protéines dans du sérum humain in vitro était comprise entre 99,5 et 90,0% pour des concentrations d'ibandronate allant de 2 à 10 ng/ml; dans une autre étude, elle était d'environ 85,7% pour des concentrations allant de 0,5 à 10 ng/ml.
Métabolisme
On ne dispose d'aucune donnée laissant supposer que l'acide ibandronique est métabolisé chez l'animal ou chez l'homme.
Elimination
40-50% d'acide ibandronique sont soustraits à la circulation par le biais de l'absorption osseuse, le reste étant éliminé sous forme inchangée par voie rénale.
La demi-vie d'élimination terminale est de l'ordre de 10 à 72 heures.
La clairance totale de l'acide ibandronique est faible (84-160 ml/min). La clairance rénale est de 50-60%.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction rénale
Il existe une relation linéaire entre la clairance rénale de l'acide ibandronique et la clairance de la créatinine.
Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine ≥30 ml/min).
Chez les patientes présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) et ayant reçu pendant 23 jours 10 mg d'acide ibandronique par jour par voie orale, l'exposition au produit (AUC) a été deux à trois fois plus élevée que chez les patientes avec fonction rénale normale (clairance de la créatinine >90 ml/min). Après administration intraveineuse de 0,5 mg d'acide ibandronique, l'exposition au produit chez les patientes avec insuffisance rénale sévère a été environ trois fois plus élevée que chez les patientes dont la fonction rénale était normale. Chez les patientes avec insuffisance rénale sévère, la clairance totale a diminué de 66% et la clairance rénale de 77%. L'ibandronate a été bien toléré par des sujets sains et des patientes présentant une insuffisance rénale à divers degrés.
Troubles de la fonction hépatique
On ne dispose d'aucune donnée pharmacocinétique chez les patientes présentant une insuffisance hépatique.
Le foie ne joue pas de rôle déterminant dans la clairance de l'acide ibandronique, étant donné que celui-ci est non pas métabolisé, mais soustrait à la circulation générale par élimination rénale et par absorption dans le tissu osseux. C'est pourquoi aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patientes avec insuffisance hépatique.
Patientes âgées
La diminution de la fonction rénale avec l'âge doit être prise en considération.
Enfants et adolescents
Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible chez des sujets de moins de 18 ans.

Données précliniques

Dans des études sur l'administration chronique du médicament, le rein a été le siège principal des effets toxiques, indépendamment du schéma posologique et de la voie d'administration (i.v. ou orale); la toxicité secondaire s'est exercée au niveau du foie et du tractus intestinal.
Il n'a pas été effectué d'études sur l'administration orale intermittente de doses élevées.
La tolérance locale de la solution injectée par voie i.v. est acceptable. En cas d'injection incorrecte (SC, IA, PV), de fortes réactions locales peuvent survenir.
Mutagénicité/Cancérogénicité
On n'a observé aucun signe évocateur d'un potentiel cancérogène. Des tests de génotoxicité n'ont fourni aucun indice sur une éventuelle activité génétique de l'acide ibandronique.
Toxicité sur la reproduction
L'administration orale d'acide ibandronique chez le rat et le lapin n'a permis de mettre en évidence aucun effet toxique ou tératogène sur le fœtus. Chez le rat, l'administration d'une dose au moins 35 fois supérieure à l'exposition prévisible chez l'homme n'a montré aucun effet indésirable sur le développement de la descendance F1. Les effets indésirables de l'acide ibandronique, observés dans le cadre d'études portant sur la toxicité sur la reproduction chez le rat, étaient semblables à ceux observés pour la classe des bisphosphonates en général. Font partie de ces effets indésirables: diminution du nombre de points de nidation, influence négative sur l'accouchement naturel (dystocie) et augmentation des altérations viscérales (syndrome pyélo-urétéral).

Remarques particulières

Incompatibilités
Ibandronate Spirig HC i.v., solution injectable ne doit pas être mélangée à des solutions contenant du calcium ni à d'autres médicaments pour administration intraveineuse.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Les solutions d'Ibandronate Spirig HC i.v. à 3 mg/3 ml diluées dans du NaCl à 0,9% ou du glucose à 5% doivent être utilisées au plus tard dans les 24 heures suivant leur préparation et être conservées au réfrigérateur à 2-8 °C.
Remarques concernant le stockage
Conserver à 15–30 °C.
Remarques concernant la manipulation
Au cas où le médicament serait administré via une tubulure de perfusion intraveineuse déjà en place, n'utiliser comme diluant qu'un soluté isotonique de chlorure de sodium ou une solution de dextrose à 5%. Cela vaut également pour les solutions de rinçage d'aiguilles butterfly et d'autres instruments.

Numéro d’autorisation

65476 (Swissmedic)

Présentation

Seringue prête à l'emploi à 3 mg/3 ml de solution injectable 1 [B]

Titulaire de l’autorisation

Spirig HealthCare SA, 4622 Egerkingen

Mise à jour de l’information

Août 2019

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